{"id":330444,"date":"2026-04-30T06:30:00","date_gmt":"2026-04-30T04:30:00","guid":{"rendered":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/?p=330444"},"modified":"2026-04-29T20:54:30","modified_gmt":"2026-04-29T18:54:30","slug":"que-lire-en-mai-20-livres-non-fiction-que-nous-lirons","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2026\/04\/30\/que-lire-en-mai-20-livres-non-fiction-que-nous-lirons\/","title":{"rendered":"Que lire en mai ? 20 livres non-fiction que nous lirons"},"content":{"rendered":"\n
Vous nous lisez quotidiennement et avez envie de nous soutenir ? Pour profiter de l\u2019ensemble de nos contenus et recevoir chaque semaine dans vos bo\u00eetes mails nos produits phares \u2014 la Lettre du dimanche et la Lettre du lundi \u2014 d\u00e9couvrez nos offres pour s\u2019abonner au Grand Continent<\/a><\/em><\/p>\n\n\n\n \u00ab Il existe un fil rouge, fait de sang et de fausses pistes, qui traverse toute l\u2019histoire de l\u2019Italie unifi\u00e9e : l\u2019histoire de l\u2019utilisation syst\u00e9matique de criminels, de mafieux et de n\u00e9ofascistes comme instruments de pouvoir. Dans cet essai, Enzo Ciconte propose une th\u00e8se historique audacieuse et document\u00e9e : entre les massacres n\u00e9ofascistes et ceux de la mafia, il existe une continuit\u00e9 d\u2019intentions et d\u2019acteurs.<\/p>\n\n\n\n\n\n Pendant des d\u00e9cennies, des secteurs de l\u2019\u00c9tat, des services secrets d\u00e9voy\u00e9s et des loges ma\u00e7onniques comme la P2 ont men\u00e9 une \u2018guerre non orthodoxe\u2019 contre la d\u00e9mocratie n\u00e9e de la R\u00e9sistance. Du massacre de Portella della Ginestra \u00e0 celui de la gare de Bologne, jusqu\u2019aux attentats de Capaci et de la via D\u2019Amelio, se dessine le portrait d\u2019une Italie \u00e0 la \u2018souverainet\u00e9 limit\u00e9e\u2019, conditionn\u00e9e par la guerre froide et par une bourgeoisie traditionnellement violente.<\/p>\n\n\n\n Enzo Ciconte nous aide \u00e0 comprendre non seulement le pass\u00e9, mais aussi la nature du pouvoir en Italie et la r\u00e9silience d\u2019une d\u00e9mocratie qui, malgr\u00e9 les trahisons internes, a su \u00e9viter le gouffre. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Parution le 1er mai<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab La premi\u00e8re biographie exhaustive de l’une des figures chinoises les plus influentes du XXe si\u00e8cle, dont les efforts pour jeter des ponts entre l’Orient et l’Occident \u00e0 un moment charni\u00e8re de l’histoire mondiale restent \u00e0 la fois historiques et controvers\u00e9s. <\/p>\n\n\n\n N\u00e9 \u00e0 Shanghai, Hu Shi devint professeur \u00e0 l’universit\u00e9 de P\u00e9kin en 1917 apr\u00e8s avoir \u00e9tudi\u00e9 aux universit\u00e9s Cornell et Columbia aux \u00c9tats-Unis. Presque \u00e0 lui seul, il tenta de r\u00e9former le syst\u00e8me \u00e9ducatif chinois, rigide et ancr\u00e9 dans la tradition, en y appliquant des id\u00e9es progressistes venues d’Am\u00e9rique. Il fut \u00e9galement le fer de lance de la mixit\u00e9 scolaire, des droits des femmes et, plus spectaculairement encore, du remplacement des caract\u00e8res chinois classiques par des versions simplifi\u00e9es. Ce changement capital fit grimper les taux d’alphab\u00e9tisation et rendit l’\u00e9ducation plus accessible. Le New York Times<\/em> l’a salu\u00e9 comme \u2018le meilleur de la nouvelle et de l’ancienne Chine\u2019, et ses contemporains chinois l’ont surnomm\u00e9 le \u2018P\u00e8re de la Renaissance chinoise\u2019.<\/p>\n\n\n\n\n\n Apr\u00e8s l\u2019invasion de la Chine par le Japon en 1937, Hu Shi fut nomm\u00e9 ambassadeur de Chine aux \u00c9tats-Unis. Alors qu\u2019il y avait d\u00e9j\u00e0 v\u00e9cu pendant plusieurs ann\u00e9es, il trouva le pays enlis\u00e9 dans l\u2019isolationnisme. Hu Shi lan\u00e7a ainsi une campagne de conf\u00e9rences \u00e0 travers les \u00c9tats-Unis, travaillant avec le pr\u00e9sident Roosevelt et son cabinet pour obtenir des pr\u00eats pour la Chine.<\/p>\n\n\n\n Connu pour ses mani\u00e8res douces, Hu Shi perdit n\u00e9anmoins son sang-froid lorsqu\u2019il sentit que Roosevelt risquait de c\u00e9der aux demandes de non-intervention am\u00e9ricaine des Japonais. Il rappela au pr\u00e9sident ses promesses d\u2019aider la Chine. Cette s\u00e9quence culmina le matin du 7 d\u00e9cembre 1941, lorsque Roosevelt convoqua Hu Shi en audience sp\u00e9ciale pour l\u2019informer qu\u2019il avait fermement rejet\u00e9 la proposition japonaise. Dernier diplomate \u00e9tranger rencontr\u00e9 par le pr\u00e9sident en cette matin\u00e9e fatidique, il fut aussi l\u2019un des premiers \u00e0 apprendre de sa bouche, quelques heures plus tard, que les Japonais avaient attaqu\u00e9 Pearl Harbor. \u00ab Maintenant, mon pays peut respirer \u00bb, d\u00e9clara-t-il. L\u2019ambassadeur chinois avait contribu\u00e9 \u00e0 maintenir l\u2019alliance entre la Chine et les \u00c9tats-Unis et remporta ainsi le plus grand triomphe de sa carri\u00e8re diplomatique.<\/p>\n\n\n\n Apr\u00e8s la Seconde Guerre mondiale, Hu Shi retourna dans une Chine d\u00e9chir\u00e9e par la guerre civile et continua \u00e0 r\u00e9clamer les r\u00e9formes qu\u2019il avait initi\u00e9es. Lorsque les communistes vainquirent Tchang Ka\u00ef-chek et son arm\u00e9e nationaliste, l\u2019ancien \u00e9l\u00e8ve de Hu Shi, Mao Zedong, le d\u00e9non\u00e7a pour ses id\u00e9es lib\u00e9rales \u00e0 l\u2019occidentale. Aux \u00c9tats-Unis, ses anciens coll\u00e8gues le qualifi\u00e8rent de \u2018maccarthyste\u2019 pour s\u2019\u00eatre exprim\u00e9 avec tant de force contre le communisme. Ce n\u2019\u00e9tait ni la premi\u00e8re ni la derni\u00e8re fois de sa vie qu\u2019il se trouvait pris entre deux mondes, mais cette fois-ci, il fut incapable de les rapprocher.<\/p>\n\n\n\n Ce qui perdura, ce fut son h\u00e9ritage : avoir contribu\u00e9 \u00e0 moderniser la Chine, et sa conviction que le dialogue continu entre la Chine et les \u00c9tats-Unis \u00e9tait vital pour la s\u00e9curit\u00e9 mondiale. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Parution le 4 mai<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Depuis quelques ann\u00e9es, l’histoire du fascisme fait \u00e0 nouveau l’objet d’une grande attention. Cet ouvrage aborde le r\u00f4le jou\u00e9 en son sein par la culture mat\u00e9rielle. Le point de vue adopt\u00e9 par Emanuela Scarpellini ne se concentre toutefois pas sur les grands monuments ou les \u0153uvres d’art, mais sur les petits objets du quotidien, ceux qui marquent l’horizon de chaque jour, simples et familiers, tels que les biens de consommation, les m\u00e9dicaments, les pi\u00e8ces de monnaie, les timbres.<\/p>\n\n\n\n\n\n Les produits coloniaux en sont un exemple, les premiers qui viennent \u00e0 l’esprit lorsqu’on \u00e9voque les objets mat\u00e9riels li\u00e9s au fascisme : parmi ceux-ci, le caf\u00e9, qui a commenc\u00e9 en ce temps-l\u00e0 devenir un produit \u2018italien\u2019, et le tabac, qui a connu une diffusion \u00e9norme gr\u00e2ce aux cigarettes, sans oublier le chocolat, le th\u00e9 et d’autres produits, tous consid\u00e9r\u00e9s dans leur dimension sensorielle. Un univers vari\u00e9 qui raconte une histoire qui ne co\u00efncide pas toujours avec celle, \u00ab haute \u00bb, des choses importantes, r\u00e9servant tant\u00f4t des confirmations, tant\u00f4t des surprises.<\/p>\n\n\n\n La th\u00e8se de ce livre est qu\u2019il faut consid\u00e9rer, d\u2019un point de vue historiographique, les choses insignifiantes du quotidien, les petits objets sans valeur qui nous entourent, car c\u2019est aussi \u00e0 travers eux qu\u2019une construction sociale sophistiqu\u00e9e a pris vie : en effet, des discours politiques se sont insinu\u00e9s jusque dans les replis de la vie quotidienne. De mani\u00e8re presque imperceptible, cependant, en cr\u00e9ant une habitude, capable de perdurer dans le temps sans examen critique explicite. Par rapport \u00e0 la propagande fasciste explicite que nous connaissons bien, nous pourrions parler d\u2019une forme de \u2018propagande faible\u2019, de faible intensit\u00e9, mais diffuse, constante, capable de faire circuler des symboles et des formes, en passant par la dimension sensorielle. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Parution le 5 mai<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Les guerres civiles, les conflits entre \u00c9tats et le terrorisme font l\u2019objet d\u2019une grande attention de la part des m\u00e9dias et des d\u00e9cideurs politiques, et ce pour de bonnes raisons. En revanche, les principales formes de violence interpersonnelle \u2014 les homicides, la violence conjugale et les ch\u00e2timents corporels s\u00e9v\u00e8res inflig\u00e9s aux enfants \u2014 sont g\u00e9n\u00e9ralement beaucoup moins m\u00e9diatis\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n\n\n Dans Worse than War<\/em>, Anke Hoeffler et James Fearon rassemblent et analysent les donn\u00e9es relatives \u00e0 la pr\u00e9valence mondiale et aux co\u00fbts de la violence collective et interpersonnelle. Ils montrent que la violence interpersonnelle est bien plus r\u00e9pandue et impose des co\u00fbts soci\u00e9taux bien plus \u00e9lev\u00e9s que la violence collective. Les guerres ont tendance \u00e0 se concentrer dans un petit nombre de pays, et souvent dans des zones relativement restreintes au sein de ceux-ci. En revanche, presque tous les pays affichent des taux d\u2019homicides et d\u2019agressions non mortelles, en particulier \u00e0 l\u2019encontre des femmes et des enfants, qui d\u00e9passent de loin les taux mondiaux moyens de d\u00e9c\u00e8s et de blessures li\u00e9s aux guerres et au terrorisme.<\/p>\n\n\n\n Anke Hoeffler et James Fearon soutiennent que les taux \u00e9lev\u00e9s de violence interpersonnelle ne sont pas simplement d\u00e9termin\u00e9s par la culture ou d\u2019autres facteurs structurels. Les donn\u00e9es issues d\u2019une multitude d\u2019\u00e9valuations de programmes, d\u2019exp\u00e9riences naturelles et de mouvements sociaux \u00e0 long terme montrent clairement que les taux d\u2019homicides, de violence conjugale et de ch\u00e2timents corporels s\u00e9v\u00e8res inflig\u00e9s aux enfants peuvent \u00eatre r\u00e9duits s\u2019ils font l\u2019objet d\u2019interventions cibl\u00e9es efficaces. Des interventions visant \u00e0 promouvoir la paix dans les pays d\u00e9chir\u00e9s par la guerre civile sont \u00e9galement possibles, mais les opportunit\u00e9s sont rares et de plus en plus espac\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n S’appuyant sur des id\u00e9es et des m\u00e9thodes issues de nombreux domaines \u2014 \u00e9conomie, sciences politiques, sant\u00e9 publique, psychologie, sociologie et autres \u2014, les auteurs montrent que les efforts financiers et politiques visant \u00e0 r\u00e9duire la violence interpersonnelle m\u00e9ritent donc une priorit\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9e tant au sein des pays qu’aupr\u00e8s des bailleurs de fonds internationaux. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Parution le 5 mai<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Comment, tout au long du XXe si\u00e8cle, les catholiques ont-ils interpr\u00e9t\u00e9, justifi\u00e9 et, parfois, sacralis\u00e9 le recours \u00e0 la violence politique ? Quelle a \u00e9t\u00e9 leur contribution aux initiatives insurrectionnelles au cours d\u2019un si\u00e8cle marqu\u00e9 par les guerres mondiales, les nationalismes, les processus de d\u00e9colonisation, les conflits id\u00e9ologiques et les g\u00e9nocides ?<\/p>\n\n\n\n\n\n Les m\u00e9canismes de l\u00e9gitimation s’av\u00e8rent particuli\u00e8rement complexes lorsque la violence n’est pas exerc\u00e9e par l’\u00c9tat, mais dirig\u00e9e contre lui, pla\u00e7ant les protagonistes de ces actions dans une zone grise entre les cat\u00e9gories de \u2018terrorisme\u2019 et de \u2018lutte de lib\u00e9ration\u2019.<\/p>\n\n\n\n \u00c9crit par une historienne reconnue du catholicisme contemporain, La fe armada <\/em>analyse des \u00e9tudes de cas issues de diff\u00e9rents contextes g\u00e9ographiques, qui ont toutes un d\u00e9nominateur commun : le r\u00f4le central jou\u00e9 par la religion catholique, de l\u2019Irlande du Nord \u00e0 l\u2019Espagne, en passant par le Mexique, les Philippines, la Colombie et le Rwanda. L’auteure montre comment les sources th\u00e9ologiques, les mod\u00e8les de martyre et les symboles de la tradition chr\u00e9tienne ont contribu\u00e9 \u00e0 donner un sens moral \u00e0 la violence et \u00e0 la pr\u00e9senter comme une action men\u00e9e au nom de Dieu. Adoptant une perspective globale et transnationale, l’ouvrage offre de nouveaux outils pour comprendre la relation entre religion et violence politique. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Parution le 6 mai<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Sans la guerre civile espagnole, l’histoire europ\u00e9enne du XXe si\u00e8cle est incompr\u00e9hensible : s’il y a un moment o\u00f9 l’histoire contemporaine se joue en Espagne, c’est bien en 1936. Partant de cette th\u00e8se centrale, cet ouvrage collectif diss\u00e8que le conflit qui a divis\u00e9 l’Espagne et le monde. <\/p>\n\n\n\n\n\n La guerre d’Espagne n’\u00e9tait pas seulement une guerre civile, mais aussi une guerre transnationale, mondiale ; elle a impliqu\u00e9 des acteurs \u00e9trangers et on y identifie diverses caract\u00e9ristiques qui allaient devenir paradigmatiques dans l’histoire de l’Europe : la prise du pouvoir par le fascisme par la guerre, le recours \u00e0 la violence contre les civils \u00e0 des fins de purification de la soci\u00e9t\u00e9, la mise en place de camps de concentration, la superposition de la guerre d’occupation et de la guerre irr\u00e9guli\u00e8re. En d\u2019autres termes : l\u2019Espagne est devenue une caisse de r\u00e9sonance et un laboratoire de processus qui se sont ensuite \u00e9tendus \u00e0 l\u2019ensemble du continent. <\/p>\n\n\n\n Javier Rodrigo, Miguel Alonso et David Alegre ont r\u00e9uni dans cet ouvrage une cinquantaine d\u2019historiens et d\u2019historiennes, pour la plupart \u00e2g\u00e9s de moins de cinquante ans, afin d\u2019offrir une vision totalement nouvelle et actualis\u00e9e du conflit, qui est analys\u00e9 sous ses diverses facettes, dont certaines sont presque inexplor\u00e9es. Ces pages vont au-del\u00e0 du coup d’\u00c9tat de 1936 et de la guerre elle-m\u00eame. En effet, l’ouvrage soutient que celle-ci ne s’est pas termin\u00e9e en 1939, mais qu’elle s’est prolong\u00e9e, sous une forme irr\u00e9guli\u00e8re ou \u2018sale\u2019, jusqu’aux ann\u00e9es 1950. La militarisation, l\u2019internationalisation et la radicalisation du conflit, l\u2019arri\u00e8re-front, les questions d\u2019identit\u00e9, l\u2019exil, la sant\u00e9, le paysage et l\u2019environnement ou encore la n\u00e9cropolitique sont quelques-uns des th\u00e8mes abord\u00e9s. En d\u00e9finitive, l\u2019ouvrage d\u00e9montre que la guerre civile espagnole fut la grande guerre civile europ\u00e9enne du XXe si\u00e8cle. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Parution le 6 mai<\/p>\n\n\n\n \u00ab La construction n\u00e9cessite de l\u2019\u00e9nergie et des ressources ; une fois cr\u00e9\u00e9, notre environnement fa\u00e7onne nos relations les uns avec les autres. Mais \u00e0 quoi ressemblerait un environnement b\u00e2ti v\u00e9ritablement d\u00e9mocratique ? Devrions-nous privil\u00e9gier un processus inclusif permettant au plus grand nombre possible de citoyens de d\u00e9cider de la conception d\u2019un b\u00e2timent ? Ou s\u2019agit-il plut\u00f4t de d\u00e9terminer comment l\u2019architecture et les espaces urbains peuvent le mieux repr\u00e9senter la d\u00e9mocratie pour<\/em> les citoyens \u2014 et comment la construction et l\u2019urbanisme peuvent concr\u00e8tement faciliter l\u2019action d\u00e9mocratique par<\/em> les citoyens ?<\/p>\n\n\n\n\n\n Dans Street, Palace, Square<\/em>, Jan-Werner M\u00fcller propose une nouvelle analyse \u00e9l\u00e9gante de l\u2019architecture et de la d\u00e9mocratie, s\u2019appuyant sur des exemples allant de Washington DC \u00e0 Dacca, du Caire \u00e0 Berlin. Couvrant un large \u00e9ventail de domaines allant de la philosophie politique \u00e0 l\u2019histoire en passant par le design, il montre que la rencontre entre architecture et d\u00e9mocratie pr\u00e9sente un avantage inattendu. En r\u00e9fl\u00e9chissant d\u2019une part aux espaces et aux symboles, et d\u2019autre part \u00e0 notre conception de la d\u00e9mocratie, nous pourrions entrevoir des possibilit\u00e9s qui nous \u00e9chappaient auparavant : comment cr\u00e9er des espaces permettant aux citoyens de s\u2019approprier la politique. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Parution le 7 mai<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Face \u00e0 l’insurrection lanc\u00e9e fin 1954 par le Front de lib\u00e9ration nationale (FLN), une partie de l’arm\u00e9e fran\u00e7aise a voulu jouer une \u2018r\u00e9volution contre une r\u00e9volution\u2019. Au sein des fameux Cinqui\u00e8mes bureaux, des officiers mettent en \u0153uvre la contre-insurrection. Leur arme : la guerre psychologique. Leur objectif : conqu\u00e9rir la population alg\u00e9rienne et garder l’Alg\u00e9rie fran\u00e7aise.<\/p>\n\n\n\n\n\n Ces hommes ne se consid\u00e8rent pas comme des contre-r\u00e9volutionnaires, constate l’historien Denis Leroux, qui ausculte leur radicalisation progressive en s’appuyant sur une riche documentation d’archives. Ils estiment au contraire \u00eatre au c\u0153ur d’une authentique r\u00e9volution. Aux yeux de ces soldats d’\u00e9lite, l’arm\u00e9e doit \u2014 comme ses adversaires \u2014 mener une action politique et \u00eatre \u00e0 l’avant-garde d’une r\u00e9volution socio-politique : la construction d’une \u2018Alg\u00e9rie nouvelle\u2019, int\u00e9grant les Alg\u00e9riens dans le corps politique fran\u00e7ais en les mobilisant contre le FLN. Pour ce faire, elle ne doit pas craindre d’employer des moyens dictatoriaux ni de s’opposer aux institutions l\u00e9gales si celles-ci mettent en p\u00e9ril la nation fran\u00e7aise.<\/p>\n\n\n\n Anticommunistes virulents, ces officiers justifient les m\u00e9thodes de l’arm\u00e9e par une vision apocalyptique : la France est, selon eux, impliqu\u00e9e en Alg\u00e9rie dans un conflit existentiel opposant l’Occident au bloc sovi\u00e9tique. Promoteurs de la \u2018r\u00e9volution du 13 mai\u2019, ils jouent un r\u00f4le d\u00e9terminant dans le coup d’\u00c9tat qui permet au g\u00e9n\u00e9ral de Gaulle de revenir au pouvoir en 1958. Mais, s’opposant bient\u00f4t \u00e0 la politique du nouveau chef de l’\u00c9tat, les Cinqui\u00e8mes bureaux sont dissous en f\u00e9vrier 1960, apr\u00e8s la semaine des barricades, laissant une marque aussi profonde que sous-estim\u00e9e dans la vie politique fran\u00e7aise. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Parution le 7 mai<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Weimar occupe une place pr\u00e9pond\u00e9rante dans l\u2019histoire allemande : un creuset o\u00f9 se sont c\u00f4toy\u00e9es d\u00e9mocratie et dictature. Cette ville ancienne, nich\u00e9e au c\u0153ur du pays, a vu na\u00eetre certains des plus grands penseurs europ\u00e9ens, parmi lesquels Goethe et Schiller, Liszt et Nietzsche. Elle a donn\u00e9 son nom \u00e0 l\u2019ambitieuse R\u00e9publique de Weimar, fond\u00e9e au lendemain de la Premi\u00e8re Guerre mondiale. Mais c\u2019est aussi l\u00e0 que le fascisme a pris racine. L\u00e0 o\u00f9 les architectes du Bauhaus ont pour la premi\u00e8re fois exp\u00e9riment\u00e9 de nouveaux modes de vie, Buchenwald a \u00e9t\u00e9 creus\u00e9 dans une for\u00eat de h\u00eatres.<\/p>\n\n\n\n\n\n Weimar <\/em>nous montre une ville et ses habitants au bord de la catastrophe. S’appuyant sur de nombreuses recherches d’archives in\u00e9dites, Katja Hoyer nous emm\u00e8ne de 1919 \u00e0 1939 en racontant les histoires des hommes et des femmes qui ont v\u00e9cu la nouvelle r\u00e9publique et le r\u00e9gime hitl\u00e9rien. Nous faisons la connaissance d\u2019une galerie de personnages vivants, du relieur Carl Weirich aux h\u00f4teliers Rosa et Arthur Schmidt, en passant par Elisabeth, la s\u0153ur de Friedrich Nietzsche. Voici des fascistes et des socialistes, des artistes et des ouvriers, des politiciens et des citoyens qui, emport\u00e9s par le tourbillon de l\u2019histoire, sont devenus t\u00e9moins, auteurs, victimes et spectateurs\u2026 \u00bb<\/p>\n\n\n\n Parution le 7 mai <\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Le r\u00e9publicanisme est sans doute l\u2019id\u00e9e politique la plus puissante de l\u2019histoire, un exploit extraordinaire de l\u2019imagination humaine qui concilie libert\u00e9 individuelle et responsabilit\u00e9 collective. La R\u00e9publique environnementale<\/em> revendique cette id\u00e9e comme la voie \u00e0 suivre pour pr\u00e9server notre vie en commun sur une plan\u00e8te en mutation, en red\u00e9finissant notre rapport \u00e0 l\u2019environnement non pas comme une contrainte \u00e0 la libert\u00e9, mais comme son fondement r\u00e9publicain.<\/p>\n\n\n\n\n\n Giulio Boccaletti soutient que nous devons renouveler notre engagement envers la libert\u00e9 et la responsabilit\u00e9 civique par le biais de la souverainet\u00e9 populaire. Il pr\u00e9sente la R\u00e9publique environnementale comme une alternative n\u00e9cessaire \u00e0 la foi aveugle dans la gestion technocratique, \u00e0 la moralisation superficielle et \u00e0 la rh\u00e9torique apocalyptique de certains militants, ainsi qu\u2019au scepticisme hypocrite des int\u00e9r\u00eats particuliers. Nos d\u00e9fis environnementaux ne se r\u00e9sument pas simplement \u00e0 \u2018s\u2019accorder sur les faits\u2019 ou \u00e0 vivre dans le cadre de contraintes techniques : ils refl\u00e8tent un \u00e9chec plus profond des institutions politiques. S’appuyant sur l’histoire des id\u00e9es et des exemples concrets, Giulio Boccaletti pr\u00e9sente un cadre politique qui place notre relation \u00e0 notre environnement au c\u0153ur de la mani\u00e8re dont nous exer\u00e7ons notre voix, coordonnons l’action collective et d\u00e9finissons le d\u00e9veloppement lui-m\u00eame.<\/p>\n\n\n\n Offrant un espoir \u00e0 une \u00e9poque anxieuse marqu\u00e9e par la mont\u00e9e de l’autoritarisme et un pessimisme g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9, The Environmental Republic<\/em> remet en cause le faux choix entre protection de l’environnement et libert\u00e9 humaine en montrant comment des institutions ancr\u00e9es localement peuvent assurer \u00e0 la fois la durabilit\u00e9 et le d\u00e9veloppement humain gr\u00e2ce \u00e0 une v\u00e9ritable autogouvernance. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Parution le 12 mai<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Depuis la fin du si\u00e8cle dernier, la politique traditionnelle s’est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e incapable de relever les nouveaux d\u00e9fis, qu’il s’agisse de la crise environnementale, des r\u00f4les de genre ou des in\u00e9galit\u00e9s croissantes. Face \u00e0 cet \u00e9chec, beaucoup ont commenc\u00e9 \u00e0 se sentir personnellement responsables et ont cherch\u00e9 \u00e0 modifier leur comportement dans leur vie priv\u00e9e. Cette moralisation du quotidien semble se d\u00e9multiplier en mille ruisseaux, comme si la vie de tous les jours \u00e9tait aujourd’hui plus charg\u00e9e de sens qu’autrefois. Les objections \u00e0 ces comportements pourraient \u00eatre nombreuses, \u00e0 commencer par leur fatale insignifiance. Et pourtant, l’engagement moral nous caract\u00e9rise en tant qu’\u00eatres humains. Et puis, quelle serait l’alternative : le cynisme et l’indiff\u00e9rence ? <\/p>\n\n\n\n Cet essai analyse les fondements philosophiques, politiques et moraux qui sous-tendent les formes les plus r\u00e9pandues d’engagement individuel (d\u00e9fense des animaux, altruisme efficace, activisme linguistique, consommation critique et \u00e9cologie) du point de vue de la vie quotidienne des personnes. Deux aspects fondamentaux en ressortent : l’id\u00e9e que la condition collective d\u00e9pend de la contribution de l’individu et le besoin des individus d’\u00eatre des acteurs du changement. Entre l’envie de participer et le faible impact de chacun, l’activisme du quotidien manifeste un besoin de contr\u00f4le sur les dimensions les plus ordinaires de nos vies, sans qu’il soit clair si, par l\u00e0, nous promouvons aussi politiquement ces causes ou si nous essayons simplement de sauver notre conscience individuelle. <\/p>\n\n\n\n M\u00ealant philosophie morale et sociologie de la consommation, \u00e9cologie et philosophie politique, linguistique et \u00e9thique animale, l\u2019ouvrage entend fournir un guide \u00e0 ceux qui sont perplexes face aux d\u00e9fis moraux de nos vies, dans tous les domaines o\u00f9 le comportement priv\u00e9 a un impact sur la dimension collective. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Parution le 12 mai<\/p>\n\n\n\n\n\n \u00ab Norbert Elias a \u00e9crit une sociologie de Mozart, montrant ainsi tout ce que la vie d’un \u00eatre d’exception peut nous apprendre sur la r\u00e9alit\u00e9 sociale. <\/p>\n\n\n\n C’est ce qui justifie une sociologie de Zinedine Zidane. <\/p>\n\n\n\n Le talent du footballeur est connu, mais l’enqu\u00eate sur sa trajectoire biographique r\u00e9v\u00e8le de nombreux traits caract\u00e9ristiques de la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise contemporaine. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Parution le 13 mai<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab La question de la dignit\u00e9 traverse les r\u00e9voltes et r\u00e9volutions dans les mondes arabes comme une \u00e9vidence. Saisie comme \u00e9motion politique, elle anime les luttes sociales et les contestations depuis la fin des ann\u00e9es 1970, et de mani\u00e8re encore plus saillante les r\u00e9volutions \u00e0 partir de 2011. Loin de se limiter \u00e0 la question de l\u2019acc\u00e8s au minimum vital (se nourrir, se loger, se v\u00eatir, se soigner), elle d\u00e9termine un espace de la vie digne qui exc\u00e8de ces revendications.<\/p>\n\n\n\n\n\n Tout au long de la M\u00e9diterran\u00e9e m\u00e9ridionale et orientale, des moments, des trajectoires, des situations collectives sont les lieux d\u2019une enqu\u00eate pour saisir les sens de la dignit\u00e9, au plus pr\u00e8s des vies individuelles et des communaut\u00e9s, des aspirations et des revendications. Cette enqu\u00eate collective est restitu\u00e9e par la mise en dialogue de cartes sensibles et de textes. Elle contribue \u00e0 \u00e9crire l\u2019histoire des r\u00e9voltes postcoloniales dans la r\u00e9gion, \u00e0 partir de celles et ceux qui les ont esp\u00e9r\u00e9es, v\u00e9cues, et qui y ont perdu la vie. Elle donne des clefs de compr\u00e9hension de ce qui continue \u00e0 susciter la col\u00e8re, la mobilisation et la solidarit\u00e9 au pr\u00e9sent. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Parution le 15 mai.<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab La fin de la Seconde Guerre mondiale a apparemment entra\u00een\u00e9 un recul des conqu\u00eates territoriales. Nombreux sont ceux qui ont avanc\u00e9 que cette tendance s’expliquait par la sacralisation de l\u2019int\u00e9grit\u00e9 territoriale qui a pr\u00e9valu dans l’apr\u00e8s-guerre. Pourtant, comme le montre Dan Altman, les \u00c9tats se sont empar\u00e9s de territoires \u00e0 de nombreuses reprises depuis 1945. Les conqu\u00eates \u00e0 grande \u00e9chelle ont diminu\u00e9, mais les saisies cibl\u00e9es \u00e0 petite \u00e9chelle ont persist\u00e9. La relation entre conqu\u00eate et guerre a \u00e9galement \u00e9volu\u00e9.<\/p>\n\n\n\n\n\n Alors qu’avant 1945, les \u00c9tats qui tentaient une conqu\u00eate d\u00e9clenchaient souvent une guerre, puis cherchaient \u00e0 occuper de vastes territoires, les challengers d’aujourd’hui s’emparent plus souvent de petites r\u00e9gions, puis tentent d’\u00e9viter la guerre. Cette strat\u00e9gie, le fait accompli, est devenue le mode de conqu\u00eate pr\u00e9dominant.<\/p>\n\n\n\n S’appuyant sur ses propres donn\u00e9es originales, qui recensent 175 tentatives de conqu\u00eate entre 1918 et 2024, Dan Altman explique pourquoi la conqu\u00eate persiste, ce qui la motive et dans quels cas elle vire \u00e0 la violence. Il montre comment des faits accomplis mal calcul\u00e9s ont d\u00e9clench\u00e9 de nombreuses guerres apr\u00e8s 1945. Incisif et \u00e9clairant, Taking Territory<\/em> va \u00e0 l’encontre de ce que nous pensons savoir sur la conqu\u00eate apr\u00e8s 1945 pour en r\u00e9v\u00e9ler les v\u00e9ritables causes et cons\u00e9quences. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Parution le 15 mai<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Selon quels axes s’articulent les conflits politiques de notre \u00e9poque ?<\/p>\n\n\n\n Nos concepts traditionnels d’organisation ne semblent plus offrir aujourd’hui de rep\u00e8res s\u00fbrs. En effet, on oppose souvent aujourd’hui une bourgeoisie de gauche \u00e0 une classe ouvri\u00e8re de droite \u2014 et le \u2018n\u00e9olib\u00e9ralisme progressiste\u2019 ainsi que les partis populistes de droite sur le plan culturel, mais de plus en plus de gauche en mati\u00e8re de politique de redistribution, marquent les p\u00f4les d’un nouvel axe principal du conflit politique. <\/p>\n\n\n\n\n\n Dans Spaltungslinien<\/em>, le politologue Philip Manow interpr\u00e8te cette nouvelle situation comme le r\u00e9sultat de la transformation des syst\u00e8mes de partis europ\u00e9ens. Cette transformation elle-m\u00eame, selon la th\u00e8se centrale de l\u2019essai, est une r\u00e9action \u00e0 la remise en cause de l\u2019\u00c9tat-nation en tant que niveau autour duquel s\u2019organisaient jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent les int\u00e9r\u00eats sociaux. La crise actuelle ne s\u2019explique pas par l\u2019\u00e9mergence d\u2019une nouvelle ligne de fracture culturelle \u2014 par exemple sous la forme d\u2019une opposition entre cosmopolites et communautaristes, entre Anywheres<\/em> et Somewheres<\/em>. Elle conduit plut\u00f4t \u00e0 l\u2019\u00e9rosion des formes existantes de m\u00e9diation des int\u00e9r\u00eats politiques, de sorte que l\u2019attention que nous portons habituellement aux partis et \u00e0 leur force relative ne suffit plus \u00e0 nous \u00e9clairer suffisamment sur l\u2019\u00e9volution politique. Elle conduit en outre \u00e0 l\u2019\u00e9mergence d\u2019un nouvel axe de conflit principal entre le lib\u00e9ralisme social et redistributif d\u2019une part et l\u2019illib\u00e9ralisme social et redistributif d\u2019autre part. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Parution le 18 mai.<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Le retour au pouvoir de Donald Trump accentue le focus sur ces enjeux en raison des craintes \u00e9videntes d\u2019une transformation majeure de la relation transatlantique qui pose la question d\u2019une d\u00e9fense europ\u00e9enne autonome et donc de sa dimension nucl\u00e9aire. Cette r\u00e9flexion s\u2019acc\u00e9l\u00e8re consid\u00e9rablement mais ces probl\u00e8mes existaient d\u00e9j\u00e0 sous la pr\u00e9sidence de Barack Obama, qui avait entam\u00e9 un basculement de la strat\u00e9gie des \u00c9tats-Unis vers l\u2019Asie-Pacifique en raison d\u2019une rivalit\u00e9 future dans les ann\u00e9es 2030 avec deux puissances \u2018paires\u2019 : la Russie et la Chine.<\/p>\n\n\n\n\n\n Les risques de prolif\u00e9ration que repr\u00e9sentent la Cor\u00e9e du Nord et peut-\u00eatre bient\u00f4t l\u2019Iran risquent d\u2019entra\u00eener l\u2019effondrement du r\u00e9gime de s\u00e9curit\u00e9 nucl\u00e9aire mondial dont la France est l\u2019un des garants en tant que puissance nucl\u00e9aire et membre du conseil de s\u00e9curit\u00e9 de l\u2019ONU.<\/p>\n\n\n\n Dans le contexte de ces nouveaux enjeux, les auteurs posent la question des essais nucl\u00e9aires, du \u00ab consensus \u00bb nucl\u00e9aire fran\u00e7ais ainsi que de la dimension europ\u00e9enne de la dissuasion fran\u00e7aise. Ces recherches incluent de nouvelles sources, mais aussi et surtout de nouvelles probl\u00e9matiques qui rendent n\u00e9cessaire un manuel d\u2019histoire accessible \u00e0 un public \u00e9tudiant de plus en plus nombreux dans les fili\u00e8res de relations internationales et en lien avec les \u00e9tudes strat\u00e9giques.<\/p>\n\n\n\n En outre, travailler sur des questions de d\u00e9fense implique une ma\u00eetrise du droit public et du droit international en raison des diff\u00e9rentes codifications et r\u00e9glementations mises en place et qui suscitent encore des d\u00e9bats avec des propositions politiques de constitutionnalisation de la dissuasion nucl\u00e9aire fran\u00e7aise. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Parution le 20 mai<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Depuis les ann\u00e9es 1990, \u00e0 mesure que les questions li\u00e9es aux h\u00e9ritages coloniaux ont pris de l\u2019ampleur dans l\u2019espace public et les d\u00e9bats politiques, l\u2019histoire des colonisations est devenue l\u2019un des domaines les plus dynamiques et les plus discut\u00e9s de la recherche en sciences humaines \u2014 et ce en France comme dans d\u2019autres pays, qu\u2019ils aient \u00e9t\u00e9 colonisateurs ou colonis\u00e9s. De cet important tournant, Emmanuelle Saada dresse un premier bilan raisonn\u00e9.<\/p>\n\n\n\n\n\n Traitant conjointement histoire et historiographie, elle s\u2019attache \u00e0 faire ressortir les tr\u00e8s riches enseignements de ces travaux pour comprendre les situations coloniales dans leur h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9, sur tous les continents et depuis cinq si\u00e8cles. Attentive \u00e0 l\u2019asym\u00e9trie des sources, aux pratiques des individus et des groupes et aux limites du pouvoir colonial, elle met aussi en relief ce qui constitue le \u00ab noyau dur \u00bb des ph\u00e9nom\u00e8nes coloniaux : l\u2019appropriation des ressources, le d\u00e9ploiement de la violence, le gouvernement des populations.<\/p>\n\n\n\n Cet itin\u00e9raire pond\u00e9r\u00e9 r\u00e9v\u00e8le \u00e0 quel point l\u2019analyse des colonisations a transform\u00e9 la mani\u00e8re m\u00eame de faire et d\u2019\u00e9crire l\u2019histoire. Il renouvelle les fa\u00e7ons d\u2019envisager les controverses postcoloniales, en ouvrant la voie \u00e0 une histoire \u00e9quitable. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Une poign\u00e9e de riches et de puissants a domin\u00e9 la majorit\u00e9 tout au long de la majeure partie de l\u2019histoire humaine. C\u2019est aujourd\u2019hui plus flagrant que jamais : le foss\u00e9 entre les oligarques et le citoyen lambda est bien plus grand que n\u2019importe quel \u00e9cart qui existait \u00e0 l\u2019\u00e9poque du servage en Europe ou de la soci\u00e9t\u00e9 esclavagiste de la Rome imp\u00e9riale. Ce qui est \u00e9trange, c\u2019est que, pour la premi\u00e8re fois dans l\u2019histoire, cette domination s\u2019exerce par le biais de la d\u00e9mocratie. Pourtant, nous ne nous r\u00e9voltons pas ouvertement contre le syst\u00e8me. En fait, nous continuons \u00e0 voter pour le soutenir. Pourquoi ?<\/p>\n\n\n\n\n\n Dans The Blind Spot<\/em>, le politologue Jeffrey Winters livre un r\u00e9cit urgent et incisif sur la mani\u00e8re dont nous sommes parvenus \u00e0 cette \u00e8re d\u2019oligarchie flagrante, en d\u00e9voilant comment la d\u00e9mocratie moderne a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue pour prot\u00e9ger les int\u00e9r\u00eats des ultra-riches. En retra\u00e7ant l\u2019\u00e9volution de l\u2019oligarchie \u00e0 travers l\u2019\u00e8re d\u00e9mocratique, il d\u00e9montre que le pouvoir des riches n\u2019est pas seulement une faille de notre d\u00e9mocratie, mais qu\u2019il est ancr\u00e9 dans ses fondements m\u00eames. Aujourd\u2019hui, dans un paradoxe extraordinaire, nous vivons dans un \u00e9tat d\u2019\u2018in\u00e9galit\u00e9 participative\u2019 : un monde o\u00f9 99,99 % d\u2019entre nous participons ouvertement et librement \u2014 voire d\u00e9mocratiquement \u2014 \u00e0 notre propre exclusion \u00e9conomique permanente.<\/p>\n\n\n\n Mais un changement profond peut s\u2019amorcer lorsque nous comprenons clairement o\u00f9 nous en sommes et o\u00f9 nous m\u00e9ritons d\u2019\u00eatre. Tout en mettant en lumi\u00e8re \u00e0 quel point notre r\u00e9alit\u00e9 politique s\u2019est d\u00e9grad\u00e9e, The Blind Spot <\/em>propose des id\u00e9es audacieuses sur la mani\u00e8re dont nous pourrions r\u00e9tablir l\u2019\u00e9quilibre. M\u00eame si les oligarques ne c\u00e9deront peut-\u00eatre pas le pouvoir de leur plein gr\u00e9, cette p\u00e9riode d\u2019in\u00e9galit\u00e9 choquante est, comme le montre Winters, une opportunit\u00e9 de transformation durable. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Parution le 21 mai<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Sp\u00e9cialiste du Moyen \u00c2ge europ\u00e9en, fondateur des Annales d\u2019histoire \u00e9conomique et sociale<\/em> \u2014 une revue devenue le porte-\u00e9tendard du renouveau de la pratique historienne au XXe si\u00e8cle \u2014, combattant de la Premi\u00e8re Guerre mondiale, engag\u00e9 volontaire dans l\u2019arm\u00e9e en 1939, figure de la R\u00e9sistance, mort en martyr sous les balles de la Gestapo en juin 1944 : Marc Bloch, l\u2019un des historiens les plus connus et les plus cit\u00e9s au monde, est un symbole d\u2019intelligence et de probit\u00e9 autant que d\u2019engagement. Un \u2018grand homme\u2019, dans toute la pl\u00e9nitude de l\u2019expression.<\/p>\n\n\n\n Celui dont le propre fils, \u00c9tienne Bloch, disait la biographie \u2018impossible\u2019 demeure n\u00e9anmoins, \u00e0 bien des \u00e9gards, un myst\u00e8re. \u00c0 distance de toutes les tentatives visant \u00e0 l\u2019accaparer ou \u00e0 le mettre au go\u00fbt du jour, ce portrait intellectuel complet, riche et nuanc\u00e9, s\u2019attache \u00e0 reconstituer et \u00e0 replacer dans leur contexte le parcours, le style et la pens\u00e9e d\u2019un savant chez lequel th\u00e9orie et pratique ont \u00e9t\u00e9, jusqu\u2019\u00e0 la derni\u00e8re heure, \u00e9troitement unies. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Parution le 28 mai<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Le nom d’Adolfo Su\u00e1rez est \u00e0 jamais associ\u00e9 \u00e0 une p\u00e9riode cruciale de l’histoire de l’Espagne. Mais dans quelle mesure connaissons-nous le parcours politique et la personnalit\u00e9 complexe de cette figure clef de la Transition ? <\/p>\n\n\n\n\n\n Cette biographie politique est le r\u00e9cit d’une \u00e9poque, celle des ann\u00e9es 1970 et 1980, racont\u00e9e \u00e0 travers une vie. Cet ouvrage retrace avec rigueur et pr\u00e9cision la biographie de celui qui fut l’un des principaux artisans de la Transition espagnole, \u00e0 l’occasion du cinquanti\u00e8me anniversaire de sa nomination au poste de pr\u00e9sident du gouvernement. L\u2019auteur revient sur l’av\u00e8nement de la d\u00e9mocratie en Espagne apr\u00e8s quarante ans de dictature. Gr\u00e2ce \u00e0 l’acc\u00e8s \u00e0 des documents priv\u00e9s de l’entourage de Su\u00e1rez, il met en lumi\u00e8re des \u00e9pisodes peu connus de cette \u00e9poque d\u00e9cisive, depuis les raisons de son ascension en 1976 jusqu’\u00e0 celles de sa d\u00e9mission \u00e0 la veille du coup d’\u00c9tat du 23 f\u00e9vrier.<\/p>\n\n\n\n Il en r\u00e9sulte un portrait humain et politique passionnant d\u2019un personnage \u00e9nigmatique, presque ind\u00e9chiffrable, dont la vie mouvement\u00e9e d\u00e9montre que l\u2019histoire, tout comme la biographie d\u2019une personne, n\u2019est jamais \u00e9crite d\u2019avance. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Parution le 28 mai<\/p>\n\n\n\nEnzo Ciconte, Storia dell\u2019 altra Italia. Dai bravi ottocenteschi alla strage di via D’Amelio<\/em>, Roma-Bari, Laterza<\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nMoying Li, Hu Shi. A Biography<\/em>, Oxford, Oxford University Press<\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nEmanuela Scarpellini, Il fascismo delle cose. Oggetti e consumi nel Ventennio<\/em>, Turin, Einaudi<\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nAnke Hoeffler et James D. Fearon, Worse than War : The Global Costs of Violence<\/em>, Princeton, Princeton University Press.<\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nLucia Ceci, La fe armada. Cat\u00f3licos y violencia pol\u00edtica en el siglo XX<\/em>, Madrid, Marcial Pons.<\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nJavier Rodrigo, David Alegre et Miguel Alonso (dir.), La guerra civil espa\u00f1ola. Una historia global<\/em>, Barcelone, Galaxia Gutenberg.<\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nJan-Werner M\u00fcller, Street, Palace, Square. The Architecture of Democratic Spaces<\/em>, Londres, Allen Lane.<\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nDenis Leroux, Une arm\u00e9e \u00ab r\u00e9volutionnaire \u00bb. Contre-insurrection et subversion militaire pendant la guerre d\u2019Alg\u00e9rie<\/em>, Paris, La D\u00e9couverte.<\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nKatja Hoyer, Weimar. Life on the Edge of Catastrophe<\/em>, Londres, Allen Lane.<\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nGiulio Boccaletti, The Environmental Republic : Why Citizens Will Save the World<\/em>, Princeton, Princeton University Press.<\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nFederico Zuolo, Il quotidiano \u00e8 politico. L\u2019attivismo individuale oggi<\/em>, Turin, Einaudi.<\/h2>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nSt\u00e9phane Beaud, Zinedine Zidane<\/em>, Paris, La D\u00e9couverte.<\/h2>\n\n\n\n
Leyla Dakhli et Laurence Dufresne-Aubertin (dir.), Les R\u00e9voltes de la dignit\u00e9. R\u00e9sister dans les mondes arabes m\u00e9diterran\u00e9ens<\/em>, Paris, Seuil.<\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nDan Altman, Taking Territory. The Persistence of Conquest Since 1945<\/em>, Ithaca, Cornell University Press.<\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nPhilip Manow, Spaltungslinien. Europas Parteiensysteme und die Dekonsolidierung des Nationalstaats<\/em>, Munich, C.H. Beck.<\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nFlorian Galleri, Beno\u00eet Gr\u00e9mare et Yannick Pinc\u00e9, Histoire de la dissuasion nucl\u00e9aire fran\u00e7aise<\/em>, Paris, Armand Colin.<\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nEmmanuelle Saada, Histoires et colonisations. Des r\u00e9cits de la conqu\u00eate aux h\u00e9ritages postcoloniaux<\/em>, Paris, Gallimard.<\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\n
Parution le 21 mai<\/p>\n\n\n\nJeffrey Winters, The Blind Spot. How Oligarchs Dominate Our Democracies<\/em>, Londres, Allen Lane.<\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nPeter Sch\u00f6ttler, Marc Bloch, une biographie intellectuelle<\/em>, Paris, Gallimard.<\/h2>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nJuan Francisco Fuentes, Adolfo Su\u00e1rez. La opci\u00f3n m\u00e1s dif\u00edcil<\/em>, Londres, Taurus.<\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\n