{"id":40954,"date":"2019-06-18T10:07:35","date_gmt":"2019-06-18T08:07:35","guid":{"rendered":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/?p=40954"},"modified":"2019-06-18T10:07:56","modified_gmt":"2019-06-18T08:07:56","slug":"le-bilan-positif-sur-les-efforts-des-grandes-plateformes-numeriques-dans-la-lutte-contre-la-desinformation-en-ligne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2019\/06\/18\/le-bilan-positif-sur-les-efforts-des-grandes-plateformes-numeriques-dans-la-lutte-contre-la-desinformation-en-ligne\/","title":{"rendered":"La Commission publie son bilan sur les efforts des grandes plateformes num\u00e9riques dans la lutte contre la d\u00e9sinformation en ligne"},"content":{"rendered":"\n
Bruxelles<\/em>. Fin 2018, la Commission lan\u00e7ait son \u00ab Plan d\u2019Action contre la D\u00e9sinformation \u00bb <\/span>1<\/sup><\/a><\/span><\/span>, qui reposait sur plusieurs piliers. L\u2019un d\u2019eux \u2013 sans doute le plus important des quatre \u2013 impliquait d\u2019associer \u00e9troitement les principales plateformes de r\u00e9seaux sociaux \u00e0 la poursuite de cet objectif, sur la base du \u00ab Code de Pratique contre la D\u00e9sinformation \u00bb <\/span>2<\/sup><\/a><\/span><\/span>.<\/p>\n\n\n\n Approuv\u00e9 en septembre 2018, ce document fut \u00e9labor\u00e9 dans le cadre d\u2019une d\u00e9marche impliquant, outre les plateformes elles-m\u00eames, divers acteurs jouant un r\u00f4le en mati\u00e8re de diffusion d\u2019informations, dont des associations d\u00e9fendant les positions des organes de presse, d\u2019autres parlant au nom de l\u2019industrie de la publicit\u00e9, sans oublier (quelques) membres du monde acad\u00e9mique et de la soci\u00e9t\u00e9 civile.<\/p>\n\n\n\n Cependant, la quasi-totalit\u00e9 de la vingtaine d\u2019engagements contenus dans ce texte repose en fait sur les \u00e9paules des g\u00e9ants technologiques, en l\u2019occurrence Facebook, Twitter et Google \/ YouTube. Pour sa part, Microsoft a rejoint cette initiative en mai 2019.<\/p>\n\n\n\n Au-del\u00e0 de l\u2019aspect \u00e9trangement informel du document en tant que tel, qui pr\u00e9sente l\u2019apparence d\u2019un draft encore \u00e9loign\u00e9 du stade final de la mise en page, il est notable que ce Code est pr\u00e9sent\u00e9 comme relevant d\u2019une logique d’autor\u00e9gulation : son contenu a \u00e9t\u00e9 enti\u00e8rement n\u00e9goci\u00e9 entre parties prenantes, et il est qualifi\u00e9 de fa\u00e7on insistante de \u00ab volontaire \u00bb.<\/p>\n\n\n\n Bien que la Commission Europ\u00e9enne ne fasse pas partie des signataires, c\u2019est pourtant bien elle qui avait trac\u00e9 les lignes g\u00e9n\u00e9rales de cet accord dans sa Communication \u00e9mise en avril 2018 sur le sujet de la d\u00e9sinformation. C\u2019est \u00e9galement elle qui avait organis\u00e9 ces r\u00e9unions et orchestr\u00e9 ces contacts successifs qui ont finalement d\u00e9bouch\u00e9 sur le document en question. Enfin, la partie finale du document engage les parties-prenantes \u00e0 fournir des informations \u00e0 la Commission au sujet des efforts consentis dans l\u2019ex\u00e9cution de leurs engagements.<\/p>\n\n\n\n C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment sur ces derni\u00e8res dispositions du Code de Pratique que la Commission s\u2019est appuy\u00e9e pour exiger, dans son Plan d\u2019Action de d\u00e9cembre 2018, que les plateformes lui remettent tous les mois un rapport de mise en oeuvre de ces fameux engagements \u00ab volontaires \u00bb, et ce jusqu\u2019aux \u00e9lections europ\u00e9ennes de mai 2019. Avec, en ligne de mire, l\u2019\u00e9ventualit\u00e9 que l\u2019institution bruxelloise propose l\u2019adoption au niveau europ\u00e9en une r\u00e9gulation en bonne et due forme \u00ab si la mise en oeuvre et les r\u00e9sultats du Code de Conduite se r\u00e9v\u00e9laient insatisfaisants \u00bb. Une menace non voil\u00e9e, donc : si l\u2019auto-r\u00e9gulation ne fonctionne pas, il faudra se r\u00e9soudre \u00e0 se tourner de nouveau vers les recettes traditionnelles.<\/p>\n\n\n\n