{"id":72299,"date":"2020-05-11T21:39:40","date_gmt":"2020-05-11T19:39:40","guid":{"rendered":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/?p=72299"},"modified":"2020-05-12T10:01:09","modified_gmt":"2020-05-12T08:01:09","slug":"les-degats-collateraux-de-la-pandemie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2020\/05\/11\/les-degats-collateraux-de-la-pandemie\/","title":{"rendered":"Les d\u00e9g\u00e2ts collat\u00e9raux sanitaires de la pand\u00e9mie"},"content":{"rendered":"\n
Le changement majeur de nos comportements induits par le confinement a des cons\u00e9quences sanitaires bien au-del\u00e0 du domaine de la virologie. Le retard de prise en charge d\u2019urgences vitales par diminution du recours aux urgences, la d\u00e9compensation de pathologies chroniques par l\u2019interruption du suivi m\u00e9dical et l\u2019essor de pathologies psychiatriques sont autant de menaces \u00e0 retardement pour le syst\u00e8me sanitaire. Il est difficile pour l\u2019instant d\u2019estimer l\u2019ampleur de ces \u00ab d\u00e9g\u00e2ts collat\u00e9raux \u00bb de la pand\u00e9mie, difficiles \u00e0 objectiver pendant la phase aigu\u00eb de la crise, mais les retomb\u00e9es seront potentiellement majeures et durables. <\/p>\n\n\n\n
Les effets sanitaires d\u2019une pand\u00e9mie peuvent \u00eatre d\u00e9crits comme une succession de vagues. La 1e<\/sup> vague (violet) est li\u00e9e \u00e0 la morbi-mortalit\u00e9 directement engendr\u00e9e par le virus. La 2e<\/sup> vague (vert) est engendr\u00e9e par le manque et le retard de prise en charge d\u2019urgences vitales et fonctionnelles. Elle est suivie d\u2019une 3e<\/sup> vague (bleu) en lien avec la d\u00e9compensation de pathologies chroniques, ainsi que le retard de prise en charge de pathologies non diagnostiqu\u00e9es \u00e0 cause de la pand\u00e9mie (telles que les cancers et pathologies cardiaques). Enfin, la derni\u00e8re vague (rouge) correspond aux cons\u00e9quences psychiques et psychiatriques de l\u2019\u00e9pid\u00e9mie. Nous nous situons actuellement sur la partie descendante de la 1e<\/sup> vague (violette) ; le reste est encore \u00e0 venir.<\/p>\n\n\n\n\n\n Le d\u00e9but du confinement \u00e0 la mi-mars 2020 s\u2019est accompagn\u00e9 d\u2019une diminution des consultations aux services des Urgences de 50 % en moyenne en France, pouvant atteindre 80 % dans les centres \u00e9pid\u00e9miques actifs tels que le Grand Est et les Hauts-de-France. Cette diminution se poursuit en avril (48 %) <\/span>1<\/sup><\/a><\/span><\/span>.<\/p>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nUne diminution du recours aux Urgences <\/h4>\n\n\n\n