{"id":313203,"date":"2026-01-15T06:30:00","date_gmt":"2026-01-15T05:30:00","guid":{"rendered":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/?p=313203"},"modified":"2026-01-15T08:27:24","modified_gmt":"2026-01-15T07:27:24","slug":"confidentiel-plan-de-donald-trump-pour-annexer-le-groenland-trois-jours","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2026\/01\/15\/confidentiel-plan-de-donald-trump-pour-annexer-le-groenland-trois-jours\/","title":{"rendered":"Confidentiel : le plan de Donald Trump pour annexer le Groenland en trois jours"},"content":{"rendered":"\n
Cela fait plus d’un an que nous \u00e9crivons, dans le Grand Continent, que les menaces d’annexion du Groenland doivent \u00eatre prises au s\u00e9rieux \u2014 des dizaines d’articles, d’analyses, de cartes pour comprendre ses plans<\/a>. Si vous pensez que ce travail est utile et que vous souhaitez soutenir une r\u00e9daction ind\u00e9pendante, qui ne se d\u00e9veloppe que gr\u00e2ce \u00e0 ses lectrices et ses lecteurs, d\u00e9couvrez nos offres pour s’abonner \u00e0 la revue<\/a><\/em><\/p>\n\n\n\n Ce texte n\u2019est ni un reportage, ni une enqu\u00eate, ni un document officiel. C\u2019est un sc\u00e9nario de fiction, r\u00e9dig\u00e9 \u00e0 partir de m\u00e9canismes bien r\u00e9els : l\u2019asym\u00e9trie de puissance, la vassalisation heureuse, la capture du r\u00e9cit et le fait accompli. Il raconte comment, en trois jours, le Groenland pourrait cesser d\u2019\u00eatre un territoire autonome \u2014 sans d\u00e9claration de guerre, sans vote, sans trait\u00e9. <\/p>\n\n\n\n Un basculement historique, rendu possible moins par la force que par la fatigue des \u00e9lites europ\u00e9ennes, l\u2019effacement progressif des institutions am\u00e9ricaines, l\u2019alignement clanique de certains int\u00e9r\u00eats, la force du spectacle.\u00a0<\/p>\n\n\n\n Rien de ce qui suit n\u2019est pr\u00e9sent\u00e9 comme in\u00e9vitable. Mais tout ce qui est d\u00e9crit existe d\u00e9j\u00e0 \u00e0 l\u2019\u00e9tat de fragments. <\/p>\n\n\n\n Malgr\u00e9 le discours de d\u00e9faite qui nous est d\u00e9sormais impos\u00e9, il d\u00e9pend encore de nous que cette fiction le reste.<\/p>\n\n\n\n Ils sont cinq. Une journaliste, quatre techniciens, deux communicants et un factotum<\/em>. Ils travaillent pour Fox News. Leur vol vient de quitter Copenhague. Destination : Nuuk, capitale du Groenland. <\/p>\n\n\n\n \u00c0 Washington, le ton a chang\u00e9. Pas brutalement, mais de mani\u00e8re insistante, presque obsessionnelle. Le pr\u00e9sident am\u00e9ricain r\u00e9p\u00e8te<\/a> d\u00e9sormais le m\u00eame message : l\u2019annexion du Groenland est une question vitale<\/a>. Si les \u00c9tats-Unis ne prennent pas le contr\u00f4le de la plus grande \u00eele du monde, la Russie \u2014 ou pire encore, la Chine \u2014 finira par le faire. L\u2019OTAN, explique-t-il, ne peut pas rester passive. Elle doit devenir le moteur de cette op\u00e9ration historique. Il faut, dit-il, sauver l\u2019Occident.<\/p>\n\n\n\n Pourtant, rien ne semble aller dans ce sens. Au Groenland, le parti pro-am\u00e9ricain a nettement perdu les \u00e9lections et recule dans les sondages. Une large majorit\u00e9 de la population \u2014 pr\u00e8s de 85 % \u2014 rejette toute id\u00e9e d\u2019annexion am\u00e9ricaine. Le Premier ministre groenlandais vient m\u00eame de d\u00e9clarer<\/a> publiquement qu\u2019il pr\u00e9f\u00e9rera toujours l\u2019Union europ\u00e9enne aux \u00c9tats-Unis.<\/p>\n\n\n\n Aux \u00c9tats-Unis aussi l\u2019enthousiasme est limit\u00e9. Le public am\u00e9ricain semble sceptique face \u00e0 cet aventurisme h\u00e9misph\u00e9rique. M\u00eame dans la base MAGA, les sondages sont mauvais, surtout lorsqu\u2019une option militaire est \u00e9voqu\u00e9e. Au S\u00e9nat, fait rare, une dizaine de r\u00e9publicains<\/a> commencent \u00e0 s\u2019insurger ouvertement.<\/p>\n\n\n\n Et pourtant, quelque chose a chang\u00e9. Ce grand espace blanc, vide, encore plus immense sur les cartes Mercator, fascine. C\u2019est une page blanche, une histoire qui reste \u00e0 \u00e9crire et \u00e0 raconter. <\/p>\n\n\n\n La direction de Fox News l’a compris. \u00catre la premi\u00e8re cha\u00eene am\u00e9ricaine install\u00e9e \u00e0 Nuuk, capable de diffuser en direct \u00e0 tout moment, d\u2019expliquer<\/em> le Groenland aux Am\u00e9ricains, c\u2019est prendre une avance d\u00e9cisive dans la bataille du r\u00e9cit. Et dans ce genre de course \u00e0 l\u2019imaginaire, celui qui commence a d\u00e9j\u00e0 un avantage d\u00e9cisif.<\/p>\n\n\n\n C’est pour cette raison qu’ils se trouvent dans cet avion. <\/p>\n\n\n\n La reporter a remarqu\u00e9 quelque chose : quelques passagers d’apparence asiatique ont attir\u00e9 son attention. Deux groupes distincts. Un couple sportif en classe affaires, trois autres \u2014 deux femmes et un homme \u2014 en classe \u00e9conomique. Ils ne se parlent pas et ne semblent pas \u00e9tonn\u00e9s de se retrouver ensemble sur ce vol. C\u2019est un peu bizarre. <\/p>\n\n\n\n Elle s\u2019ennuie un peu et d\u00e9cide donc de sortir son t\u00e9l\u00e9phone, en prenant quelques photos \u00e0 la vol\u00e9e en se rendant aux toilettes juste avant de commencer la descente.<\/p>\n\n\n\n Gr\u00e2ce \u00e0 la wi-fi \u00e0 bord, elle les envoie via<\/em> Telegram \u00e0 un contact \u00e0 Langley, au si\u00e8ge de la CIA. Message joint, faussement l\u00e9ger : \u00ab Le takeover<\/em> de l\u2019\u00eele a d\u00e9j\u00e0 commenc\u00e9 ? \ud83e\udee3 \u00bb<\/p>\n\n\n\n Quand elle atterrit \u00e0 Nuuk, la r\u00e9ponse la foudroie. <\/p>\n\n\n\n \u00c0 Langley, les v\u00e9rifications ont \u00e9t\u00e9 imm\u00e9diates et rapides. Les cinq passagers ont embarqu\u00e9 sous de faux noms. Officiellement : un couple de g\u00e9ologues singapouriens et trois repr\u00e9sentants de constructeurs chinois de voitures \u00e9lectriques d\u2019origine sud-cor\u00e9enne. En r\u00e9alit\u00e9, selon les services am\u00e9ricains, ces cinq ressortissants chinois ont tous suivi une formation secr\u00e8te de l\u2019Arm\u00e9e populaire de lib\u00e9ration. Ils appartiennent \u00e0 un r\u00e9seau plac\u00e9 sous surveillance \u2014 leur sp\u00e9cialit\u00e9 : contre-insurrection et op\u00e9rations d\u2019influence.<\/p>\n\n\n\n La journaliste sent le sol se d\u00e9rober sous ses pieds. Est-ce qu\u2019elle tient un scoop mondial ? <\/p>\n\n\n\n Elle demande imm\u00e9diatement si elle peut en faire son premier sujet et surtout si elle peut citer sa source. <\/p>\n\n\n\n La r\u00e9ponse arrive apr\u00e8s quelques instants. <\/p>\n\n\n\n Un seul emoji.<\/p>\n\n\n\n \ud83d\udc40<\/p>\n\n\n\n Fox News a d\u00e9sormais impos\u00e9 l\u2019agenda m\u00e9diatique mondial. Toutes les unes reprennent l\u2019information, la nuancent, la commentent, la critiquent \u2014 mais aucune ne peut l\u2019ignorer. <\/p>\n\n\n\n Le r\u00e9cit s\u2019installe.<\/p>\n\n\n\n Il tient en une seule question, r\u00e9p\u00e9t\u00e9e \u00e0 l\u2019infini \u2014 et peu importe la r\u00e9ponse : la Chine est-elle en train de pr\u00e9parer une insurrection au Groenland ?<\/p>\n\n\n\n Dans la matin\u00e9e, des comptes sur X diffusent de nouvelles images satellites. On y distingue six navires chinois effectuant des man\u0153uvres \u00e0 environ cent kilom\u00e8tres des c\u00f4tes groenlandaises. Les trajectoires, explique-t-on, ne semblent pas habituelles. <\/p>\n\n\n\n Fox News les reprend \u00e0 l’antenne et sugg\u00e8re, avec une prudence soigneusement dos\u00e9e, qu’ils pourraient nourrir des intentions hostiles.<\/p>\n\n\n\n Sur le terrain, la journaliste interroge des jeunes Groenlandais m\u00e9ticuleusement s\u00e9lectionn\u00e9s : ces man\u0153uvres militaires vous inqui\u00e8tent-elles ? Qui peut vraiment vous prot\u00e9ger ?<\/p>\n\n\n\n Le soir, le secr\u00e9taire \u00e0 la Guerre, un ancien habitu\u00e9 des plateaux de Fox News, est invit\u00e9 en direct pour rassurer l\u2019opinion am\u00e9ricaine. <\/p>\n\n\n\n Fait rarissime, l’entretien est brutalement interrompu par un appel de Donald Trump. <\/p>\n\n\n\n En avant-premi\u00e8re mondiale, le pr\u00e9sident se lance dans une tirade d\u00e9cousue et hypnotique : \u00ab Nous avons les meilleurs services au monde. Les plus durs. Des gens qui tuent et qui savent tout. Ils savent tout\u2026 J\u2019ai sous les yeux un rapport de nos services. Je ne devrais pas dire \u00e7a. Pete et mes conseillers m\u2019ont dit qu\u2019il ne fallait pas que je dise \u00e7a\u2026 Mais les Am\u00e9ricains doivent savoir. Le Premier ministre groenlandais a \u00e9t\u00e9 achet\u00e9 par la Chine. Mille bitcoins. Des millions de dollars. Pour un homme qui est habitu\u00e9 \u00e0 se promener avec des chiens sur la neige, c\u2019est beaucoup d\u2019argent. Beaucoup. Les Chinois l\u2019ont achet\u00e9. En \u00e9change ce fils de p* devait laisser les agents chinois organiser une op\u00e9ration anti-am\u00e9ricaine au Groenland. Ils voulaient nous virer. Mais on ne jette pas les \u00c9tats-Unis en dehors de l\u2019Am\u00e9rique. C\u2019est impossible. \u00bb<\/p>\n\n\n\n La s\u00e9quence tourne imm\u00e9diatement en boucle. <\/p>\n\n\n\n Une heure plus tard, le minist\u00e8re chinois des Affaires \u00e9trang\u00e8res publie un communiqu\u00e9. Il d\u00e9nonce le \u00ab bellicisme imp\u00e9rialiste des \u00c9tats-Unis \u00bb et aligne, point par point, trois d\u00e9mentis officiels : 1) les navires rep\u00e9r\u00e9s ne seraient que de simples bateaux de p\u00eache aux crevettes ; 2) le Premier ministre groenlandais n\u2019aurait jamais eu le moindre contact avec des membres du Parti communiste chinois ; 3) aucun des ressortissants pr\u00e9sent\u00e9s comme des agents chinois n\u2019est, en r\u00e9alit\u00e9, de nationalit\u00e9 chinoise. Aucune preuve n\u2019est fournie \u2014 et pour cause : il est toujours impossible de d\u00e9mentir ce qui n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 r\u00e9ellement \u00e9tabli.<\/p>\n\n\n\n Dans le spectacle trumpiste<\/a>, la charge de la preuve n\u2019incombe jamais \u00e0 celui qui affirme, mais revient toujours \u00e0 ceux qui envisagent de douter.<\/p>\n\n\n\n L\u2019ambassadeur des \u00c9tats-Unis au Danemark a \u00e9t\u00e9 re\u00e7u en urgence par la Premi\u00e8re ministre. La demande de cet \u00e9tonnant rendez-vous en t\u00eate \u00e0 t\u00eate, \u00ab sans conseillers \u00bb, est arriv\u00e9e une dizaine de minutes plus t\u00f4t, bien avant l\u2019aube, sans agenda ni pr\u00e9avis. <\/p>\n\n\n\n Il est pourtant impossible de refuser.<\/p>\n\n\n\n Plus inqui\u00e9tant encore : aucune des demandes de concertation envoy\u00e9es dans la pr\u00e9cipitation aux autres chancelleries europ\u00e9ennes, pas m\u00eame \u00e0 la Commission, n\u2019a re\u00e7u la moindre r\u00e9ponse. C\u2019est comme si personne n’avait voulu se r\u00e9veiller aujourd\u2019hui.<\/p>\n\n\n\n D\u00e8s l\u2019ouverture de l\u2019entretien, l\u2019ambassadeur est explicite. Il agit sur instruction directe du pr\u00e9sident Donald Trump. <\/p>\n\n\n\n La situation est grave. Il a de mauvaises nouvelles, une bonne nouvelle \u2014 et une solution.<\/p>\n\n\n\n La Premi\u00e8re ministre tente un r\u00e9flexe diplomatique : \u00ab \u2026 Vous savez que nous sommes des alli\u00e9s de longue date, que nous avons toujours \u00e9t\u00e9 fid\u00e8les. \u00bb <\/p>\n\n\n\n \u00ab Je le sais \u00bb, la coupe l\u2019ambassadeur sans hausser la voix : \u00ab aujourd\u2019hui, il va simplement falloir nous le prouver\u2026 \u00bb<\/p>\n\n\n\n Il commencera, annonce-t-il, par les mauvaises nouvelles. <\/p>\n\n\n\n \u00ab Le rapport pr\u00e9sent\u00e9 aux Am\u00e9ricains par le Pr\u00e9sident n\u2019est pas seulement exact \u2014 il est beaucoup plus d\u00e9taill\u00e9. \u00bb <\/p>\n\n\n\n L\u2019ambassadeur esquisse un sourire contr\u00f4l\u00e9 : \u00ab Comme vous le savez, notre pr\u00e9sident Trump n\u2019aime pas perdre son temps dans les nuances de la diplomatie. Il s\u2019est content\u00e9 de partager avec ses concitoyens l\u2019\u00e9l\u00e9ment le plus spectaculaire du rapport. Mais le reste, soigneusement document\u00e9, est plus particuli\u00e8rement grave \u2014 ou pour \u00eatre plus exact, il est plus grave\u2026 pour vous. \u00bb<\/p>\n\n\n\n \u00ab Je ne peux \u00e9videmment pas vous communiquer au premier venu l\u2019ensemble des \u00e9l\u00e9ments dont nous disposons, pr\u00e9cise-t-il, mais je suis autoris\u00e9 \u00e0 vous transmettre quelques chiffres. Ils sont, \u00e0 eux seuls, suffisamment explicites : les services am\u00e9ricains ont identifi\u00e9 137 ressortissants chinois employ\u00e9s \u00e0 bord de 56 porte-conteneurs de Maersk. 87 ont suivi une formation de l\u2019Arm\u00e9e de lib\u00e9ration nationale et 34 sont membres du parti. C\u2019est \u00e9videmment une situation intol\u00e9rable. \u00bb <\/p>\n\n\n\n Avec une certaine grossi\u00e8ret\u00e9, l\u2019ambassadeur rappelle \u00e0 la Premi\u00e8re ministre ce qu\u2019elle sait d\u00e9j\u00e0. Maersk constitue le c\u0153ur des recettes en devises du Danemark et assure pr\u00e8s d\u2019un tiers du commerce maritime am\u00e9ricain. Et ce n\u2019est l\u00e0, pr\u00e9cise-t-il sans m\u00e9nagement, qu\u2019un exemple parmi d\u2019autres des d\u00e9pendances existentielles qui rattachent le Royaume de Danemark aux \u00c9tats-Unis.<\/p>\n\n\n\n \u00ab Pour \u00e9viter de nous perdre dans les d\u00e9tails, ajoute-t-il, nous avons r\u00e9sum\u00e9 l\u2019essentiel dans cette note, vous pourrez l\u2019\u00e9tudier le moment venu. \u00bb Il fait alors glisser une chemise cartonn\u00e9e dor\u00e9e sur la table <\/span>1<\/sup><\/a><\/span><\/span>.<\/p>\n\n\n\n \u00ab Dans ces conditions \u00bb, poursuit l\u2019ambassadeur, \u00ab la pr\u00e9sence de ce que Washington consid\u00e8re comme des agents ennemis \u00e0 bord de ces navires constitue un risque tout simplement inacceptable pour la s\u00e9curit\u00e9 nationale du peuple am\u00e9ricain. La cons\u00e9quence est simple : \u00e0 l\u2019issue de cet entretien, l\u2019ensemble des navires de Maersk se verront refuser l\u2019acc\u00e8s aux ports am\u00e9ricains. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Il marque une pause.<\/p>\n\n\n\n Le message a \u00e9t\u00e9 compris. <\/p>\n\n\n\n La Premi\u00e8re ministre, elle, n\u2019a pas encore compris que ce n\u2019est pas son tour de parler. \u00ab Laissez-moi terminer, si vous le voulez bien \u00bb, reprend l\u2019ambassadeur. <\/p>\n\n\n\n Les services am\u00e9ricains ont rep\u00e9r\u00e9 une flottille de navires chinois en route vers les c\u00f4tes du Groenland. Selon les renseignements disponibles, ils transportent des soldats sp\u00e9cialement entra\u00een\u00e9s, recrut\u00e9s en Mandchourie et s\u00e9lectionn\u00e9s pour leurs traits physiques proches de ceux des Inuits, afin d\u2019infiltrer discr\u00e8tement la population locale.<\/p>\n\n\n\n \u00ab La conclusion est \u00e9vidente, dit-il en la regardant fixement dans les yeux. Une op\u00e9ration militaire est imminente au Groenland. \u00bb<\/p>\n\n\n\n La Premi\u00e8re ministre avale d\u2019un trait sa tasse de caf\u00e9 danois.<\/p>\n\n\n\n \u00ab Mais rassurez-vous \u00bb, ajoute aussit\u00f4t l\u2019ambassadeur, comme s\u2019il parlait d\u2019un simple contretemps\u2026 \u00ab Nous avons une solution. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Le Pentagone, explique-t-il, a anticip\u00e9 ce sc\u00e9nario. Conform\u00e9ment au trait\u00e9 de d\u00e9fense de 1951, quatre unit\u00e9s de soldats am\u00e9ricains d\u2019\u00e9lite peuvent d\u00e9sormais \u00eatre d\u00e9ploy\u00e9es au Groenland dans les prochaines heures. Elles s\u00e9curiseront les points strat\u00e9giques, prendront le contr\u00f4le des infrastructures critiques et emp\u00eacheront toute invasion.<\/p>\n\n\n\n \u00ab Il vous suffit simplement de le demander et mon gouvernement viendra \u00e0 votre rescousse, en \u00e9vitant que cette escalade se transforme en un bain de sang. \u00bb<\/p>\n\n\n\nRIEN N\u2019EST JAMAIS COMME IL Y PARA\u00ceT<\/h2>\n\n\n\n
17 janvier \u2013 18h30, quelque part au-dessus de l\u2019Atlantique Nord<\/strong><\/h3>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n 18 janvier \u2014 Nuuk, \u00e9picentre de l’\u00e9v\u00e9nement<\/strong><\/h3>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n LA CHOSE QUE VOUS D\u00c9SIREZ LE PLUS<\/h2>\n\n\n\n
19 janvier \u2013 7h15, Copenhague, palais de Christiansborg (Borgen)<\/strong><\/h3>\n\n\n\n