Parmi ces 22, 15 sont européens : le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, le Danemark, la Lettonie, la Slovénie, l’Estonie, la Norvège, la Suède, la Finlande, la République tchèque, la Roumanie et la Lituanie.
- 17 d’entre eux sont membres de l’OTAN. Il s’agit de la majorité des pays européens cités, auxquels s’ajoute le Canada.
- Le Japon, la Corée du Sud, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, Bahreïn et les Émirats arabes unis sont tous des alliés stratégiques des États-Unis 1.
- Le Japon et la Corée du Sud sont parmi les pays les plus exposés à la fermeture du détroit — tout comme la Chine. Le Bahreïn fait partie des pays de la région qui n’ont pas d’autre solution maritime pour exporter leurs hydrocarbures.
Le 15 mars, dans une publication sur Truth Social, Trump avait demandé de l’aide à la France, au Japon, à la Chine, au Royaume-Uni et à la Corée du Sud pour rouvrir le détroit.
- Il avait étendu cet appel à tous les pays dont les importations de pétrole transitent par le détroit.
- Il est allé encore plus loin ces derniers jours.
- Hier, le 20 mars, il avait laissé entendre que les États-Unis envisageraient de réduire l’opération militaire contre Téhéran et que « le détroit d’Ormuz devra être surveillé et contrôlé, si nécessaire, par les autres nations qui l’empruntent — ce qui n’est pas le cas des États-Unis ! »
- Il a à plusieurs reprises exprimé sa frustration par rapport aux pays membres de l’Otan déclarant ainsi hier : « Sans les États-Unis, l’OTAN N’EST QU’UN TIGRE DE PAPIER ! Ils n’ont pas voulu se joindre à la lutte pour empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire. Maintenant que cette bataille est GAGNÉE sur le plan militaire, sans qu’ils aient couru le moindre risque, ils se plaignent des prix élevés du pétrole qu’ils sont contraints de payer, mais refusent de contribuer à l’ouverture du détroit d’Ormuz, une simple manœuvre militaire qui est la seule et unique cause de ces prix élevés. C’est pourtant si facile pour eux, avec si peu de risques. Ce sont des LÂCHES, et nous ne l’oublierons pas ! »
Le président français, Emmanuel Macron, avait déjà proposé une mission « purement défensive » pour « rouvrir » le détroit d’Ormuz et escorter les navires « après la fin de la phase la plus chaude du conflit ».
- Le secrétaire au Trésor américain a pour sa part déclaré le 12 mars que la marine américaine pourrait escorter des navires dans le détroit d’Ormuz dans le cadre d’une coalition internationale.
Selon une déclaration du CENTCOM publiée aujourd’hui, 21 mars, les frappes aériennes américaines contre des sites de missiles souterrains situés le long de la côte iranienne, ainsi que contre des sites de renseignement et des relais de radar de missiles, ont « affaibli » la capacité de Téhéran à attaquer les navires commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz 2.
- 7 navires – dont un sous pavillon japonais – ont traversé le détroit hier, 20 mars.