2<\/strong>). \u00c0 l\u2019occasion du dixi\u00e8me anniversaire de la chute de Lehman Brothers, l\u2019historien britannique a donn\u00e9 un compte rendu sid\u00e9rant d\u2019une crise qui n\u2019est pas encore pass\u00e9e et qui a durement frapp\u00e9 l\u2019Europe.<\/p>\n\n\n\nL\u2019histoire de ces dix derni\u00e8res ann\u00e9es est lentement en train de s\u2019\u00e9crire. Au c\u0153ur de celle-ci, le fait que certains \u00e9tats aient mieux r\u00e9sist\u00e9 \u00e0 la crise a des cons\u00e9quences politiques. Angela Merkel par exemple restera celle qui a su guider l\u2019Allemagne au del\u00e0 de la crise. A ce sujet, un groupe d\u2019\u00e9conomistes du Centre de Recherche de la Commission Europ\u00e9enne (JRC) a \u00e9tudi\u00e9 la \u201cr\u00e9silience\u201d des \u00c8tats europ\u00e9ens \u00e0 la crise de 2008 (1<\/strong>).<\/p>\n\n\n\nL\u2019originalit\u00e9 de leur approche est qu\u2019elle se base sur un indicateur agr\u00e9g\u00e9 de 34 variables socio-\u00e9conomiques au niveau des \u00c9tats europ\u00e9ens telles que le PIB mais aussi le niveau de confiance des m\u00e9nages, leur revenu, le taux d\u2019activit\u00e9, l\u2019investissement R&D, etc. Ils ne mesurent donc pas uniquement l\u2019impact purement \u00e9conomique de la crise.<\/p>\n\n\n\n
Les auteurs distinguent 3 types de r\u00e9silience :<\/p>\n\n\n\n
- Absorption du choc : \u00e9cart de performance entre 2007 et la pire p\u00e9riode de 2008-2016.<\/li>
- Redressement : \u00e9cart de performance entre 2017 et la pire p\u00e9riode de 2008-2016.<\/li>
- Moyen terme : \u00e9cart de performance entre 2017 et 2007.<\/li><\/ul>\n\n\n\n
Ces \u00e9carts sont standardis\u00e9s afin d\u2019\u00eatre comparables par pays. Cette comparaison donne plusieurs informations int\u00e9ressantes sur l’impact de la crise parmi les \u00c9tats europ\u00e9ens. D\u2019abord, il a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s in\u00e9gal : la Bulgarie, la Pologne et l\u2019Allemagne ont tr\u00e8s bien r\u00e9sist\u00e9 tandis que la Gr\u00e8ce, Chypre et l\u2019Italie sont loin derri\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n
Ensuite, certains pays initialement durement touch\u00e9s par la crise comme l’Irlande ou la Lituanie ont pu s\u2019en sortir. \u00c0 l\u2019inverse, si l\u2019Italie ou l\u2019Espagne ont relativement bien absorb\u00e9 le choc de la crise, ces deux pays ont moins bien r\u00e9ussi que leurs voisins \u00e0 se redresser apr\u00e8s que le pire est pass\u00e9.<\/p>\n\n\n\n
Enfin, d\u2019apr\u00e8s les donn\u00e9es les plus r\u00e9centes, seuls 13 pays ont d\u00e9pass\u00e9 aujourd\u2019hui le niveau de l\u2019indicateur agr\u00e9g\u00e9 d\u2019avant crise. Les plaies de 2008 ne sont pas referm\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n
Pour en savoir plus, il va falloir lire le rapport du JRC. On peut regretter tout de m\u00eame le choix ad-hoc<\/em> des indicateurs ainsi que l\u2019absence d\u2019information sur la r\u00e9silience de l\u2019Union en tant que telle par rapport \u00e0 ses concurrents mondiaux. L’histoire de la crise de 2008 devrait peut-\u00eatre se raconter au niveau des grandes zones \u00e9conomiques plut\u00f4t que des \u00c9tats.<\/p>\n\n\n\n