- « L’État d’Israël a lancé une frappe préventive contre l’Iran afin d’éliminer les menaces qui pèsent sur lui », a déclaré Israel Katz, ministre israélien de la Défense, dans un communiqué.
- Les médias iraniens ont fait état d’explosions dans le centre, le nord et l’est de Téhéran.
- Israël a annoncé la fermeture de son espace aérien au trafic civil et un état d’urgence généralisé à tout le territoire, diffusant des messages d’alertes ont été envoyés sur les téléphones portables.
- Suggérant qu’Israël s’attend à des représailles à l’échelle de tout le pays, les forces de défense israéliennes ont publié le message suivant : « Suite à une évaluation de la situation, il a été déterminé qu’à compter d’aujourd’hui (samedi), à 8h00, des modifications immédiates seront apportées aux directives du commandement du front intérieur. Dans le cadre de ces changements, il a été décidé de faire passer toutes les régions du pays d’une activité maximale à une activité essentielle. Les directives comprennent : l’interdiction des activités éducatives, des rassemblements et des lieux de travail, à l’exception des secteurs essentiels. Le public est tenu de suivre les directives publiées sur les canaux officiels du Commandement du Front intérieur. Les directives complètes seront mises à jour sur le portail national des urgences et sur l’application Home Front Command. »
Selon le New York Times et CNN, citant un officiel états-unien, ces frappes seraient menées conjointement par les États-Unis et Israël. Le journal de référence titre : « The US and Israel Strike Iran ». Cette intervention pourrait marquer une rupture dans le processus de négociation entre Washington et Téhéran.
- Après un rendez-vous de trois heures à Genève mardi 17 février avec Kushner et Witkoff, les autorités iraniennes avaient salué les progrès des négociations, en proposant de revenir dans les deux prochaines semaines avec des propositions détaillées « afin de combler certaines des divergences entre nos positions ».
- Les négociations du jeudi 26 février, conduites en format bilatéral et par l’intermédiaire d’Oman, n’ont toutefois pas permis de conclure un accord. Hier, vendredi 27, le ministre des Affaires étrangères d’Oman, Badr al-Busaidi, s’est rendu à Washington pour s’entretenir avec J.D. Vance.
- Dans un entretien en direct à la chaîne CBS al-Busaidi avait déclaré hier qu’un accord entre Washington et Téhéran serait « à portée de main » et pourrait être signé « dès demain ».
Au cours des dernières semaines, l’armée américaine a déployé des moyens considérables au Moyen-Orient et en Europe : plusieurs centaines d’avions, deux porte-avions et leurs groupes aéronavals, 13 destroyers et 3 frégates.
- Avec un total de 18 bâtiments, la marine américaine dispose de plus de moyens que ceux déployés en janvier pour la capture de Nicolas Maduro (12 navires) et des frappes menées sur l’Iran en juin 2025 (11).
- Nous estimons que le seul maintien des navires actuellement déployés représenterait jusqu’à 20 millions de dollars par jour, soit 600 millions par mois.
- L’attaque d’Israel fait aussi suite aux manifestations qui ont commencé le 28 décembre 2025 et qui ont été violemment réprimées. Selon certaines estimations, le nombre de personnes tuées par le régime iranien depuis le début du mouvement de protestation pourrait dépasser les 30 000.
Au début de l’année, Donald Trump avait menacé Téhéran d’intervenir en cas de répression des manifestations, puis, plus récemment, il a évoqué la possibilité d’une attaque si le régime ne parvenait pas à un accord visant à limiter son programme nucléaire.
- Les objectifs recherchés par Israël restent incertains : alors que les négociations entre Washington et Téhéran se sont concentrées sur le programme nucléaire, Donald Trump avait déclaré le 13 février que le changement de régime « serait la meilleure chose qui puisse arriver » en Iran.
- Au cas ou les États-Unis intervenaient aux coté d’Israël, des sources ont déclaré le 18 février, à Axios qu’une opération militaire américaine en Iran « serait probablement une campagne massive de plusieurs semaines qui ressemblerait davantage à une guerre à part entière qu’à l’opération ciblée menée le mois dernier au Venezuela ».
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