{"id":330669,"date":"2026-04-30T22:41:40","date_gmt":"2026-04-30T20:41:40","guid":{"rendered":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/?post_type=sunday&p=330669"},"modified":"2026-04-30T22:45:11","modified_gmt":"2026-04-30T20:45:11","slug":"le-bertin-dingres-comme-vous-ne-lavez-jamais-vu","status":"publish","type":"sunday","link":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/dimanches\/le-bertin-dingres-comme-vous-ne-lavez-jamais-vu\/","title":{"rendered":"Le Bertin d’Ingres comme vous ne l’avez jamais vu"},"content":{"rendered":"\n
Fran\u00e7ois-Louis Bertin est un homme des m\u00e9dias, comme on dirait aujourd\u2019hui, influent, qui dirige un des plus puissants organes de presse, le Journal des d\u00e9bats<\/em>, un titre proche de la Restauration. <\/p>\n\n\n\n Bertin a une v\u00e9ritable conscience politique. Il a d\u2019abord adh\u00e9r\u00e9 aux id\u00e9es r\u00e9volutionnaires, mais, comme beaucoup, il a \u00e9t\u00e9 atterr\u00e9 par les massacres de 1792, et surtout par la Terreur et Robespierre. Il se range alors du c\u00f4t\u00e9 d\u2019id\u00e9es plus lib\u00e9rales. C\u2019est dans ce contexte qu’il fonde le Journal des d\u00e9bats<\/em> pour porter haut ces valeurs. <\/p>\n\n\n\n Ingres en est \u00e9videmment pleinement conscient, tout comme de la port\u00e9e symbolique que repr\u00e9sente Bertin. C\u2019est d\u2019ailleurs pour cette raison qu\u2019il h\u00e9site longuement quant \u00e0 la pose \u00e0 adopter. Vous l\u2019aurez remarqu\u00e9 : celle de monsieur Bertin n\u2019a rien de classique ; c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment ce qui fait la renomm\u00e9e de ce portrait, devenu l\u2019embl\u00e8me de l\u2019ascension de la bourgeoisie au cours de la premi\u00e8re moiti\u00e9 du XIXe si\u00e8cle.<\/p>\n\n\n\n Ingres est n\u00e9 en 1780. Il a 52 ans lorsqu\u2019il peint le Portrait de monsieur Bertin<\/em>, mais il ne jouit d\u2019une v\u00e9ritable notori\u00e9t\u00e9 que depuis moins de dix ans. Celle-ci s\u2019affirme en effet gr\u00e2ce au V\u0153u de Louis XIII<\/em>, expos\u00e9 au Salon de 1824 \u2014 aujourd\u2019hui conserv\u00e9 \u00e0 la cath\u00e9drale de Montauban \u2014 qui lui vaut enfin une reconnaissance, notamment de la part de ses pairs. Il est alors salu\u00e9, pour la premi\u00e8re fois, de mani\u00e8re quasi unanime \u2014 une situation in\u00e9dite pour lui. Jusqu\u2019alors, ses envois avaient souvent suscit\u00e9 quolibets et moqueries. Il compte d\u2019ailleurs moins d\u2019amis parmi les peintres que parmi les musiciens, tant sa peinture peine \u00e0 \u00eatre comprise.<\/p>\n\n\n\n En 1832, cela fait huit ans qu’il est aim\u00e9 et salu\u00e9 \u00e0 chacune de ses apparitions. C\u2019est dans ce contexte qu\u2019intervient cette commande. Reconnu comme un grand portraitiste, c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment pour cette raison que Bertin fait appel \u00e0 lui.<\/p>\n\n\n\n Une des caract\u00e9ristiques de cette \u00e9poque est que la bourgeoisie, m\u00eame si on est d\u00e9j\u00e0 en 1832, reprend les codes traditionnels de l’aristocratie. Pour acc\u00e9der \u00e0 un certain rayonnement et confirmer sa position sociale, elle a besoin d’\u00eatre portraitur\u00e9e par les grands peintres de son temps.<\/p>\n\n\n\n Depuis le d\u00e9but du XIXe si\u00e8cle, Ingres peint l’ascension de cette bourgeoisie, d’abord la bourgeoisie italienne que Napol\u00e9on installe \u00e0 Rome pour restructurer son empire. Ensuite, en 1832, \u00e0 Paris, o\u00f9 Ingres est donc revenu. <\/p>\n\n\n\n Plongeons-nous dans ce portrait.<\/p>\n\n\n\n Bertin laisse Ingres totalement libre de la r\u00e9alisation du portrait : il ne lui demande ni une attitude, ni un d\u00e9cor. Mais cette libert\u00e9 va justement donner au peintre du fil \u00e0 retordre. <\/p>\n\n\n\n On trouve d\u2019abord un fond neutre, absolument vide. Parfois, derri\u00e8re les portraits d’Ingres, on devine des brocarts, mais ici il n\u2019y a rien. Souvent, on attend et on voit dans les portraits d\u2019Ingres des r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 l\u2019Italie. Ici, c\u2019est plut\u00f4t l’art des Flamands et des Hollandais en particulier que l\u2019on retrouve. <\/p>\n\n\n\n Avec ce portrait, Ingres abonde dans le sens de ses d\u00e9tracteurs qui lui reprochent de ne pas savoir ou de ne pas oser utiliser la couleur. Quitte \u00e0 les h\u00e9risser, il propose une mise en sc\u00e8ne \u00e0 la fois d\u00e9pouill\u00e9e et avec seulement trois couleurs : une esp\u00e8ce de brun, du noir et des tons chair. <\/p>\n\n\n\n C\u2019est ainsi qu\u2019il parvient \u00e0 r\u00e9aliser un portrait qui dit une tr\u00e8s grande v\u00e9rit\u00e9. <\/p>\n\n\n\n Les difficult\u00e9s d\u2019Ingres porteront surtout sur l\u2019attitude de son mod\u00e8le. Comment repr\u00e9senter ce bourgeois influent ? <\/p>\n\n\n\n L\u2019un des \u00e9l\u00e9ments les plus particuliers du tableau, et sans doute le plus remarquable, est la pose de monsieur Bertin, qui ne se pr\u00e9sente pas imm\u00e9diatement \u00e0 Ingres. Il lui faudra en effet beaucoup de temps pour parvenir \u00e0 ce r\u00e9sultat. <\/p>\n\n\n\n Un dessin du mus\u00e9e de Montauban t\u00e9moigne notamment de ses recherches : le mod\u00e8le est repr\u00e9sent\u00e9 dans une position plus classique ; on y voit un Bertin \u00e9l\u00e9gamment accoud\u00e9 sur une chemin\u00e9e ou le dos d’un fauteuil, comme il avait l’habitude d’installer ses mod\u00e8les, avec son chapeau de forme. En un mot, il se trouve dans une pose qui est beaucoup plus \u00e9l\u00e9gante. Pour parler avec une image qu’on comprend bien aujourd’hui, on dirait qu\u2019il est dans la repr\u00e9sentation du gentleman farmer<\/em>. <\/p>\n\n\n\n Le dessin du mus\u00e9e Ingres est assez abouti. Il lui a m\u00eame coll\u00e9 une t\u00eate qu’il a reprise ailleurs, mais il n\u2019est pas satisfait. Certains commentateurs \u00e9voquent le fait qu’il aurait r\u00e9alis\u00e9 plusieurs versions. Ingres est dans une recherche inqui\u00e8te, jusqu’\u00e0 avoir l’illumination un soir, alors qu’il \u00e9tait invit\u00e9 \u00e0 d\u00eener chez les Bertin. Il voit cet homme au naturel en train de discuter politique avec ses enfants. Il le voit s’animer, parler avec v\u00e9h\u00e9mence et presque chercher \u00e0 se lever, d’o\u00f9 cette pose incroyable. <\/p>\n\n\n\n Il est amusant de noter qu’Ingres est si impressionn\u00e9 par cette force d’attitude qu’il adopte lui-m\u00eame des poses similaires lorsqu’il se pr\u00e9sente \u00e0 Disd\u00e9ri, le photographe de cartes de visite, pour des s\u00e9ances de pose, une trentaine d’ann\u00e9es plus tard. <\/p>\n\n\n\n Mais plus s\u00e9rieusement, avec monsieur Bertin, Ingres marque le d\u00e9but d’une histoire du portrait assis qui passe, par exemple, par L\u00e9on Bonnat avec son Portrait d’Ernest Renan, et qui se poursuit avec Picasso et son Portrait de Gertrude Stein, qui reprend les m\u00eames tons. On sait en effet aujourd\u2019hui que Picasso a beaucoup regard\u00e9 Ingres et qu\u2019il est m\u00eame venu au mus\u00e9e Ingres, \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 il n’\u00e9tait pas facile de s’y rendre. <\/p>\n\n\n\n Le rapport au langage hollandais conf\u00e8re au tableau une ambiance color\u00e9e, faite d\u2019un cama\u00efeu de bruns \u00e9clair\u00e9s par ce blanc du col.<\/p>\n\n\n\n Ce col, au centre, est un d\u00e9tail tr\u00e8s important. Il concentre une lumi\u00e8re extraordinaire, tout en donnant l\u2019impression d\u2019en \u00eatre la source ; il offre une pr\u00e9sence au portrait et donc, au personnage. <\/p>\n\n\n\n Dans la peinture hollandaise, on trouve toujours une fraise blanche enserr\u00e9e dans une veste ou un habit noirs. Nous sommes pleinement dans la r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la peinture hollandaise, mais dans une r\u00e9f\u00e9rence interpr\u00e9t\u00e9e. \u00c0 cette \u00e9poque, on construisait autour du cou des hommes de nouvelles tailles gr\u00e2ce \u00e0 des techniques de repassage et \u00e0 l\u2019inclusion de mat\u00e9riaux plus durs, ce qui permettait au col de monter et de mettre ainsi la t\u00eate en valeur. Le col est alors soutenu par des chemises qui, au lieu de se rabattre comme elles le font aujourd’hui, tiennent droites autour de la t\u00eate. Cela diff\u00e8re m\u00eame des jabots du XVIIIe, encore utilis\u00e9s au d\u00e9but du XIXe si\u00e8cle, et des cols courts napol\u00e9oniens. <\/p>\n\n\n\n Ce col t\u00e9moigne aussi de la qualit\u00e9 de votre tailleur, de votre blanchisseuse et de tous les petits artisans qui travaillent pour vous afin d’obtenir cette hauteur de cou et de conserver cette blancheur \u00e9clatante.<\/p>\n\n\n\n\n\n Il faut maintenant regarder attentivement le fauteuil sur lequel est assis Bertin. <\/p>\n\n\n\n Sur l\u2019accoudoir gauche, vous verrez un petit reflet de fen\u00eatre, tout petit, mais assez reconnaissable quand on s\u2019y attarde, qui vient jouer et \u00e9clairer le tableau. Il \u00e9voque \u00e9galement l’ext\u00e9rieur du tableau, comme le faisaient les peintres hollandais qui aimaient beaucoup jouer avec ces reflets du mobilier, preuve de sa brillance, de sa qualit\u00e9 et de sa nouveaut\u00e9.<\/p>\n\n\n\n Il n’existe pas beaucoup de dessins pr\u00e9paratoires pour cette \u0153uvre. Certains sont conserv\u00e9s au mus\u00e9e Ingres, d’autres au Fogg Art Museum, aux \u00c9tats-Unis. Ces dessins d\u00e9taillent surtout les mains, absolument remarquablement repr\u00e9sent\u00e9es. C’est en observant les mains qu’on comprend la puissance que Ingres veut conf\u00e9rer \u00e0 Bertin.<\/p>\n\n\n\n Regardons encore plus attentivement. La main gauche de Bertin a un pouce cass\u00e9, qui n’est pas du tout \u00e0 sa place. <\/p>\n\n\n\n\n\n C’est tr\u00e8s courant chez Ingres, qui place les seins des femmes sous leurs bras, ajoute des vert\u00e8bres pour allonger une \u00e9chine et casse le cou de ses figures f\u00e9minines pour qu’elles aient la t\u00eate plus renvers\u00e9e. Il ne r\u00e9serve donc pas ce sort aux femmes uniquement, comme on peut le voir ici avec Bertin, dont il a cass\u00e9 les doigts de la main.<\/p>\n\n\n\n Examinons maintenant la taille des mains. La main droite, qui sort de la manche, est beaucoup trop grande par rapport \u00e0 ce qu’elle devrait \u00eatre en r\u00e9alit\u00e9. C’est elle qui attire imm\u00e9diatement le regard et conf\u00e8re toute la majest\u00e9 \u00e0 la pose.<\/p>\n\n\n\n\n\n Malgr\u00e9 les critiques faites \u00e0 ce portrait, il \u00e9tait cens\u00e9 repr\u00e9senter un bourgeois influent voulant donner une image positive de lui-m\u00eame. Certains y ont vu des serres d’aigle. L\u2019aigle est certes un animal majestueux, mais cette repr\u00e9sentation \u00e9voque \u00e9galement la violence. <\/p>\n\n\n\n Certains ont m\u00eame reproch\u00e9 \u00e0 Ingres de ne pas avoir cach\u00e9 l’embonpoint de Bertin. D’une certaine fa\u00e7on, il l’a m\u00eame accentu\u00e9.<\/p>\n\n\n\n Nous l\u2019avons dit, les portraits servent \u00e0 donner une l\u00e9gitimit\u00e9 \u00e0 tous les bourgeois qui reprennent les r\u00eanes du pouvoir et qui montent au sommet de la soci\u00e9t\u00e9. <\/p>\n\n\n\n L’habit va se raffiner et se sophistiquer au fil du si\u00e8cle. On dirait qu’Ingres a multipli\u00e9 les plis du gilet \u00e0 l’exc\u00e8s. Bertin se pr\u00e9sentait peut-\u00eatre un peu de la sorte, avec un ventre important, mais Ingres n’en a rien ignor\u00e9. <\/p>\n\n\n\n\n\n Ingres se moque de l’anatomie. Il ne voulait utiliser aucun squelette pour repr\u00e9senter la structure juste du corps.\u00a0<\/p>\n\n\n\n Alors qu’il s’agit d’un homme qui a tout de m\u00eame fait un effort avec un gilet de satin de qualit\u00e9, fait sur mesure, on ne voit qu’un chiffon un peu froiss\u00e9 sur son ventre, qui semble donc plus gros.<\/p>\n\n\n\n En \u00e9tudiant les v\u00eatements qu’Ingres faisait porter \u00e0 ses mod\u00e8les, on se rend compte qu’il exag\u00e9rait \u00e9galement les plis du pantalon. Un dessin pr\u00e9paratoire conserv\u00e9 au mus\u00e9e montre que l’entrejambe est \u00e9galement marqu\u00e9 par des plis qui ne correspondent pas \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 d’un pantalon port\u00e9 par un homme assis. <\/p>\n\n\n\n Tout cela rend Bertin nettement moins \u00e9l\u00e9gant ; moins homme de presse que gros fermier. Pourtant, c\u2019est bien un patron de presse que nous avons ici, qui lit, comme le montrent, par exemple, les b\u00e9sicles qu\u2019il porte au niveau de la taille.<\/p>\n\n\n\n Vous l\u2019avez sans doute remarqu\u00e9, mais disons-le tout de m\u00eame, monsieur Bertin est un peu d\u00e9coiff\u00e9 et, vous l\u2019aurez compris, ce n\u2019est pas un hasard. Cette chevelure participe \u00e0 ce qu’Ingres veut nous en dire (vous pouvez d\u2019ailleurs aller voir la version compl\u00e8tement d\u00e9coiff\u00e9e du Portrait de monsieur Bertin propos\u00e9e par l\u2019artiste contemporain Ga\u00ebl Davrinche qui s’\u00e9tait amus\u00e9 \u00e0 pousser ce trait \u00e0 l\u2019extr\u00eame).<\/p>\n\n\n\n\n\n Ingres ne souhaitait pas le repr\u00e9senter en tenue d’apparat, comme il l’a fait pour certains portraits masculins, par exemple pour le comte de Pastoret ou pour monsieur Norvins, alors qu’il se trouvait \u00e0 Rome, et qui montrent toute leur splendeur et leur \u00e9l\u00e9gance. Entre les plis et les cheveux en bataille, Bertin appara\u00eet comme un homme d’action.<\/p>\n\n\n\n Il vient de se passer la main dans les cheveux. On le voit dans le mouvement que sugg\u00e8re sa pose, alors qu’il est assis. Ingres cherche toujours \u00e0 cr\u00e9er une tension dans sa peinture, entre le vrai et l’invraisemblable. Or, quand on est assis, on ne bouge pas. Mais Bertin n’est pas immobile. Est-il en train de se lever ? Ou de s’asseoir ? Je dirais plut\u00f4t qu’il va se lever pour mieux faire passer son message politique et ses convictions \u00e0 ses enfants, avec qui il est en train de discuter.<\/p>\n\n\n\n C’est le tour de force d’un tableau qui doit raconter ce qui s’est pass\u00e9 avant, ce qui se passe pendant et ce qui va se passer apr\u00e8s. Ingres a merveilleusement condens\u00e9 tous ces temps dans sa peinture. Il le savait, c’\u00e9tait un chef-d’\u0153uvre. Certains n’h\u00e9sitent pas aujourd’hui \u00e0 dire qu’il s’agit du plus beau portrait qu’il ait r\u00e9alis\u00e9. <\/p>\n\n\n\n Ingres ne cachait pas ses \u00e9motions. S’il \u00e9tait connu pour ses col\u00e8res, c’\u00e9tait aussi un homme qui pleurait. <\/p>\n\n\n\n Le Portrait de monsieur Bertin<\/em> l’a fait pleurer ; il a pleur\u00e9 face \u00e0 la difficult\u00e9 rencontr\u00e9e, puis face \u00e0 celle surmont\u00e9e. <\/p>\n\n\n\n Cela en valait la peine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":" Florence Viguier-Dutheil, la directrice du mus\u00e9e Ingres Bourdelle, nous invite \u00e0 d\u00e9couvrir, comme si c’\u00e9tait la premi\u00e8re fois, un portrait aussi vaste qu’un monde.<\/p>\n","protected":false},"featured_media":330734,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"templates\/sunday-art.php","categories":[],"staff":[],"editorial_format":[4918],"week":[4929],"geo":[],"class_list":["post-330669","sunday","type-sunday","status-publish","hentry","editorial_format-treize-minutes"],"acf":{"_thumbnail_id":330734,"excerpt":"Ingres n\u2019\u00e9tait pas une IA. Maintenant, regardez bien ce tableau. Regardez ces mains.","display_date":"","new_abstract":true},"yoast_head":"\nLe tableau <\/h2>\n\n\n\n
Le (non) d\u00e9cor <\/h2>\n\n\n\n
La pose <\/h2>\n\n\n\n
La post\u00e9rit\u00e9 <\/h2>\n\n\n\n
Cinq \u00e9l\u00e9ments<\/h2>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nLe col blanc<\/h3>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nUn reflet <\/h3>\n\n\n\n
Les mains <\/h3>\n\n\n\n
La main gauche <\/h4>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nLa main droite\u00a0<\/h4>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nLes plis du gilet <\/h3>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nLa coiffure <\/h3>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\n