Une politisation historique du football turc

Le football en Turquie est plus que lié à la politique nationale  : il représente la deuxième religion du pays, source de conflits familiaux, d’affrontements entre quartiers, de fierté identitaire transmise de générations en générations, et donc d’une importance politique énorme, capable d’influer et d’être influencé par la vie politique. Les Turcs n’aiment pas le football, ils adorent leur équipe. Tenter d’instrumentaliser le football turc est une sorte de rituel pour tout homme d’Etat en recherche de popularité. Les saluts militaires des joueurs de l’équipe nationale, en soutien à l’offensive turque en Syrie en 2019, sont l’exemple parfait de ces liens entre football et politique.1

La politisation du football en Turquie n’est pas nouvelle, et s’inscrit dans la formation de l’Etat turc moderne. Au début du XXe siècle, le pouvoir ouvre la pratique du football aux classes moyennes, y voyant l’opportunité de créer un sentiment national. Jusque-là, il était réservé aux seuls étrangers et aristocrates. C’est à ce moment que se créent les «  trois grands  » clubs d’Istanbul (Beşiktaş, Galatasaray puis Fenerbahçe), dont l’identité est intrinsèquement liée à la structure sociale de leur quartier d’origine : Beşiktaş représente son quartier populaire et laïque ; Galatasaray les élites européanisées  ; et Fenerbahçe une bourgeoisie un peu plus conservatrice. Cette appartenance politique ne peut plus être considéré comme une grille de lecture de nos jours. Dans les années 1940, les liens avec le pouvoir se renforcent  : Şükrü Saracoğlu, à la tête de plusieurs ministères régaliens puis Premier ministre, est par exemple en même temps président de Fenerbahçe.

Le coup d’Etat militaire de 1980, puis les années 1990, intensifient cette relation. Turgut Özal théorise l’instrumentalisation du ballon rond comme un substitut aux mouvements de masse de la décennie précédente : nouvelle fédération (aux ordres), aides substantielles aux grands clubs, privatisation des droits télé, etc…2 Les liens avec le pouvoir politique sont cassés officiellement en 1992 devant la pression de la FIFA, mais restent très vivaces. La professionnalisation du sport dans les années 1990 voit les capitaux de grandes entreprises proches du pouvoir affluer vers les clubs. Aux yeux de l’Etat, les clubs deviennent des «  associations d’intérêts publics  », et sont souvent exemptés de certaines taxes.Cette politisation du football continue de se construire dans un rapport à l’Europe, avec l’idée de prouver que des clubs professionnels turcs peuvent rivaliser sur la scène continentale.

Sous l’AKP, la relation est d’autant plus flagrante que le pouvoir dispose de moyens économiques inégalés pour influer sur le sport, entraînant certaines résistances. Grâce à des taux de croissance constant durant une dizaine d’année (le PIB quadruple entre 2002 et 2014), le gouvernement peut, à partir de 2010, influer de manière efficace dans le domaine sportif. En 2011 déjà, le scandale des matchs truqués révèle une partie des liens unissant directions des clubs et classe dirigeante, de même qu’il exacerbe les tensions entre dirigeants de l’AKP. Cette influence n’est pas sans résistance. En mai 2013, pendant la crise du parc Gezi, les mouvements ultras de Galatasaray, Fenerbahçe et Beşiktaş jouèrent un certain rôle, s’alliant dans l’éphémère mouvement Istanbul United.3 Une action copiée à Ankara, Izmir ou encore Adana par les supporters locaux.

On notera aussi l’utilisation par R.T. Erdoğan (RTE) à son profit, de son statut d’ancien joueur semi-professionnel, qu’il a mythifié.4La légende raconte qu’il aurait pu devenir footballeur professionnel, mais que son souhait fut interrompu par le coup d’Etat militaire de 1980. Le nouveau chef militaire de son club, (IETT Spor, l’équipe des transports publics d’Istanbul), aurait ordonné à tous les joueurs barbus de se raser, et Erdoğan de refuser l’injonction en quittant le club. De la même manière, RTE assure qu’il a refusé deux fois les avances de son club de cœur, Fenerbahçe, car son père voulait qu’il se concentre sur ses études.5 Cette stratégie se révèle cependant défaillante quand il essaie de se mettre trop en lumière. Il est ainsi conspué par les supporters de Galatasaray au moment de l’inauguration du nouveau stade en janvier 2011, d’où il repartira sans avoir pu faire de discours. Une leçon retenue, puisqu’il inaugurera la Vodafone Arena de Beşiktaş sans les fans.

Un intérêt de l’AKP pour le football plus marqué que ses prédécesseurs

Recep Tayyip Erdoğan et l’AKP, comme tous les acteurs politiques turcs avant eux, ont essayé de s’arroger les bonnes grâces du football turc. On ne compte plus lors des campagnes électorales, les apparitions d’Abdüllah Gül, de RTE, ou d’Ahmet Davutoğlu, écharpe de clubs autour du cou, posant avec des fans ou représentants locaux. Lors de ces premières années au pouvoir, l’AKP ne possède pas de politique propre à l’égard du football. Seuls certains maires AKP sont associés localement aux clubs municipaux, comme Melih Gökçek à Ankara. Mais après sa victoire lors du référendum constitutionnel de septembre 2010, transformé en une sorte de vote de confiance en le gouvernement, l’AKP et ses alliés gülenistes disposent d’une large assise populaire pour entamer de véritables réformes étatiques et sociales.

Après cette victoire électorale, le gouvernement entame une politique d’immixtion dans le domaine sportif. En 2011, la loi n°6222 sur la «  prévention de la violence et des troubles lors des manifestations sportives en Turquie  », permet à la justice de lancer plusieurs enquêtes concernant des matchs truqués, un sujet normalement traité par la Fédération turque de football. Parallèlement,il tente aussi de réguler les violences entre supporters, en prohibant les déplacements lors des derbys stambouliotes, ou en fichant les fans grâce au système du Passolig (voir ci-après). Des proches de l’AKP sont placés à la direction de la TFF, la Fédération turque de football (Mehmet Ali Aydınlar ou Yıldırım Demirören), ou à l’Union des clubs professionnels (Güksel Gümüsdag). Les clubs de Kasimpaşa (quartier natal de RTE) et de Başakşehir sont rachetés par des hommes d’affaires proches de l’AKP  ; Osmanlıspor (Sport Ottoman) est créé à Ankara sur les bases du club municipal.6

La politique AKP est aussi en grande partie économique. Le parti a notamment construit la vitalité du pays sur le secteur de la construction, dont la croissance du pays est devenue dépendante (aéroports, autoroutes, hôpitaux, mosquées et stades). Plus de cinquante nouvelles enceintes, dont vingt-six grands projets de stades sont sortis de terre depuis 2009, grâce à un programme du gouvernement.7 Ces infrastructures, visant à remplacer des stades vétustes construits dans les années 1950, ont été principalement construites dans des villes d’Anatolie centrale et pro-AKP, par des grosses entreprises privées liées au parti, et avec l’appui de l’administration foncière turque, la TOKİ. Cette dernière échange aux clubs des terrains vierges contre celui de leur ancien stade. En construisant sur ces terrains, la TOKİ récupère de l’argent pour le gouvernement.8 L’AKP a modifié de nombreuses lois sur les marchés publics et des règlements de construction afin de renforcer les pouvoirs de la TOKİ, accentuant les soupçons de clientélisme.

Mais plus que la construction des stades, le gouvernement s’implique, grâce à ses relais, dans tous les échelons du football, et utilise les marchés publics pour nourrir sa fidèle classe d’affaires. Güksel Gümüsdag, actuel président de Başakşehir, a été chargé de négocier les nouveaux droits télé de la Süper Lig avec BeIn Sport. Un fils Demirören, dont la holding possède de très nombreux médias, a été président de la TFF entre 2012 et 2019.9 Cette même holding a obtenu le marché des paris sportifs, après qu’un concurrent a été évincé d’un premier appel d’offre. Concernant le système Passolig, il a été mis en place par la Çalık Holding, dirigée par un membre de la famille Erdoğan au moment de la conclusion du contrat. En 2019, un journal pro-gouvernemental révélait que la banque Aktif, la branche bancaire de Calık Holding, réalisait la moitié de ses bénéfices grâce aux cartes Passolig.10

Le club du Medipol Başakşehir FK est l’archétype de cette nouvelle politique. İstanbul B.B.11 est situé dans un quartier de classes moyennes supérieures originaires d’Anatolie. Le club est racheté à la mairie en 2014 par Medipol, plus grande chaîne d’hôpitaux privés du pays, dirigée par le médecin personnel de RTE, Farhettin Koca, aujourd’hui devenu ministre de la Santé. Le nouveau stade de 17 000 places, a été construit par Kalyon Grup, entreprise proche de l’AKP, qui a aussi construit le troisième aéroport de la capitale économique. Sous la présidence de Göksel Gümüsdağ, ancien président de la Fédération turque de football et lié à la famille de RTE par sa femme, Başakşehir s’est appuyé sur le recrutement d’anciennes vedettes tant nationales qu’internationales, tout en développant une ambitieuse stratégie de formation, pour truster les premières places.

Enfin, pour l’AKP, le football et en général le sport, représente un vecteur de sa diplomatie. L’AKP comprend très vite que le sport peut améliorer l’image internationale de la Turquie.Avec le projet «  25 super stades dans 23 villes  », le pays visait l’accueil d’une grande compétition mondiale. Hors basketball et volleyball, force est de constater que cette stratégie est un échec.12 Les incertitudes financières du pays, ainsi que le contexte géopolitique régional instable peuvent l’expliquer. Pourtant, l’AKP a su professionnaliser, parfois à outrance, l’ensemble des fédérations sportives. Le pays dispose désormais d’infrastructures dernier cri, pouvant lui faire passer un cap. La renégociation à la hausse des droits télévisés en 2017 (rachetés pour 567 millions annuels par le groupe qatari BeIn Media Group), s’inscrit dans cette volonté, et doit ainsi permettre à la Süper Lig de gagner en compétitivité sur la scène européenne. Certains bruits évoquent aussi une nouvelle candidature d’Istanbul pour accueillir les JO de 2036.

Une mise au pas du football turc  ?

Le tournant des années 2010 a fait se poser la question d’une tentative de mise au pas du football turc. Certains opposants assurent que RTE souhaiteraient détrôner les trois grands clubs d’Istanbul, au profit d’autres épousant plus volontiers sa politique, ce qui serait un véritable symbole de réussite de sa politique à l’égard de la «  Turquie noire  », et en général, de la disparition de la Turquie kémaliste «  blanche  », occidentalisée et laïque. De fait, plusieurs mesures sont à lier directement avec certaines politiques sociales ou politiques du parti présidentiel, en particulier après la révolte du parc Gezi de 2013.

L’AKP a tenté de réguler les mouvements ultras, tant pour régler le réel problème de la violence dans les stades turcs,13que par volonté de faire taire ces groupes contestataires. Quelques membres de Çarşı (ultras de Beşiktaş) ont ainsi été poursuivis après Gezi pour tentative de coup d’Etat. Puis, en s’appuyant sur la loi n°6222, l’AKP a interdit les slogans idéologiques et politiques dans les stades, y a fait remplacer les agents de sécurités privés par des policiers, et a élargi le contrôle des supporters bien au-delà que ce qui avait été voté dans le texte. Ce contrôle se fait via le Passolig, un système de fichage centralisé qui permet aux autorités publiques d’identifier très rapidement (nom, adresse, carte bancaire) les individus dans les stades. S’en sont suivies deux années de boycott massif des supporters, l’affluence diminuant de 40 % au niveau national, et jusqu’à 50 % à Beşiktaş et Fenerbahçe. Aussi, certaines sources affirment que Digitürk, le diffuseur officiel de la Süper Lig, coupe systématiquement les micros d’ambiance quand les ultras entonnent des slogans hostiles à l’AKP et au chef de l’Etat.

Plus généralement, en maniant la carotte et le bâton, R.T. Erdoğan s’est attiré la sympathie des «  trois grands  » d’Istanbul. Galatasaray a dû s’appuyer sur la TOKİ lorsqu’il a voulu construire un nouveau stade  ; le président a menacé de couper l’aide étatique à la rénovation du stade de Beşiktaş (15 % du budget) si le président du club ne se désolidarisait pas des actes des ultras ; la famille Koç, propriétaire de Fenerbahçe, s’est vu écartée de grands marchés publics après qu’on lui a reproché une certaine bienveillance à l’égard des manifestants de Gezi. Cette relation de proximité avec le pouvoir, plus ou moins désirée des dirigeants, est ainsi à double sens, RTE a autant besoin de ces hommes d’affaires qu’ils ont besoin des appuis économiques de l’Etat, ce qui explique leur position très prudente, voire parfois complaisante envers le régime.

Plus que jamais, le football reste un réceptacle de la vie politique turque, et n’échappe donc pas aux symboles et idées véhiculés par l’AKP. Après la crise du parc Gezi par exemple, de nouveaux groupes de supporters apparaissent, liés aux organisations de jeunesse de l’AKP. A l’égard du groupe «  1453  »14 à Beşiktaş, ils essaieraient de diviser les supporters traditionnels par leur slogans pro-AKP et religieux.15 Aussi, en pleine crise avec l’UE en 2017, le président Erdoğan enjoignait clubs et villes à abandonner le nom «  arena  » pour leurs stades, un mot étranger synonyme d’atrocités, qui selon lui n’avait pas à exister en turc. De même, R.T. Erdoğan a eu l’honneur de voir le stade du Kasımpaşa SK (le club de son quartier natal) être renommé en Stade Recep Tayyip Erdoğan. Un buste en son honneur est également été exposé dans le stade de Başakşehir.

Dès lors, au fil des alliances et des ruptures politiques, plusieurs sportifs et clubs se sont retrouvés sous les foudres du pouvoir. En 2015-2016, le parcours en Coupe de Turquie du club d’Amedspor, basé dans la ville à majorité kurde de Diyarbakır,16 résonne comme un pied de nez au régime, alors que les affrontements entre PKK et forces de sécurité ont repris, et que la ville de Diyarbakır est elle-même assiégée par l’armée. La star locale Deniz Naki, qui politise ce parcours, est accusé par la justice de «  propagande terroriste  ». Après des chants «  pro-kurdes  » entonnés par les supporters, le club est condamné à du huis-clos, et son siège est perquisitionné. Cet épisode rappelle celui d’Hasan Şükür, ancienne gloire nationale devenue député AKP en 2011, et maintenant persona non grata car accusé d’avoir participé à la tentative de coup d’Etat de 2016 (il faisait partie du mouvement Gülen) et d’avoir insulté R.T. Erdoğan. Le joueur de basket Enes Kanter, qui possède des liens avec Fethullah Gülen, et le boxeur turco-allemand Ünsal Arik, qui a réalisé un morceau de rap critique du pouvoir, utilisent aussi leur stature pour critiquer l’AKP, et sont eux aussi sous le coup de condamnations judiciaires.

Perspectives.

Après presque vingt années au pouvoir, hormis certains groupes de supporters, l’AKP bénéficie d’un soutien franc de la part du football turc. En s’appuyant sur le football, et de manière générale sur le sport, R.T. Erdoğan et l’AKP ont pu disposer d’un domaine propice à l’émancipation d’idées nationalistes capables d’unir un pays, en l’occurrence derrière le drapeau AKP. On se rappelle ainsi qu’après la défaite face à Tokyo pour l’attribution des JO 2020, Recep Tayyip Erdoğan avait dénoncé des « combines jouées contre la Turquie ».17

Si depuis 2010, le développement du football a pu avoir lieu grâce aux nouvelles ressources financières du pays, et si le succès actuel de Başakşehir sur le plan national est entièrement dû à l’AKP, cette tentative d’influer sur le football au travers de club proches idéologiquement reste précaire. Les clubs de Başakşehir et d’Osmanlıspor, qui en sont les deux exemples, ne disposent que d’une base populaire très faible. Les changements de municipalité (au profit du CHP) peuvent annoncer une baisse des revenus financiers pour ces mêmes clubs. La crise économique actuelle, ne vient que renforcer cette fragilité et remettre potentiellement en cause les investissements des industriels proches de l’AKP au sein de la Süper Lig.

Sources
  1. L’UEFA réprimandera des joueurs turcs pour avoir manifesté leur soutien à l’opération militaire turque en Syrie, et infligera une amende à la Fédération nationale turque.
  2. Ricco RIZZITELLI, «  Le football turc en coupe réglée  », Libération, 13 février 2017.
  3. A propos de la politisation de Çarşı et de son imaginaire contestataire, lire Gökçe TUNCEL, «  De l’amour du foot au mouvement Gezi : enquête sur le processus de politisation des supporteur.es de « Çarşı »  » in Mouvements 2017/2 (n° 90), p. 128 à 139.
  4. Dağhan IRAK et Jean-François POLO, «  Turkey  » in The Palgrave International Handbook of Football and Politics, Palgrave Macmillan, 2018, p. 659.
  5. Patrick KEDDIE, «  Understanding Authoritarianism Through Soccer  », The New Republic, 7 mai 2018. Patrick Keddie indique aussi que cette légende est invérifiable, et si RTE quitte IETT Spor, c’est surtout qu’il ne pouvait s’élever en politique auprès des islamistes d’Erbakan tout en jouant pour un club d’une administration étatique.
  6. Toutes ces personnalités proviennent de la nouvelle génération d’hommes d’affaire de la « Turquie noire », pieuse, conservatrice et rurale, loyale à l’AKP et avec qui le parti a pu s’implanter dans des régions historiquement délaissées par la «  Turquie blanche  », laïque, kémaliste et occidentalisée. Grâce aux liens avec le parti au pouvoir, ils ont développé de véritables géants industriels, qui ont permis aux « Tigres anatoliens » de décoller économiquement, et d’assurer au parti un large réservoir de vote.
  7. Le programme «  25 super stades dans 23 villes  ».
  8. Patrick KEDDIE, The Passion : Football and the Story of Modern Turkey, I.B. Tauris, Londres, 2018, p. 116.
  9. C’est sous son mandat que le processus judiciaire du scandale des matchs truqués a eu lieu. Son arbitrage, en faveur de faibles peines, a interrogé. Des documents révélés par Le Monde et The Guardian montrent que Gianni Infantino, président de la FIFA, a laissé la Fédération turque bafouer son propre règlement concernant ces sanctions.
  10. Burak KAZIM YILMAZ, «  Football and Politics in AKP’s Turkey  », Democratic Erosion, 24 avril 2020.
  11. İstanbul Büyükşehir Belediyespor, ou Club de la Municipalité d’Istanbul.
  12. Le pays s’est vu refuser l’accueil de l’Euro 2024 face à l’Allemagne (après trois échecs successifs en 2008, 2012 et 2016), et Istanbul a perdu, pour la cinquième fois, l’organisation des Jeux Olympiques de 2020 au profit de Tokyo. Récemment, le dossier d’Erzurum pour les JO d’hiver 2026 a été écarté par le CIO avant même le vote.
  13. Lire à ce sujet l’article d’Uğur MELEKE, «  Violence is killing Turkish football and no one is doing anything about it  », The Guardian, 13 mai 2015.
  14. L’année de la conquête de Constantinople par les Ottomans.
  15. Derya LAWRENCE, «  Where Turkish politics meets football : AKP’s offside goal against ‘Çarşı’  », openDemocracy.net, 28 septembre 2013.
  16. Amed est le nom kurde de Diyarbakır. En 2014, la FTT avait tout d’abord refusé le changement de nom du Diyarbakır Büyükşehir Belediyespor en AmedSpor, alors qu’augmentaient les tensions avec le HDP et le PKK.
  17. « Erdoğan says ‘tricks’ thwarted Turkey’s Olympic bids  », Daily Sabah, 20 mars 2017.