{"id":267426,"date":"2025-03-12T16:28:30","date_gmt":"2025-03-12T15:28:30","guid":{"rendered":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/?post_type=video&p=267426"},"modified":"2025-03-13T12:51:19","modified_gmt":"2025-03-13T11:51:19","slug":"face-a-la-guerre-commerciale-que-faire-2","status":"publish","type":"video","link":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/videos\/face-a-la-guerre-commerciale-que-faire-2\/","title":{"rendered":"Face \u00e0 la guerre commerciale, que faire ?\u00a0"},"content":{"rendered":"\n

<\/a>Ce mardi du Grand Continent s\u2019inscrit dans notre cycle d’analyse <\/strong>du projet trumpiste<\/strong><\/a>. Ce soir, nous allons nous pencher sur les volets \u00e9conomique et g\u00e9o\u00e9conomique, avec le plan de refonte de la mondialisation qui est propag\u00e9 d’une mani\u00e8re plus ou moins brutale depuis plusieurs mois par Donald Trump. <\/strong><\/p>\n\n\n\n

Pour ce faire, nous avons r\u00e9uni un panel de tr\u00e8s haut niveau avec plusieurs amis et signatures de la revue : Federico Fubini, directeur adjoint <\/strong>ad personam<\/em><\/strong> au Corriere della Serra et qui a sign\u00e9 un <\/strong>article important dans notre revue<\/strong><\/a>, Gilles Mo\u00ebc, chef \u00e9conomiste du groupe Axa. Doroth\u00e9e Rouzet, cheffe \u00e9conomiste de la Direction g\u00e9n\u00e9rale du Tr\u00e9sor. Benjamin B\u00fcrbaumer, ma\u00eetre de conf\u00e9rences \u00e0 Sciences Po Bordeaux et, connect\u00e9 depuis l’Allemagne, Ludovic Subran, \u00e9conomiste en chef du groupe Allianz. <\/strong><\/p>\n\n\n\n

Nous avons voulu structurer cette s\u00e9ance \u00e0 partir de publications, mais aussi \u00e0 partir de donn\u00e9es, qui sont rassembl\u00e9es dans notre <\/strong>Observatoire de la guerre commerciale<\/strong><\/a>. Il s\u2019agit d\u2019une tentative de tracking<\/em> des diff\u00e9rents indicateurs cl\u00e9s pour comprendre l’envergure de la guerre commerciale lanc\u00e9e par la nouvelle administration am\u00e9ricaine. Je salue d’ailleurs Louis de Catheu, pr\u00e9sent dans la salle, qui est une des chevilles ouvri\u00e8res de cette page. <\/strong><\/p>\n\n\n\n

J’aimerais donner la parole \u00e0 Federico Fubini, qui a d\u00e9velopp\u00e9 dans un entretien absolument fascinant, \u00ab <\/strong>L\u2019Empire aux pieds d\u2019argile : la faille \u00e9conomique du projet de Donald Trump<\/strong><\/a> \u00bb, un argumentaire sur ce qu’on pourrait d\u00e9finir comme le talon d’Achille du projet trumpiste. Vous avez per\u00e7u et remarqu\u00e9, en regardant les chiffres, qu’il y a un angle mort. Est-ce que vous pouvez nous en dire plus ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n

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\n \"Federico <\/div>\n

Federico Fubini<\/p>\n \n <\/div>\n <\/div>\n \n\n

Il n’est pas \u00e9vident de trouver des raisons rationnelles aux politiques commerciales de l’administration Trump. On voit en effet des droits de douane \u00eatre annonc\u00e9s pour X, puis retir\u00e9s apr\u00e8s une journ\u00e9e seulement. Mais si l’on cherche \u00e0 trouver une coh\u00e9rence et des objectifs constants dans ces politiques, il faut se tourner vers les aspects financiers. En effet, le gouvernement am\u00e9ricain a cess\u00e9 d\u2019observer une situation budg\u00e9taire sans d\u00e9ficit depuis un quart de si\u00e8cle. Depuis, il y a un d\u00e9rapage progressif et constant des d\u00e9ficits aux \u00c9tats-Unis, ce qui a amen\u00e9 \u00e0 des d\u00e9ficits aujourd’hui tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9s (6,4 % du PIB en 2024). Cette situation n\u2019est pas in\u00e9dite pour un pays du G7 : on a vu un tel ph\u00e9nom\u00e8ne au Japon, dans plusieurs pays de la zone euro, etc. La diff\u00e9rence est cependant que l\u2019\u00e9conomie am\u00e9ricaine est aujourd\u2019hui presque au plein emploi, donc on ne peut imaginer les effets d’une telle situation budg\u00e9taire si les \u00c9tats-Unis tombaient en r\u00e9cession.<\/p>\n\n\n\n

Surtout, la taille m\u00eame de l’\u00e9conomie am\u00e9ricaine par rapport \u00e0 l’\u00e9conomie internationale rend cette situation sp\u00e9cifique : alors que les \u00c9tats-Unis repr\u00e9sentaient 30 % de l’\u00e9conomie mondiale au d\u00e9but du si\u00e8cle, ils ont chut\u00e9 \u00e0 21 % apr\u00e8s la crise financi\u00e8re, puis se sont remis \u00e0 environ 26-27 % aujourd\u2019hui. Parall\u00e8lement, on estime que les nouvelles \u00e9missions s’\u00e9l\u00e8veront entre 2 000 et 3 000 milliards de dollars, en prenant en compte les r\u00e9ductions d’imp\u00f4ts annonc\u00e9es par Trump et les \u00e9missions des agences garanties par le gouvernement. Cela repr\u00e9sente 50 \u00e0 60 % de la croissance mondiale nominale, inflation comprise. Ce chiffre ne prend pas m\u00eame en compte le renouvellement des bons du Tr\u00e9sor qui arrivent \u00e0 \u00e9ch\u00e9ance, ce qui \u00e9quivaut \u00e0 36 000 milliards de dettes qui doivent \u00eatre en partie renouvel\u00e9s chaque ann\u00e9e.<\/p>\n\n<\/div>\n\n\n

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