Parmi les 27 États membres de l’Union, les dirigeants (chefs d’État ou de gouvernement, selon le protocole et la tradition en vigueur dans le pays) de 21 pays ont prononcé un discours spécifique à l’occasion du passage à 2026. 

  • En Belgique, en Irlande et en Suède, il n’y a pas eu de discours dédié mais les chefs d’État ont profité de leur adresse de Noël pour souhaiter une bonne nouvelle année à leurs concitoyens.
  • Il n’y a qu’aux Pays-Bas où ni le roi, Willem-Alexander, ni le Premier ministre Dick Schoof n’ont prononcé de discours. À la place, nous avons utilisé le discours de Noël du roi pour le tableau ci-dessous.
  • En Roumanie et en Croatie, les cabinets du président Nicușor Dan et du Premier ministre Andrej Plenković ont uniquement publié un message de Nouvel An.

En moyenne, les 25 discours retenus (tous à l’exception des dirigeants de la Croatie et de la Roumanie) ont duré 7 minutes et 32 secondes. Frederik X, le roi du Danemark, a prononcé le discours le plus long avec 18 min 40, devant le Premier ministre de Malte, Robert Abela (16 min 17), et le président finlandais Alexander Stubb (14 min 37). De son côté, le chef d’État lituanien Gitanas Nausėda a prononcé cette année le discours le plus court : seulement 1 minute et 57 secondes, soit quatre fois moins que la moyenne.

Selon une analyse lexicométrique réalisée par la revue, les dirigeants européens ont principalement parlé de la paix, de la sécurité et de l’avenir lors de leurs discours.

  • En faisant abstraction des mots vides et en retirant les termes jugés trop vagues, le mot qui est le plus souvent revenu dans ces prises de parole est « paix », avec 68 occurrences 1.
  • Celui-ci est suivi par Europe (44 occurrences), sécurité et ensemble (38), avenir (36) et enfants (34). 

La liste des 20 mots les plus utilisés par les dirigeants européens lors de leurs discours de Nouvel An laisse à voir des prises de parole dominées par des messages d’espoir et de projection vers l’avenir, et ce malgré l’omniprésence du conflit en Ukraine.

  • Le terme « guerre » est ainsi revenu à 22 reprises, tandis que l’Ukraine a été mentionnée 18 fois, surtout par le président finlandais Stubb, et la Russie à 11 reprises.
Sources
  1. Sur la base de 25 discours retenus, soit tous à l’exception du président du gouvernement espagnol Pedro Sánchez et du Premier ministre luxembourgeois Luc Frieden, dont les textes officiels n’ont pas été publiés.