{"id":3785,"date":"2018-05-27T22:00:38","date_gmt":"2018-05-27T20:00:38","guid":{"rendered":"https:\/\/lldl.eu\/?p=3785"},"modified":"2019-09-21T16:52:31","modified_gmt":"2019-09-21T14:52:31","slug":"entre-ankara-et-sofia-se-joue-lavenir-de-lapprovisionnement-energetique-europeen","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2018\/05\/27\/entre-ankara-et-sofia-se-joue-lavenir-de-lapprovisionnement-energetique-europeen\/","title":{"rendered":"Entre Ankara et Sofia se joue l\u2019avenir de l\u2019approvisionnement \u00e9nerg\u00e9tique europ\u00e9en"},"content":{"rendered":"\n

Sofia<\/em>. Le 17 mai, \u00e0 Sofia, se tenait le sommet Union Europ\u00e9enne-Balkans occidentaux (Albanie, Bosnie-Herz\u00e9govine, Serbie, Mont\u00e9n\u00e9gro, Mac\u00e9doine, Kosovo). L\u2019objectif principal \u00e9tait d\u2019\u00ab examiner les moyens d\u2019am\u00e9liorer les liens [de l\u2019Union] avec la r\u00e9gion des Balkans occidentaux et en son sein \u00bb a expliqu\u00e9 Donald Tusk (1<\/strong>). La d\u00e9claration officielle qui fait suite aux concertations stipule que \u00ab la priorit\u00e9 sera donn\u00e9e \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique, notamment gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019am\u00e9lioration de l\u2019efficacit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique et des interconnexions transfronti\u00e8res, \u00e0 la diversification des sources et des voies d\u2019approvisionnement \u00bb (2<\/strong>).\n<\/p>\n\n\n\n

Dans cette optique, deux projets de gazoducs sont \u00e0 l\u2019ordre du jour : l\u2019Interconnector Greece-Bulgaria (IGB) et le Ionian Adriatic Pipeline (IAP), d’une capacit\u00e9 de 3, possiblement 5 bcm (milliards de m\u00e8tre cubes) de gaz naturel par an pour le premier, et 5 bcm pour le second. Ces deux projets ont pour objectif de faire remonter le gaz du Trans Adriatic Pipeline (TAP) vers les march\u00e9s d\u2019Europe centrale et orientale et font donc partie int\u00e9grante du Corridor sud. Le gaz de l\u2019IGB continuerait sa route vers la Roumanie voire m\u00eame potentiellement jusqu\u2019en Ukraine. L\u2019IAP traverse quant \u00e0 lui l\u2019Albanie, le Mont\u00e9n\u00e9gro, la Bosnie-Herz\u00e9govine et finit en Croatie au niveau du futur terminal GNL de l\u2019\u00eele de Krk.<\/p>\n\n\n\n

Si ces projets sont fortement soutenus par l\u2019Union et les Etats-Unis, la r\u00e9gion est \u00e9galement la cible des int\u00e9r\u00eats russes. Le pr\u00e9sident bulgare l\u2019a rappel\u00e9 en exprimant son d\u00e9sir d\u2019un \u00ab Bulgarian Stream \u00bb dans Kommersant<\/em><\/a>, seulement quatre jours apr\u00e8s le sommet de Sofia. Bulgarian Stream n\u2019a de nouveau que le nom puisqu\u2019il d\u00e9signe la seconde branche du TurkStream dont le trac\u00e9 est encore incertain.<\/p>\n\n\n\n

En parall\u00e8le du bras de fer entre l\u2019Union, les Etats-Unis et la Russie, la Turquie entretient \u00e9galement ses positions dans la r\u00e9gion. En t\u00e9moigne le meeting<\/em> tenu par Erdogan \u00e0 Sarajevo trois jours apr\u00e8s le sommet de Sofia. La Turquie devient le pont \u00e9nerg\u00e9tique incontournable pour l\u2019approvisionnement europ\u00e9en, les Balkans, le coude permettant \u00e0 cette \u00e9nergie d\u2019atteindre l\u2019Union.<\/p>\n\n\n\n

Perspectives :<\/strong><\/h4>\n\n\n\n