{"id":7250,"date":"2018-08-19T22:00:38","date_gmt":"2018-08-19T20:00:38","guid":{"rendered":"https:\/\/lldl.eu\/?p=7250"},"modified":"2019-04-07T17:52:34","modified_gmt":"2019-04-07T15:52:34","slug":"les-sanctions-americaines-chauffent-un-marche-du-petrole-deja-volatil","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2018\/08\/19\/les-sanctions-americaines-chauffent-un-marche-du-petrole-deja-volatil\/","title":{"rendered":"Les sanctions am\u00e9ricaines chauffent un march\u00e9 du p\u00e9trole d\u00e9j\u00e0 volatil"},"content":{"rendered":"\n

T\u00e9h\u00e9ran<\/em>. Le 8 mai 2018, les \u00c9tats-Unis sont effectivement sorti de l\u2019accord de Vienne sur le nucl\u00e9aire iranien. Sign\u00e9 sous l\u2019administration Obama en juillet 2015 et pr\u00e9voyant une lev\u00e9e progressive des sanctions \u00e9conomique et diplomatiques contre la R\u00e9publique Islamique d\u2019Iran, le Jcpoa n\u00e9goci\u00e9 avec le pr\u00e9sident iranien Hassan Rouhani avait soulev\u00e9 de nombreux espoirs tant dans la soci\u00e9t\u00e9 iranienne qu\u2019en Europe, entre promesses \u00e9conomiques et renouement de liens diplomatiques anciens. La r\u00e9instauration des sanctions am\u00e9ricaines s\u2019ins\u00e8re dans un contexte de pivot de la politique \u00e9trang\u00e8re am\u00e9ricaine vis \u00e0 vis du r\u00e9gime iranien et des soup\u00e7ons de la reprise d\u2019un programme nucl\u00e9aire strat\u00e9gique, en d\u00e9pit de la r\u00e9sistance affich\u00e9e des parties europ\u00e9ennes de l\u2019accord (4<\/strong>).<\/p>\n\n\n\n

L\u2019embargo sur le p\u00e9trole iranien, qui entrera officiellement en vigueur en novembre, d\u00e9stabilise d\u00e9j\u00e0 un march\u00e9 mondial incertain quant au prix du baril \u00e0 venir (2<\/strong>). La chute du prix du p\u00e9trole observ\u00e9e en juin 2014 a plong\u00e9 tous les acteurs du secteur, \u00e0 commencer par les majors (ExxonMobil, Shell, Bp, Total,\u2026) et les Nocs (National Oil Companies, e.g Saudi Aramco, Nioc, Rosneft,…), dans une situation financi\u00e8re brutalement pr\u00e9caire, et a pr\u00e9cipit\u00e9 une r\u00e9duction drastique des investissements dans de nouveaux gisements. Les niveaux de production actuels s\u2019en ressentent, l\u2019Agence internationale de l’\u00e9nergie (Aie) \u00e9voquant un risque de d\u00e9s\u00e9quilibre entre demande mondiale croissante et offre de p\u00e9trole en berne (1<\/strong>). L\u2019Iran, membre co-fondateur de l\u2019Opep et 4e pays mondial en termes de r\u00e9serves de p\u00e9trole, a produit 3,8 millions de barils par jour en 2017, dont 2,5 millions export\u00e9s. Il s\u2019agit donc d\u2019un acteur majeur du march\u00e9 p\u00e9tro-gazier mondial, dont l\u2019ostracisation prochaine a d\u00e9j\u00e0 des \u00e9chos s\u00e9rieux sur les indicateurs financiers (3<\/strong>).<\/p>\n\n\n\n

Le baril de Brent, p\u00e9trole brut de mer du Nord et l\u2019un des prix de r\u00e9f\u00e9rence du march\u00e9, s\u2019ach\u00e8te aujourd\u2019hui \u00e0 72$. Alors que les fluctuations du prix du p\u00e9trole observ\u00e9es depuis la crise \u00e9conomique de 2008 ne cessent de s\u2019intensifier et de s’acc\u00e9l\u00e9rer, une question se pose en Europe. L\u2019Union parviendra-t-elle \u00e0 maintenir des relations \u00e9nerg\u00e9tiques avec l\u2019Iran, alors que Total a annonc\u00e9 d\u00e9but juin l\u2019interruption de ses activit\u00e9s dans le pays ? Les Etats-Unis, producteurs et exportateurs de p\u00e9trole et de gaz gr\u00e2ce \u00e0 leurs ressources non-conventionnelles, semblent en tout cas en position de tirer profit \u00e0 court terme de cette crise diplomatique aussi sur le plan \u00e9nerg\u00e9tique.<\/p>\n\n\n\n

Perspectives :<\/strong><\/h4>\n\n\n\n