{"id":7902,"date":"2018-09-09T22:00:57","date_gmt":"2018-09-09T20:00:57","guid":{"rendered":"https:\/\/lldl.eu\/?p=7902"},"modified":"2019-04-06T20:33:19","modified_gmt":"2019-04-06T18:33:19","slug":"mauvaise-semaine-pour-les-banques-allemandes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2018\/09\/09\/mauvaise-semaine-pour-les-banques-allemandes\/","title":{"rendered":"Mauvaise semaine pour les banques allemandes"},"content":{"rendered":"\n
Francfort. <\/em>Apr\u00e8s avoir perdu depuis le premier janvier pr\u00e8s de 40 pour cent de sa valeur, la Deutsche Bank sera retir\u00e9e le 24 septembre prochain de l\u2019indice Euro Stoxx 50 (1<\/strong>). L\u2019indice, calcul\u00e9 \u00e0 Francfort par le groupe Deutsche B\u00f6rse, regroupe les 50 plus grandes entreprises cot\u00e9es de la zone euro ; la premi\u00e8re banque allemande en faisait partie depuis sa cr\u00e9ation en 1998. La mauvaise nouvelle, parue mardi, en a pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 d\u2019\u00e0 peine vingt-heures une autre : ce m\u00eame 24 septembre, sa grande concurrente, la Commerzbank, sera quant \u00e0 elle chass\u00e9e du DAX, l\u2019indice-phare de la place francfortoise, dont elle \u00e9tait elle aussi un membre fondateur. Le quatri\u00e8me \u00e9tablissement du pays a perdu 30 pour cent de sa valeur l\u2019ann\u00e9e pass\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n L\u2019appartenance d\u2019une entreprise \u00e0 ces indices, qui agr\u00e8gent un nombre pr\u00e9\u00e9tabli de titres, d\u00e9pend de sa valeur et du volume des transactions ; un certain effet de seuil est donc in\u00e9vitable. Toutefois, les risques encourus en cas de d\u00e9classement ne sont pas uniquement de l\u2019ordre psychologique, mais d\u00e9j\u00e0 potentiellement ravageur, de la perte de confiance. Dix-sept fonds de placement passifs dits \u201cindiciels\u201d (ETFs<\/em>) reproduisent en effet dans leurs portefeuilles la composition du DAX ; ensemble, ils d\u00e9tiennent des actions de la Commerzbank pour une valeur d\u2019environ 150 millions d\u2019euros. \u00c0 l\u2019approche du 24 septembre, ces fonds vont s\u2019efforcer de vendre rapidement leurs titres Commerzbank, ce qui risque d\u2019aggraver significativement la chute du cours (4<\/strong>).<\/p>\n\n\n\n L\u2019essor des technologies financi\u00e8res (fintech<\/em>) a affaibli ces derni\u00e8res ann\u00e9es la position de march\u00e9 des banques traditionnelles, plus lentes \u00e0 s\u2019adapter. C\u2019est la force de la firme munichoise Wirecard, qui remplace Commerzbank au sein du DAX (3<\/strong>). \u00c0 l\u2019inverse, la Commerzbank a perdu 97 pour cent de sa valeur boursi\u00e8re depuis son pic en 2007 ; la Deutsche Bank, 90 pour cent. La premi\u00e8re a annonc\u00e9 la suppression de 9600 postes au profit d\u2019une num\u00e9risation accrue, sans pour autant convaincre ; la seconde veut en supprimer 7000, et a sembl\u00e9 ces derniers jours compter sur une proph\u00e9tie qu\u2019elle voudrait autor\u00e9alisatrice (\u201cLa direction est fermement r\u00e9solue \u00e0 ex\u00e9cuter la strat\u00e9gie annonc\u00e9e […]. Nous pensons que cela soutiendra la valorisation de Deutsche Bank par le march\u00e9\u201d) (2<\/strong>).<\/p>\n\n\n\n Surtout, le march\u00e9 allemand souffre de ses d\u00e9s\u00e9quilibres structurels. Scind\u00e9 en une multitude de petits \u00e9tablissements locaux et sp\u00e9cialis\u00e9s, le secteur bancaire allemand ne place qu\u2019un seul champion parmi les 50 plus grands \u00e9tablissements mondiaux : la Deutsche Bank. Mais l\u2019\u00e9tablissement syst\u00e9mique fait l\u2019objet de critiques r\u00e9currentes, et son \u00e9chec au stress-test<\/em> de la Federal Reserve<\/em> en juin, cas unique parmi les banques de cette taille, a de nouveau d\u00e9t\u00e9rior\u00e9 sa r\u00e9putation.<\/p>\n\n\n\n L\u2019avertissement adress\u00e9 par les indices \u00e0 la Deutsche Bank et \u00e0 la Commerzbank relance une nouvelle fois la piste d\u2019une fusion, \u00e9voqu\u00e9e depuis des ann\u00e9es. \u00a0Ensemble, les deux \u00e9tablissements formeraient la deuxi\u00e8me banque de la zone euro. Un colosse aux pieds d\u2019argile ? La chute en Bourse de deux des principales banques allemandes est le sympt\u00f4me d\u2019une grave p\u00e9riode de crise. En cause, la croissance des fintech, mais aussi et surtout les d\u00e9s\u00e9quilibres structurels li\u00e9es \u00e0 la fragmentation du syst\u00e8me bancaire en Allemagne. <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"templates\/post-briefings.php","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_trash_the_other_posts":false,"footnotes":""},"categories":[1727],"tags":[],"geo":[536],"class_list":["post-7902","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-economie","staff-francois-hublet","geo-centres"],"acf":[],"yoast_head":"\n
<\/strong><\/p>\n\n\n\nPerspectives :<\/strong><\/h4>\n\n\n\n
Sources :
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