Hongrie : le discours de victoire de Péter Magyar
La défaite d’Orbán prouve que l’illibéralisme n’est pas inévitable — mais le futur de la Hongrie n’est pas non plus déjà écrit.
Hier soir, à Budapest, Péter Magyar a montré comment il comptait passer de la poésie à la prose.
- Auteur
- Le Grand Continent •
- Image
- © SIPA
Dans un discours qui est venu ponctuer un moment qu’il qualifie d’historique, Péter Magyar a clairement affirmé vouloir tout mettre en œuvre pour tourner la page d’Orbán : « le peuple hongrois a choisi le changement de régime ». Mais les chantiers qui attendent le nouveau Premier ministre hongrois sont nombreux et « surhumaine » la tâche qui l’attend.
Alors que Viktor Orbán dispose toujours d’un contrôle exorbitant sur la justice, les médias et l’appareil d’État en général, Péter Magyar a d’ores et déjà dénoncé des tentatives du précédent gouvernement de détruire des preuves. Dans une conférence de presse le lundi 13 avril, il a notamment affirmé que Péter Szijjarto, le ministre des Affaires étrangères du gouvernement sortant, se serait barricadé à l’intérieur de son ministère pour « broyer des documents relatifs aux sanctions contre la Russie ».
Au-delà d’un appel visiblement ému à l’unité du peuple hongrois après une victoire qui semblait hors de portée — « le combat entre David et Goliath » — Magyar a appelé les membres du clan Orbán à quitter leurs fonctions. En réponse, la foule en liesse à Budapest — centre urbain massivement opposé au régime de longue date — a scandé les slogans « en prison » et « dehors les Russes ».
Mais la sortie du système mis en place par le Fidesz pourrait être difficile et de longue haleine tant toutes les strates de l’État ont été durablement infiltrées par le parti au pouvoir pendant seize ans. L’expérience polonaise depuis la défaite électorale du PiS aux législatives de 2023 montre qu’on ne sort de l’illibéralisme que par étapes : dans les urnes, Magyar vient d’en passer une première. Reste désormais à gouverner un pays marqué par près de deux décennies d’orbánisme et à donner un cap à son mandat.
Aujourd’hui, les Hongrois ont dit non à la tromperie, non au mensonge, non à la désinformation et non à la trahison.
Chers amis ! Il y a deux ans, quelques personnes se sont mises en route, et finalement, dans le combat entre David et Goliath, l’amour a triomphé — car au bout du compte, c’est toujours l’amour qui triomphe.
Merci à vous tous d’avoir suivi le conseil biblique de ne pas avoir peur.
Merci à vous d’avoir cru que c’était possible. Merci d’avoir cru que nous pouvions changer notre destin.
Merci d’avoir cru que c’est nous-mêmes, les Hongrois , qui écrivons notre propre histoire.
Et pourtant, combien de fois, combien de fois et combien de personnes nous ont dit qu’il ne valait pas la peine d’aller en province. Qu’il ne valait pas la peine et qu’il était impossible de quitter la capitale.
L’opposition l’emporte largement dans les grandes villes, notamment à Budapest (63 %), tandis que le Fidesz fait pratiquement jeu égal dans ses bastions, comme dans le comitat de Szabolcs-Szatmár-Bereg, dans l’est du pays (49 % pour le Tisza contre 45 % pour le Fidesz).
Contrairement à l’élection de 2022, où le Fidesz-KDNP avait remporté tous les comitats du pays, hormis la capitale, l’opposition s’impose cette fois dans l’ensemble des 19 comitats, avec une avance variant de 2 à 34 points.
Ancien membre du Fidesz, Magyar a su mobiliser bien au-delà de l’électorat progressiste des villes et domine désormais le jeu électoral dans l’ensemble du pays.
Combien de fois avons-nous entendu qu’il fallait s’entendre avec l’opposition de Sa Majesté, qu’il fallait conclure des accords, car il n’y avait pas d’autre solution ? Mais bien sûr que si !
Aujourd’hui, vous avez prouvé à tout le monde que si, c’est bel et bien possible !
Mes amis, comme l’a également formulé Lajos Kossuth : la logique de l’histoire stagne parfois longtemps, parfois elle franchit des siècles en un instant — elle fait des pas si grands que le myope s’écrie « tu l’aurais cru » et parle de hasard.
Il y a de tels moments de grâce dans l’histoire hongroise.
Tel fut le 15 mars 1848, tel fut le 23 octobre 1956.
Et oui, disons-le sans crainte, ce 12 avril 2026 est un tel moment de grâce.
Que Dieu nous bénisse !
Que ce jour soit lui aussi une date gravée en lettres d’or dans l’histoire de la liberté hongroise.
Ce n’est pas la victoire d’un parti sur un autre, mais la victoire des Hongrois sur ceux qui les ont trahis, la victoire de la liberté sur l’oppression, la victoire de la vérité sur le mensonge.
Que ce soit la victoire de tous les Hongrois, de ceux qui ont voté pour Tisza, mais aussi de ceux qui n’ont pas voté pour Tisza.
Oui, c’est une victoire éclatante et merveilleuse pour tous les Hongrois.
Chaque Hongrois sent dans son cœur que c’est une merveilleuse victoire commune.
Une victoire, car notre patrie a décidé et veut revivre, veut redevenir un pays européen.
Un pays qui crie : Ruszki haza !
[La foule] : Ruszki haza ! Ruszki Ruszki haza ! Ruszki haza ! Ruszki haza !
Le cri « Ruszki Haza », littéralement « les Russes, dehors », a été entonné dans Budapest après la victoire de Magyar, montrant que le vote, pour une part non négligeable de la population, a consisté en un rejet de la politique pro-Poutine de Viktor Orbán.
Un pays qui ne veut être le vassal de personne.
Un pays où ce sont les résultats qui comptent.
Un pays où tout le monde peut être citoyen hongrois.
Un pays où les citoyens peuvent compter sur leur gouvernement.
Un pays où chacun a droit à des soins de santé adéquats, à une éducation de qualité, à une enfance insouciante et à une vieillesse digne.
Un pays où personne n’est stigmatisé parce qu’il pense différemment, parce qu’il pense autrement que la majorité.
Où personne n’est stigmatisé parce qu’il aime différemment et autrement que la majorité, ou s’il croit en autre chose que la majorité.
Un pays où ce qui compte, ce n’est pas qui connaît qui, mais quel genre de personne on est.
Un pays où l’on peut à nouveau avoir des enfants et fonder une famille dans la joie et la sérénité.
Un pays où l’on peut enfin rentrer chez soi.
Chers compatriotes vivant à l’étranger, merci d’avoir voté par dizaines de milliers dans les représentations diplomatiques à l’étranger, et merci à vous qui êtes des dizaines de milliers, d’avoir parcouru des milliers de kilomètres pour venir aujourd’hui en aide à votre patrie.
Le vote des ressortissants hongrois à l’étranger a été déterminant pour la victoire de Magyar.
Merci, merci, merci.
Je vous demande de revenir chez vous, de vous réinstaller chez vous les plus nombreux possible , car nous avons besoin de chaque Hongrois.
La tâche est immense, mais nous, les Hongrois, aimons les grands défis.
Un pays où la police, l’armée et les services secrets sont au service exclusif des Hongrois .
Un pays où l’État veille sur ses citoyens, veille sur les plus démunis.
Un pays qui aide à la réinsertion.
Un pays qui veille sur tous les Hongrois, une Hongrie qui aime ses citoyens, les respecte et prend soin d’eux.
Chers compatriotes ! Cela fait 1 100 ans que nous vivons ici, dans ce merveilleux bassin des Carpates, en ce lieu qui est pour nous le plus beau de la planète.
Les plus belles montagnes, les plus beaux fleuves, les plus beaux lacs, la Grande Plaine, le Bakony, le Börzsöny, le Bükk, le Somló, le Homokhátság, l’Alpokalja, le Mátra et le Fertő-Hanság.
Notre patrie est notre foyer, notre tout, la tombe de nos ancêtres, l’avenir de nos enfants et de nos petits-enfants, nos rêves, nos contes, nos prières, la langue de nos mères : tout ce qui fait de nous des êtres humains vient de là, de notre patrie bien-aimée.
Mes chers compatriotes !
C’est merveilleux d’être Hongrois aujourd’hui.
Tout le monde aspire à la paix, à la réunification nationale, à une Hongrie qui fonctionne et qui soit humaine.
C’est sur cette voie que nous nous engageons aujourd’hui.
Le gouvernement de Tisza représentera tous les Hongrois, tous les Hongrois, car — et je le dis lentement — c’est le devoir, l’obligation de tout gouvernement hongrois, en tous temps.
On ne peut pas, on ne doit pas faire de distinction entre Hongrois et Hongrois, diviser et attiser la haine — car c’est un péché.
Le peuple hongrois a dit aujourd’hui un « oui » fort et très déterminé : celui qui commet un tel péché, celui qui divise son peuple, doit quitter le pouvoir.
Le peuple hongrois a dit oui à l’Europe aujourd’hui, il a dit oui à une Hongrie libre, il a dit oui à ce que nous le représentions, que nous l’aidions, que nous remettions le pays en ordre, car c’est la tâche de tout gouvernement hongrois.
Chers compatriotes !
Nous sommes conscients de notre responsabilité et de l’énorme tâche surhumaine qui nous attend.
Je vous demande de faire la fête aujourd’hui dans la joie et la paix, et de vous mettre au travail avec nous dès demain, car il nous appartiendra à tous de panser les blessures et de déblayer les décombres causés par les décennies passées.
Je vous demande de nous accompagner sur cette voie.
Nous savons que ce mandat que nous avons reçu aujourd’hui est sans précédent.
Nous savons que ceux qui ont voté pour nous aujourd’hui sont des gens qui n’auraient jamais cru qu’ils se tiendraient à nos côtés.
Nous le savons et je peux vous promettre une chose : nous travaillerons chaque jour pour mériter cette confiance qui nous est accordée d’avance ; à chaque minute, à chaque heure, chaque jour, nous mériterons votre confiance.
Vive la Hongrie !
Nous aurons un gouvernement dans lequel tous les Hongrois verront que nous prenons ce mandat au sérieux.
Car nous avons reçu le mandat de remettre de l’ordre dans notre pays.
Nous avons reçu le mandat de construire une Hongrie qui fonctionne et qui soit humaine, de panser les blessures de notre patrie bien-aimée.
Ce sera difficile.
Nous savons que les problèmes sont graves.
Nous voyons les chiffres, nous voyons ce que notre prédécesseur a fait à l’économie hongroise, ce qu’il a fait à la santé, à l’éducation, à la protection de l’enfance, à la sécurité publique ou encore aux transports.
Oui. Un travail immense nous attend, mais au moins, nous avons déjà mis un terme aux dégâts.
J’appelle le Premier ministre sortant à agir dès aujourd’hui en tant que gouvernement de transition et à ne prendre aucune décision qui lierait les mains du prochain gouvernement – le gouvernement Tisza.
Si, au cours de cette période de transition que nous espérons brève, une décision ou une question importante concernant notre nation se présente, n’hésitez pas à me contacter.
Vous connaissez mon numéro de téléphone.
Aujourd’hui le peuple hongrois a choisi le changement de régime ; c’est pourquoi ceux qui faisaient partie du système, qui en étaient les piliers, les marionnettes, doivent quitter la vie publique.
J’exhorte le président de la République à charger sans délai le chef de file du parti vainqueur de former un gouvernement, puis à quitter ses fonctions avec autant de dignité qu’il lui en reste. [La foule : Qu’ils s’en aillent !]
De même, j’appelle à partir tous les pantins que le gouvernement Orbán a imposés au peuple au cours des seize dernières années. J’appelle le président de la Cour suprême à partir, ainsi que le président de l’Office national de la magistrature, le procureur général, le président de la Cour constitutionnelle, le président de la Cour des comptes, le président de l’Office de la concurrence et le directeur de l’autorité des médias. Qu’ils partent, qu’ils partent, qu’ils n’attendent pas que nous les renvoyions, car nous allons les renvoyer, car ce système, qui a envahi notre pays, nos institutions, nos autorités indépendantes, est fini.
[La foule : C’est fini !]
Et dès leur départ, forts d’une majorité constitutionnelle des deux tiers, nous rétablirons le système des freins et contrepoids.
Nous adhérerons au Parquet européen.
Nous garantirons le fonctionnement démocratique de notre pays. Nous ne laisserons plus jamais personne – personne – asservir ou trahir la Hongrie libre.
Nous rétablirons le fonctionnement et l’indépendance des institutions qui garantissent la démocratie.
Chers compatriotes, la Hongrie redeviendra un allié fort au sein de l’Union européenne et de l’OTAN.
La Hongrie redeviendra un allié fort, représentant les intérêts hongrois, car la place de notre pays a toujours été, est et restera en Europe depuis mille ans.
Nous allons reconstruire, asseoir des bases solides et, dans la mesure du possible, élargir la coopération au sein du groupe de Visegrád.
Dans cette optique, mon premier voyage m’emmènera en Pologne pour renforcer l’amitié millénaire entre la Pologne et la Hongrie.
Mon deuxième voyage m’emmènera à Vienne, et le troisième à Bruxelles, afin de ramener chez nous les fonds européens auxquels le peuple hongrois a droit.
Mais le plus important, le plus important, c’est qu’en occupant le siège de Lajos Batthyány, en tant que Premier ministre, je représenterai tous les Hongrois du bassin des Carpates et partout dans le monde.
Nos frères et sœurs hongrois de l’étranger peuvent compter sur le gouvernement Tisza pour tout — tout autant que ceux de la mère patrie.
Mes chers compatriotes, je viens de m’entretenir au téléphone avec le chancelier allemand, le président français, le président du Parti populaire européen, la présidente de la Commission européenne, le Premier ministre croate et le secrétaire général de l’OTAN.
Plusieurs dizaines de dirigeants européens et d’autres attendent mon appel, et je vous promets que demain, nous commencerons à travailler avec eux, nous reconstruirons nos relations d’alliance et nous réglerons les différends avec nos voisins.
Mes amis, le moment est venu de remettre de l’ordre et de corriger les erreurs de nos prédécesseurs. Le moment est venu de ne plus avoir à conclure de compromis insignifiants mais meurtriers.
Nous corrigerons les erreurs, nous comblerons les fossés creusés artificiellement, nous panserons les blessures historiques.
Des blessures qui ont été causées par des crimes.
Nous entamons la réconciliation qui n’a pas eu lieu et nous demandons des comptes aux coupables.
Mais il y a autre chose.
À partir de maintenant, nous ne serons plus, nous ne serons plus un pays inconséquent.
Ceux qui ont volé le pays doivent en assumer la responsabilité.
[La foule : En prison !]
Ceux qui ont attisé la haine entre Hongrois, ceux-là doivent assumer leurs responsabilités.
Ceux qui ont trahi le pays, ceux-là doivent assumer leurs responsabilités.
Le gouvernement Tisza libère la justice, il crée l’Office national de récupération et de protection du patrimoine.
Les meilleurs juristes et enquêteurs du pays travailleront au sein de cet office, et je vous promets qu’ils réussiront. Nous ne serons plus jamais un pays inconséquent.
Préparez-vous, capitaine Bence Szabó, capitaine Szilveszter Pálinkás, vous n’aurez pas beaucoup de repos à partir de demain.
Chers jeunes Hongrois !
Permettez-moi de m’adresser à vous tout particulièrement.
Nous vous remercions d’avoir ramené l’espoir d’un changement, l’espoir d’une Hongrie humaine et courageuse.
Vous vous êtes mobilisés et vous avez montré ce que signifie ne pas avoir peur, ce que signifie se lancer dans la construction d’une Hongrie sans peur.
Merci à vous !
Je vous ai souvent parlé, chers jeunes, ces dernières semaines, d’une histoire : celle du clou de fer mal enfoncé.
Eh bien, nous pouvons désormais affirmer ensemble que nous avons enfoncé ce clou de fer à la hongroise, et de manière tout à fait certaine.
Merci beaucoup !
Mes chers compatriotes d’un âge vénérable, nous vous remercions de ne pas avoir cru aux mensonges répandus à notre sujet, mais d’avoir su que vous pouviez compter sur nous.
Vous saviez que nous n’allions pas laisser nos retraités s’appauvrir davantage, que nous n’allions pas laisser la haine déchirer les familles.
Merci à vous, merci à vous, et nous savons ce que signifie votre mandat.
Chers compatriotes du Fidesz !
Je sais, je sais que vous êtes déçus aujourd’hui.
Je sais qu’il est difficile d’accepter la défaite, surtout une défaite cuisante et méritée.
Je le sais.
Je sais que vous nous en voulez peut-être, voire à moi personnellement, car il est difficile d’être dans l’opposition.
Il est difficile de voir au pouvoir des politiciens que vous n’appréciez pas.
Je sais que c’est difficile, mais moi, Péter Magyar, je vous promets aujourd’hui que je serai aussi votre Premier ministre.
Je serai le Premier ministre de tous les Hongrois, et je travaillerai pour cela sept jours sur sept, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, afin de panser les blessures, afin que nous puissions nous accepter les uns les autres même si nos opinions politiques divergent.
Je vous représenterai aussi.
Il y a un peu plus d’une heure, le Premier ministre sortant, Viktor Orbán, m’a appelé au téléphone.
Viktor Orbán m’a appelé au téléphone et m’a félicité pour notre victoire.
Je lui ai dit, à lui aussi, que siéger à la place de Lajos Batthyány est, pour un Hongrois, le plus grand honneur, la plus grande responsabilité, la tâche la plus noble.
Et je lui ai également dit qu’à partir de maintenant, nous porterons ensemble la responsabilité de réunifier dès demain notre patrie bien-aimée, la Hongrie.
Chers électeurs de Tisza — chers trois millions trois cent mille électeurs de Tisza — je vous demande de prendre conscience de la responsabilité que représente le résultat d’aujourd’hui.
Je vous demande de tendre la main dès demain.
Commençons dès demain le long et difficile travail de la réconciliation.
Non, pas avec les coupables, car ils doivent répondre de leurs actes, mais avec nos compatriotes hongrois.
Tendons la main à tous les Hongrois.
Ce pays est celui d’István Bibó, de Lajos Kossuth, de Görgey, de Ferenc Deák, celui des Hunyadi, d’Anna Kéthly, d’Ilona Zrínyi et d’Imre Nagy, la patrie de Ferenc Rákóczi, d’Albert Szent-Györgyi, de Sándor Márai, de Puskás Öcsi, de Magda Szabó, d’Alfréd Hajós et de Péter Esterházy, notre patrie commune.
Et cette patrie commune appartient à nouveau, à partir d’aujourd’hui, à tous les Hongrois, car il n’y a pas de bons Hongrois et de mauvais Hongrois, il n’y a que des Hongrois. Et à partir d’aujourd’hui, ce pays renaît.
Et maintenant, en remerciant encore une fois tout le monde pour ces deux années de travail surhumain , en remerciant tous nos compatriotes hongrois d’avoir pris part à cette élection décisive d’aujourd’hui , en vous remerciant de votre soutien, permettez-moi, pour conclure, de
citer une fois encore, du fond du cœur, les paroles du premier Premier ministre hongrois librement élu : « Je sers et je servirai tant que cela sera utile à la nation. Je le ferai tant que je le pourrai. »
Que Dieu bénisse la Hongrie ! Que Dieu bénisse tous les Hongrois !