Politique

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Alors que le premier quart du XXIe siècle touche à sa fin, marqué par la guerre et les révolutions technologiques, la dernière enquête barométrique menée par Cluster 17 pour le Grand Continent dévoile les peurs et les désirs d’un continent dans la bascule.

10 points et 30 graphiques pour résumer notre grande enquête d’opinion de fin d’année.

Poutine ne veut pas négocier avec l’Ukraine — il veut avancer en Europe.

Alors que la semaine qui s’ouvre pourrait marquer un tournant dans la guerre d’Ukraine, la dernière livraison de la revue officielle de la diplomatie russe est explicite  : «  les pays occidentaux sont toujours mieux disposés à écouter lorsque les troupes russes mettent le pied à Paris ou à Berlin.  »

Nous la traduisons.

D’ordinaire sous le radar, les agences de renseignement allemandes se trouvent prises aujourd’hui dans une étrange tenaille.

Alors que les menaces se multiplient — des ingérences russes au terrorisme islamiste en passant par les néonazis — elles sont soumise à la pression de Trump à l’extérieur et à celle de l’AfD à l’intérieur.

Pour Lorenzo Monfregola, le renseignement allemand pourrait être en train de prendre de plus en plus d’importance dans les luttes de pouvoir.

Sous l’impression de toute-puissance et la brutalité des deals, la maîtrise de Trump n’est qu’apparente  : derrière le spectacle de l’accélération, il y a une administration tétanisée et un pouvoir centrifuge.

Pour Rana Foroohar, qui chronique les transformations profondes de la politique américaine dans les pages du Financial Times, cette dissonance pourrait précipiter une grande crise.

Pour la Russie, il n’y a pas de pourparlers, mais une guerre de conquête, des objectifs territoriaux chiffrés.

En réponse à la proposition américaine, Poutine veut désormais «  la reconnaissance de jure, et non pas seulement de facto, comme l’indique le plan Trump, de la Crimée et du Donbass  ». Et le président américain s’apprêterait à céder — encore.

Nous traduisons et commentons le discours de Bichkek.

Vladimir Poutine a brièvement évoqué «  avoir connaissance  » du plan en 28 points qui procède pourtant de ses exigences maximalistes.

Mais pour les élites du Kremlin, cela ne va pas assez loin  ; pour les ultranationalistes, la guerre doit continuer jusqu’à l’anéantissement.

La Russie réaffirme sa ligne  : pas de fin de cessez-le-feu avant l’écrasement total de Kiev.

De qui MAGA pastiche-t-il le style  ?

En exploitant les frustrations nées de la mondialisation, la droite trumpiste redéfinit le populisme.

Transformant les essais de tribuns républicains, elle contraint le Parti à une mue irréversible. Son objectif est plus radical  : instaurer «  une dictature à parti unique  ».

John Ganz analyse cette mutation des droites américaines.