{"id":350479,"date":"2026-08-02T16:05:10","date_gmt":"2026-08-02T14:05:10","guid":{"rendered":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/?p=350479"},"modified":"2026-08-02T16:07:20","modified_gmt":"2026-08-02T14:07:20","slug":"la-plus-grande-victoire-de-la-mafia-est-davoir-cesse-de-ressembler-a-la-mafia","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2026\/08\/02\/la-plus-grande-victoire-de-la-mafia-est-davoir-cesse-de-ressembler-a-la-mafia\/","title":{"rendered":"La plus grande victoire de la mafia est d’avoir cess\u00e9 de ressembler \u00e0 la mafia"},"content":{"rendered":"\n
Tout l\u2019\u00e9t\u00e9, <\/em>le Grand Continent restera en mouvement. Chaque jour, nous vous apporterons o\u00f9 que vous soyez des id\u00e9es que vous ne trouverez nulle part ailleurs (mais qui seront partout \u00e0 la rentr\u00e9e), des textes introuvables ou rafra\u00eechissants avec nos Dimanches<\/a>. Pour les recevoir directement dans votre bo\u00eete mail et soutenir cet \u00e9lan, pensez \u00e0 vous abonner \u00e0 la revue<\/a><\/em><\/p>\n\n\n\n Quand j\u2019ai \u00e9crit Extra pure<\/em> en 2020, la coca\u00efne \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 partout ; aujourd\u2019hui, elle est partout et co\u00fbte moins cher. La production mondiale a plus que tripl\u00e9 et les saisies atteignent des niveaux records. C\u2019est justement l\u00e0 le probl\u00e8me : saisir des tonnes sans faire grimper le prix revient \u00e0 vider l\u2019oc\u00e9an \u00e0 la cuill\u00e8re.\u00a0<\/p>\n\n\n\n La structure a chang\u00e9 : on n\u2019a plus de cartels verticaux, mais un syst\u00e8me de courtage, des cellules interchangeables, l\u2019\u00c9quateur devenu une plaque tournante, l\u2019Europe du Nord avec Anvers et Rotterdam comme portes d\u2019entr\u00e9e, la \u2018Ndrangheta en tant que banquier du syst\u00e8me. Et puis les drogues de synth\u00e8se, qui n\u2019ont besoin ni de terre ni d\u2019agriculteurs, mais seulement d\u2019un hangar. <\/p>\n\n\n\n Mais la v\u00e9ritable nouveaut\u00e9 se trouve l\u00e0 o\u00f9 l\u2019on ne regarde pas. <\/p>\n\n\n\n Oliver Bullough l\u2019a baptis\u00e9 \u00ab Moneyland \u00bb, un pays sans fronti\u00e8res o\u00f9 l\u2019argent sale circule librement tandis que les lois cens\u00e9es le traquer restent nationales. Le criminologue Michael Levi r\u00e9p\u00e8te depuis des ann\u00e9es que, en mati\u00e8re de lutte contre le blanchiment d\u2019argent, on mesure l\u2019activit\u00e9 et jamais le r\u00e9sultat : on compte le nombre de signalements envoy\u00e9s et non la quantit\u00e9 de crimes qui ont \u00e9t\u00e9 emp\u00each\u00e9s. <\/p>\n\n\n\n Il en r\u00e9sulte que l\u2019on r\u00e9cup\u00e8re 0,05 % des produits du crime et que les co\u00fbts de mise en conformit\u00e9 d\u00e9passent de cent fois l\u2019argent saisi <\/span>1<\/sup><\/a><\/span><\/span>. C\u2019est le paradoxe du r\u00e9verb\u00e8re : nous cherchons les clefs l\u00e0 o\u00f9 il y a de la lumi\u00e8re, dans les formulaires, dans les signalements des banques, dans la bureaucratie de la conformit\u00e9, alors que les clefs se trouvent dans l\u2019obscurit\u00e9 et que personne ne veut s\u2019y aventurer.<\/p>\n\n\n\n Chaque fois qu\u2019un jeune meurt \u00e0 Marseille, la France regarde le cadavre et dit : \u00ab Le Mexique \u00bb. C\u2019est l\u00e0 que r\u00e9side l\u2019erreur. Le mort est la seule partie du trafic de drogue qui accepte de se laisser photographier. C\u2019est le r\u00e9sidu, le bilan des erreurs, le co\u00fbt d\u2019un march\u00e9 qui n\u2019a pas encore trouv\u00e9 son \u00e9quilibre. Un march\u00e9 qui tue est un march\u00e9 immature. Quand le syst\u00e8me fonctionne vraiment, personne ne meurt : on signe un acte notari\u00e9. Le sang n\u2019est pas le signe de la puissance criminelle, c\u2019est le signe de son adolescence.<\/p>\n\n\n\n Le signal grave, c\u2019est l\u2019autre, et par d\u00e9finition, on ne le voit pas, car sa r\u00e9ussite co\u00efncide exactement avec son invisibilit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n Commen\u00e7ons par la langue, qui trahit toujours. Les Fran\u00e7ais parlent de \u00ab blanchiment \u00bb. En Italie, nous parlons de \u00ab recyclage \u00bb. Ce sont deux philosophies oppos\u00e9es.\u00a0<\/p>\n\n\n\n Le blanchiment promet la purification, la tache qui dispara\u00eet, l\u2019argent qui redevient innocent. Le recyclage admet au contraire que la substance reste et ne change que de forme. La France s\u2019est berc\u00e9e pendant des d\u00e9cennies de l\u2019illusion de pouvoir \u00ab laver \u00bb ; l\u2019Italie a appris \u00e0 ses d\u00e9pens que rien ne se lave, mais se transforme. Ce n\u2019est pas un d\u00e9tail lexical : Tracfin appelle encore aujourd\u2019hui \u00ab soci\u00e9t\u00e9s lessiveuses \u00bb les entit\u00e9s qui blanchissent les fonds du crime organis\u00e9. Toute la m\u00e9taphore de la lessive est pr\u00e9sente dans le vocabulaire administratif de l\u2019\u00c9tat.<\/p>\n\n\n\n Le sang n\u2019est pas le signe de la puissance criminelle, c\u2019est le signe de son adolescence.<\/p>Roberto Saviano <\/cite><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n Et voici la partie historique que la France refuse de lire. Le trafic qui a inond\u00e9 l\u2019Am\u00e9rique d\u2019h\u00e9ro\u00efne pendant trente ans s\u2019appelait la \u00ab French Connection \u00bb. Le mot \u00ab fran\u00e7ais \u00bb figurait dans son nom, les laboratoires se trouvaient \u00e0 Marseille, et la France a tout de m\u00eame r\u00e9ussi \u00e0 consid\u00e9rer cela comme l\u2019affaire des autres : d\u2019abord des Corses, puis des Italiens, ensuite des Maghr\u00e9bins, aujourd\u2019hui des Slaves et des Albanais. <\/p>\n\n\n\n Chaque g\u00e9n\u00e9ration a eu son \u00e9tiquette ethnique, et chaque \u00e9tiquette a servi \u00e0 ne pas nommer la structure. Car si les laboratoires \u00e9taient marseillais, l\u2019argent ne restait jamais dans le milieu : il passait par des banques, des biens immobiliers sur la C\u00f4te d\u2019Azur, des casinos, des chantiers. Le trafic peut \u00eatre \u00e9tranger. <\/p>\n\n\n\n Le blanchiment, non. Le blanchiment est toujours local, par n\u00e9cessit\u00e9 technique : pour blanchir de l\u2019argent, il faut un notaire, un expert-comptable, un \u00e9tablissement de cr\u00e9dit, un march\u00e9 public, un cadastre. Il faut donc les institutions de ce pays et les professionnels de ce pays.<\/p>\n\n\n\n Les chiffres le montrent avec une brutalit\u00e9 que les chroniques n\u2019ont pas. La Cour des comptes europ\u00e9enne a estim\u00e9 le blanchiment \u00e0 1,3 % du PIB de l’Union chaque ann\u00e9e, soit environ 38 milliards d’euros pour la seule France. La commission d\u2019enqu\u00eate du S\u00e9nat \u00e9value \u00e0 50 milliards le chiffre d\u2019affaires des r\u00e9seaux sp\u00e9cialis\u00e9s dans le blanchiment de capitaux d\u2019origine criminelle dans le pays. Le chiffre d\u2019affaires du trafic de drogue fran\u00e7ais est estim\u00e9 par les autorit\u00e9s entre trois et six milliards.<\/p>\n\n\n\n Mettons ces chiffres c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te : la drogue n\u2019en repr\u00e9sente qu\u2019une fraction. Le S\u00e9nat l\u2019\u00e9crit sans d\u00e9tours dans son rapport du 18 juin 2025 : le blanchiment d\u2019argent est aujourd\u2019hui le trafic le plus lucratif de France, et il n\u2019existe pas de strat\u00e9gie coh\u00e9rente pour le combattre ; le syst\u00e8me n\u2019est qu\u2019un assemblage de dispositifs disparates. Le titre du rapport est d\u00e9j\u00e0 un verdict : \u00ab Ces dizaines de milliards qui gangr\u00e8nent la soci\u00e9t\u00e9. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Nous avons un chiffre qui met fin \u00e0 tout d\u00e9bat sur l\u2019origine \u00e9trang\u00e8re du probl\u00e8me. En 2024, Tracfin a re\u00e7u plus de 215 000 d\u00e9clarations de soup\u00e7ons, mais le secteur non financier \u2014 notaires, greffiers, maisons de jeux \u2014 ne repr\u00e9sente que 7 % du total. Les avocats n\u2019en ont transmis que quinze. Les agents sportifs, une cat\u00e9gorie \u00e0 tr\u00e8s haut risque, n\u2019en ont jamais transmis une seule.<\/p>\n\n\n\n Quinze signalements pour toute une profession. Ce n\u2019est pas un probl\u00e8me de fronti\u00e8res : c\u2019est un probl\u00e8me de classe professionnelle. La ligne qui s\u00e9pare l\u2019argent sale du patrimoine propre passe par les cabinets du centre de Paris, pas par les ports. Le cas le plus r\u00e9v\u00e9lateur remonte \u00e0 sept semaines. <\/p>\n\n\n\n Le 9 juin 2026, la JIRS de Marseille a d\u00e9mantel\u00e9 un r\u00e9seau de blanchiment d\u2019argent en bande organis\u00e9e : treize interpellations, cinq personnes mises en examen, des sommes r\u00e9investies dans l\u2019immobilier ou transf\u00e9r\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. 2,7 millions d\u2019euros, des lingots d\u2019or et quatorze voitures de luxe ont \u00e9t\u00e9 saisis. Tout avait commenc\u00e9 au printemps 2024 par un simple contr\u00f4le fiscal dans la banlieue de Narbonne.<\/p>\n\n\n\n Les soci\u00e9t\u00e9s utilis\u00e9es comme \u00e9crans \u00e9taient des entreprises de construction de Perpignan, Narbonne et B\u00e9ziers, avec une activit\u00e9 \u00e9conomique r\u00e9elle et un chiffre d\u2019affaires r\u00e9el. Pas de soci\u00e9t\u00e9s fant\u00f4mes aux Seychelles : des chantiers fran\u00e7ais qui construisaient r\u00e9ellement. Le pr\u00e9sident de la f\u00e9d\u00e9ration du b\u00e2timent des Bouches-du-Rh\u00f4ne admet que ces entreprises remportent les appels d\u2019offres avec des propositions inf\u00e9rieures de 25, 30, voire 40 % au prix du march\u00e9, et que le secteur subit des menaces et du racket concernant les embauches sur les chantiers autour de Marseille. <\/p>\n\n\n\n Autrement dit : l’argent de la drogue remporte des march\u00e9s publics fran\u00e7ais en vendant \u00e0 perte. Il \u00e9limine les entreprises l\u00e9gales pour cette raison m\u00eame : sa rentabilit\u00e9, il l’a d\u00e9j\u00e0 faite ailleurs. C\u2019est la d\u00e9finition parfaite d\u2019une m\u00e9thode mafieuse, et personne ne l\u2019a import\u00e9e de l\u2019ext\u00e9rieur.<\/p>\n\n\n\n Le nouveau Parquet national anticriminalit\u00e9 organis\u00e9e a saisi, en cinq mois, pr\u00e8s de 990 millions. <\/p>\n\n\n\n C\u2019est un bon d\u00e9but. Mais il faut le mettre en perspective avec les 38 milliards estim\u00e9s chaque ann\u00e9e. Le rapport entre ces deux chiffres r\u00e9sume tout le probl\u00e8me fran\u00e7ais.<\/p>\n\n\n\n C\u2019est pourquoi le terme de \u00ab mexicanisation \u00bb est r\u00e9confortant, et doit \u00eatre rejet\u00e9 pr\u00e9cis\u00e9ment par ceux qui d\u00e9noncent ces pratiques. Parler du Mexique revient \u00e0 dire : \u00ab Ils nous importent leur violence. \u00bb Cela d\u00e9place le centre de gravit\u00e9 vers l\u2019ext\u00e9rieur, vers l\u2019ethnie, vers l\u2019immigration, et transforme un probl\u00e8me de syst\u00e8me \u00e9conomique en un probl\u00e8me d\u2019ordre public. <\/p>\n\n\n\n Les mafias ne se mesurent pas au nombre de morts qu\u2019elles causent : elles se mesurent aux patrimoines qu\u2019elles parviennent \u00e0 blanchir. Les meurtres, c\u2019est ce que le trafic de drogue perd. Le blanchiment d\u2019argent, c\u2019est ce qu\u2019il gagne. Et aucun \u00c9tat n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 d\u00e9truit par ce que les criminels perdent.<\/p>\n\n\n\n La diff\u00e9rence est structurelle, et non de degr\u00e9. En Am\u00e9rique latine, le trafic de drogue a \u00e9rod\u00e9 le monopole de l\u2019\u00c9tat sur la violence, avec des territoires o\u00f9 l\u2019\u00c9tat ne p\u00e9n\u00e8tre pas, des taux d\u2019homicides \u00e0 deux chiffres pour 100 000 habitants, des forces de police infiltr\u00e9es jusqu\u2019aux plus hauts \u00e9chelons, des candidats assassin\u00e9s en pleine campagne \u00e9lectorale. <\/p>\n\n\n\n En Europe, ce n\u2019est pas le cas. Ici, les mafias ne d\u00e9fient pas l\u2019\u00c9tat, elles le traversent. Elles ach\u00e8tent des march\u00e9s publics, blanchissent des capitaux, s\u2019immiscent dans la logistique portuaire et dans le secteur du b\u00e2timent. Peu de violence, forte p\u00e9n\u00e9tration \u00e9conomique. Un mod\u00e8le oppos\u00e9, et justement pour cette raison plus difficile \u00e0 percevoir.<\/p>\n\n\n\n La d\u00e9rive autoritaire n\u2019est la r\u00e9ponse \u00e0 aucun de ces deux mod\u00e8les. Les mafias n\u2019ont jamais eu peur d\u2019un \u00c9tat fort. Elles ont peur de l\u2019\u00c9tat qui contr\u00f4le l\u2019argent. Ce qui les touche, ce sont une magistrature ind\u00e9pendante, les enqu\u00eates patrimoniales, les confiscations, la transparence des march\u00e9s publics, un journalisme capable d\u2019\u00e9crire sans craindre de poursuites abusives. Ce sont les m\u00eames outils que tout gouvernement autoritaire s\u2019empresse d\u2019affaiblir en premier lieu, car ils peuvent aussi le toucher.<\/p>\n\n\n\n Les meurtres, c\u2019est ce que le trafic de drogue perd. Le blanchiment d\u2019argent, c\u2019est ce qu\u2019il gagne.<\/p>Roberto Saviano <\/cite><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n Deux exemples historiques. Le fascisme s\u2019est vant\u00e9 d\u2019avoir vaincu la mafia gr\u00e2ce au pr\u00e9fet Mori, mais il n\u2019a frapp\u00e9 que la base et a laiss\u00e9 intacte, voire favoris\u00e9e, la bourgeoisie mafieuse qui avait rejoint le r\u00e9gime, \u00e0 tel point qu\u2019en 1943, ce r\u00e9seau \u00e9tait pr\u00eat \u00e0 se reconstituer. Aujourd\u2019hui, le mod\u00e8le Bukele, avec ses prisons de masse<\/a> et son \u00e9tat d\u2019exception permanent, a fait chuter le nombre d\u2019homicides sans toucher au trafic de drogue ni au blanchiment d\u2019argent. On arr\u00eate la rue, on laisse le capital intact.<\/p>\n\n\n\n L\u2019autoritarisme produit une s\u00e9curit\u00e9 per\u00e7ue et une impunit\u00e9 r\u00e9elle aux \u00e9chelons sup\u00e9rieurs. Contre les mafias, c\u2019est le contraire qu\u2019il faut. Moins de spectacle, plus de bilans.<\/p>\n\n\n\n Absolument pas. L’Europe est \u00e0 la tra\u00eene, le reste du monde l’est encore plus. <\/p>\n\n\n\n L’Italie poss\u00e8de le meilleur savoir-faire au monde, et c’est un savoir-faire n\u00e9 du sang : l’article 416-bis existe parce que Pio La Torre a \u00e9t\u00e9 assassin\u00e9 ; l’article 41-bis et le syst\u00e8me des collaborateurs de justice existent parce que Falcone et Borsellino ont \u00e9t\u00e9 assassin\u00e9s. Derri\u00e8re chaque instrument l\u00e9gislatif italien se cache un cercueil. C\u2019est une l\u00e9gislation \u00e9crite dans le deuil, et c\u2019est pour cela qu\u2019elle fonctionne : elle n\u2019est pas n\u00e9e dans un s\u00e9minaire, mais de l\u2019urgence d\u2019un \u00c9tat qui \u00e9tait en train de perdre pied.<\/p>\n\n\n\nAujourd’hui, la mafia semble plus puissante que jamais \u2013 il suffit de regarder les chiffres de la coca\u00efne pour s’en rendre compte \u2013, mais aussi plus invisible. Comment en est-on arriv\u00e9 l\u00e0 ?\u00a0<\/h3>\n\n\n\n
Quel est cet angle mort ? <\/h3>\n\n\n\n
Quels signaux plus ou moins faibles voyez-vous en France o\u00f9 l\u2019on parle de plus en plus d\u2019une mexicanisation du pays ? <\/h3>\n\n\n\n
C\u2019est-\u00e0-dire ? <\/h3>\n\n\n\n
Et le blanchiment ? <\/h3>\n\n\n\n
Qu\u2019en est-il des chiffres sur la suppos\u00e9e origine \u00e9trang\u00e8re du probl\u00e8me ? <\/h3>\n\n\n\n
Que s\u2019est-il pass\u00e9 ? <\/h3>\n\n\n\n
Ce n\u2019est donc pas suffisant\u2026 <\/h3>\n\n\n\n
La d\u00e9stabilisation de certains pays europ\u00e9ens pourrait-elle atteindre les niveaux que l\u2019on a connus en Am\u00e9rique latine ?<\/h3>\n\n\n\n
Quelle devrait \u00eatre la r\u00e9ponse \u00e0 adopter ?<\/h3>\n\n\n\n
En mati\u00e8re de lutte contre le crime organis\u00e9, l\u2019Italie a une certaine exp\u00e9rience (notamment depuis les ann\u00e9es 1980). Pensez-vous qu\u2019elle est assez \u00e9tudi\u00e9e par les autres pays europ\u00e9ens ? <\/h3>\n\n\n\n