Au lundi 9 mars à 18h (Paris), 19 pays ont explicitement déclaré condamner la guerre lancée par les États-Unis et Israël contre l’Iran samedi 28 février — dont la Chine, la Russie et le Brésil —, 15 la soutiennent — parmi lesquels l’Allemagne et la Pologne —, tandis que la majorité (110 pays) ont condamné les frappes de riposte de Téhéran ou appelé à la désescalade.

  • En prenant en compte le poids des États-Unis et d’Israël, les pays soutenant la guerre représentent 23,2 % du PIB mondial, exprimé en parité de pouvoir d’achat, et 8,2 % de la population.
  • Les pays ayant condamné la guerre représentent 32,8 % du PIB, tandis que ceux ayant appelé à la désescalade ou condamné les frappes de l’Iran représentent conjointement 42 %.
  • Lorsqu’on étudie le positionnement des pays en fonction de leur population, le soutien à la guerre israélo-américaine est encore plus réduit : seulement 8,2 %, contre 30,8 % pour les pays l’ayant condamnée.

Lorsque l’on examine les positions des pays par région, c’est en Europe que les États-Unis et Israël reçoivent le plus de soutien.

  • Neuf pays européens soutiennent la guerre contre Téhéran : l’Allemagne, la Pologne, l’Ukraine, les trois États baltes, la Tchéquie, l’Albanie et le Kosovo.
  • En Amérique et dans les Caraïbes, Trump et Netanyahou ont reçu le soutien de quatre pays (le Canada, l’Argentine, le Paraguay et Trinité-et-Tobago), et deux pays d’Océanie (l’Australie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée).

Au Moyen-Orient, et notamment dans le Golfe — pays dont les gouvernements se sont davantage rapprochés des États-Unis depuis le retour au pouvoir de Trump —, aucun gouvernement n’a explicitement apporté son soutien à la guerre.

  • Depuis le 28 février les territoires de 16 pays ont été frappés ou visés par des drones ou des missiles.
  • On compte 12 pays visés par Téhéran au cours des huit derniers jours, dont Chypre, pays membre de l’Union européenne, et la Turquie, visée par deux missiles interceptés par les défenses de l’OTAN.