{"id":4479,"date":"2018-06-17T22:00:49","date_gmt":"2018-06-17T20:00:49","guid":{"rendered":"https:\/\/lldl.eu\/?p=4479"},"modified":"2019-05-24T16:09:37","modified_gmt":"2019-05-24T14:09:37","slug":"education-en-turquie-un-argument-electoral-ou-un-droit-fondamental","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2018\/06\/17\/education-en-turquie-un-argument-electoral-ou-un-droit-fondamental\/","title":{"rendered":"\u00c9ducation en Turquie : un argument \u00e9lectoral ou un droit fondamental ?"},"content":{"rendered":"\n

Turquie.<\/em> La Turquie compte actuellement 7 millions d\u2019\u00e9tudiants dans l\u2019enseignement sup\u00e9rieur et 18 millions d\u2019\u00e9l\u00e8ves dans l\u2019enseignement primaire et secondaire (7<\/strong>). La question \u00e9ducative est donc une axe majeure des campagnes \u00e9lectorales. L\u2019AKP et le Parti d\u2019action nationaliste (Milliyet\u00e7i Hareket Partisi<\/em>), qui ont d\u00e9sign\u00e9 Recep Tayyip Erdo\u011fan comme candidat, ont promis d\u2019am\u00e9liorer le syst\u00e8me \u00e9ducatif. Or, l\u2019importance que les deux partis accordent \u00e0 l\u2019\u00e9ducation para\u00eet peu sinc\u00e8re dans la mesure o\u00f9 ils sont \u00e0 l\u2019initiative de la convocation d\u2019\u00e9lections anticip\u00e9es, qui se tiendront le 24 juin, date qui \u00e9tait initialement pr\u00e9vue pour l\u2019examen d\u2019entr\u00e9e \u00e0 l\u2019universit\u00e9 (4<\/strong>).<\/p>\n\n\n\n

Le gouvernement AKP et, \u00e0 sa t\u00eate, le pr\u00e9sident Erdo\u011fan, qui nomme directement les recteurs d\u2019universit\u00e9 depuis la tentative de putsch du 15 juillet 2016, sont fortement critiqu\u00e9s en mati\u00e8re d\u2019\u00e9ducation. L\u2019AKP, qui a mal g\u00e9r\u00e9 la crise li\u00e9e l\u2019affectation des enseignants, a non seulement \u00e9branl\u00e9 le caract\u00e8re la\u00efque de l\u2019\u00e9ducation en retirant la th\u00e9orie de l\u2019\u00e9volution des manuels scolaires (1<\/strong>) et en valorisant les \u00e9coles religieuses (imam hatip<\/em>) \u00e0 travers la mise en place du syst\u00e8me 4 + 4 + 4 (6<\/strong>) mais il a aussi tent\u00e9 de d\u00e9stabiliser les universit\u00e9s en les divisant en plusieurs parcelles, ce qui a entra\u00een\u00e9 la protestation des \u00e9tudiants, notamment \u00e0 travers le hashtag #\u00fcniversitemedokunma<\/em> (ne touche pas \u00e0 mon universit\u00e9) et des pancartes frappantes affichant le slogan \u00ab \u00dcniversiteler bakteri de\u011fildir, b\u00f6l\u00fcnerek \u00e7o\u011falmaz !<\/em> \u00bb (\u00ab Les universit\u00e9s ne sont pas des bact\u00e9ries, elles ne peuvent pas se multiplier en se divisant ! \u00bb) (5<\/strong>).<\/p>\n\n\n\n

Les candidats des deux principaux partis d\u2019opposition insistent tr\u00e8s souvent sur leur formation universitaire en opposition \u00e0 celle d’Erdo\u011fan, qui n’aurait pas un dipl\u00f4me authentique attestant l\u2019ach\u00e8vement de son cursus de licence (9<\/strong>) alors qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une condition essentielle pour exercer la fonction de pr\u00e9sident selon l\u2019article 101 de la Constitution (10<\/strong>). En effet, le candidat du Parti r\u00e9publicain du peuple (Cumhuriyet Halk Partisi<\/em>), Muharrem \u0130nce, est ancien professeur de physique-chimie et proviseur de lyc\u00e9es. Meral Ak\u015fener, qui est la candidate du Bon Parti (Iyi Parti<\/em>), a enseign\u00e9 l\u2019histoire aux universit\u00e9s de Y\u0131ld\u0131z, Kocaeli et Marmara avant d\u2019entamer une carri\u00e8re politique. Les deux candidats proposent non seulement de r\u00e9former le syst\u00e8me \u00e9ducatif du pays mais insistent aussi sur son ouverture \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. Selon Ak\u015fener, la Turquie devra faire partie des vingt premiers pays dans le classement PISA (2<\/strong>) cinq ans apr\u00e8s les \u00e9lections. Quant \u00e0 \u0130nce, il promet d\u2019envoyer dix mille \u00e9tudiants turcs \u00e0 l\u2019\u00e9tranger chaque ann\u00e9e (8<\/strong>).<\/p>\n\n\n\n

Perspectives :<\/strong><\/h4>\n\n\n\n