{"id":6349,"date":"2018-07-29T22:00:41","date_gmt":"2018-07-29T20:00:41","guid":{"rendered":"https:\/\/lldl.eu\/?p=6349"},"modified":"2019-05-18T16:20:13","modified_gmt":"2019-05-18T14:20:13","slug":"galileo-la-defense-europeenne-mise-sur-les-etoiles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2018\/07\/29\/galileo-la-defense-europeenne-mise-sur-les-etoiles\/","title":{"rendered":"Galileo : la d\u00e9fense europ\u00e9enne mise sur les \u00e9toiles"},"content":{"rendered":"\n

Kourou, Guyane Fran\u00e7aise<\/em>. Le programme Galileo continue \u00e0 se d\u00e9velopper. Le lancement mercredi 25 juillet de 4 satellites par le lanceur Ariane depuis le port spatial europ\u00e9en de Kourou, en Guyane fran\u00e7aise, porte le total de ses composants en orbite \u00e0 26 (2<\/strong>). Ce dernier lancement permettra au programme d’\u00eatre disponible n’importe quand et n’importe o\u00f9.<\/p>\n\n\n\n

Le d\u00e9veloppement de Galileo marque une nouvelle \u00e9tape vers l’acquisition par l’Europe de son propre syst\u00e8me autonome de navigation par satellite, d\u00e9connect\u00e9 du GPS am\u00e9ricain et de ses autres concurrents, comme le Glonass russe. Bien que le syst\u00e8me satellitaire soit destin\u00e9 \u00e0 de nombreuses utilisations civiles et militaires, ce sont ces derni\u00e8res qui motivent son plus grand potentiel et son int\u00e9r\u00eat g\u00e9opolitique. Galileo, dont la construction a d\u00e9but\u00e9 en 1993, appara\u00eet presque comme la premi\u00e8re r\u00e9ussite de la coop\u00e9ration europ\u00e9enne dans le secteur de la d\u00e9fense ; il est le r\u00e9sultat d’une collaboration entre l’Union et l’Agence spatiale europ\u00e9enne (ESA) d’une valeur de 10 milliards d’euros, avec la participation d’un consortium d’entreprises europ\u00e9ennes, dont Alenia (Italie), Ohb (Allemagne) et Airbus (France) (3<\/strong>).<\/p>\n\n\n\n

C’est pr\u00e9cis\u00e9ment en examinant les questions militaires que le diff\u00e9rend avec le Royaume-Uni s\u2019explique. En mai dernier, l’Union a confirm\u00e9 l’exclusion de Londres du projet apr\u00e8s le Brexit, pour des \u00ab raisons de s\u00e9curit\u00e9 imp\u00e9rieuses \u00bb : selon Bruxelles, les \u00c9tats non membres de l’UE n’auront pas acc\u00e8s aux donn\u00e9es sensibles g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par le programme. Ce refus a \u00e9t\u00e9 accueilli avec irritation par le Royaume-Uni, qui a investi quelque 1,35 milliard d’euros dans le syst\u00e8me : le ministre des Finances Philip Hammond a menac\u00e9 que Londres, si elle continue d’\u00eatre exclue, tentera de d\u00e9velopper son propre syst\u00e8me satellitaire. De plus, Hammond cherche \u00e0 obtenir une action en justice pour exiger le remboursement de l\u2019investissement britannique. Jusqu’\u00e0 pr\u00e9sent, la Commission europ\u00e9enne a r\u00e9pondu \u00e0 ses menaces en rappelant que \u00ab les donn\u00e9es militaires demand\u00e9es par Londres sont tr\u00e8s sp\u00e9cifiques et ne peuvent \u00eatre transf\u00e9r\u00e9es \u00e0 un \u00c9tat non membre \u00bb (1<\/strong>).<\/p>\n\n\n\n

Ce d\u00e9bat risque de compromettre la future coop\u00e9ration en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9 entre l’UE et le Royaume-Uni, mais il montre aussi que Bruxelles s’efforce s\u00e9rieusement de mettre en place sa propre capacit\u00e9 de d\u00e9fense autonome.<\/p>\n\n\n\n

Perspectives : <\/strong><\/h4>\n\n\n\n