La guerre en Ukraine au jour le jour

Long format

«  L’Ukraine est en train de quitter un monde dangereux  : le monde russe.  »

Comment la longue durée peut-elle aider à comprendre la guerre  ?

Pour l’historien et intellectuel ukrainien Yaroslav Hrytsak, auteur de Ukraine. The Forging of a Nation, l’atrocité de l’agression de Poutine est en train d’opérer une transformation profonde  : l’expérience de la violence et l’aspiration à la liberté façonnent un pays qui se construit par la résistance.

«  En fait, nous sommes pris en otages entre deux empires.  »

Dans un pays sonné par la guerre et qui se bat pour sa liberté, les voix s’élèvent  : Serhii à la radio, Oksana dans une revue intellectuelle, Anastasia dans une petite salle de théâtre ou Maria et quelques autres sur Facebook.

D’un été en Ukraine, pour prendre le pouls d’une société en guerre, Fabrice Deprez sélectionne des choses vues — et entendues.

Pour la diplomatie ukrainienne, gérer Donald Trump est un exercice délicat.

Dans un été marqué par la mise en scène spectaculaire des négociations avec la Russie de Poutine, nous rencontrons le chef de mission de l’Ukraine auprès de l’Union européenne.

Vsevolod Chentsov en est convaincu  : l’Ukraine et l’Europe sont en position de force.

Se mobiliser sans cesser de vivre  ; tenir sans passer par l’économie de guerre.

L’Ukraine a une stratégie pour articuler résistance et liberté. Mais face au manque d’hommes — et dans des expériences individuelles marquées par le choix d’accepter ou de refuser d’aller au front — la société se déchire à bas bruit.

Comment Anastasia, Oleksandr ou Ihor vivent-ils ces bouleversements  ?

Deuxième volet de l’enquête fleuve de Fabrice Deprez — à lire le jour de l’Indépendance.

Le réel est ce qui reste après les illusions du spectacle.

Cet été, Fabrice Deprez a parcouru l’Ukraine, au front et dans les campagnes à la rencontre d’Anastasia, Denys et Ihor…, découvrant un pays acculé comme jamais — mais qui tient sur une seule option  : résister.

Premier épisode de son enquête.

«  Nous apprécions la compréhension dont fait preuve l’administration Trump, à la différence des Européens.  »

Décapiter la souveraineté ukrainienne reste l’objectif stratégique du Kremlin.

Mais pour le comprendre, il faut sortir du spectacle trumpiste et lire les paroles de Lavrov, que nous traduisons et commentons ligne à ligne.

Le sommet Trump-Poutine marque-t-il le retour, dans l’histoire contemporaine, de la diplomatie secrète  ?

Lors d’une conférence de presse écourtée, Vladimir Poutine a livré un discours de manipulation  : en réitérant subtilement sa volonté de poursuivre la guerre jusqu’à la vassalisation totale de l’Ukraine, il n’a obtenu de Donald Trump qu’accolades et compliments  : «  Notre relation est fantastique.  »

Nous publions la première traduction commentée ligne à ligne du discours de Vladimir Poutine pendant la conférence de presse d’hier soir tenue à Anchorage, en Alaska.

Pour la blogosphère russe pro-guerre, le fragile début de négociations entre la Russie et l’Ukraine à Istanbul est un début de capitulation.

Dans un renversement inédit depuis le début de la guerre, les propagandistes radicaux de Poutine commencent à douter du chef.

Guillaume Lancereau a épluché des centaines de posts Telegram — il analyse une tendance à surveiller de près.

À Moscou, Poutine et l’envoyé spécial de Trump Steve Witkoff discutent d’une possible fin des combats en Ukraine.

À Bruxelles, les Ukrainiens défendent un objectif  : adhérer à l’Union rapidement — comme le souhaitent d’ailleurs plus de la moitié des Européens (56  %) selon notre sondage Eurobazooka.

Dans ce moment charnière, nous rencontrons le chef du gouvernement ukrainien, Denys Chmyhal.