{"id":317382,"date":"2026-02-15T16:30:00","date_gmt":"2026-02-15T15:30:00","guid":{"rendered":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/?p=317382"},"modified":"2026-02-15T16:20:46","modified_gmt":"2026-02-15T15:20:46","slug":"entretien-harmattan-ai-mouad-mghari","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2026\/02\/15\/entretien-harmattan-ai-mouad-mghari\/","title":{"rendered":"\u00ab La v\u00e9ritable arme strat\u00e9gique, c\u2019est l\u2019usine \u00bb, une conversation avec Mouad M\u2019Ghari, CEO de la licorne de d\u00e9fense Harmattan AI"},"content":{"rendered":"\n
Que vous nous lisiez r\u00e9guli\u00e8rement ou pour la premi\u00e8re fois, d\u00e9couvrez nos offres pour approfondir et <\/em>soutenir le Grand Continent en vous abonnant \u00e0 la revue<\/em><\/a><\/p>\n\n\n\n Notre entreprise d\u00e9veloppe des syst\u00e8mes robotiques autonomes de d\u00e9fense. Nous d\u00e9veloppons tant des robots que leurs capacit\u00e9s \u00e0 collaborer et \u00e0 se coordonner afin de mener des missions compl\u00e8tes sans intervention humaine.<\/p>\n\n\n\n Nous proc\u00e9dons dans une logique d\u2019int\u00e9gration verticale tr\u00e8s pouss\u00e9e, en d\u00e9veloppant au sein de notre entreprise l\u2019intelligence, les mod\u00e8les d\u2019IA, le logiciel de commandement et de contr\u00f4le (C2), les syst\u00e8mes de mission en m\u00eame temps que les radios, les capteurs radar, l\u2019optronique, les contr\u00f4leurs de vol, les contr\u00f4leurs moteurs et les stations sol. <\/p>\n\n\n\n Nous d\u00e9veloppons donc le robot lui-m\u00eame, ainsi que l’intelligence qui va permettre de le contr\u00f4ler et de s’adapter \u00e0 de nouveaux \u00e9v\u00e9nements pendant une mission, par exemple en modifiant sa trajectoire pour \u00e9viter un obstacle ou en appelant du renfort pour suivre et frapper un convoi. <\/p>\n\n\n\n En plus de cette capacit\u00e9 d’intelligence locale, nos syst\u00e8mes requi\u00e8rent \u00e9galement une intelligence globale, c\u2019est-\u00e0-dire l’orchestration de la mission. Nous sommes l’un des seuls acteurs qui d\u00e9veloppe enti\u00e8rement ces syst\u00e8mes autonomes, des composants physiques \u00e0 l\u2019intelligence globale. <\/p>\n\n\n\n La sup\u00e9riorit\u00e9 technologique ne fait pas forc\u00e9ment la sup\u00e9riorit\u00e9 op\u00e9rationnelle.<\/p>Mouad M’Ghari<\/cite><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n Comme pour toute soci\u00e9t\u00e9, la meilleure mani\u00e8re de se d\u00e9velopper d\u2019une fa\u00e7on r\u00e9ussie est d\u2019identifier un probl\u00e8me, et de chercher \u00e0 le r\u00e9soudre. Nous avons compris que la robotisation \u00e9tait en train de changer la mani\u00e8re de mener une guerre et que cet \u00e9v\u00e9nement \u00e9tait sous-exploit\u00e9 sur le plan industriel.<\/p>\n\n\n\n Injecter de l\u2019autonomie dans les syst\u00e8mes de d\u00e9fense robotiques permet de d\u00e9velopper des syst\u00e8mes beaucoup plus dissuasifs, complets et puissants. Nous avons d\u00e9cid\u00e9 de r\u00e9soudre ce probl\u00e8me \u2014 et de le faire d\u2019une fa\u00e7on souveraine.<\/p>\n\n\n\n Cet \u00e9l\u00e9ment de souverainet\u00e9 est tr\u00e8s important : il signifie qu’il faut \u00eatre assez ind\u00e9pendant de certaines licences d’export, de certains composants, de certaines cha\u00eenes d’approvisionnement, etc., notamment lorsqu’on cherche \u00e0 produire en grande quantit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n Trois piliers centraux forment le fondement de notre entreprise et sont \u00e0 la base de sa r\u00e9ussite. <\/p>\n\n\n\n En premier lieu, nous nous concentrons sur le d\u00e9veloppement de l’autonomie, en accumulant des donn\u00e9es de terrain dans des conflits en cours et en d\u00e9veloppant une IA capable non seulement de planifier des missions mais aussi de les ex\u00e9cuter. C\u2019est un proc\u00e9d\u00e9 assez complexe qui demande de reconstruire les syst\u00e8mes physiques par ses propres moyens.<\/p>\n\n\n\n Notre second pilier est la <\/em>production en grande s\u00e9rie. La v\u00e9ritable arme strat\u00e9gique de la Seconde Guerre mondiale n\u2019est pas le bombardier : c\u2019est l’usine. Que ce soit aux \u00c9tats-Unis, en Allemagne ou ailleurs, tous les bellig\u00e9rants qui ont tenu s\u2019appuyaient sur celle-ci.<\/p>\n\n\n\n\n\n Nous revenons aujourd\u2019hui vers un tel monde, apr\u00e8s nous en \u00eatre \u00e9cart\u00e9s. La production de masse avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9laiss\u00e9e au profit du perfectionnement de syst\u00e8mes d’armes dernier cri, en g\u00e9n\u00e9ral tr\u00e8s co\u00fbteux : puisqu\u2019il n\u2019y avait plus de combats ou de guerre \u00e0 mener, on cherchait en temps de paix la sup\u00e9riorit\u00e9 technologique.<\/p>\n\n\n\n Cette approche avait cependant un co\u00fbt : la sup\u00e9riorit\u00e9 technologique ne fait pas forc\u00e9ment la sup\u00e9riorit\u00e9 op\u00e9rationnelle. M\u00eame si l\u2019on dispose de missiles de la plus haute qualit\u00e9, il est impossible de faire face \u00e0 un conflit prolong\u00e9 de haute intensit\u00e9 sans en disposer en quantit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n La guerre des drones dans le conflit russo-ukrainien a ainsi remis la production de masse sur la table. Alors que de nouvelles tensions \u00e9clatent dans le monde \u2014 par exemple entre le Pakistan et l’Inde ou entre la Tha\u00eflande et le Cambodge \u2014 on observe une dronisation des conflits. Ce qui est int\u00e9ressant, c’est qu’\u00e0 chaque fois, l’usine est de nouveau l\u2019arme clef.<\/p>\n\n\n\n Nous avons donc mis\u00e9 tr\u00e8s rapidement sur la production de masse. Contrairement \u00e0 la plupart des startups qui planifient leurs actions pour parvenir le plus rapidement possible \u00e0 une proof of concept<\/em>, nous \u00e9chelonnions les n\u00f4tres avec pour horizon la production de masse. C\u2019est l\u00e0 un \u00e9l\u00e9ment qui nous a singularis\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n Notre troisi\u00e8me pilier est notre rapidit\u00e9 de d\u00e9ploiement, c\u2019est-\u00e0-dire notre capacit\u00e9 \u00e0 d\u00e9velopper des syst\u00e8mes et \u00e0 les mettre entre les mains d\u2019op\u00e9rateurs tr\u00e8s rapidement. La vente et le d\u00e9ploiement \u00e0 des arm\u00e9es partenaires s\u2019effectuent en quatorze mois pour l’arm\u00e9e fran\u00e7aise, quinze mois pour l’arm\u00e9e britannique, en moins de sept mois avec des partenaires estoniens. Cette rapidit\u00e9 nous a permis de recevoir tr\u00e8s rapidement des retours et de nous forger une cr\u00e9dibilit\u00e9. <\/p>\n\n\n\n Plusieurs sujets doivent \u00eatre \u00e9voqu\u00e9s pour aborder ce point dans le d\u00e9tail.<\/p>\n\n\n\n Dans le domaine de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle \u2014 notamment pour ce qui touche aux cartes \u00e9lectroniques \u2014 la Chine est tr\u00e8s en avance, non simplement en raison de ses faibles co\u00fbts de production ou de son acc\u00e8s aux mati\u00e8res premi\u00e8res, mais surtout en raison de son avance technologique. <\/p>\n\n\n\n Cette avance n\u2019est pourtant pas un obstacle infranchissable : dans ce domaine, nous avons r\u00e9ussi \u00e0 devenir souverains et ind\u00e9pendants.<\/p>\n\n\n\n C\u2019est notamment sur le sujet des cha\u00eenes d’approvisionnement qu\u2019il nous reste du travail \u00e0 faire : celles-ci requi\u00e8rent des \u00e9tapes de raffinage, souvent de terres rares qu’on retrouve en Chine. Deux composants clefs de nos syst\u00e8mes sont concern\u00e9s : les moteurs \u00e9lectriques brushless<\/em>, notamment les aimants pr\u00e9sents dans ces derniers, et les batteries.<\/p>\n\n\n\n Ces deux sujets sont tr\u00e8s complexes. On peut depuis peu trouver des aimants sans terres rares chinoises, le raffinage de celles pr\u00e9sentes dans l\u2019aimant ayant \u00e9t\u00e9 enti\u00e8rement fait en dehors de Chine. C’est une premi\u00e8re : ces composants pour moteurs devraient arriver sur le march\u00e9 d\u00e8s fin 2026. <\/p>\n\n\n\n Pour ce qui a trait aux batteries, il faut distinguer le raffinage des mati\u00e8res premi\u00e8res qui les composent, leur packaging<\/em> et, ensuite, la fabrication des composants \u00e9lectroniques. Il existe des solutions souveraines en ce qui concerne le packaging<\/em> et l\u2019\u00e9lectronique, mais il est plus difficile d\u2019en trouver pour la chimie des batteries. Si des solutions commencent \u00e0 \u00e9merger, notamment au Japon, le raffinage des mati\u00e8res premi\u00e8res est encore d\u00e9tenu en tr\u00e8s large majorit\u00e9 par la Chine.<\/p>\n\n\n\n C\u2019est pour cette raison que nous suivons avec beaucoup d’attention ce qui est en train de se passer dans le secteur automobile, qui a aussi des besoins de souverainet\u00e9 vis-\u00e0-vis de la Chine, bien que pour des raisons diff\u00e9rentes. Des initiatives commencent \u00e0 se d\u00e9velopper dans ce secteur, dont les r\u00e9sultats devraient \u00eatre appr\u00e9ci\u00e9s d\u2019ici trois \u00e0 cinq ans.<\/p>\n\n\n\n Je pense que tous les acteurs ont compris, d\u00e8s le d\u00e9but de la guerre, une certaine logique de co\u00fbt reliant celui de l\u2019effecteur \u00e0 celui de la cible. Nous avons tous vu ces vid\u00e9os de drones co\u00fbtant entre cinq-cents et mille dollars d\u00e9truisant des chars qui en valaient plusieurs millions.<\/p>\n\n\n\n La chute de ce ratio co\u00fbt de l’effecteur sur co\u00fbt de la cible est extr\u00eamement probl\u00e9matique.<\/p>\n\n\n\n On le constate sur d\u2019autres th\u00e9\u00e2tres que la guerre en Ukraine, comme au Y\u00e9men avec l’utilisation de drones Shahed par les Houthis contre des navires militaires ou commerciaux en mer Rouge.<\/p>\n\n\n\n Le faible co\u00fbt des effecteurs fait \u00e9merger le probl\u00e8me de la saturation. Avec un ratio de mille ou de cent entre le co\u00fbt de l\u2019effecteur et le co\u00fbt de la cible, on peut envoyer des milliers d\u2019effecteurs et saturer l’espace a\u00e9rien, mais aussi l’espace maritime. C’est ce que les Ukrainiens ont tr\u00e8s bien fait dans la mer Noire, o\u00f9 ils ont port\u00e9 de s\u00e9rieux coups contre la flotte de la marine russe avec des drones t\u00e9l\u00e9command\u00e9s via<\/em> Starlink. Des bateaux inhabit\u00e9s transform\u00e9s en drones maritimes, co\u00fbtant un quart de million de dollars l’unit\u00e9, ont d\u00e9truit des navires qui avaient co\u00fbt\u00e9 plusieurs dizaines ou plusieurs centaines de millions. <\/p>\n\n\n\n Ce sujet de la saturation n’est pas r\u00e9solu aujourd\u2019hui. C’est un risque vraiment consid\u00e9rable et tr\u00e8s difficile \u00e0 g\u00e9rer. C\u2019est aussi ce qui a fait le succ\u00e8s ukrainien lors de l’op\u00e9ration \u00ab Toile d\u2019araign\u00e9e \u00bb<\/a> : men\u00e9e par le SBU, les renseignements ukrainiens, loin \u00e0 l’int\u00e9rieur de la Russie, elle a permis d\u2019attaquer des bombardiers russes d\u2019une valeur totale de 7 milliards de dollars, avec des drones faits de bric et de broc, pouvant \u00eatre assembl\u00e9s localement et disposer d\u2019une intelligence par un acc\u00e8s au cloud via<\/em> carte SIM ou une fourniture d\u2019algorithme par clef USB.<\/p>\n\n\n\n Cela nous conduit \u00e0 mon dernier point : dans cette guerre de saturation tr\u00e8s probl\u00e9matique et sans r\u00e9elle solution, la sup\u00e9riorit\u00e9 viendra de l’intelligence. Aujourd’hui, nous connaissons une forme de saturation \u00ab b\u00eate \u00bb, par des syst\u00e8mes devant frapper une coordonn\u00e9e pr\u00e9d\u00e9termin\u00e9e et ne montrant pas vraiment d’intelligence ni locale ni globale.<\/p>\n\n\n\n La sup\u00e9riorit\u00e9 de demain viendra de la saturation par des arm\u00e9es robotiques napol\u00e9oniennes, c\u2019est-\u00e0-dire qui savent se structurer, partager les cibles et s’adapter en temps r\u00e9el vis-\u00e0-vis de la d\u00e9fense et de l’attaque adverse ; des arm\u00e9es de robots qui peuvent mener un assaut coordonn\u00e9, contr\u00f4l\u00e9, intelligent avec des boucles de r\u00e9troaction tr\u00e8s courtes. Ce sont l\u00e0 des \u00e9l\u00e9ments auxquels la saturation sans intelligence sera incapable de faire face.<\/p>\n\n\n\n La saturation par des syst\u00e8mes intelligents et coordonn\u00e9s a le potentiel de devenir un outil de dissuasion : c’est ce \u00e0 quoi nous travaillons \u00e0 l’heure actuelle. <\/p>\n\n\n\n Dans la guerre de saturation, la sup\u00e9riorit\u00e9 viendra de l’intelligence.<\/p>Mouad M’Ghari<\/cite><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n Je parlais plus t\u00f4t de l\u2019utilisation intensive des drones Shahed par les Houthis, notamment dans la mer Rouge.<\/p>\n\n\n\n Le co\u00fbt d’un Shahed aujourd’hui, selon la gamme, se situe entre 30 000 et 100 000 dollars. J’exclue les derni\u00e8res g\u00e9n\u00e9rations de drones \u00e0 turbopropulsion : les g\u00e9n\u00e9rations pr\u00e9c\u00e9dentes, les moins co\u00fbteuses, \u00e9taient ainsi les plus l\u00e9tales du fait de la saturation.<\/p>\n\n\n\n Aujourd’hui, intercepter des drones Shahed requiert des missiles qui co\u00fbtent entre 300 000 et 1 million de dollars. Continuer \u00e0 devoir utiliser des missiles qui co\u00fbtent 500 000 dollars pour d\u00e9truire des Shahed \u00e0 30 000 dollars \u2014 voire, pire : des leurres de Shahed qui co\u00fbtent 5 000 dollars \u2014 nous place du mauvais c\u00f4t\u00e9 de l\u2019\u00e9quation.<\/p>\n\n\n\n En cons\u00e9quence, en Europe, et notamment en Ukraine, on est en train de r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 une forme de drone intercepteur. Aujourd’hui l’intercepteur qu\u2019est le missile anti-a\u00e9rien, con\u00e7u pour \u00eatre efficace contre des avions valant plusieurs dizaines de millions de dollars, est utilis\u00e9 contre des drones valant quelques dizaines de milliers de dollars. Il faut renverser de nouveau le ratio co\u00fbt-effet en rempla\u00e7ant ce missile par un effecteur beaucoup moins co\u00fbteux que le drone qui va \u00eatre attaqu\u00e9.<\/p>\n\n\n\n Les drones intercepteurs sont ainsi le nerf de la guerre, notamment si nous voulons d\u00e9fendre la fronti\u00e8re Est de l\u2019OTAN. Les pays limitrophes de cette fronti\u00e8re, comme l\u2019Estonie, la Pologne ou l\u2019Ukraine, ne d\u00e9sirent qu\u2019une chose : acqu\u00e9rir en masse de tels drones intercepteurs.<\/p>\n\n\n\n Les intercepteurs sont un cas d’\u00e9cole de ce qu\u2019est la guerre moderne du drone : celui-ci structurera probablement la d\u00e9fense europ\u00e9enne \u2014 dans les quelques prochaines ann\u00e9es, il structurera en tout cas la d\u00e9fense des infrastructures critiques et celle de la fronti\u00e8re Est. Cette prise de conscience est progressive. Elle fait suite aux incursions de drones russes en Pologne, en Allemagne et ailleurs.<\/p>\n\n\n\n Aujourd’hui, les Ukrainiens s’\u00e9quipent d\u00e9j\u00e0 en drones intercepteurs, qui souvent ne sont pas autonomes. C\u2019est l\u00e0 un choix int\u00e9ressant, car un missile, lui, est autonome : les Ukrainiens font donc le choix de la r\u00e9trogradation pour avoir des syst\u00e8mes moins co\u00fbteux mais plus soutenables. Le pays a donc port\u00e9 son choix sur des drones tr\u00e8s difficiles \u00e0 t\u00e9l\u00e9commander dans les airs qu\u2019il faut r\u00e9ussir \u00e0 faire arriver \u00e0 300, 400 ou 500 kilom\u00e8tres\/heure sur une cible mouvante, en les pilotant dans un espace \u00e0 trois dimensions.<\/p>\n\n\n\n Pour que ces drones soient 100 % autonomes et donc plus efficaces, nous avons d\u00e9velopp\u00e9 des autodirecteurs, ce qui demande beaucoup d\u2019intelligence, en se fondant sur des capteurs qui ne sont pas ceux qu\u2019un missile peut contenir.<\/p>\n\n\n\nVotre entreprise est l\u2019une des premi\u00e8res licornes europ\u00e9ennes de l\u2019industrie de d\u00e9fense. Comment vous positionnez-vous sur ce march\u00e9 ?<\/h3>\n\n\n\n
Quels nouveaux besoins identifiez-vous aujourd\u2019hui dans l\u2019industrie de d\u00e9fense ?<\/h3>\n\n\n\n
\n \n Vous avez soulign\u00e9 votre attention \u00e0 la souverainet\u00e9. Est-il possible aujourd\u2019hui, dans un domaine dans lequel la Chine semble d\u00e9tenir une telle avance, de b\u00e2tir une cha\u00eene d\u2019approvisionnement v\u00e9ritablement autonome ? <\/h3>\n\n\n\n
Qu’est-ce que les drones ont chang\u00e9 dans l’art de la guerre ?<\/h3>\n\n\n\n
Quels sont selon vous les syst\u00e8mes les plus strat\u00e9giques \u2014 et sur quoi doit porter l’effort europ\u00e9en ? <\/h3>\n\n\n\n