Lors d’une cérémonie organisée aujourd’hui, jeudi 22 janvier à Davos, les représentants de 19 pays ont signé la charte du « Conseil de la paix », une nouvelle organisation lancée par Donald Trump.
- Avec les États-Unis, les pays « fondateurs » représentent 14,8 % de la population et 23,96 % du PIB mondial, calculé en parité de pouvoir d’achat.
- C’est drastiquement moins que les Nations unies, l’organisation internationale que Trump souhaite concurrencer, et qui regroupe 193 pays représentant 99,5 % de la population et 98 % du PIB mondial.
- Mais c’est également largement inférieur au niveau de représentation d’autres organisations comme le G7, les BRICS ou le G20, dont les membres concentrent respectivement 28,3 %, 38,8 % et 72,5 % de la richesse mondiale.
La liste des pays signataires de la charte du « Conseil de la paix » laisse apparaître une organisation dominée par des États autoritaires. Selon la typologie de l’institut V-Dem, les États-Unis sont la seule démocratie « libérale » de l’organisation, soit les pays où les citoyens sont les plus « libres » et disposent du plus de droits.
Dans sa composition actuelle, l’organisation compte 6 démocraties et 14 régimes autocratiques.
- Parmi ces autocraties, la moitié (7) sont classées comme « fermées » par l’institut V-Dem.
- Il s’agit des pays où les élections — lorsqu’elles sont organisées — ne sont pas libres et où les libertés sont extrêmement limitées.
- Ces pays sont Bahreïn, la Jordanie, le Maroc, le Qatar, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et l’Ouzbékistan.
L’administration Trump revendique avoir reçu des engagements d’adhésion de la part de 35 pays. La moitié seulement étaient représentés lors de la cérémonie de lancement de l’organisation.