Si plusieurs personnalités conservatrices américaines, dont l’éditorialiste du Daily Wire Matt Walsh, l’ex-présentatrice de Fox News Megyn Kelly, ou Nick Fuentes, influent auprès de la jeune base MAGA, ont critiqué la guerre lancée par Trump contre l’Iran aux côtés d’Israël, les derniers sondages suggèrent que sa cote de popularité reste, pour l’heure, inchangée.
- Selon l’agrégateur de l’expert électoral Nate Silver, le taux d’approbation net de Donald Trump (soit la part d’électeurs déclarant « approuver » le mandat du président américain, à laquelle on soustrait la part de ceux le « désapprouvant ») est même remonté de près d’un point depuis le 27 février 1.
- Les précédentes interventions américaines à l’étranger ordonnées par Trump, comme les frappes contre le programme nucléaire iranien en juin 2025, ou le raid sur Caracas et la capture de Maduro début janvier, n’avaient pas produit d’effet significatif sur les sondages.
La plupart des enquêtes laissent voir un clivage principalement partisan, avec également des lignes de fracture générationnelles.
- Tandis que la majeure partie (entre la moitié et les deux-tiers, selon les enquêtes) des électeurs républicains disent soutenir l’usage de la force contre l’Iran, les démocrates s’y opposent majoritairement.
- Dans la dernière enquête YouGov, les plus jeunes (18-29 ans) sont seulement 21 % à soutenir le renversement du régime iranien, contre 40 % pour les plus de 65 ans 2.
- Tous âges confondus, 64 % des électeurs républicains soutiennent cette décision, seulement 8 % des démocrates et 23 % des électeurs déclarant être indépendants.
De même, les marchés ont eux aussi relativement peu bougé depuis le lancement de la guerre contre l’Iran.
- L’indice S&P500 se trouvait à 6 869 points le mercredi 4 mars à la clôture du marché, soit un niveau similaire à la veille du lancement de l’opération, le 27 février (6 878 points, soit une baisse de 9 points).
- Cette relative stabilité suggère que les investisseurs semblent avoir confiance dans le fait que la guerre n’aura pas d’impact négatif important sur l’activité économique et la profitabilité des compagnies cotées aux États-Unis.
Un indicateur clef à surveiller est le prix de l’essence payée à la pompe par les Américains.
- La guerre a d’ores et déjà fait grimper le prix à plus de 3 dollars par gallon, un seuil symbolique qui se trouve au cœur de la campagne de communication de la Maison-Blanche, notamment pour attaquer le bilan de Joe Biden 3.
- Le pétrole américain West Texas Intermediate (WTI) a bondi de plus de 7 % hier, 5 mars, dépassant les 80 dollars le baril pour la première fois depuis janvier 2025.
Sources
- Nate Silver, « War isn’t what it once was », Silver Bulletin, 2 mars 2026.
- The Economist/YouGov Poll February 27 – March 2, 2026 – 1515 U.S. Adult Citizens.
- Gas Prices Hit Four-Year Low Under President Trump ⛽, Maison-Blanche, 20 octobre 2025.