{"id":312432,"date":"2026-01-09T18:34:56","date_gmt":"2026-01-09T17:34:56","guid":{"rendered":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/?p=312432"},"modified":"2026-01-09T18:42:40","modified_gmt":"2026-01-09T17:42:40","slug":"fictions-2026","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2026\/01\/09\/fictions-2026\/","title":{"rendered":"Les fictions les plus attendues cette ann\u00e9e"},"content":{"rendered":"\n
Les bonnes r\u00e9solutions commencent, c’est vrai, souvent en librairie. Mais si vous nous lisez, que vous vous inspirez, que vous apprenez et que vous voulez soutenir une jeune r\u00e9daction europ\u00e9enne ind\u00e9pendante, vous pouvez d\u00e9couvrir par ici toutes nos offres pour vous abonner au Grand Continent<\/a><\/em><\/p>\n\n\n\n \u00ab Gilles est le fils, celui qui devra tenir la ferme. Claire, la s\u0153ur qui n’est pas concern\u00e9e par cette d\u00e9cision, prend la tangente au fil des ann\u00e9es gr\u00e2ce aux \u00e9tudes.<\/p>\n\n\n\n La ferme est isol\u00e9e de tous. C’est le royaume du p\u00e8re qui donne libre cours \u00e0 sa violence.<\/p>\n\n\n\n Hors champ<\/em> traverse cinquante ann\u00e9es. Dix tableaux, dix morceaux de temps, d\u00e9tach\u00e9s, choisis ; le lecteur y p\u00e9n\u00e8tre tant\u00f4t avec elle, Claire, tant\u00f4t avec lui, Gilles. L’auteure fait alterner ces points de vue, toujours \u00e0 la troisi\u00e8me personne, en flux de conscience.<\/p>\n\n\n\n Les parents, la s\u0153ur et le fr\u00e8re, et les autres \u2014 au bout du monde o\u00f9 ils se tiennent encord\u00e9s, impuissants tous les deux.<\/p>\n\n\n\n Hors champ<\/em> est le onzi\u00e8me roman de Marie-H\u00e9l\u00e8ne Lafon. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Paru le 2 janvier<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Tout commence par un incendie, un b\u00e9b\u00e9\u2026 et un sanglier.<\/p>\n\n\n\n Paris est transform\u00e9 par des travaux titanesques, le c\u0153ur d\u2019un homme est \u00e9cartel\u00e9, le monde rural menac\u00e9, des femmes sortent de l\u2019oubli, et les membres de la famille Pelletier, toujours plus proches de nous, marchent inexorablement vers leur destin. Au terme d\u2019un effroyable dilemme moral, ce sera l\u2019effondrement ou l\u2019apoth\u00e9ose.<\/p>\n\n\n\n Par bonheur, le chat Joseph veille encore. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Paru le 6 janvier <\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab \u00c9cris ce livre en sorte que ta vie p\u00e9n\u00e8tre en lui sans qu\u2019elle mente.<\/p>\n\n\n\n Que quelque chose touche celle qui n\u2019en a pas \u00e9t\u00e9 touch\u00e9e. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Paru le 7 janvier <\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab \u2018Ce qui importe \u00e0 Juana In\u00e9s de la Cruz, c\u2019est le chemin du labyrinthe, la v\u00e9rit\u00e9 que le d\u00e9dale cachait \u00e0 Th\u00e9s\u00e9e, et que seul le fil d\u2019Ariane pouvait r\u00e9v\u00e9ler, puisque l\u2019amour \u00e9tait au bout.\u2019<\/p>\n\n\n\n Dans ce r\u00e9cit lumineux, J. M. G. Le Cl\u00e9zio se penche sur trois figures mexicaines de son panth\u00e9on personnel : la po\u00e9tesse s\u0153ur Juana In\u00e9s de la Cruz (1651-1695), g\u00e9nie m\u00e9connu et f\u00e9ministe avant l\u2019heure ; l\u2019\u00e9crivain Juan Rulfo (1917-1986), mythique auteur du roman Pedro P\u00e1ramo<\/em> et d\u2019un seul recueil de nouvelles, v\u00e9ritable inventeur du r\u00e9alisme magique ; et Luis Gonz\u00e1lez y Gonz\u00e1lez (1925-2003), historien de son village perch\u00e9 natal, qui est la premi\u00e8re expression de ce qui deviendra plus tard la microhistoire. Par leur attachement \u00e0 la terre, leur \u2018mexicanit\u00e9\u2019 instinctive et leur recherche d\u2019authenticit\u00e9 dans l\u2019\u00e9criture, Cruz, Rulfo et Gonz\u00e1lez illustrent des th\u00e8mes chers au plus mexicain des auteurs fran\u00e7ais. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Paru le 8 janvier<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Il existe des images de gang bang, de sodomie, de fellation, de plan \u00e0 trois, de plan \u00e0 douze. Il existe des images de guerres, de famines, d\u2019enfants en train de mourir. Il existe des images de la tuerie de Columbine, de l\u2019assassinat de JFK, des avions rentrant dans les tours, des gens qui sautent des tours, des tours qui s\u2019effondrent. Il existe des photos d\u2019otages d\u00e9capit\u00e9s en Syrie. Il n\u2019existe aucune image d\u2019un homme tu\u00e9 en application de la loi. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Paru le 7 janvier<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab \u2018J\u2019aimerais qu\u2019on sache, parce que j\u2019en suis fier, que le jour o\u00f9 mon grand-p\u00e8re Ayann Ader d\u00e9cida de tuer Elon Musk, je me trouvais avec lui \u00e0 Sifra, oasis \u00e9gyptienne du d\u00e9sert libyque.\u2019<\/p>\n\n\n\n Quelle folie habite Ayann, \u00e9crivain fran\u00e7ais partageant sa vie entre l\u2019\u00c9gypte et Paris, pour qu\u2019il d\u00e9cide d\u2019assassiner l\u2019homme le plus riche du monde ? Tout commence une nuit de mai 2026, aux portes du d\u00e9sert, lorsque, observant le ciel, le vieil homme d\u00e9couvre \u00e0 quel point celui-ci est d\u00e9figur\u00e9 par les satellites Starlink : ils effacent et remplacent les \u00e9toiles, sans lesquelles nous ne mesurons pas qui nous sommes. Et bient\u00f4t, Musk rendra la Terre invivable \u00e0 force de pollutions. Dans un r\u00e9cit \u00e9crit \u00e0 la veille de l\u2019attentat, Ayann explique les raisons de son acte, et comment il l\u2019a pr\u00e9par\u00e9. Vingt-quatre ans plus tard, alors que le monde a bascul\u00e9, son petit-fils retrouve ce t\u00e9moignage\u2026<\/p>\n\n\n\n Hant\u00e9 par l\u2019id\u00e9e de la fin de l\u2019humanit\u00e9, Le Ciel a disparu<\/em>, roman au souffle po\u00e9tique et politique puissant, est aussi un hymne \u00e0 l\u2019empathie, \u00e0 l\u2019amour et \u00e0 la beaut\u00e9 du monde \u2014 tout ce que Musk, dans son entreprise d\u00e9mente, menace de balayer. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Paru le 8 janvier<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Passant des villes chaotiques et \u00e9blouissantes du Pakistan \u00e0 ses campagnes f\u00e9odales anarchiques, This Is Where the Serpent Lives <\/em>\u00e9voque avec force le Pakistan f\u00e9odal contemporain, en suivant le destin d’une douzaine de personnages inoubliables dont les vies sont li\u00e9es par la violence et la trag\u00e9die, le triomphe et l’amour. Orphelin d\u00e8s son plus jeune \u00e2ge et livr\u00e9 \u00e0 lui-m\u00eame dans les rues de la ville, Yazid gravit les \u00e9chelons jusqu’\u00e0 occuper un poste \u00e0 responsabilit\u00e9s et respect\u00e9 dans la maison du colonel Atar, un puissant industriel et homme politique de Lahore, pour finalement voir sa position menac\u00e9e par des loyaut\u00e9s conflictuelles et une confiance mal plac\u00e9e. N\u00e9 dans la propri\u00e9t\u00e9 de campagne du colonel Atar, fils d’un jardinier pauvre, Saqib se voit confier la gestion d’une entreprise pionni\u00e8re, mais il va trop loin et se retrouve hors-la-loi, confront\u00e9 \u00e0 la violence de la police corrompue du Pendjab. Le fils du colonel rivalise avec son fr\u00e8re bien-aim\u00e9 pour l’amour d’une femme et d\u00e9couvre que le choix de celle-ci colore sa vie d’une obscurit\u00e9 inattendue, mais aussi de lumi\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n En mati\u00e8re de pouvoir, d’argent et de c\u0153ur, les personnages de Mueenuddin ont du mal \u00e0 choisir entre des voies morales et justes et des choix plus terre-\u00e0-terre qui leur permettent de survivre dans les syst\u00e8mes de caste, de capital et de pouvoir social qui enserrent si \u00e9troitement leur culture. Intime et \u00e9pique, \u00e9l\u00e9giaque et profond\u00e9ment \u00e9mouvant, This Is Where the Serpent Lives <\/em>est un tour de force destin\u00e9 \u00e0 devenir un classique de la litt\u00e9rature contemporaine. \u00bb<\/p>\n\n\n\n \u00c0 para\u00eetre le 13 janvier<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab \u2018Car cela variait, parfois le monde, c’est-\u00e0-dire Groch\u00f3w, semblait comme si quelqu’un avait coup\u00e9 une oreille en taillant les favoris. Et parfois comme des cheveux non coiff\u00e9s, dispos\u00e9s en \u00e9tranges touffes sur le sol. \u00c0 la fois beau et un peu effrayant.\u2019<\/p>\n\n\n\n Le vieux coiffeur de Groch\u00f3w se souvient des personnes qu’il a coiff\u00e9es, de la femme qu’il a aim\u00e9e et de la ville qui s’estompe sous les couches de plus en plus \u00e9paisses de la modernit\u00e9. Il parle comme s’il rasait le temps : lentement, avec habilet\u00e9, parfois \u00e0 contre-sens. Il est n\u00e9 en 1940 \u00e0 Varsovie, \u2018ni une bonne ann\u00e9e, ni un bon endroit\u2019. Puis l’orphelinat, l’\u00e9cole de coiffure, l’amour, le travail, les gens, la ville. Chaque souvenir en entra\u00eene un autre, et sa propre vie s’entrem\u00eale dans les r\u00e9cits de ceux qui s’asseyaient dans son fauteuil, d\u00e9mocratiquement : le Valaisan et le professeur, le serrurier et l’\u00e9crivain. Et les histoires s’encha\u00eenent : celles des colombophiles, des chats, des s\u0153urs tarologues, des cloches enfouies, des cygnes en feu, du facteur malvoyant et de la femme frapp\u00e9e par la foudre. Tout cela dans ce petit-grand coin de Varsovie. \u00bb<\/p>\n\n\n\n \u00c0 para\u00eetre le 14 janvier<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab L’aventure des personnages du c\u00e9l\u00e8bre Qualcosa, l\u00e0 fuori<\/em> n’est pas termin\u00e9e, m\u00eame si elle se poursuit dans un d\u00e9cor compl\u00e8tement diff\u00e9rent : apr\u00e8s une migration \u00e9puisante \u00e0 travers une Europe d\u00e9vast\u00e9e par la crise climatique, Marta, sa fille Sara et le jeune Miguel ont r\u00e9ussi \u00e0 atteindre la Scandinavie, o\u00f9 les conditions climatiques permettent encore une vie civile organis\u00e9e. Accueillis chez Ahmed, les trois personnages s’imaginent \u00eatre en s\u00e9curit\u00e9. Malheureusement pour eux, ce n’est pas le cas. L’intelligence artificielle exerce une surveillance discr\u00e8te et totale sur la population, divis\u00e9e en castes. Au sommet r\u00e8gnent les citoyens A, dot\u00e9s de neurochips implant\u00e9s dans le cerveau, avec des vies plus longues et des capacit\u00e9s physiques qui les rendent sup\u00e9rieurs \u00e0 tous les autres. Lorsque les catastrophes climatiques et la s\u00e9cheresse prolong\u00e9e commencent \u00e0 affecter les ressources alimentaires, les citoyens C, strictement confin\u00e9s dans des villes satellites constitu\u00e9es de baraques de fortune et livr\u00e9s \u00e0 eux-m\u00eames, se rebellent. Alors que les conditions de vie deviennent de plus en plus difficiles, Marta, Sara et Miguel rejoignent la R\u00e9sistance et se pr\u00e9parent \u00e0 un dernier effort…<\/p>\n\n\n\n Dans ce roman haletant de fiction sp\u00e9culative<\/em>, Bruno Arpaia imagine l’un de nos futurs possibles, dont on aper\u00e7oit d\u00e9j\u00e0 les traces dans le pr\u00e9sent. Des traces que nous ne voyons pas ou que nous pr\u00e9f\u00e9rons ne pas voir. \u00bb<\/p>\n\n\n\n \u00c0 para\u00eetre le 20 janvier<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab \u00c0 quoi ressemble une vie r\u00e9ussie ? Walter Hunt arrive \u00e0 New York comme beaucoup d’autres : en qu\u00eate de fortune. Originaire d’une province recul\u00e9e, il emporte avec lui une petite valise et une machine \u00e0 filer le lin, le premier brevet de sa longue carri\u00e8re d’inventeur. C’est ainsi que commence l’aventure d’un homme g\u00e9nial et toujours \u2018en avance sur son temps\u2019, cr\u00e9ateur d’objets qui r\u00e9volutionneront la vie quotidienne de millions de personnes.<\/p>\n\n\n\n Le stylo \u00e0 plume, le klaxon, la broche \u00e0 nourrice : ce ne sont l\u00e0 que quelques-uns des brevets que Walter Hunt signe les uns apr\u00e8s les autres, \u00e9voluant dans une soci\u00e9t\u00e9 en plein essor qui fonde son mythe sur l’ambition. Mais il ne se rend presque pas compte de la valeur de ses inventions, occup\u00e9 qu’il est par les t\u00e2ches de la vie, les nouveaux projets, une famille nombreuse \u00e0 entretenir.<\/p>\n\n\n\n En 1833, avec quinze ans d’avance sur le reste du monde, il met au point la premi\u00e8re machine \u00e0 coudre : sa vie pourrait enfin changer, mais le destin prend une fois de plus une trajectoire impr\u00e9vue, prouvant que \u2018la vie est le curieux \u00e9cart entre ce qui nous est r\u00e9ellement arriv\u00e9 et ce que nous avons seulement imagin\u00e9\u2019.<\/p>\n\n\n\n Avec son \u00e9criture polyvalente et lumineuse, Eleonora Marangoni nous offre l’histoire d’un g\u00e9nie oubli\u00e9 du XIXe si\u00e8cle, tout en nous racontant son voyage sur les routes d’Am\u00e9rique sur les traces de Walter Hunt. L’imperdibile<\/em> est un roman qui s’interroge sur la notion de r\u00e9ussite et de succ\u00e8s personnel, et nous livre le portrait m\u00e9morable d’un anti-h\u00e9ros am\u00e9ricain, irr\u00e9sistible aussi en raison de ses \u00e9checs. \u00c0 condition qu’on puisse les consid\u00e9rer comme tels, car au fond, comme le pense Walter Hunt, \u2018le succ\u00e8s d’une fleur ne se mesure pas au nombre de personnes qui la regardent, le succ\u00e8s d’une fleur est de devenir elle-m\u00eame, et rien d’autre.\u2019 \u00bb<\/p>\n\n\n\n \u00c0 para\u00eetre le 20 janvier<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Ce n’est pas la premi\u00e8re fois que Jill \u2018Doll\u2019 Blaine se retrouve en chute libre vers la terre, se reconstituant au fur et \u00e0 mesure de sa descente, jusqu’\u00e0 ses escarpins noirs pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s. Elle plonge vers sa nouvelle t\u00e2che, une autre \u00e2me qu’elle doit accompagner dans l’au-del\u00e0, et atterrit t\u00eate la premi\u00e8re dans l’all\u00e9e circulaire de son manoir somptueux.<\/p>\n\n\n\n Elle a accompli cette t\u00e2che sacr\u00e9e trois cent quarante-trois fois depuis sa propre mort. En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, ses prot\u00e9g\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 grandement r\u00e9confort\u00e9s dans leurs derniers instants. Mais elle d\u00e9couvre rapidement que celui-ci n’est pas comme les autres. Le puissant K.J. Boone ne se laissera pas consoler, car il n’a rien \u00e0 regretter. Il a men\u00e9 une vie riche et audacieuse, et le monde s’en porte mieux. N’est-ce pas ?<\/p>\n\n\n\n Vigil<\/em> nous transporte, \u00e0 toute vitesse, \u00e0 travers la derni\u00e8re soir\u00e9e tumultueuse d’une vie \u00e9pique et compliqu\u00e9e. Des foules de personnes et d’animaux \u2014 terrestres et surnaturels, vivants et morts \u2014 arrivent, r\u00e9clamant justice. Des oiseaux envahissent la chambre du mourant, un veau noir broute sur le canap\u00e9, un homme d’un village lointain ravag\u00e9 par la s\u00e9cheresse appara\u00eet, deux copains du secteur p\u00e9trolier d’il y a plusieurs d\u00e9cennies se pr\u00e9sentent avec des plans effrayants pour l’avenir post-mortem de Boone.<\/p>\n\n\n\n Avec la perspicacit\u00e9 et l’imagination explosive auxquelles il nous a habitu\u00e9s, George Saunders aborde les probl\u00e8mes les plus graves de notre \u00e9poque \u2014 la menace de la cupidit\u00e9 des entreprises, le co\u00fbt du capitalisme, les dangers environnementaux du progr\u00e8s \u2014 et, ce faisant, tisse une histoire qui englobe la vie et la mort, le bien et le mal, et la question \u00e9pineuse de l’absolution. \u00bb<\/p>\n\n\n\n \u00c0 para\u00eetre le 27 janvier<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Dennis May est mort. Pour le monde, c’est une nouvelle parmi tant d’autres, pour S., c’est la fin malheureuse de sa propre histoire. Dennis a \u00e9t\u00e9 l’objet de sa d\u00e9votion et l’artisan de son humiliation, la possibilit\u00e9 d’imaginer une autre vie et l’auto-tromperie infinie. Si aujourd’hui S. est serveuse et m\u00e9prise presque tout, c’est \u00e0 lui qu’elle le doit. Ou peut-\u00eatre n’est-ce qu’un alibi.<\/p>\n\n\n\n D’une voix magn\u00e9tique, tendre et d\u00e9concertante, Veronica Raimo raconte le scandale du d\u00e9sir qui se cache dans le traumatisme, le ridicule qui accompagne la trag\u00e9die, le doute que ce qui d\u00e9finit notre histoire \u2014 plus encore que ce qui s’est pass\u00e9 \u2014 est ce que, dans l’\u00e9moussement de la col\u00e8re ou de l’amour, nous continuons \u00e0 attendre. \u00ab C’est le sentiment constant de r\u00e9versibilit\u00e9 qui cause la douleur, l’id\u00e9e que nous pouvons encore changer les choses \u00bb.<\/p>\n\n\n\n La derni\u00e8re fois qu’il a vu Dennis May en personne – Dennis May vivant – S. portait un jean fonc\u00e9 et un pull couleur \u00e9meraude. Aujourd’hui, ces v\u00eatements sont enfouis dans la cave, pi\u00e8ce ma\u00eetresse d’une collection d’horreurs avec un Nokia contenant les messages de Dennis et une affiche d\u00e9dicac\u00e9e de Lark, le film qui l’avait transform\u00e9 en acteur et r\u00e9alisateur culte. Au sein de cet engouement collectif, S. a dissimul\u00e9 sa d\u00e9votion, la prot\u00e9geant avec la t\u00e9nacit\u00e9 d’un chien de garde afin que rien ne puisse l’\u00e9branler : ni les critiques n\u00e9gatives des films de Dennis, ni ses silences et ses fuites, ni ses d\u00e9clarations embarrassantes \u00e0 la presse. Elle l’a prot\u00e9g\u00e9e m\u00eame lorsque, dans une chambre d’h\u00f4tel \u00e0 Rome, Dennis l’a viol\u00e9e avant de dispara\u00eetre de sa vie. Et elle l’a prot\u00e9g\u00e9e lorsqu’elle a craint que d’autres femmes, dans d’autres chambres, aient subi le m\u00eame sort.<\/p>\n\n\n\n Aujourd’hui, S. a trente-cinq ans, elle est serveuse dans un bar et n’a jamais cess\u00e9 d’attendre que Dennis revienne pour lui offrir une autre version possible de leur histoire. Elle a abandonn\u00e9 son r\u00eave d’\u00e9crire, mais elle lit le monde avec une intelligence corrosive et une ironie brutale qui r\u00e9v\u00e8lent peut-\u00eatre l’emplacement exact de la blessure. Son parcours est fait de faux pas, d’autosabotages, de liens rompus. Comme l’amour incertain avec Gionata, qu’elle regrette encore, ou la relation tumultueuse avec Lorenzo, qui est tomb\u00e9 amoureux d’elle pour ce qu’elle pouvait devenir, mais seulement \u00e0 condition qu’elle ne le r\u00e9alise pas vraiment, ou l’amiti\u00e9 avec Agnese, qui dit oui \u00e0 tout mais ne pose jamais de questions, m\u00eame celles qui, si elles \u00e9taient dites \u00e0 haute voix, changeraient beaucoup de choses.<\/p>\n\n\n\n Mais maintenant que Dennis May est mort, maintenant qu’il n’y a plus rien \u00e0 attendre, il est peut-\u00eatre temps d’arr\u00eater de monter la garde et de retourner avec quelqu’un dans cette pi\u00e8ce pour trouver les mots.<\/p>\n\n\n\n Ce livre est un roman sur l’obsession amoureuse et les r\u00e9cits toxiques qui conditionnent nos vies, un roman sur l’\u00e9chec et son pouvoir de s\u00e9duction, sur l’\u00e9criture et la honte, sur l’ambigu\u00eft\u00e9 avec laquelle la victime habite son r\u00f4le, sur notre id\u00e9e de la justice, sur une certaine fa\u00e7on d\u2019\u00eatre des hommes, fragile et rageuse, sur la sororit\u00e9. On dira tout cela et ce sera vrai, mais pas encore tout \u00e0 fait clair : il existe de nombreuses fa\u00e7ons d’aborder les grandes questions de notre pr\u00e9sent ; celle de Veronica Raimo est la litt\u00e9rature. \u00bb<\/p>\n\n\n\n \u00c0 para\u00eetre le 3 f\u00e9vrier<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Sept personnages se retrouvent coinc\u00e9s dans un h\u00f4tel rural pendant la temp\u00eate de neige Filomena<\/em>. Sans r\u00e9seau ni connexion, mais avec des provisions, ils d\u00e9cident d’\u00e9gayer l’attente en se racontant des histoires. De ce dialogue, auquel se joignent les deux h\u00f4teliers, na\u00eetront des anecdotes qui occuperont rituellement chaque apr\u00e8s-d\u00eener et qui leur permettront non seulement de faire connaissance, mais aussi de discuter et d’apprendre de la vie des autres. Gr\u00e2ce \u00e0 la ma\u00eetrise magistrale du r\u00e9cit oral d’un auteur comme Landero, les histoires racont\u00e9es par ces inconnus deviennent rapidement des confessions de leurs p\u00e9rip\u00e9ties vitales faites dans le feu de l’action, des r\u00e9cits d’exp\u00e9riences qui les ont marqu\u00e9s \u00e0 vie et qui se succ\u00e8dent et s’entrem\u00ealent avec une v\u00e9ritable intrigue et \u00e9motion. Hommage aux romans dialogu\u00e9s classiques, petit D\u00e9cam\u00e9ron<\/em> de notre \u00e9poque et succession cervantine de r\u00e9cits exemplaires, Coloquio de invierno<\/em> est un d\u00e9lice litt\u00e9raire du d\u00e9but \u00e0 la fin, un nouveau cadeau d’un \u00e9crivain qui, livre apr\u00e8s livre, a consolid\u00e9 son statut de classique contemporain. \u00bb<\/p>\n\n\n\n \u00c0 para\u00eetre le 6 f\u00e9vrier<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Dans la maison familiale de La Araira, o\u00f9 huit s\u0153urs vivent sous l’ombre d’une m\u00e8re d\u00e9vast\u00e9e et d’une lign\u00e9e rong\u00e9e, chaque silence est une menace. La septi\u00e8me d’entre elles, Nazarena, balaye obsessionnellement la cour pour \u00e9loigner le malheur, mais c’est dans la poussi\u00e8re que s’ouvrent les fissures : les rivalit\u00e9s entre les s\u0153urs, les morts qui reviennent, le d\u00e9sir comme \u00e9chappatoire, les animaux qui pr\u00e9sagent des catastrophes et un pass\u00e9 qui s’incarne dans des visions et la terreur. La prose de Karina Sainz Borgo, pleine d’images intenses et de r\u00e9sonances ancestrales, \u00e9claire peu \u00e0 peu ce que chacune de ces femmes tente de cacher.<\/p>\n\n\n\n Avec des \u00e9chos de Rulfo, Garc\u00eda M\u00e1rquez, Lorca et l’univers de violence et de d\u00e9sespoir de La hija de la espa\u00f1ola<\/em>, ce roman explore la fragilit\u00e9 humaine de mani\u00e8re profonde et troublante, pousse \u00e0 l’extr\u00eame les tensions entre culpabilit\u00e9, pouvoir et survie, et nous montre un territoire o\u00f9 le r\u00e9el et l’hallucin\u00e9 s’entrem\u00ealent avec une pr\u00e9cision inqui\u00e9tante. Nazarena<\/em> est l’histoire d’une fracture familiale qui bat comme un c\u0153ur malade et confirme la ma\u00eetrise de l’auteure \u00e0 faire sienne la tradition. \u00bb<\/p>\n\n\n\n \u00c0 para\u00eetre le 12 f\u00e9vrier<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Norbert Gstrein nous offre toute une vie humaine. Pourtant, chaque vie est fragile dans ce roman qui commence par un coup de hache : le p\u00e8re d’Adrian le rend inapte au service militaire pendant la Premi\u00e8re Guerre mondiale, lui sauvant peut-\u00eatre ainsi la vie. Cet homme t\u00eatu et tendre, qui boitille d\u00e8s lors pendant plus de quatre-vingts ans, est le miracle de ce r\u00e9cit. Adrian voit son monde s’effondrer \u00e0 deux reprises, c\u00f4toie deux fois des jeunes hommes qui ont eu moins de chance que lui et vit, dans sa vieillesse, l’histoire d’amour inesp\u00e9r\u00e9e d’un homme qui a \u00e9t\u00e9 \u00e9lev\u00e9 pour tout, sauf pour aimer. Comment vivre dans l’ombre des guerres et des tueries ? Avec un regard intr\u00e9pide sur le pass\u00e9, Im ersten Licht<\/em> aborde cette grande question du pr\u00e9sent. \u00bb<\/p>\n\n\n\n \u00c0 para\u00eetre le 17 f\u00e9vrier<\/p>\n\n\n\n Li<\/a>r<\/a>e plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Que se passe-t-il lorsque le monde familier s’effondre, lorsque ce qui \u00e9tait encore normal hier ne l’est plus aujourd’hui ? Navid Kermani capture ce moment en un seul \u00e9t\u00e9 : un ami, qui s’\u00e9tait r\u00e9cemment \u00e9gar\u00e9 politiquement, s’est suicid\u00e9. Les guerres se rapprochent et les d\u00e9bats deviennent plus virulents. Sa petite amie consid\u00e8re le narrateur comme un macho, mais ce n’est de loin pas le pire reproche qui \u00e9branle son image de soi. Navid Kermani r\u00e9ussit de mani\u00e8re inimitable \u00e0 comprendre notre pr\u00e9sent \u00e0 partir de ses contradictions, \u00e0 r\u00e9concilier ce qui semble irr\u00e9conciliable et, plus important encore, \u00e0 supporter ce qui demeure encore irr\u00e9conciliable. Un roman existentiel et clairvoyant sur notre \u00e9poque. \u00bb<\/p>\n\n\n\n \u00c0 para\u00eetre le 17 f\u00e9vrier <\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab \u2018Je ne suis plus amoureuse de toi.\u2019 C’est par cette phrase qu’Ada met fin de mani\u00e8re inattendue \u00e0 une relation de plus de onze ans. C’est le d\u00e9but de l’histoire d’un amour qui touche \u00e0 sa fin et qui change le cours des \u00e9v\u00e9nements dans la vie du protagoniste d’Islandia<\/em>. Le roman aborde, d’un point de vue unique et in\u00e9dit \u00e0 ce jour dans notre litt\u00e9rature, l’un des grands th\u00e8mes : la fin de l’amour.<\/p>\n\n\n\n Avec son style \u00e0 forte charge \u00e9motionnelle, o\u00f9 se m\u00ealent exp\u00e9rience personnelle, ton autobiographique, nostalgie, d\u00e9chirement, lucidit\u00e9 et humour, Vilas nous montre son talent dans un livre qui ne laissera personne indiff\u00e9rent. \u00bb<\/p>\n\n\n\n \u00c0 para\u00eetre le 18 f\u00e9vrier<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Frustr\u00e9 par les rouages de la bureaucratie, Franz Fiala prend une \u2018d\u00e9cision cruciale\u2019 et d\u00e9missionne de son poste \u00e0 la Commission europ\u00e9enne. Lorsqu’il rend visite \u00e0 sa m\u00e8re \u00e0 Vienne pour son quatre-vingts-neuvi\u00e8me anniversaire, il lui cache toutefois sa retraite anticip\u00e9e. Et la discussion avec Nathalie sur leur avenir commun \u2014 alors qu\u2019il entretient depuis quatre ans une relation avec elle, \u00e0 Bruxelles \u2014 \u00e9choue \u00e9galement. Puis des douleurs r\u00e9currentes r\u00e9apparaissent, qu’il ne peut plus ignorer. Le diagnostic : cancer ; il est irr\u00e9aliste de penser qu’il vivra encore un an. Soudain, il s’agit uniquement de tromper sa m\u00e8re, de lui \u00e9pargner la douleur de voir son fils mourir : \u2018Pour lui, survivre ne pouvait signifier que survivre \u00e0 sa m\u00e8re. Lui cacher sa maladie jusqu’\u00e0 sa mort. Il s’agissait d\u00e9sormais d’une lutte pour la survie. C’\u00e9tait d\u00e9sormais le choix de sa vie.\u2019<\/p>\n\n\n\n Peut-on d\u00e9cider de sa vie ? Pas de sa fin, mais de continuer \u00e0 vivre, plus longtemps que pr\u00e9vu, gr\u00e2ce \u00e0 sa volont\u00e9 ? Avec une force existentielle et pourtant avec l\u00e9g\u00e8ret\u00e9, Robert Menasse raconte dans Die Lebensentscheidung<\/em> une course contre la mort. La vie et la mort, l’amour et la famille, voil\u00e0 les th\u00e8mes abord\u00e9s dans cette nouvelle raffin\u00e9e et habile. \u00bb<\/p>\n\n\n\n \u00c0 para\u00eetre le 18 f\u00e9vrier<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Jacek Dehnel, l’un des \u00e9crivains contemporains les plus remarquables, guide le lecteur \u00e0 travers des lieux qui cachent plus qu’il n’y para\u00eet \u00e0 premi\u00e8re vue :<\/p>\n\n\n\n Paris, Cracovie, Cadix, Stralsund, Varsovie \u2013 des villes pleines de secrets et de trag\u00e9dies silencieuses. Des maisons o\u00f9, sous des apparences normales, r\u00e8gne une tension palpable.<\/p>\n\n\n\n Chaque histoire s’entrem\u00eale ici avec le temps et l’espace, montrant que les choix humains sont toujours le r\u00e9sultat des circonstances, du caract\u00e8re et des d\u00e9sirs.<\/p>\n\n\n\n C’est une litt\u00e9rature qui captive par son atmosph\u00e8re, enchante par ses d\u00e9tails et laisse le lecteur avec des questions sur les limites du bien, de la libert\u00e9, de l’amour et de la culpabilit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n Le nouveau livre de Jacek Dehnel est une r\u00e9ponse litt\u00e9raire \u00e0 la popularit\u00e9 croissante du true crime<\/em>, mais dans une version profonde, \u00e9rudite et psychologique.<\/p>\n\n\n\n Des histoires sur des gens qui ont d\u00e9pass\u00e9 les limites et sur les villes qui les ont fa\u00e7onn\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n C’est Dehnel au sommet de sa forme : ironique, \u00e9l\u00e9gant, pr\u00e9cis. \u00bb<\/p>\n\n\n\n \u00c0 para\u00eetre le 25 f\u00e9vrier<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Dans Ich m\u00f6chte zur\u00fcckgehen in die Zeit<\/em>, Judith Hermann suit les traces de son grand-p\u00e8re, qui \u00e9tait stationn\u00e9 \u00e0 Radom, en Pologne, pour le compte des SS pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle relie son \u00e9criture \u00e0 son histoire longtemps ni\u00e9e, quitte la Pologne pour rejoindre sa s\u0153ur \u00e0 Naples et explore la m\u00e9moire et l’oubli des g\u00e9n\u00e9rations suivantes.<\/p>\n\n\n\n \u00c0 travers des nuances et des sous-entendus, Judith Hermann met en lumi\u00e8re ce qui est refoul\u00e9, les vides de notre soci\u00e9t\u00e9. Avec autant de magie que de magn\u00e9tisme, elle raconte \u00e0 quel point nous nous installons de mani\u00e8re fragile dans nos vies \u2014 et montre \u00e9galement la beaut\u00e9 qui peut s’y cacher. \u00bb<\/p>\n\n\n\n \u00c0 para\u00eetre le 25 f\u00e9vrier<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Traducteur de profession et observateur d\u00e9sabus\u00e9 du monde qui l’entoure, Igor m\u00e8ne \u00e0 Rome une vie faite de routine et de petites frustrations. Il travaille sur les mots des autres, souvent sur des textes m\u00e9diocres, tandis que sa compagne Marta, qui s’est r\u00e9invent\u00e9e en tant qu’essayiste f\u00e9ministe apr\u00e8s une d\u00e9ception acad\u00e9mique, surfe sur la vague du succ\u00e8s. Un jour, la vie ordinaire d’Igor est boulevers\u00e9e par une urgence venue du pass\u00e9. Un message de sa s\u0153ur Ester le rappelle \u00e0 Viareggio : leur p\u00e8re, l’aust\u00e8re Franco Nieri, autrefois intellectuel marxiste connu sous le nom de \u2018Herr Professor\u2019 en raison de sa ressemblance avec Adorno, est en train de sombrer dans les ab\u00eemes de la d\u00e9mence s\u00e9nile. L’homme qui avait construit son identit\u00e9 sur la force de la pens\u00e9e et la rigueur th\u00e9orique se r\u00e9duit \u00e0 un ensemble de balbutiements et de souvenirs fragmentaires.<\/p>\n\n\n\n Pour Igor, retourner dans la maison de son enfance \u00e0 Viareggio signifie rassembler les morceaux d’un h\u00e9ritage encombrant, fait de r\u00eaves politiques jamais r\u00e9alis\u00e9s et d’ambitions frustr\u00e9es. La confrontation avec la maladie de son p\u00e8re devient l’occasion d’analyser la relation complexe entre les g\u00e9n\u00e9rations et les incompr\u00e9hensions jamais r\u00e9solues.<\/p>\n\n\n\n Avec une \u00e9criture brillante, capable d’alterner com\u00e9die et \u00e9motion, le roman entrem\u00eale le r\u00e9cit priv\u00e9 \u00e0 une satire lucide du monde de l’\u00e9dition et \u00e0 une r\u00e9flexion politique plus large. L\u2019idiota di famiglia <\/em>explore la vuln\u00e9rabilit\u00e9 humaine, utilisant la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 comme d\u00e9fense contre la douleur et la satire comme outil pour d\u00e9chiffrer notre pr\u00e9sent compliqu\u00e9. \u00bb<\/p>\n\n\n\n \u00c0 para\u00eetre le 28 f\u00e9vrier<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Giacomo Flerez, gardien des souvenirs de la ville de Calacte, a h\u00e9rit\u00e9 du palais Henares ; nous sommes au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle et l’homme d\u00e9couvre par hasard dans ce vieux b\u00e2timent une pi\u00e8ce secr\u00e8te o\u00f9 sont conserv\u00e9s des classiques des Lumi\u00e8res tels que Voltaire et d’Alembert, des symboles ma\u00e7onniques, des portraits.<\/p>\n\n\n\n Ce qui attire son attention, c’est pourtant le manuscrit La rosa inversa<\/em>, r\u00e9cit autobiographique de Ruggero Henares, l’ancien propri\u00e9taire, n\u00e9 en 1743… Et commence alors la lecture d’une histoire incroyable rest\u00e9e longtemps cach\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n \u00c9duqu\u00e9 au coll\u00e8ge des J\u00e9suites, Ruggero Henares se lie d’amiti\u00e9 avec Giuseppe Balsamo, celui qui deviendra le comte de Cagliostro ; mais tous deux sont expuls\u00e9s du coll\u00e8ge sur ordre du rigide p\u00e8re Crisafulli. Henares s’installe \u00e0 Naples, et lorsque, en 1773, l’expulsion des j\u00e9suites de Sicile est ordonn\u00e9e, c’est lui qui ex\u00e9cute l’ordre \u00e0 Calacte en exilant le p\u00e8re Crisafulli, qu’il d\u00e9teste ; entre-temps, il fonde la loge \u2018La rosa inversa\u2019 o\u00f9 l’on discute d’\u00e9galit\u00e9 et de libert\u00e9, d’une nouvelle soci\u00e9t\u00e9 plus juste et plus \u00e9quitable : la R\u00e9volution fran\u00e7aise est aux portes.<\/p>\n\n\n\n Les \u00e9v\u00e9nements s’encha\u00eenent, Henares, oppos\u00e9 \u00e0 l’\u00c9glise en tant que franc-ma\u00e7on, est contraint de se cacher et son destin se lie \u00e0 celui d’Amalia, la claveciniste avec laquelle il partage ses lectures et sa passion.<\/p>\n\n\n\n Sur fond d’\u00e9v\u00e9nements historiques, Maria Attanasio, avec son \u00e9criture imaginative \u00e0 la matrice po\u00e9tique, brosse le portrait d’une \u00e9poque, nous restituant l’esprit du temps, les r\u00e9volutions culturelles et sociales, les contrastes et les r\u00e9sistances, en m\u00ealant des personnages r\u00e9els comme Cagliostro \u2014 dont on suit le destin jusqu’\u00e0 sa capture par le Tribunal de l’Inquisition \u2014 et des personnages fictifs, des femmes et des hommes avec leurs passions et leur intelligence, des figures qui nous \u00e9meuvent alors qu’ils se rebellent contre leur \u00e9poque et leur destin. \u00bb<\/p>\n\n\n\n \u00c0 para\u00eetre le 28 f\u00e9vrier<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Colm T\u00f3ib\u00edn, \u2018l’un des meilleurs \u00e9crivains vivants au monde\u2019 (The Boston Globe<\/em>), nous offre un brillant recueil de neuf nouvelles, dont beaucoup sont in\u00e9dites, qui se d\u00e9roulent en Irlande, en Espagne et en Am\u00e9rique, et traitent de la complexit\u00e9 de la famille, du d\u00e9sir, de la perte et de l’amour.<\/p>\n\n\n\n C\u00e9l\u00e9br\u00e9 comme \u2018l’\u00e9crivain le plus dou\u00e9 de sa g\u00e9n\u00e9ration pour d\u00e9crire le pouvoir complexe et contradictoire de l’amour\u2019 (Los Angeles Times<\/em>), Colm T\u00f3ib\u00edn est un ma\u00eetre de la nouvelle comme du roman, capable de susciter une intensit\u00e9 \u00e9motionnelle extraordinaire dans un r\u00e9cit bref. Les onze nouvelles transportent les lecteurs \u00e0 travers les continents et les \u00e9poques.<\/p>\n\n\n\n Dans \u2018The Journey to Galway<\/em>\u2019, une m\u00e8re qui a appris la mort de son fils, pilote de chasse pendant la Premi\u00e8re Guerre mondiale, se rend \u00e0 Galway pour informer sa belle-fille et ses trois enfants d\u00e9sormais orphelins de p\u00e8re. \u2018Sleep<\/em>\u2019, initialement publi\u00e9 dans The New Yorker<\/em>, explore la rupture entre deux amants, l’un d’eux \u00e9tant incapable de surmonter son chagrin et sa peur apr\u00e8s la mort de son fr\u00e8re. La mort est \u00e0 nouveau un personnage central dans la nouvelle qui donne son titre au recueil, \u2018The News from Dublin<\/em>\u2019, dans laquelle Maurice Webster se rend \u00e0 Dublin pour tenter de sauver son jeune fr\u00e8re qui se meurt de tuberculose. Maurice doit demander au ministre de la Sant\u00e9 l’acc\u00e8s \u00e0 un nouveau m\u00e9dicament exp\u00e9rimental, seul espoir de gu\u00e9rison.<\/p>\n\n\n\n Les r\u00e9cits de T\u00f3ib\u00edn sont riches de la complexit\u00e9 des dynamiques familiales, de l’attraction obs\u00e9dante du pass\u00e9 et des r\u00e9v\u00e9lations discr\u00e8tes qui d\u00e9finissent nos vies. Ses personnages, qu’ils soient confront\u00e9s aux cons\u00e9quences de la guerre, \u00e0 un amour interdit, aux d\u00e9sirs d’une jeune fille catalane ou aux luttes silencieuses de la vie quotidienne, sont rendus avec une empathie et une perspicacit\u00e9 \u00e9clairantes et inoubliables. \u00bb<\/p>\n\n\n\n \u00c0 para\u00eetre le 31 mars<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Saint-S\u00e9bastien, juillet 1997. Pendant que son mari est en d\u00e9placement professionnel, Maite accueille sa s\u0153ur Elene qui, apr\u00e8s avoir pass\u00e9 de nombreuses ann\u00e9es aux \u00c9tats-Unis, revient dans sa ville natale pour voir comment leur m\u00e8re se remet d’un accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral. Au cours des jours qu’elles passeront ensemble, les s\u0153urs et leur m\u00e8re \u00e9vitent de se dire toute la v\u00e9rit\u00e9 et refusent de regarder en face les tensions sociales qui r\u00e8gnent autour d’elles : l’ETA a kidnapp\u00e9 un conseiller municipal d’Ermua, Miguel \u00c1ngel Blanco, et menace de l’ex\u00e9cuter si ses demandes ne sont pas satisfaites. Les \u00e9v\u00e9nements historiques se d\u00e9roulent en parall\u00e8le \u00e0 la vie intime de Maite, une femme sensible, attentive, mais prisonni\u00e8re de conventions qui l’emp\u00eachent d’ouvrir les yeux et d’affronter la r\u00e9alit\u00e9. Fernando Aramburu a encore frapp\u00e9 : il nous livre un roman passionnant et inoubliable, un nouveau jalon dans son \u0153uvre, qui le confirme comme l’un des meilleurs narrateurs europ\u00e9ens du moment ; une histoire qui revient sur la m\u00e9moire r\u00e9cente du Pays basque et dont les personnages, d\u00e9peints avec une grande profondeur psychologique et une profonde humanit\u00e9, nous \u00e9meuvent, en particulier son immense et m\u00e9morable protagoniste. \u00bb<\/p>\n\n\n\n \u00c0 para\u00eetre le 4 mars<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab \u2018Je t’\u00e9cris \u2013 \/ dans le monde, jusqu’\u00e0 ce que tu sois revenue \/ par la force spectrale du mot\u2019, \u00e9crit Nelly Sachs dans l’un des po\u00e8mes que Josef Winkler cite dans son nouveau roman, dans lequel il fait revenir sa s\u0153ur d\u00e9c\u00e9d\u00e9e, Maria, dans le monde. De sept ans son a\u00een\u00e9e, Maria avait pass\u00e9 la majeure partie de son enfance \u00e0 la ferme \u00e0 s’occuper de son petit fr\u00e8re rebelle, Josef. Elle quitte le village pour suivre une formation de p\u00e2tissi\u00e8re, travaille pendant des ann\u00e9es dans divers h\u00f4tels, avant de revenir dans la maison de son enfance apr\u00e8s une d\u00e9pression et une premi\u00e8re tentative de suicide. \u00c0 son arriv\u00e9e, elle y trouve son fr\u00e8re Josef, qui cherche refuge apr\u00e8s le scandale d\u00e9clench\u00e9 par son premier livre.<\/p>\n\n\n\n Dans son roman Der Tod ist ein Engel mit ernstem Gesicht<\/em>, Josef Winkler utilise des images surr\u00e9alistes et la force de son langage unique pour faire allusion aux \u00e9v\u00e9nements monstrueux qui ont assombri la vie et la mort de sa s\u0153ur, entrem\u00ealant le retour de la fille prodigue avec celui du fils prodigue. La mani\u00e8re dont Josef Winkler parvient \u00e0 transformer la violence \u00e9motionnelle et physique de la vie villageoise en un langage saisissant est sans \u00e9quivalent dans la litt\u00e9rature germanophone. \u00bb<\/p>\n\n\n\n \u00c0 para\u00eetre le 11 mars<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Botox ou \u2019vieillir avec dignit\u00e9\u2019, poster trop de selfies sur Instagram ou suivre toutes les tendances beaut\u00e9 sur TikTok ? Les femmes sur Internet sont constamment sous le feu des projecteurs. Chaque like<\/em> peut devenir une accusation, chaque commentaire un sujet politique : \u2018Comment peut-elle faire \u00e7a ?\u2019<\/p>\n\n\n\n Sophie Passmann fait elle-m\u00eame partie du monde contradictoire de l’auto-repr\u00e9sentation f\u00e9minine sur les r\u00e9seaux sociaux. Avec une autocritique radicale, elle diss\u00e8que les ph\u00e9nom\u00e8nes qui marquent toute une g\u00e9n\u00e9ration : de la discipline asc\u00e9tique d’une Hailey Bieber \u00e0 la perfidie calcul\u00e9e de Charli XCX en passant par la perfection n\u00e9vrotique de Taylor Swift. Pourquoi sommes-nous tous si fascin\u00e9s par les femmes qui nous trompent, tout en les d\u00e9testant pr\u00e9cis\u00e9ment pour cela ?<\/p>\n\n\n\n Sophie Passmann observe l’air du temps comme personne d’autre : avec intelligence, introspection et beaucoup d’humour. \u00bb<\/p>\n\n\n\n \u00c0 para\u00eetre le 12 mars<\/p>\n\n\n\n Lire <\/a>p<\/a>lus<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":" Sur nos \u00e9crans, le spectacle d’un monde violent para\u00eet in\u00e9luctable.<\/p>\n Et si, pour \u00e9chapper au destin que nous promettent les pr\u00e9dateurs, il fallait tout simplement raconter autre chose ?<\/p>\n La r\u00e9sistance aussi commence par la lecture \u2014 d\u00e9couvrez notre s\u00e9lection, en six langues, des fictions qui vont, aussi, d\u00e9finir l’ann\u00e9e 2026.<\/p>\n","protected":false},"author":5931,"featured_media":312683,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"templates\/post-angles.php","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_trash_the_other_posts":false,"footnotes":""},"categories":[1734],"tags":[],"geo":[1917],"class_list":["post-312432","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-doctrines","staff-le-grand-continent","geo-europe"],"acf":[],"yoast_head":"\nMarie-H\u00e9l\u00e8ne Lafon, Hors champ<\/em>, Paris, Buchet\/Chastel<\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nPierre Lema\u00eetre, Les Belles promesses<\/em>, Paris, Calmann-L\u00e9vy<\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nPascal Quignard, Il n\u2019y a pas de place pour la mort<\/em>, Bonnieux, \u00c9ditions Hardies<\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nJ. M. G. Le Cl\u00e9zio, Trois Mexique<\/em>, Paris, Gallimard<\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nConstance Debr\u00e9, Protocoles<\/em>, Paris, Gallimard<\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nAlain Blotti\u00e8re, Le Ciel a disparu<\/em>, Paris, Gallimard<\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nDaniyal Mueenuddin, This Is Where the Serpent Lives<\/em>, New York, Knopf<\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nPawe\u0142 So\u0142tys, Monolok<\/em>, O\u015bwi\u0119cim, Wydawnictwo NieZwyk\u0142e<\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nBruno Arpaia, Il mondo senza inverno<\/em>, Milan, Guanda<\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nEleonora Marangoni, L\u2019imperdibile<\/em>, Milan, Feltrinelli<\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nGeorge Saunders, Vigil : A Novel<\/em>, New York, Random House<\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nVeronica Raimo, Non scrivere di me<\/em>, Turin, Einaudi<\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nLuis Landero, Coloquio de invierno<\/em>, Barcelone, Tusquets<\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nKarina Sainz Borgo, Nazarena<\/em>, Madrid, Alfaguara<\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nNorbert Gstrein, Im ersten Licht<\/em>, Munich, Hanser <\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nNavid Kermani, Sommer 24<\/em>, Munich, Hanser <\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nManuel Vilas, Islandia<\/em>, Barcelone, Destino<\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nRobert Menasse, Die Lebensentscheidung<\/em>, Berlin, Surkamp<\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nJacek Dehnel, Historie \u0142ajdackie<\/em>, Cracovie, Znak<\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nJudith Hermann, Ich m\u00f6chte zur\u00fcckgehen in die Zeit<\/em>, Francfort, S. Fischer Verlag<\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nDario Ferrari, L\u2019idiota di famiglia<\/em>, Palermo, Sellerio<\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nMaria Attanasio, La rosa inversa<\/em>, Palermo, Sellerio<\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nColm T\u00f3ib\u00edn, The News from Dublin<\/em>, New York, Scribner<\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nFernando Aramburu, Maite<\/em>, Barcelone, Tusquets<\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nJosef Winkler, Der Tod ist ein Engel mit ernstem Gesicht<\/em>, Berlin, Suhrkamp<\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nSophie Passmann, Wie kann sie nur ?<\/em>, Cologne, Kiepenheuer & Witsch<\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\n