{"id":338273,"date":"2026-06-06T21:40:00","date_gmt":"2026-06-06T19:40:00","guid":{"rendered":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/?post_type=sunday&p=338273"},"modified":"2026-06-06T21:43:54","modified_gmt":"2026-06-06T19:43:54","slug":"une-conversation-avec-pamela-druckerman","status":"publish","type":"sunday","link":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/dimanches\/une-conversation-avec-pamela-druckerman\/","title":{"rendered":"Une conversation avec Pamela Druckerman"},"content":{"rendered":"\n
Pamela Druckerman a fait de son expatriation parisienne une mati\u00e8re litt\u00e9raire, de l\u2019\u00e9ducation \u00e0 la fran\u00e7aise un bestseller mondial, de son investissement tardif dans le tennis un sujet philosophique. Journaliste am\u00e9ricaine install\u00e9e \u00e0 Paris Downtown depuis plus de vingt ans, elle publiera en 2027 The Monogamy Prize<\/em>, son livre le plus personnel et, disons, le plus subversif. Subversif pour une Am\u00e9ricaine \u00e0 Paris, et c\u2019est cela, peut-\u00eatre, le plus intriguant. Pierre Lou\u00ffs version pasteuris\u00e9e \u2014 et rien \u00e0 voir, pr\u00e9cisons-le, avec \u00ab Stormy Daniels \u00bb, la call-girl avec qui Donald Trump semble avoir eu une aventure. Pamela Druckerman raconte comment, \u00e0 quarante-neuf ans, une femme fid\u00e8le d\u00e9cide de ne plus l\u2019\u00eatre. Et ce que cette d\u00e9cision r\u00e9v\u00e8le sur le mariage, le d\u00e9sir, le vieillissement, et le prix que nous consentons \u00e0 payer pour le sentiment d\u2019\u00eatre raisonnable. Une transposition des affres de C\u00e9cile de Volanges en plein XXIe si\u00e8cle : voil\u00e0 qui int\u00e9ressera les Merteuil et autres Valmont majoritaires dans nos contr\u00e9es et assez rares, outre-atlantique.<\/p>\n\n\n\n Pamela Druckerman est n\u00e9e \u00e0 Miami, dans une famille juive ashk\u00e9naze.Apr\u00e8s des \u00e9tudes et une carri\u00e8re de journaliste \u00e9conomique \u00e0 New York, couvrant l\u2019Am\u00e9rique latine pour le Wall Street Journal<\/em>, elle suit son mari britannique \u00e0 Paris au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000. De cette expatriation, elle tire d\u2019abord Lust in Translation<\/em> (2007), enqu\u00eate comparative sur l\u2019infid\u00e9lit\u00e9 conjugale dans plusieurs pays, puis Bringing Up B\u00e9b\u00e9<\/em> (2012), qui devient un ph\u00e9nom\u00e8ne \u00e9ditorial mondial en r\u00e9v\u00e9lant aux parents am\u00e9ricains les vertus suppos\u00e9es de l\u2019\u00e9ducation \u00e0 la fran\u00e7aise. Traduit en trente et une langues, le livre installe Pamela Druckerman comme l\u2019observatrice attitr\u00e9e de la singularit\u00e9 fran\u00e7aise vue de l\u2019int\u00e9rieur : ni tout \u00e0 fait \u00e9trang\u00e8re, ni tout \u00e0 fait parisienne.<\/p>\n\n\n\n Le \u00ab prix de la monogamie \u00bb, c\u2019est cette r\u00e9compense imaginaire que Druckerman imagine comme un homme en collants et chapeau pointu venant remettre un ruban sur coussin de velours : \u00ab le Nobel de la fid\u00e9lit\u00e9, la Croix de guerre de la passion \u00bb \u2014 apr\u00e8s 25 ans d\u2019analyse, je ne juge plus les fantasmes de mes contemporains. \u00c0 quarante-neuf ans, apr\u00e8s pr\u00e8s de vingt ans de mariage avec S., journaliste britannique prolixe tandis qu\u2019elle a les pires difficult\u00e9s \u00e0 \u00e9crire, elle est en bonne voie pour d\u00e9crocher ce prix. Jusqu\u2019au soir o\u00f9 un ancien contact de Wall Street, de passage \u00e0 Paris, lui dit \u2014 les yeux dans les yeux : \u00ab I want to have sex with you.<\/em> \u00bb<\/p>\n\n\n\n Ce que Pamela Druckerman d\u00e9crit ensuite n\u2019est pas une histoire d\u2019adult\u00e8re fran\u00e7aise. Plut\u00f4t un thriller am\u00e9ricain, entre Octobre rouge<\/em> et Nimitz, retour vers l\u2019enfer<\/em>, pour \u00e9voquer deux drames intimistes. Qu\u2019est-ce que la fid\u00e9lit\u00e9 signifie r\u00e9ellement, qu\u2019est-ce que le d\u00e9sir dicte \u00e0 une quinquag\u00e9naire bient\u00f4t m\u00e9nopaus\u00e9e ? Le livre alterne entre la liaison avec le banquier, oui, elle c\u00e8de, ce n\u2019est pas la Princesse de Cl\u00e8ves mais celle de Miami, les s\u00e9ances chez sa psychanalyste fran\u00e7aise, une ashk\u00e9naze qui pr\u00e9f\u00e8re demeurer anonyme. On trouve \u00e9galement des conversations avec son mari muni de bouchons d\u2019oreille en silicone, et des escapades \u00e0 Reykjavik o\u00f9 sa m\u00e8re vient de se fracturer le col du f\u00e9mur. <\/p>\n\n\n\n \u00c0 ce tableau vient s\u2019ajouter, de mani\u00e8re inattendue, le tennis : sport qu\u2019elle d\u00e9couvre tardivement et qui devient la m\u00e9taphore centrale du livre. La difficult\u00e9 de progresser, la gr\u00e2ce d\u2019\u00eatre dans le moment pr\u00e9sent, l\u2019impossibilit\u00e9 de tricher avec soi-m\u00eame, et l\u2019absence de coup droit : \u00e0 Paris, on n\u2019aime que les coups tordus.<\/p>\n\n\n\n Nous sommes dans un caf\u00e9 du 3e<\/sup> arrondissement, en plein c\u0153ur du Fucking Zoo o\u00f9 elle et moi habitons, mais pas ensemble. Pamela Druckerman arrive avec un exemplaire de son manuscrit sous le bras : les \u00e9preuves viennent d\u2019arriver. Elle commande un citron press\u00e9 qui mettra la moiti\u00e9 de l\u2019entretien \u00e0 arriver. <\/p>\n\n\n\n Pamela Druckerman<\/span>C\u2019est tout \u00e0 fait vrai, et c\u2019est fascinant. Le jeu vient du Moyen \u00c2ge : il se pratiquait dans les monast\u00e8res royaux, par des Fran\u00e7ais, et \u00e0 la cour. De l\u00e0, il s\u2019est r\u00e9pandu dans toutes les cours d\u2019Europe. C\u2019\u00e9tait le jeu de paume : on jouait \u00e0 mains nues, puis avec des raquettes. Ce nom m\u00eame, \u00ab tenis \u00bb, vient du fran\u00e7ais. Au XIXe si\u00e8cle, des entrepreneurs britanniques s\u2019en emparent et en font un sport bourgeois, accessible aux classes moyennes. Ce sont eux qui codifient les r\u00e8gles, fabriquent le mat\u00e9riel, fondent les clubs. Wimbledon \u00e9tait \u00e0 l\u2019origine un club de croquet : pas de tennis du tout. Ils ont adapt\u00e9 les terrains au tennis et ont organis\u00e9 le premier tournoi.<\/p>\n\n\n\n D\u00e8s le d\u00e9but, hommes et femmes jouaient ensemble. C\u2019\u00e9tait l\u2019un des premiers espaces sportifs o\u00f9 les deux sexes pouvaient se m\u00ealer socialement de fa\u00e7on acceptable. Une sorte de permission mondaine.<\/p>\n\n\n\n \u00c7a aussi, c\u2019est une histoire anglaise qui finit en France. Les premiers courts \u00e9taient en gazon. Or le gazon mourait sous le soleil \u00e0 la C\u00f4te d\u2019Azur, et en hiver, il dispara\u00eet. Les Britanniques qui passaient l\u2019hiver sur la C\u00f4te d\u2019Azur ont eu besoin d\u2019une autre surface. Il y avait une fabrique de poteries dans le coin. Ils ont r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 les tessons cass\u00e9s, les ont broy\u00e9s, et en ont fait un court. <\/p>\n\n\n\n La terre battue, c\u2019est une invention de n\u00e9cessit\u00e9, faite par des Anglais en vacances dans le Midi.<\/p>\n\n\n\n Petite, oui, et j\u2019ai jou\u00e9 au \u00ab tennis team \u00bb de mon lyc\u00e9e. Mais tr\u00e8s vite, j\u2019ai compris que je n\u2019avais pas le talent de ceux que j\u2019admirais. J\u2019\u00e9tais correcte. Puis, comme beaucoup de gens, une fois que j\u2019ai eu des enfants, j\u2019ai presque arr\u00eat\u00e9. Des ann\u00e9es ont pass\u00e9. Et puis, pendant la pand\u00e9mie, un ami qui adorait le tennis m\u2019a dit qu\u2019il allait faire un stage en France. Sans r\u00e9fl\u00e9chir, j\u2019ai dit oui. M\u00eame si je n\u2019avais pas beaucoup jou\u00e9 depuis des d\u00e9cennies.<\/p>\n\n\n\n Un choc plut\u00f4t. Cinq jours de stage. \u00c0 la fin, j\u2019\u00e9tais physiquement d\u00e9truite, litt\u00e9ralement. Je ne fais pas d\u2019application sportive, pas de yoga ; je lis, c\u2019est \u00e0 peu pr\u00e8s tout. Mais j\u2019ai compris quelque chose d\u2019\u00e9trange : retrouver le tennis, c\u2019\u00e9tait comme retrouver un vieil amour d\u2019enfance. La connexion \u00e9tait imm\u00e9diate. Mon corps avait gard\u00e9 en m\u00e9moire les gestes, les d\u00e9placements, le rapport \u00e0 la surface. Tout \u00e9tait l\u00e0, en moi, en attente. Et je traversais une sorte de crise, dans mon travail, dans ma vie. Le tennis m\u2019a ouvert une dimension nouvelle \u00e0 explorer.<\/p>\n\n\n\n J\u2019avais eu un livre tr\u00e8s bien re\u00e7u, Bringing Up B\u00e9b\u00e9<\/em>, et le suivant avait eu un succ\u00e8s\u2026 plus normal. <\/p>\n\n\n\n J\u2019\u00e9tais n\u00e9gative par rapport \u00e0 mon travail, je tournais en rond. Et l\u2019un de mes entra\u00eeneurs m\u2019a dit quelque chose de simple qui m\u2019a beaucoup frapp\u00e9e : ne vous concentrez pas sur vos faiblesses, elles seront toujours l\u00e0. Concentrez-vous sur vos forces. C\u2019est une \u00e9vidence. Mais parfois les \u00e9vidences, il faut vous les dire.<\/p>\n\n\n\n Je crois que le tennis a quelque chose de singulier, qui a \u00e0 voir, bizarrement, avec les smartphones. <\/p>\n\n\n\n Quand on est sur un court, on est s\u00e9par\u00e9 de son t\u00e9l\u00e9phone et oblig\u00e9 de se concentrer sur une seule chose : la balle. Si votre attention d\u00e9vie une seconde, vous perdez le point. C\u2019est l\u2019antidote parfait \u00e0 la distraction. Vous \u00eates forc\u00e9e d\u2019\u00eatre dans le moment pr\u00e9sent. Et ce n\u2019est pas propre \u00e0 mon niveau : j\u2019ai assist\u00e9 aux qualifications de Roland-Garros il y a deux semaines, j\u2019\u00e9coutais les entra\u00eeneurs parler \u00e0 leurs joueurs pendant le match, et c\u2019\u00e9tait toujours le m\u00eame mot d\u2019ordre : ce point, ce point, ce point. M\u00eame pour les meilleurs au monde, le d\u00e9fi est l\u00e0, toujours.<\/p>\n\n\n\n Ce qui me frappe, c\u2019est que mes petites luttes de joueuse du dimanche ressemblent, en miniature, \u00e0 ce qu\u2019il traverse. Il doit lui aussi convoquer quelque chose d\u2019animal \u00e0 chaque \u00e9change, maintenir une confiance absolue dans ses forces point apr\u00e8s point, revenir sans cesse au moment pr\u00e9sent \u2014 et exploiter chaque opportunit\u00e9, comme il le dit lui-m\u00eame.<\/p>\n\n\n\n Oui. Il m\u2019a regard\u00e9e jouer un moment, et il m\u2019a dit : vos coups sont bons, vous vous d\u00e9placez bien, mais votre jeu manque de quelque chose de crucial. J\u2019ai demand\u00e9 quoi. Il a dit : la haine.<\/p>\n\n\n\n Il m\u2019a expliqu\u00e9 que mon jeu \u00e9tait trop passif. Que j\u2019attendais, que je r\u00e9pondais, que je laissais l\u2019autre d\u00e9cider du rythme. Et que j\u2019\u00e9tais arriv\u00e9e \u00e0 un stade \u2014 au tennis, et je crois aussi dans ma vie \u2014 o\u00f9 j\u2019avais besoin de fixer les termes de la relation. D\u2019\u00eatre celle qui impose le tempo. C\u2019est une le\u00e7on de tennis. C\u2019est aussi autre chose.<\/p>\n\n\n\n C\u2019est exactement cela. Les bons entra\u00eeneurs sont de bons psychanalystes : ils voient qui vous \u00eates \u00e0 travers votre tennis. Mon entra\u00eeneur me disait : vous frappez un bon coup, et ensuite vous restez l\u00e0 \u00e0 le contempler, et vous ratez le suivant. C\u2019est mon probl\u00e8me au tennis. C\u2019est peut-\u00eatre mon probl\u00e8me en g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n\n\n\n Qu\u2019alors que les taux r\u00e9els d\u2019infid\u00e9lit\u00e9 sont tr\u00e8s similaires en France et aux \u00c9tats-Unis, selon les grandes enqu\u00eates nationales, le discours sur cette question varie \u00e9norm\u00e9ment. En France, l\u2019amour est une excuse en soi. Si vous dites \u00ab j\u2019ai tromp\u00e9 mon mari parce que je suis tomb\u00e9e amoureuse \u00bb, cela suffit presque \u00e0 clore le d\u00e9bat. L\u2019amour justifie. Aux \u00c9tats-Unis, c\u2019est l\u2019inverse : l\u2019infid\u00e9lit\u00e9 vous rend moralement indigne. Elle invalide tout. Donc les Am\u00e9ricains qui trompent leur conjoint se retrouvent dans une confusion terrible : ils font quelque chose qu\u2019ils veulent vraiment faire, mais qui les transforme, dans leur propre r\u00e9cit, en personnes horribles. Alors beaucoup convertissent la liaison en histoire d\u2019amour, juste pour normaliser la chose.<\/p>\n\n\n\n En France, on peut se raconter une autre histoire : que c\u2019est un \u00e9pisode, un instant, que \u00e7a n\u2019envahit pas le reste. Ce n\u2019est pas forc\u00e9ment plus honn\u00eate, mais c\u2019est moins culpabilisant. L\u2019institution conjugale n\u2019est pas forc\u00e9ment remise en question pour autant.<\/p>\n\n\n\n Oui, et c\u2019est un paradoxe absolu. On exige une transparence totale dans les relations intimes, et on vient de r\u00e9\u00e9lire l\u2019homme qui ment constamment, compulsivement, mais aussi de fa\u00e7on transparente. Il y a une dissociation compl\u00e8te entre ce qu\u2019on accepte d\u2019un pr\u00e9sident et ce qu\u2019on accepterait d\u2019un conjoint. Ou peut-\u00eatre y a-t-il un accord tacite avec le public : vous faites semblant de dire la v\u00e9rit\u00e9 et nous faisons semblant de vous croire.<\/p>\n\n\n\n Ce qui m\u2019int\u00e9ressait, c\u2019est ce que cette r\u00e9flexion r\u00e9v\u00e8le, pas la d\u00e9cision en elle-m\u00eame. La proposition m\u2019a donn\u00e9 \u00e0 penser. Elle m\u2019a fait comprendre quelque chose que je n\u2019avais pas formul\u00e9 : que la monogamie est un choix qu\u2019on renouvelle, ou qu\u2019on ne renouvelle pas. Que ce n\u2019est pas un \u00e9tat naturel : c\u2019est un engagement qu\u2019on peut examiner. <\/p>\n\n\n\n Et le tennis est arriv\u00e9 au m\u00eame moment, comme une autre mani\u00e8re d\u2019entrer dans une zone non rationnelle, de faire quelque chose de tr\u00e8s corporel, d\u2019animal. Vous jouez sur de la terre, vous vous salissez, vous vous \u00e9puisez. Il y a quelque chose de tr\u00e8s lib\u00e9rateur l\u00e0-dedans.<\/p>\n\n\n\n C\u2019est l\u2019un des aspects qui m\u2019a le plus surprise. <\/p>\n\n\n\n Quand j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 jouer au Luxembourg \u2014 ce qui n\u2019est pas simple : il y avait une liste d\u2019attente pour les cours et une esp\u00e8ce de mafia des cr\u00e9neaux \u2014 je me suis retrouv\u00e9e dans un groupe de retrait\u00e9s fran\u00e7ais d\u2019\u00e2ge moyen. Am\u00e9ricaine dans le sixi\u00e8me arrondissement, entour\u00e9e de gens qui connaissaient Paris d\u2019une mani\u00e8re que je n\u2019avais jamais approch\u00e9e. <\/p>\n\n\n\n Le tennis vous force \u00e0 avoir une vie sociale. Il y a ce qu\u2019on partage sur le court, mais aussi tout ce qui se construit autour. Pour quelqu\u2019un d\u2019expatri\u00e9, c\u2019est une fa\u00e7on inattendue d\u2019entrer dans un pays.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":" Apr\u00e8s avoir expliqu\u00e9 aux Am\u00e9ricains comment les Fran\u00e7ais \u00e9l\u00e8vent leurs enfants, Pamela Druckerman s\u2019int\u00e9resse \u00e0 une autre sp\u00e9cialit\u00e9 nationale : l’infid\u00e9lit\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"featured_media":338298,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","categories":[],"staff":[4757],"editorial_format":[4913],"week":[4992],"geo":[],"class_list":["post-338273","sunday","type-sunday","status-publish","hentry","staff-guillaume-erner","editorial_format-essais"],"acf":{"_thumbnail_id":338298,"excerpt":"Apr\u00e8s avoir expliqu\u00e9 aux Am\u00e9ricains comment les Fran\u00e7ais \u00e9l\u00e8vent leurs enfants, Pamela Druckerman s\u2019int\u00e9resse \u00e0 une autre sp\u00e9cialit\u00e9 nationale : l'infid\u00e9lit\u00e9.","display_date":"","new_abstract":true},"yoast_head":"\nOn parle souvent du tennis comme d\u2019un sport fran\u00e7ais \u00e0 l\u2019origine. C\u2019est une id\u00e9e re\u00e7ue ou il y a quelque chose de vrai l\u00e0-dedans ?<\/h3>\n\n\n\n
Et la terre battue ? Parce que le tennis en France, c\u2019est surtout Roland-Garros et sa terre battue\u2026<\/h3>\n\n\n\n
Vous avez d\u00e9couvert le tennis \u00e0 Miami ?<\/h3>\n\n\n\n
Et \u00e7a a \u00e9t\u00e9 une r\u00e9v\u00e9lation ?<\/h3>\n\n\n\n
Une crise de quoi, exactement ?<\/h3>\n\n\n\n
Le tennis a-t-il pour cela des vertus particuli\u00e8res ?<\/h3>\n\n\n\n
C\u2019est-\u00e0-dire ?<\/h3>\n\n\n\n
C\u2019est ce que vous voyez chez Nadal ?<\/h3>\n\n\n\n
Vous parlez dans votre dernier livre de ce que votre entra\u00eeneur parisien vous a dit un jour, qu\u2019il manquait quelque chose d\u2019essentiel \u00e0 votre jeu.<\/h3>\n\n\n\n
C\u2019est presque de la psychanalyse.<\/h3>\n\n\n\n
Dans The Monogamy Prize<\/em>, vous utilisez le tennis comme une m\u00e9taphore centrale pour comprendre le ph\u00e9nom\u00e8ne de l\u2019infid\u00e9lit\u00e9, apr\u00e8s avoir fait des recherches comparatives sur ce sujet dans une dizaine de pays. Qu\u2019est-ce qui vous a le plus surpris ?<\/h3>\n\n\n\n
Et en France ?<\/h3>\n\n\n\n
Mais la valeur centrale pour les Am\u00e9ricains, c\u2019est l\u2019honn\u00eatet\u00e9 ?<\/h3>\n\n\n\n
Ce que vous d\u00e9crivez dans le livre est finalement assez simple : une femme de quarante-neuf ans, fid\u00e8le depuis vingt ans, re\u00e7oit une proposition, y r\u00e9fl\u00e9chit longuement, et finalement dit non. Et choisit le tennis.<\/h3>\n\n\n\n
Il y a aussi la dimension sociale du tennis, vous en parlez beaucoup.<\/h3>\n\n\n\n