{"id":4703,"date":"2018-06-24T22:00:09","date_gmt":"2018-06-24T20:00:09","guid":{"rendered":"https:\/\/lldl.eu\/?p=4703"},"modified":"2019-05-24T15:54:40","modified_gmt":"2019-05-24T13:54:40","slug":"nouvelles-craintes-concernant-les-choix-de-politique-economique-en-italie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2018\/06\/24\/nouvelles-craintes-concernant-les-choix-de-politique-economique-en-italie\/","title":{"rendered":"Nouvelles craintes concernant les choix de politique \u00e9conomique en Italie"},"content":{"rendered":"\n

Rome. <\/em>Parmi les nominations des nouveaux pr\u00e9sidents de la Commission au Parlement italien le jeudi 21 juin, deux noms en particulier ont raviv\u00e9 les craintes quant \u00e0 l’\u00e9volution \u00e9conomique du gouvernement Conte. Alberto Bagnai, professeur et \u00e9conomiste c\u00e9l\u00e8bre pour ses positions eurosceptiques, a \u00e9t\u00e9 choisi pour diriger la Commission des Finances du S\u00e9nat de la R\u00e9publique, tandis que Claudio Borghi, le principal consultant \u00e9conomique du leader de la Ligue, Matteo Salvini, conduira la Commission du Budget \u00e0 la Chambre. Les positions anti-Euro des deux politiciens, et le fait qu’ils conduiront deux des Commissions centrales \u00e0 d\u00e9terminer les prochaines \u00e9tapes financi\u00e8res, jettent de nouveaux doutes sur les intentions de politique \u00e9conomique du gouvernement form\u00e9 par la Ligue et le Mouvement Cinq \u00c9toiles. Comme le d\u00e9montre la r\u00e9action imm\u00e9diate des march\u00e9s : les rendements des obligations d’\u00c9tat italiennes \u00e0 deux ans, apr\u00e8s l’annonce, ont augment\u00e9 de 0,6 % \u00e0 0,754 %, tandis que l’euro a l\u00e9g\u00e8rement baiss\u00e9 (4<\/strong>).<\/p>\n\n\n\n

La r\u00e9action n\u00e9gative des march\u00e9s, comme cela s’est produit pendant la phase incertaine de la formation du gouvernement (2<\/strong>), r\u00e9pond \u00e0 l’ambigu\u00eft\u00e9 renouvel\u00e9e que les nouvelles nominations semblent indiquer. Malgr\u00e9 le fait que le ministre de l’\u00c9conomie Giovanni Tria, dans un entretien avec le Corriere della Sera il y a quelques jours, a contribu\u00e9 \u00e0 calmer les eaux, promettant d’abandonner les politiques budg\u00e9taire expansionnistes et de maintenir les objectifs \u00e9conomiques et financiers du gouvernement pr\u00e9c\u00e9dent (3<\/strong>), \u00ab des figures comme Borghi et Bagnai, pour leurs id\u00e9es l\u00e9gitimement exprim\u00e9es dans le pass\u00e9, am\u00e8nent les investisseurs \u00e0 se demander s\u2019ils doivent croire ou pas aux d\u00e9clarations de Giovanni Tria \u00bb, explique Ferdinando Giugliano, chroniqueur pour Bloomberg. M\u00eame si les m\u00eames \u00e9conomistes ont d\u00e9clar\u00e9 que l’objectif du nouveau gouvernement n’est pas de sortir de l’euro, \u00ab il reste le doute sur la mani\u00e8re dont l’Italie financera les propositions \u00e9conomiques co\u00fbteuses, qui sont les pierres angulaires du contrat de gouvernement \u00bb, poursuit Ferdinando Giugliano.<\/p>\n\n\n\n

Il serait erron\u00e9, explique Ferdinando Giugliano, de trop insister sur le pouvoir des pr\u00e9sidents des commissions parlementaires. Ils n’auraient pas, \u00e0 eux seuls, un r\u00f4le fondamental dans la d\u00e9finition de la politique financi\u00e8re du gouvernement, qui reste fermement entre les mains du minist\u00e8re de l’\u00c9conomie et des Finances. Malgr\u00e9 cela, ils pourraient en tout cas rendre la vie difficile au ministre Giovanni Tria dans l’approbation de la loi budg\u00e9taire, comme le craint l’\u00e9conomiste Silvia Merler. Cela accro\u00eet dangereusement le chaos et l’ambigu\u00eft\u00e9 de l’\u00e9conomie italienne (1<\/strong>).<\/p>\n\n\n\n

Perspectives :<\/strong><\/h4>\n\n\n\n