{"id":64182,"date":"2020-03-19T20:33:43","date_gmt":"2020-03-19T19:33:43","guid":{"rendered":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/?p=64182"},"modified":"2020-03-19T23:04:28","modified_gmt":"2020-03-19T22:04:28","slug":"coronavirus-ilaria-capua","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2020\/03\/19\/coronavirus-ilaria-capua\/","title":{"rendered":"\u00ab Face \u00e0 la catastrophe en Lombardie \u00bb, une conversation avec la virologue Ilaria Capua"},"content":{"rendered":"\n
L’exp\u00e9rience des pand\u00e9mies pr\u00e9c\u00e9dentes<\/a> suffisait pour imaginer ce sc\u00e9nario. Cependant, il s’agit de ph\u00e9nom\u00e8nes qui touchent un tel nombre de sph\u00e8res, du biologique au social, avec d’innombrables ramifications, qu’une approche interdisciplinaire est indispensable pour les traiter. Je l’ai acquise \u00e0 travers un parcours atypique : d’abord comme virologue, puis comme parlementaire, et enfin comme directrice d’un centre d’\u00e9tudes interdisciplinaires en Floride. Dans mon livre Health Circular<\/em><\/a>, je me suis concentr\u00e9e plus pr\u00e9cis\u00e9ment sur les d\u00e9s\u00e9quilibres mondiaux qui rendent de tels sc\u00e9narios de plus en plus probables. D’une certaine mani\u00e8re, nous nous attendions tous \u00e0 cette pand\u00e9mie.<\/p>\n\n\n\n La pand\u00e9mie a montr\u00e9 au grand jour l’impr\u00e9paration absolue des gouvernements occidentaux : ce sont des situations dans lesquelles on ne peut pas discuter de tous les choix. Nous avons besoin d’une cha\u00eene de commandement claire : cela ne signifie pas adopter le mod\u00e8le chinois<\/a> mais faire en sorte que le n\u00f4tre fonctionne d\u00e9j\u00e0 plus efficacement. La panique sur les march\u00e9s en \u00e9tait la cons\u00e9quence logique.<\/p>\n\n\n\n \u00ab Cette urgence a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que le v\u00e9ritable point faible du syst\u00e8me est sa vitesse \u00bb<\/p>Ilaria Capua<\/cite><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n Au contraire, cette urgence a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que le v\u00e9ritable point faible du syst\u00e8me est sa vitesse. Gr\u00e2ce aux infrastructures de communication, nous avons pu acc\u00e9l\u00e9rer (et donc transformer qualitativement) des ph\u00e9nom\u00e8nes qui, auparavant, se produisaient sur des milliers d’ann\u00e9es. Pensez au virus de la rougeole : ce n’\u00e9tait rien d’autre qu’une mutation de la peste bovine qui a \u00e9t\u00e9 transmise aux humains lorsque nous avons commenc\u00e9 \u00e0 apprivoiser la vache. La rougeole a envahi le monde petit \u00e0 petit. Pensons aussi \u00e0 la grippe espagnole<\/a>, qui a pris deux ans pour se propager il y a un si\u00e8cle. Cette fois-ci, il n\u2019a fallu que quelques semaines. <\/p>\n\n\n\nComment, alors, expliquez-vous les h\u00e9sitations et les changements constants de strat\u00e9gie<\/a> de la part des gouvernements ?<\/h3>\n\n\n\n
Le probl\u00e8me est-il la lenteur de notre syst\u00e8me ?<\/strong><\/h3>\n\n\n\n