{"id":52987,"date":"2019-11-19T10:21:09","date_gmt":"2019-11-19T09:21:09","guid":{"rendered":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/?p=52987"},"modified":"2019-11-19T10:21:11","modified_gmt":"2019-11-19T09:21:11","slug":"world-energy-outlook-2019-des-politiques-actuelles-insuffisantes-face-a-une-demande-denergie-en-croissance","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2019\/11\/19\/world-energy-outlook-2019-des-politiques-actuelles-insuffisantes-face-a-une-demande-denergie-en-croissance\/","title":{"rendered":"World Energy Outlook 2019 : des politiques actuelles insuffisantes face \u00e0 une demande d\u2019\u00e9nergie en croissance"},"content":{"rendered":"\n

L\u2019\u00e9dition 2019 du World Energy Outlook (WEO), le rapport phare de l\u2019Agence Internationale de l\u2019Energie (AIE) sise \u00e0 Paris, a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e \u00e0 Paris le 13 Novembre 2019. Cette publication arrive \u00e0 un moment o\u00f9 beaucoup de disparit\u00e9s affectent le contexte \u00e9nerg\u00e9tique mondial, selon le directeur ex\u00e9cutif de l\u2019AIE, le Dr. Fatih Birol. Comme ce dernier le rappelle, chaque type de technologie ou de combustible a son importance et son r\u00f4le strat\u00e9gique \u00e0 jouer dans chacun des secteurs de l’\u00e9conomie. Optimiser cette compl\u00e9mentarit\u00e9 fonctionnelle des sources d\u2019\u00e9nergie de fa\u00e7on durable requiert n\u00e9anmoins une gouvernance et un leadership forts de la part des d\u00e9cideurs politiques, les gouvernements d\u00e9tenant \u00e0 la fois la plus grande latitude et la plus forte responsabilit\u00e9 vis-\u00e0-vis de la conception des politiques \u00e9nerg\u00e9tiques.<\/p>\n\n\n\n

La disparit\u00e9 la plus frappante mise en avant par le WEO 2019 est celle des \u00e9missions de CO2. Malgr\u00e9 les efforts consacr\u00e9s ces derni\u00e8res ann\u00e9es \u00e0 la d\u00e9carbonation de nos \u00e9conomies, les \u00e9missions ne cessent de s’accro\u00eetre. Le niveau d\u2019\u00e9missions a ainsi atteint son maximum historique en 2018, avec une augmentation de 1,9 %  <\/span>1<\/sup><\/a><\/span><\/span> apr\u00e8s une p\u00e9riode de stabilit\u00e9 de trois ans cons\u00e9cutifs. Cette augmentation a \u00e9t\u00e9 la plus marqu\u00e9e depuis 2013  <\/span>2<\/sup><\/a><\/span><\/span>, en d\u00e9pit de la mobilisation internationale croissante dans le sillage de l\u2019Accord de Paris en 2015 et des contributions volontaires propos\u00e9es par les pays dans ce cadre.<\/p>\n\n\n\n

La sc\u00e9narisation \u00e9nerg\u00e9tique est un \u00e9l\u00e9ment central de la m\u00e9thodologie du WEO (Figure 1). <\/em>Celui des scenarii qui prend en compte l\u2019ensemble des efforts n\u00e9cessaires pour respecter nos engagements climatiques, le Sustainable Development Scenario <\/em>(SDS), a \u00e9t\u00e9 reconduit. Nouveaut\u00e9 cette ann\u00e9e, un sc\u00e9nario dit \u201cde politiques confirm\u00e9es\u201d (Stated Energy Policies Scenario, STEPS<\/em>) a \u00e9t\u00e9 introduit pour remplacer celui des \u201cnouvelles politiques\u00a0\u201d qui avait un caract\u00e8re plus prospectif. Innovation int\u00e9ressante, le sc\u00e9nario STEPS \u201cne consid\u00e8re que des initiatives politiques sp\u00e9cifiques qui ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 annonc\u00e9es, dans le but de refl\u00e9ter les strat\u00e9gies des d\u00e9cideurs actuels et d\u2019illustrer leurs cons\u00e9quences, plut\u00f4t que de tenter de deviner comment ces orientations pourraient \u00e9voluer dans le futur\u201d <\/span>3<\/sup><\/a><\/span><\/span>. Le parti-pris de ce changement paradigmatique est clair : il participe d\u2019une injonction renouvel\u00e9e \u00e0 l\u2019action politique ; \u00e0 une plus grande transparence des engagements pris par les gouvernements ; et \u00e0 un recentrage du d\u00e9bat public sur le co\u00fbt des technologies et sur l\u2019impact des politiques \u00e9nerg\u00e9tiques et environnementales.<\/p>\n\n\n\n\n\n

\n \n \r\n \r\n \r\n \r\n \r\n \r\n \"Projections\r\n <\/picture>\r\n \n
Figure 1 \u2013 Projections de la demande mondiale d\u2019\u00e9nergie primaire et des \u00e9missions de CO2 li\u00e9es, par source et par sc\u00e9nario (STEPS, SDS et CP). Source  : AIE 2019.\r\n Lecture  : d\u2019apr\u00e8s le sc\u00e9nario \u201cStated Policies\u201d (STEPS), il est manifeste que la continuation des politiques existantes ou annonc\u00e9es actuellement ne permettrait que de freiner la croissance des \u00e9mission de CO2 d\u2019ici \u00e0 2014 mais pas d\u2019en inverser la tendance, faute de d\u00e9carbonisation suffisante du mix \u00e9nerg\u00e9tique mondial.<\/figcaption>\n <\/a>\n<\/figure>\n\n\n

Le WEO 2019 insiste sur la possibilit\u00e9 de mener des transformations profondes dans les syst\u00e8mes \u00e9nerg\u00e9tiques. Cela a bien \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9 par l\u2019Histoire : d\u2019un syst\u00e8me domin\u00e9 essentiellement par le p\u00e9trole dans les ann\u00e9es 1970, on observe aujourd\u2019hui une pr\u00e9sence plus marqu\u00e9e du gaz naturel et des sources renouvelables dans le mix \u00e9nerg\u00e9tique mondial. Le mix \u00e9nerg\u00e9tique du futur sera, en ce sens, encore plus diversifi\u00e9 et composite. Pour l\u2019AIE  <\/span>4<\/sup><\/a><\/span><\/span>, la cl\u00e9 de la compr\u00e9hension de ces transformations r\u00e9side dans notre capacit\u00e9 \u00e0 penser conjointement les diff\u00e9rentes temporalit\u00e9s du changement. En effet, la nature et le rythme des \u00e9volutions per\u00e7ues dans le secteur de l’\u00e9nergie peuvent profond\u00e9ment varier selon le segment du syst\u00e8me \u00e9nerg\u00e9tique que l\u2019on observe. Dans toute analyse politique et prospective, l\u2019AIE enjoint ainsi \u00e0 mettre en regard des indicateurs dynamiques dits \u201cde flux\u201d, tels que les investissements dans le solaire photovolta\u00efque ou la croissance des ventes de v\u00e9hicules \u00e9lectriques, avec des \u201cindicateurs de stock\u201d refl\u00e9tant le capital fixe, tel que les actifs et infrastructures qui sont le principal vecteur des \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre.<\/p>\n\n\n\n

Pour diminuer les \u00e9missions de CO2, le d\u00e9fi majeur sera celui de l\u2019\u00e9chelle :\u00a0 la demande d\u2019\u00e9nergie primaire va en effet continuer \u00e0 cro\u00eetre et pourrait largement d\u00e9passer les 15000\u00a0Mtoe <\/span>5<\/sup><\/a><\/span><\/span> en 2040 avec les politiques actuelles <\/span>6<\/sup><\/a><\/span><\/span>.<\/p>\n\n\n\n

Un des contributeurs majeurs de la hausse de la demande \u00e9nerg\u00e9tique sera le continent africain, un ensemble qui occupe une place sp\u00e9ciale dans le WEO 2019. Avec une \u00e9conomie en expansion et une population qui pourrait atteindre 2 milliards d\u2019habitants en 2040, soit +0,5 milliards d\u2019urbains en 20 ans \u2014 une croissance urbaine bien sup\u00e9rieure \u00e0 celle qu\u2019a connu la Chine entre 1990 et 2010 \u2014, l\u2019Afrique est promise \u00e0 des besoins \u00e9nerg\u00e9tiques accrus (construction, transports, climatisation, etc) et exercera par ce biais une plus forte influence sur les tendances \u00e9nerg\u00e9tiques globales. Le WEO 2019 montre par ailleurs que le potentiel renouvelable en Afrique est significatif et est largement sous-exploit\u00e9. \u00c0 titre d\u2019exemple, l\u2019Afrique est le continent qui rec\u00e8le le potentiel solaire photovolta\u00efque le plus \u00e9lev\u00e9 du monde mais ne repr\u00e9sente que 1 % de la capacit\u00e9 photovolta\u00efque install\u00e9e mondiale. Cependant, les \u00e9nergies fossiles semblent devoir rester un \u00e9l\u00e9ment essentiel du mix \u00e9nerg\u00e9tique africain \u00e0 l\u2019horizon 2040 \u2014 par exemple, environ de 40 % des gisement de gaz naturel r\u00e9cemment d\u00e9couverts se situent en Afrique, ce qui conduit le sc\u00e9nario STEPS de l\u2019AIE \u00e0 conjecturer une expansion majeure de la consommation de gaz naturel en Afrique d\u2019ici 2040.<\/p>\n\n\n\n\n\n

\n \n \r\n \r\n \r\n \r\n \r\n \r\n \"Figure\r\n <\/picture>\r\n \n
Figure 2 \u2013 Economies de CO2 par technologie n\u00e9cessaires d\u2019ici 2050 pour respecter les engagements climatiques. Source  : AIE 2019.\r\nLecture  : l\u2019inflexion voire l\u2019inversion \u2014 dans le cas du sc\u00e9nario SDS \u2014 des \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre n\u00e9cessitera la mise en place simultan\u00e9e d\u2019un \u00e9ventail de politiques publiques touchant \u00e0 l\u2019efficacit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique, aux mobilit\u00e9s bas-carbone, \u00e0 l\u2019\u00e9lectrification, au d\u00e9ploiement des renouvelables et aux comportements de consommation \u00e9nerg\u00e9tique. Il est \u00e9galement int\u00e9ressant d\u2019observer le caract\u00e8re tr\u00e8s m\u00e9diat et graduel des effets des politiques sur la r\u00e9duction des \u00e9missions  : au mieux, c\u2019est-\u00e0-dire dans le sc\u00e9nario SDS de l\u2019AIE, un v\u00e9ritable \u201cd\u00e9collage\u201d de la magnitude de l\u2019impact des politiques n\u2019est \u00e0 esp\u00e9rer que vers la fin des ann\u00e9es 2020, pour un plein d\u00e9ploiement des r\u00e9ductions d\u2019\u00e9missions entre 2030\u20132040.<\/figcaption>\n <\/a>\n<\/figure>\n\n\n

L\u2019\u00e9lectrification continuera \u00e0 jouer un r\u00f4le d\u00e9cisif dans la d\u00e9carbonisation des \u00e9conomies d\u00e9velopp\u00e9es et en d\u00e9veloppement. Dans le sc\u00e9nario STEPS de l\u2019AIE, la capacit\u00e9 install\u00e9e de charbon, c\u2019est-\u00e0-dire la plus grosse \u00e9mettrice de CO2 dans les syst\u00e8mes \u00e9lectriques actuels, demeurera constante. Cela s\u2019explique par un parc de centrales charbon tr\u00e8s jeunes (62 % du parc actuel est en dessous de 20 ans d\u2019anciennet\u00e9 <\/span>7<\/sup><\/a><\/span><\/span>), d\u00e9velopp\u00e9es en Asie notamment, et peu efficientes \u2014 la majorit\u00e9 des centrales dans le monde sont des centrales dites sous-critiques <\/span>8<\/sup><\/a><\/span><\/span>. En Allemagne, par exemple, une nouvelle centrale charbon devrait \u00eatre op\u00e9rationnelle en 2020 malgr\u00e9 la sortie du charbon planifi\u00e9e pour 2038 <\/span>9<\/sup><\/a><\/span><\/span>.<\/p>\n\n\n\n

Les \u00e9nergies renouvelables (\u00e9olien et solaire photovolta\u00efque) devraient continuer\u00a0 \u00e0 se d\u00e9velopper pour d\u00e9passer l\u2019\u00e9lectronucl\u00e9aire, deuxi\u00e8me source de production d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 bas-carbone aujourd\u2019hui. La capacit\u00e9 nucl\u00e9aire resterait quant \u00e0 elle constante \u00e0 l\u2019horizon 2040, avec des fermetures aux \u00c9tats-Unis et en Europe compens\u00e9es par la construction de nouvelles centrales dans les pays hors tels que la Chine. Le d\u00e9veloppement le plus fort serait observ\u00e9 pour le solaire photovolta\u00efque, qui devrait augmenter les besoins de flexibilit\u00e9 des syst\u00e8mes \u00e9lectriques. Il convient de rappeler que le solaire photovolta\u00efque est une technologie avec une forte autocorr\u00e9lation <\/span>10<\/sup><\/a><\/span><\/span> ce qui a une influence significative sur le co\u00fbt global du syst\u00e8me mais aussi sur le prix d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 <\/span>11<\/sup><\/a><\/span><\/span>.<\/p>\n\n\n\n

Les projections du WEO 2019 montrent que les \u00e9missions de CO2 ne vont pas diminuer avec les politiques av\u00e9r\u00e9es aujourd\u2019hui. En effet, les effets de la croissance \u00e9conomique et d\u00e9mographique sur la demande \u00e9nerg\u00e9tique d\u2019ici 2040 semblent l’emporter sur la pression actuelle en faveur d’un syst\u00e8me \u00e9nerg\u00e9tique plus efficace et moins polluant <\/span>12<\/sup><\/a><\/span><\/span>. Davantage d\u2019efforts seront donc n\u00e9cessaires pour atteindre les objectifs du sc\u00e9nario SDS de l\u2019AIE. Parmi les diff\u00e9rents leviers \u00e0 mobiliser pour y parvenir figurent l\u2019efficacit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique, les \u00e9nergies renouvelables, et le \u00ab fuel switching\u00a0<\/em> \u00bb.<\/p>\n\n\n\n

Cependant, comme affirm\u00e9 par Dr. Fatih Birol, il n\u2019y pas de solution simple et unique pour diminuer drastiquement les \u00e9missions mondiales de CO2 et transformer les syst\u00e8mes \u00e9nerg\u00e9tiques (Figure 2). Cela va en effet d\u00e9pendre des conditions et du point de d\u00e9part de chaque pays. En 2019, un rapport phare r\u00e9dig\u00e9 par un consortium d\u2019institutions multilat\u00e9rales sp\u00e9cialis\u00e9es dont l\u2019AIE <\/span>13<\/sup><\/a><\/span><\/span> soulignait que 840 millions de personnes dans le monde demeurent priv\u00e9es d\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019\u00e9lectricit\u00e9, malgr\u00e9 un taux d\u2019\u00e9lectrification mondial de 89 % en 2017 atteint gr\u00e2ce \u00e0 une solide croissance annuelle de +0,8 % entre 2010 et 2017. N\u00e9anmoins, les inhomog\u00e9n\u00e9it\u00e9s socio-spatiales propres au ph\u00e9nom\u00e8ne d\u2019\u00e9lectrification \u2014 rural\/urbain, Nord\/Sud, Sud\/Sud \u2014 accentuent les diff\u00e9rentiels de d\u00e9veloppement entre les ensembles r\u00e9gionaux, entravant ainsi la coordination et la syst\u00e9maticit\u00e9 de la transition \u00e9nerg\u00e9tique globale (Figure 3). L\u2019acc\u00e8s universel \u00e0 l\u2019\u00e9lectricit\u00e9, th\u00e9oriquement atteignable d\u00e8s 2030 au rythme des progr\u00e8s actuels <\/span>14<\/sup><\/a><\/span><\/span>, pose par exemple la question du retard infrastructurel et d\u00e9veloppemental accumul\u00e9 par les derni\u00e8res populations \u00e0 relier dont beaucoup vivent dans le rural profond, l\u2019urbain inorganis\u00e9, ou les \u00e9conomies en d\u00e9veloppement. Selon les projections, sur les 650 millions de personnes qui devraient demeurer sans acc\u00e8s \u00e0 l’\u00e9lectricit\u00e9 en 2030, 90 % se trouveront ainsi en Afrique subsaharienne <\/span>15<\/sup><\/a><\/span><\/span>. De telles situations imposeront de penser et de garantir conjointement le d\u00e9ploiement et la durabilit\u00e9 des syst\u00e8mes \u00e9nerg\u00e9tiques, appelant le recours \u00e0 des solutions innovantes et bas-carbone telles que les \u00e9nergies renouvelables d\u00e9centralis\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n\n\n

\n \n \r\n \r\n \r\n \r\n \r\n \r\n \"Figure\r\n <\/picture>\r\n \n
Figure 3 \u2013 Part des populations nationales ayant acc\u00e8s \u00e0 l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 en 2017. Source  : Banque mondiale 2019.\r\nLecture  : de tr\u00e8s fortes disparit\u00e9s inter- et intra-r\u00e9gionales en termes de taux d\u2019\u00e9lectrification sont manifestes. Cette cartographie \u00e0 l\u2019\u00e9chelle des \u00c9tats masque de plus forts contrastes territoriaux \u2014 selon la Banque mondiale, pr\u00e8s de 58  % de la population d\u2019Afrique subsaharienne n\u2019avait pas acc\u00e8s \u00e0 l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 en 2016, certains pays fragiles comme le Tchad d\u00e9passant les 90  %. Les contrastes d\u2019\u00e9lectrification africains s\u2019observent aussi entre m\u00e9nages ruraux et urbains (22  % contre 71  % environ). \u00c0 cela s\u2019ajoutent des probl\u00e8mes de qualit\u00e9 d\u2019acc\u00e8s et de desserte, notamment l\u2019irr\u00e9gularit\u00e9 et la fiabilit\u00e9 de la fourniture, les prix \u00e9lev\u00e9s de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9, et la mauvaise gestion des entreprises d\u2019\u00e9lectricit\u00e9.<\/figcaption>\n <\/a>\n<\/figure>\n\n\n

Face \u00e0 l\u2019incertitude, l\u2019\u00e9dition 2019 du WEO de l\u2019AIE constitue donc une preuve suppl\u00e9mentaire que toutes les options politiques et technologiques doivent rester ouvertes. La diminution des co\u00fbts des \u00e9nergies renouvelables et la digitalisation sont des forces positives qui vont certainement faciliter la transition \u00e9nerg\u00e9tique. Cependant, le r\u00f4le des gouvernements demeurera essentiel pour assurer une transformation profonde et plus socialement inclusive qui doit g\u00e9rer \u00e0 la fois l\u2019h\u00e9ritage socio-\u00e9conomique et territorial des infrastructures \u00e9nerg\u00e9tiques existantes (notamment les emplois dans les mines et centrales charbon) ; l\u2019\u00e9volution de nos modes de consommation ; et la r\u00e9silience des soci\u00e9t\u00e9s face aux effets du changement climatique.<\/p>\n\n\n\n

Perspectives <\/strong><\/h4>\n\n\n\n