{"id":314074,"date":"2026-01-20T16:40:28","date_gmt":"2026-01-20T15:40:28","guid":{"rendered":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/?p=314074"},"modified":"2026-01-20T16:40:32","modified_gmt":"2026-01-20T15:40:32","slug":"charte-du-conseil-de-la-paix-de-trump-texte-integral","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2026\/01\/20\/charte-du-conseil-de-la-paix-de-trump-texte-integral\/","title":{"rendered":"Le texte int\u00e9gral de la Charte du \u00ab Conseil de la paix \u00bb de Trump"},"content":{"rendered":"\n

La Maison-Blanche a invit\u00e9 une soixantaine de pays \u00e0 si\u00e9ger au sein d\u2019un \u00ab Conseil de la paix \u00bb que le pr\u00e9sident des \u00c9tats-Unis entend formellement lancer ce jeudi en marge du Forum \u00e9conomique mondial \u00e0 Davos. Cette initiative intergouvernementale dirig\u00e9e par Donald Trump et pouss\u00e9e par la diplomatie \u00e9tatsunienne vise \u00e0 \u00ab promouvoir la stabilit\u00e9, \u00e0 r\u00e9tablir une gouvernance fiable et l\u00e9gitime, et \u00e0 garantir une paix durable dans les zones touch\u00e9es ou menac\u00e9es par des conflits \u00bb.<\/p>\n\n\n\n

Selon Trump, les travaux de l\u2019organisation devraient \u00ab commencer avec Gaza puis se poursuivre avec les conflits au fur et \u00e0 mesure qu’ils surgiront \u00bb <\/span>1<\/sup><\/a><\/span><\/span>.<\/p>\n\n\n\n

Si sa structure demeurait floue jusqu\u2019ici, on dispose aujourd\u2019hui de plus de d\u00e9tails gr\u00e2ce \u00e0 la version int\u00e9grale obtenue par le Times of Israel<\/em>.<\/p>\n\n\n\n

Aucune mention n\u2019est faite de Gaza, mais la structure de ce \u00ab Conseil \u00bb r\u00e9v\u00e8le une nouvelle it\u00e9ration de la g\u00e9opolitique du clan Trump : calqu\u00e9e sur un mod\u00e8le de board<\/em> priv\u00e9, cette structure intergouvernementale sans autre objet que \u00ab la paix durable \u00bb serait contr\u00f4l\u00e9e personnellement par le pr\u00e9sident am\u00e9ricain, qui en serait nomm\u00e9ment le chef, aurait le pouvoir absolu de choisir son successeur \u00e0 la t\u00eate de l\u2019organisation, de r\u00e9voquer la membership<\/em> d\u2019un \u00c9tat ou encore de trancher les d\u00e9cisions lui-m\u00eame en cas d\u2019\u00e9galit\u00e9 des voix.<\/p>\n\n\n\n

Au-del\u00e0 du pouvoir personnel de Trump, l\u2019objectif est bien celui de la pr\u00e9dation \u00e9conomique : le pr\u00e9sident disposerait selon cette Charte de la capacit\u00e9 de g\u00e9rer les fonds. Surtout, l\u2019adh\u00e9sion des \u00ab pays invit\u00e9s \u00bb au Conseil serait limit\u00e9e \u00e0 trois ans : si l\u2019un d\u2019eux souhaite rester plus d\u2019un an, il est pr\u00e9vu qu\u2019il contribue au fonds g\u00e9r\u00e9 par Trump \u00e0 raison d\u2019un milliard de dollars comptant. Comme dans une pyramide de Ponzi, le temps du versement \u00e0 court terme est ici explicit\u00e9 : cet \u00ab investissement \u00bb dans le v\u00e9hicule am\u00e9ricain ne pourrait pas attendre mais devrait se faire \u00ab au cours de la premi\u00e8re ann\u00e9e suivant l’entr\u00e9e en vigueur de la Charte \u00bb.<\/p>\n\n\n\n

Selon notre recension, au mardi 20 janvier \u00e0 16h (Paris), 54 des 60 pays invit\u00e9s par la Maison-Blanche \u00e0 si\u00e9ger au sein du Conseil ont fait une d\u00e9claration publique. Seuls 10 pays ont toutefois publiquement accept\u00e9 de rejoindre l\u2019organisation, tandis que la France est le seul pays \u00e0 avoir refus\u00e9 l’invitation.<\/p>\n\n\n\n

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