Mercredi 27 janvier, lors d’un discours prononcé à Clive, en Iowa, Donald Trump a de nouveau revendiqué avoir obtenu des engagements d’investissement étrangers aux États-Unis pour un montant supérieur à 18 000 milliards de dollars. Selon une étude du Peterson Institute for International Economics (PIIE) publiée cette semaine, le chiffre réel serait presque quatre fois inférieur 1.
- Sous la menace de se voir imposer des tarifs douaniers, plusieurs pays ont annoncé leur intention de réaliser des centaines de milliards de dollars d’investissements dans l’économie américaine.
- Les Émirats arabes unis dominent ce classement avec 1 600 milliards promis sur dix ans, suivis par le Qatar avec 1 200 milliards (sans calendrier précis), et l’Arabie saoudite avec 1 000 milliards (sur quatre ans).
Les auteurs de l’étude considèrent qu’il est peu probable que ces engagements viennent à se matérialiser dans leur totalité. Outre l’absence d’horizons temporels pour certains engagements ainsi que des cadres juridiques à géométrie variable, les sommes engagées par certains pays semblent démesurées.
- Pour le Qatar, les 1 200 milliards de promesses d’investissement représentent plus de cinq fois son PIB annuel (220 milliards).
- En supposant un horizon de 10 ans, Doha devrait investir chaque année plus de la moitié de sa richesse produite dans l’économie américaine.
- Si les pays s’étant engagés à investir ces sommes étaient prêts à détourner un quart de leurs flux d’IDE sortants, de leurs importations et de leurs avoirs à l’étranger, le Qatar, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ne seraient toujours pas en mesure d’honorer leurs engagements.
Sources
- Gregory Auclair et Adnan Mazarei, The America First investment pledges : How are they structured and are they realistic ?, The Peterson Institute for International Economics, 26 janvier 2026.