Le groupe d’analystes ukrainiens Deep State a signalé dans une mise à jour publiée hier, mercredi 14 janvier, que l’armée russe avait progressé marginalement à proximité et à l’intérieur du village de Stepnohirsk 1. Situé à une trentaine de kilomètres au sud-est de la ville de Zaporijia, à proximité du Dniepr, il occupe une position stratégique au sein du dispositif défensif ukrainien dans le sud du pays.

  • Stepnohirsk est situé sur une zone surélevée qui constitue le point culminant du secteur, ce qui en fait un emplacement idéal pour installer des pièces d’artillerie.
  • Le village présente un nombre important d’immeubles et de sous-sols capables d’accueillir des équipes de drones FPV 2 et constitue également un nœud logistique — bien que d’une importance secondaire — et abritait des éléments de commandement.

Des vidéos géolocalisées montraient la présence de combattants ukrainiens à l’intérieur du village lundi 12 janvier. L’armée russe a toutefois continué sa progression depuis, et y déploie des moyens importants pour tenter de percer les défenses ukrainiennes. L’avancée de Moscou dans ce secteur se fait en parallèle d’une progression 70 kilomètres plus à l’est, dans la ville d’Houliaïpole.

Si l’objectif principal de Moscou reste la capture des oblasts de Donetsk et de Louhansk, c’est dans la région de Zaporijia qu’elle progresse le plus.

  • En novembre, 40 % de la progression russe en Ukraine (soit environ 200 km²) se trouvait dans le secteur d’Houliaïpole.
  • En s’emparant de Stepnohirsk, Moscou se trouverait à portée pour bombarder les faubourgs au sud et au sud-est de la ville de Zaporijia à l’aide de son artillerie.

Plusieurs dizaines de milliers de civils ayant fui la guerre dans le sud et l’est de l’Ukraine se sont installés dans la ville.

  • Les bombardements et les attaques de drones FPV susceptibles d’être lancés depuis Stepnohirsk exerceraient une pression constante sur les défenses de la ville.
  • La perspective d’une évacuation à grande échelle de Zaporijia pourrait contraindre Kiev à affecter plus de moyens pour maintenir l’armée russe à distance, au risque d’affaiblir d’autres secteurs du front.