{"id":312083,"date":"2026-01-06T17:02:01","date_gmt":"2026-01-06T16:02:01","guid":{"rendered":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/?p=312083"},"modified":"2026-01-06T17:03:47","modified_gmt":"2026-01-06T16:03:47","slug":"europe-les-10-elections-a-suivre-en-2026","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2026\/01\/06\/europe-les-10-elections-a-suivre-en-2026\/","title":{"rendered":"L’Europe au milieu du cycle : les 10 \u00e9lections \u00e0 suivre en 2026"},"content":{"rendered":"\n
Apr\u00e8s une \u00ab super ann\u00e9e \u00e9lectorale \u00bb europ\u00e9enne en 2024 et une ann\u00e9e 2025 marqu\u00e9e par un nombre plus r\u00e9duit de scrutins majeurs, l\u2019Union se trouvera en 2026 au milieu d\u2019un cycle \u00e9lectoral. <\/p>\n\n\n\n
Alors que le programme l\u00e9gislatif europ\u00e9en progresse et que les n\u00e9gociations de d\u00e9fense entrent dans une phase critique, l\u2019ann\u00e9e 2026 sera aussi une ann\u00e9e de pr\u00e9-campagne, pr\u00e9parant les rendez-vous critiques de 2027 en France, en Espagne et en Italie.<\/p>\n\n\n\n
Entre \u00e9ch\u00e9ances l\u00e9gislatives majeures et \u00ab signaux faibles \u00bb, les r\u00e9sultats de ces scrutins forgeront la trajectoire politique de l\u2019Union pendant les douze prochains mois ; pour cette \u00e9tude, nous avons s\u00e9lectionn\u00e9 dix d\u2019entre eux, parmi les plus d\u00e9terminants.<\/p>\n\n\n\n
Une s\u00e9rie d\u2019\u00e9lections se tenant dans des aires politiques relativement r\u00e9duites \u2014 moins d\u2019une douzaine de millions d\u2019habitants \u2014 constitueront cette ann\u00e9e des \u00e9ch\u00e9ances critiques pour la droite nationaliste europ\u00e9enne. Apr\u00e8s les larges succ\u00e8s enregistr\u00e9s par cette famille politique en 2024 et 2025, ces \u00e9lections pourraient confirmer la tendance et \u2013 \u00e0 une exception pr\u00e8s \u2013 semblent susceptibles de contribuer \u00e0 une d\u00e9composition croissante du cordon sanitaire.<\/p>\n\n\n\n
Si le poids d\u00e9mographique de la Hongrie dans l\u2019Union est limit\u00e9 \u2014 le pays comptait 9,5 millions d\u2019habitants en 2023 \u2014, le r\u00f4le essentiel jou\u00e9 par Orb\u00e1n<\/a> dans l\u2019architecture id\u00e9ologique et partisane de la droite europ\u00e9enne fera sans doute des l\u00e9gislatives hongroises d\u2019avril 2026 le scrutin le plus important de l\u2019ann\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n Premier ministre depuis 2010, soit la plus grande long\u00e9vit\u00e9 d\u2019un chef de gouvernement dans l\u2019Union, Orb\u00e1n semble pour la premi\u00e8re fois v\u00e9ritablement en danger<\/a>.<\/p>\n\n\n\n Selon les derniers sondages, le Parti du respect et de la libert\u00e9 (Tisza, PPE) de son opposant P\u00e9ter Magyar est cr\u00e9dit\u00e9 de 49 % des voix, contre seulement 36 % pour le Fidesz (PfE) du leader illib\u00e9ral. L\u2019avance de Magyar est demeur\u00e9e solide depuis le croisement des courbes au d\u00e9but de 2025, pla\u00e7ant v\u00e9ritablement Orb\u00e1n dans une position o\u00f9 celui-ci est concurrenc\u00e9.<\/p>\n\n\n\n Si la perspective d\u2019une alternance semble r\u00e9elle, il est attendu que le Fidesz use de son large contr\u00f4le des ressources administratives pour biaiser ou fausser l\u2019\u00e9lection.<\/p>\n\n\n\n En 2022 d\u00e9j\u00e0, le scrutin l\u00e9gislatif avait \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9 diversement par les observateurs : si la victoire d\u2019Orb\u00e1n avait \u00e9t\u00e9 \u00e9clatante et d\u00e9pass\u00e9 les pr\u00e9dictions des sondages, l\u2019absence d\u2019\u00e9quit\u00e9 dans la comp\u00e9tition \u00e9lectorale avait \u00e9t\u00e9 largement not\u00e9e. Dans son classement des d\u00e9mocraties lib\u00e9rales, l\u2019ONG am\u00e9ricaine Freedom House notamment avait abaiss\u00e9 son score de 3\/4 \u00e0 2\/4, s\u2019agissant de la capacit\u00e9 du pays \u00e0 organiser des \u00e9lections libres <\/span>1<\/sup><\/a><\/span><\/span> \u2014 en arguant de l\u2019usage disproportionn\u00e9 des ressources de l\u2019\u00c9tat au service du parti au pouvoir.<\/p>\n\n\n\n Proche alli\u00e9 de Donald Trump, Orb\u00e1n pourrait \u00eatre tent\u00e9 de rejouer, chez lui, le narratif d\u2019une \u00e9lection vol\u00e9e : au vu du recul d\u00e9mocratique constant<\/a> de la derni\u00e8re d\u00e9cennie, l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019un refus de l\u2019alternance ne peut \u00eatre exclue.<\/p>\n\n\n\n L\u2019arriv\u00e9e au pouvoir de P\u00e9ter Magyar signifierait quant \u00e0 elle le retour de la Hongrie dans l\u2019escarcelle du centre-droit conservateur traditionnel.<\/p>\n\n\n\n Comme en Pologne<\/a>, il faut se garder toutefois d\u2019attendre du nouvel ex\u00e9cutif une ligne fondamentalement nouvelle sur les questions migratoires et g\u00e9opolitiques : Magyar s\u2019est toujours oppos\u00e9 \u00e0 une lib\u00e9ralisation de la politique d\u2019immigration, tout en s\u2019opposant au sein du PPE \u00e0 l\u2019envoi d\u2019armes \u00e0 l\u2019Ukraine Vainqueur du scrutin de 2022<\/a>, le Mouvement Libert\u00e9 (GS, Renew) de Robert Golob avait renvoy\u00e9 dans l\u2019opposition le <\/em>leader <\/em>populiste Janez Jan\u0161a, \u00e0 la t\u00eate du Parti d\u00e9mocratique slov\u00e8ne (SDS, PPE).<\/p>\n\n\n\n Golob est aujourd\u2019hui \u00e0 la t\u00eate de l\u2019unique cabinet social-lib\u00e9ral de l\u2019Union. Depuis son \u00e9lection, cependant, la coalition de centre-gauche construite par Golob avec les sociaux-d\u00e9mocrates (SD, S&D) et Levica (GUE\/NGL) a vu sa popularit\u00e9 s\u2019\u00e9roder.<\/p>\n\n\n\n En cons\u00e9quence, pour le scrutin qui se tiendra en mars 2026, le SDS de Jan\u0161a est \u00e0 nouveau donn\u00e9 comme clair favori sans majorit\u00e9 absolue. Dans un parlement fragment\u00e9, la formation du prochain gouvernement pourrait s\u2019av\u00e9rer difficile.<\/p>\n\n\n\n Si le maintien du SDS dans le Parti populaire europ\u00e9en devrait donner une coloration diff\u00e9rente au vote que dans des \u00c9tats comme la Hongrie ou l\u2019Allemagne, la confirmation du r\u00e9sultat des sondages enverrait un double signal de polarisation et de renforcement de la droite populiste dans l\u2019Union. Dans l\u2019attente d\u2019une hypoth\u00e9tique formation gouvernementale aux Pays-Bas, elle signerait \u00e9galement un affaiblissement suppl\u00e9mentaire du bin\u00f4me entre lib\u00e9raux et sociaux-d\u00e9mocrates dans l\u2019Union.<\/p>\n\n\n\n Les \u00e9lections pr\u00e9sidentielles portugaises sont d\u2019ordinaire une affaire consensuelle : depuis le retour de la d\u00e9mocratie en 1974, une seule \u00e9lection a n\u00e9cessit\u00e9 un second tour, en 1986. <\/p>\n\n\n\n Cette ann\u00e9e, cependant, la situation est bien diff\u00e9rente.<\/p>\n\n\n\n En poste depuis deux mandats de cinq ans, le pr\u00e9sident sortant Marcelo Rebelo de Sousa (PSD, PPE) ne peut constitutionnellement se repr\u00e9senter. Onze candidats pr\u00e9tendent \u00e0 sa succession, dont cinq sont susceptibles d\u2019approcher ou de d\u00e9passer les 15 % des voix : Lu\u00eds Marques Mendes (PSD, PPE), Ant\u00f3nio Jos\u00e9 Seguro (PS, S&D), Andr\u00e9 Ventura (Chega, PfE), Jo\u00e3o Cotrim Figueiredo (IL, Renew) et Henrique Gouveia e Melo (ind\u00e9pendant). Cette accumulation de candidats au coude-\u00e0-coude dans les sondages disponibles cr\u00e9e une grande incertitude sur l\u2019affiche du second tour.<\/p>\n\n\n\n Si le r\u00e9sultat global des prochaines \u00e9lections parlementaires russes est connu d’avance, le d\u00e9roulement de ce rituel civique et patriotique pourra donner certaines indications sur l’\u00e9volution du r\u00e9gime.<\/p>Fran\u00e7ois Hublet<\/cite><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n Un \u00e9l\u00e9ment d\u2019incertitude important concerne la capacit\u00e9 d\u2019Andr\u00e9 Ventura, cr\u00e9dit\u00e9 d\u2019environ 20 % des voix, de se hisser au second tour.<\/p>\n\n\n\n Dirigeant depuis longtemps la formation de droite nationaliste, Ventura a recr\u00e9\u00e9 la premi\u00e8re force d\u2019extr\u00eame droite<\/a> d\u2019ampleur dans le pays depuis le retour de la d\u00e9mocratie ; lors du pr\u00e9c\u00e9dent scrutin pr\u00e9sidentiel de 2021<\/a>, Ventura n\u2019a cependant obtenu que 12 % des voix, loin derri\u00e8re Rebelo de Sousa, qui avait \u00e9t\u00e9 \u00e9lu avec 60 % des voix sans contre-candidat socialiste face \u00e0 lui, et m\u00eame derri\u00e8re la candidate de gauche radicale Ana Gomes (13 %). \u00c0 ce stade, il semble peu probable que Ventura puisse l\u2019emporter au second tour des \u00e9lections de 2026, sa candidature \u00e9tant toujours consid\u00e9r\u00e9e comme fortement clivante.<\/p>\n\n\n\n S\u2019ils \u00e9taient oppos\u00e9s \u00e0 Ventura ou au candidat du PS, deux candidats pourraient \u00eatre nettement favoris pour le second tour : d\u2019une part le candidat du PSD, Marques Mendes, conseiller du pr\u00e9sident sortant ; et surtout Gouveia e Melo, ancien chef d\u2019\u00e9tat-major de la marine, qui se positionne comme un candidat centriste : anciennement en charge de la task force<\/em> COVID et commandant de la Force maritime europ\u00e9enne (EUROMARFOR) entre 2017 et 2019, il apporte \u00e0 la fois une image de neutralit\u00e9 et une exp\u00e9rience pouss\u00e9e des crises internationales.<\/p>\n\n\n\n Institution consensuelle devenant essentielle dans les moments de crise gouvernementale, la pr\u00e9sidence portugaise pourrait cependant voir son statut \u00e9corn\u00e9 par le r\u00e9sultat de l\u2019\u00e9lection, en cas de victoire d\u2019un candidat partisan. Ce revers s\u2019ajouterait \u00e0 ceux qu\u2019a d\u00e9j\u00e0 connus le pays au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es, alors que des scandales de corruption ont pr\u00e9cipit\u00e9 la chute du gouvernement du PS et provoqu\u00e9 l\u2019alternance au centre-droit en mai 2025, sans alliance structur\u00e9e entre le centre-droit et les nationalistes.<\/p>\n\n\n\n Parmi les cinq \u00e9lections r\u00e9gionales allemandes de 2025 \u2014 Bade-Wurtemberg, Berlin, Mecklembourg-Pom\u00e9ranie occidentale, Rh\u00e9nanie-Palatinat, Saxe-Anhalt \u2014, les deux scrutins qui se tiendront en septembre au Mecklembourg et en Saxe-Anhalt pr\u00e9sentent un profil tout particulier.<\/p>\n\n\n\n Alors que l\u2019Alternative pour l\u2019Allemagne (AfD, ESN) est cr\u00e9dit\u00e9e de 40 % des intentions de vote dans les deux r\u00e9gions, la possibilit\u00e9 de voir le parti d\u2019extr\u00eame droite gouverner \u00e0 lui seul devient r\u00e9elle. La capacit\u00e9 des sociaux-d\u00e9mocrates du SPD (S&D), des Verts et de l\u2019Alliance Sahra-Wagenknecht (BSW) \u00e0 passer la barre des 5 % n\u00e9cessaire \u00e0 obtenir des si\u00e8ges au parlement r\u00e9gional seront un \u00e9l\u00e9ment essentiel de l\u2019\u00e9quation.<\/p>\n\n\n\n Avec jusqu\u2019\u00e0 20 % de voix allant \u00e0 des partis dont chacun ne d\u00e9passe pas la barre des 5 %, la part de voix n\u00e9cessaire pour obtenir la majorit\u00e9 des si\u00e8ges au parlement s\u2019abaisse th\u00e9oriquement \u00e0 40 %. En pratique, l’incapacit\u00e9 de deux partis \u00e0 passer cette barre et une l\u00e9g\u00e8re surperformance de l\u2019AfD pourrait suffire \u00e0 lui conf\u00e9rer une majorit\u00e9 \u00e9troite.<\/p>\n\n\n\n \u00c0 cet \u00e9gard, on scrutera tout particuli\u00e8rement l\u2019\u00e9volution des r\u00e9sultats du BSW, dont l\u2019avenir semble incertain apr\u00e8s qu\u2019il a \u00e9chou\u00e9 \u00e0 entrer au Bundestag<\/a> en 2025 pour quelques milliers de voix. Un report massif des \u00e9lecteurs du BSW vers l\u2019AfD, amenant le parti sous la barre des 5 %, pourrait ainsi d\u00e9cider de l\u2019\u00e9lection ; les risques sont particuli\u00e8rement \u00e9lev\u00e9s en Saxe-Anhalt, o\u00f9 le SPD, contrairement \u00e0 son homologue du Mecklembourg, se maintient tout juste au-dessus de la barre dans les enqu\u00eates d\u2019opinion.<\/p>\n\n\n\n La possibilit\u00e9 d’un gouvernement de l’AfD dans les deux r\u00e9gions de l’Est fait craindre la prise de contr\u00f4le<\/a> par le parti d’extr\u00eame droite de certaines institutions \u00e9tatiques critiques, dont le syst\u00e8me \u00e9ducatif, la police et les services de renseignement r\u00e9gionaux. En cas de prise de pouvoir de l’AfD, la possibilit\u00e9 d’une interruption des \u00e9changes d’information <\/span>3<\/sup><\/a><\/span><\/span> avec les services r\u00e9gionaux concern\u00e9s a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 \u00e9voqu\u00e9e ; il concernerait en premier lieu les Offices r\u00e9gionaux de protection de la Constitution (Verfassungsschutz<\/em>), alors que l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral a formellement classifi\u00e9 l’AfD comme un parti extr\u00e9miste de droite.<\/p>\n\n\n\n En l’absence de majorit\u00e9 absolue de l’AfD, la situation resterait d\u00e9licate pour tous les autres partis, probablement forc\u00e9s de se coaliser tous ensemble pour b\u00e2tir une majorit\u00e9. Formellement, la CDU s’est jusque-l\u00e0 toujours oppos\u00e9e \u00e0 une collaboration avec le parti de gauche radicale Die Linke (GUE\/NGL) comme avec l’AfD. La n\u00e9cessit\u00e9 d’une coalition devrait n\u00e9anmoins relancer les d\u00e9bats internes sur la pertinence du \u00ab cordon sanitaire \u00bb, m\u00eame si la perspective d\u00e9licate d’une autre coalition, cette fois avec une AfD dominante, pourrait simplifier l’\u00e9quation pour les conservateurs.<\/p>\n\n\n\n En 2020, le Rassemblement national (RN, PfE) avait vu son nombre de si\u00e8ges dans les conseils municipaux fran\u00e7ais reculer.<\/p>\n\n\n\n Si le RN avait r\u00e9ussi lors de ces \u00e9lections \u00e0 emporter la majorit\u00e9 dans une ville de plus de 100 000 habitants (Perpignan) et \u00e0 renforcer ses positions dans ses fiefs, le parti n’\u00e9tait pas parvenu \u00e0 \u00e9tendre son r\u00e9seau local pour se d\u00e9velopper plus largement. Au contraire, le Parti socialiste (PS, S&D), Les R\u00e9publicains (LR, PPE) et Horizons (HOR, Renew) avaient su capitaliser sur leurs r\u00e9seaux d’\u00e9lus locaux pour conserver leur influence, tandis que les Verts b\u00e9n\u00e9ficiaient d’une dynamique positive dans les grandes villes.<\/p>\n\n\n\n Les quelque 30 000 scrutins de mars 2026 se d\u00e9rouleront dans un contexte bien diff\u00e9rent de celui de 2020, marqu\u00e9 par le Covid-19 : sans majorit\u00e9 parlementaire stable<\/a> depuis la dissolution de 2024, la France a vu le RN passer du statut de challenger \u00e0 celui de favori pour l’\u00e9lection pr\u00e9sidentielle de 2027.<\/p>\n\n\n\n Dans l\u2019intervalle, le centre-gauche (PS) et la gauche radicale (LFI) ont connu une rupture, tandis que la cote de confiance du pr\u00e9sident Emmanuel Macron est tomb\u00e9e \u00e0 25 %, son plus bas niveau depuis 2017 <\/span>4<\/sup><\/a><\/span><\/span>. Les \u00e9cologistes, quant \u00e0 eux, ont pour le moment maintenu une position interm\u00e9diaire, m\u00eame si leur coop\u00e9ration suivie avec le PS devrait se poursuivre au niveau local.<\/p>\n\n\n\n Des figures de LR \u00e9voquent de plus en plus ouvertement l’opportunit\u00e9 d’une alliance avec l’extr\u00eame droite contre la gauche, alors que les ministres rest\u00e9s membres de l’actuel gouvernement de centre-droit \u2013 informellement tol\u00e9r\u00e9 par les socialistes au parlement \u2013 ont \u00e9t\u00e9 exclus du parti.<\/p>\n\n\n\n En Allemagne, la possibilit\u00e9 d’un gouvernement de l’AfD dans les deux r\u00e9gions de l’Est fait craindre la prise de contr\u00f4le par le parti d’extr\u00eame droite de certaines institutions \u00e9tatiques critiques. <\/p>Fran\u00e7ois Hublet<\/cite><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n Entre les deux tours du scrutin de mars, on scrutera donc avec attention les alliances conclues par les diff\u00e9rentes formations politiques, qui pourraient pr\u00e9figurer leur attitude lors des \u00e9lections pr\u00e9sidentielles et l\u00e9gislatives de 2027.<\/p>\n\n\n\n Plus que la capacit\u00e9 du RN \u00e0 prendre un grand nombre de grandes villes, g\u00e9n\u00e9ralement peu favorables au parti, c’est surtout \u00e0 deux autres indicateurs que se mesurera sa progression : d’une part, au nombre des alliances formelles ou informelles qu’il r\u00e9ussira \u00e0 forger \u00e0 l’entre-deux-tours pour \u00e9viter un cordon sanitaire contre lui <\/span>5<\/sup><\/a><\/span><\/span> ; d’autre part, au nombre des communes de taille moyenne que le parti pourrait emporter en d\u00e9veloppant ses r\u00e9seaux locaux.<\/p>\n\n\n\n En cas de victoire sur ces deux plans, le RN comblerait ses deux principales faiblesses structurelles : son int\u00e9gration d\u00e9ficiente dans l’espace partisan et son manque d’implantation locale.<\/p>\n\n\n\n Apr\u00e8s plus d’un an de manifestations et de blocages visant sa gouvernance, le pr\u00e9sident serbe Aleksandar Vu\u010di\u0107 a annonc\u00e9 fin d\u00e9cembre l’organisation d’\u00e9lections l\u00e9gislatives anticip\u00e9es en 2026, probablement en fin d’ann\u00e9e <\/span>6<\/sup><\/a><\/span><\/span>.<\/p>\n\n\n\n La tenue de telles \u00e9lections \u00e9tait l’une des principales revendications du mouvement de protestation, structur\u00e9 par la mobilisation \u00e9tudiante, qui a \u00e9merg\u00e9 suite \u00e0 l’effondrement de l’auvent de la gare de Novi Sad le 1er novembre 2024 : consid\u00e9r\u00e9 comme une preuve \u00e9clatante de la corruption et de la mauvaise gestion du gouvernement du Parti progressiste serbe (SNS), au pouvoir depuis 2012, l’accident a aussi rassembl\u00e9 la jeunesse<\/a> autour d\u2019une revendication de d\u00e9mocratie, alors que celle-ci est gangr\u00e9n\u00e9e par le client\u00e9lisme en Serbie.<\/p>\n\n\n\n Candidate \u00e0 l’adh\u00e9sion \u00e0 l’Union europ\u00e9enne depuis 2012, la Serbie a connu une r\u00e9gression d\u00e9mocratique continue sous la pr\u00e9sidence d’Aleksandar Vu\u010di\u0107. Les \u00e9lections r\u00e9centes ont toutes \u00e9t\u00e9 entach\u00e9es de s\u00e9v\u00e8res irr\u00e9gularit\u00e9s, incluant des accusations de transport de votants non-r\u00e9sidents lors des \u00e9lections municipales \u00e0 Belgrade <\/span>7<\/sup><\/a><\/span><\/span> et une utilisation massive des ressources administratives en faveur du parti en place <\/span>8<\/sup><\/a><\/span><\/span>. Depuis mars 2025, l’occupation du parc et de la place faisant face \u00e0 l’Assembl\u00e9e nationale serbe par un groupe de partisans du SNS est devenu le symbole des relations toxiques entre l’\u00c9tat, le parti au pouvoir et des groupes d’activistes parfois violents, soup\u00e7onn\u00e9s d’\u00eatre directement financ\u00e9s par le SNS.<\/p>\n\n\n\n Si la popularit\u00e9 de Vu\u010di\u0107 a \u00e9t\u00e9 affect\u00e9e par le mouvement de protestation, l’opposition devra pour l’emporter faire face \u00e0 un double d\u00e9fi. Elle devra naturellement s’affronter aux techniques de manipulation \u00e9prouv\u00e9es par le SNS depuis 2012, largement document\u00e9es par les observateurs lors des derniers scrutins ; en outre, il lui faudra faire face au fl\u00e9au de sa propre division, entre nouvelles \u00ab listes \u00e9tudiantes \u00bb issues d’un mouvement de contestation non professionnel et opposition institutionnelle.<\/p>\n\n\n\n Jusqu\u2019\u00e0 ce jour, les partis oppos\u00e9s \u00e0 Vu\u010di\u0107 au sein du parlement s’\u00e9taient r\u00e9v\u00e9l\u00e9s incapables de s’affirmer contre lui et n’\u00e9taient gu\u00e8re populaires dans l’opinion publique. La progression du mouvement \u00e9tudiant dans l’opinion publique<\/a> pourrait cette fois changer la donne, sous r\u00e9serve d’une organisation efficace.<\/p>\n\n\n\n Le scrutin sera aussi essentiel pour la trajectoire europ\u00e9enne de la Serbie, alors que le gouvernement du SNS a longtemps tent\u00e9 de maintenir une position d’\u00e9quidistance entre Moscou et Washington, tout en se d\u00e9clarant r\u00e9solument pro-europ\u00e9en sur le plan int\u00e9rieur. En cas d’alternance, une nouvelle position restera \u00e0 d\u00e9finir : si l’opposition de centre-gauche est r\u00e9solument pro-europ\u00e9enne, la pr\u00e9sence d’\u00e9l\u00e9ments nationalistes <\/span>9<\/sup><\/a><\/span><\/span> \u2013 parmi d’autres tendances \u2013 est av\u00e9r\u00e9e au sein du mouvement \u00e9tudiant.<\/p>\n\n\n\n Condamn\u00e9 en f\u00e9vrier 2025 pour violation de la Constitution, le pr\u00e9sident de la Republika <\/span>10<\/sup><\/a><\/span><\/span> Srpska Milorad Dodik a \u00e9t\u00e9 d\u00e9finitivement d\u00e9mis de ses fonctions<\/a> en octobre dernier.<\/p>\n\n\n\n Dodik, figure majeure de la communaut\u00e9 serbe de Bosnie depuis Dayton, se trouvait en conflit ouvert avec le Haut Repr\u00e9sentant Christian Schmidt (CSU, PPE) <\/span>11<\/sup><\/a><\/span><\/span>. Dans ce contexte, les repr\u00e9sentants de la Republika Srpska ont refus\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises de reconna\u00eetre la l\u00e9gitimit\u00e9 des d\u00e9cisions de l’\u00c9tat f\u00e9d\u00e9ral bosniaque \u2014 dont celles du Haut Repr\u00e9sentant \u2014, conduisant \u00e0 la plus grave crise institutionnelle<\/a> depuis la fin des guerres de Bosnie.<\/p>\n\n\n\n Le 4 octobre 2026, l’\u00e9lectorat bosnien retournera aux urnes pour renouveler la Chambre des repr\u00e9sentants, \u00e9lire les trois membres bosniaque, croate et serbe de la pr\u00e9sidence, mais aussi renouveler les parlements des deux entit\u00e9s constitutives du pays et des cantons.<\/p>\n\n\n\n Dans un syst\u00e8me politique tr\u00e8s fragment\u00e9, un complet renversement des \u00e9quilibres est peu probable ; Dodik et ses alli\u00e9s pourraient en revanche tirer b\u00e9n\u00e9fice de l’onction du suffrage pour franchir de nouvelles lignes rouges dans leur contestation de l’autorit\u00e9 f\u00e9d\u00e9rale.<\/p>\n\n\n\n Au contraire, l’\u00e9mergence d’une opposition interne \u00e0 la Republika Srpska pourrait lib\u00e9rer le pays des blocages r\u00e9currents qui fragilisent actuellement son processus d’adh\u00e9sion \u00e0 l’Union. Le r\u00f4le jou\u00e9 dans la campagne par la question europ\u00e9enne \u2014 sur laquelle l’\u00e9lectorat bosniaque reste divis\u00e9 \u2014 sera essentiel.<\/p>\n\n\n\n Consid\u00e9r\u00e9e comme l’une des principales cibles potentielles<\/a> pour la Russie en Europe de l\u2019Est, la R\u00e9publique de Lettonie \u00e9lira son parlement unicam\u00e9ral, la Saeima, le 3 octobre 2026.<\/p>\n\n\n\n Le paysage politique letton est fragment\u00e9 ; il se caract\u00e9rise par un fort ancrage au centre-droit et \u00e0 droite ainsi que par la pr\u00e9sence de plusieurs partis repr\u00e9sentant la minorit\u00e9 russophone. Lors du dernier cycle \u00e9lectoral, plusieurs formations de droite populiste ont vu leur popularit\u00e9 s’accro\u00eetre, principalement l’Alliance nationale (NA, CRE), la Lettonie d’abord (LPV, PfE) et Pouvoir souverain (SV, majoritairement russophone).<\/p>\n\n\n\n Les enqu\u00eates d’opinion montrent que les russophones, qui constituent environ un quart de l’ensemble du corps \u00e9lectoral, sont bien plus r\u00e9ticents que les lettophones natifs \u00e0 soutenir l’Ukraine et nettement moins favorables \u00e0 l’adh\u00e9sion \u00e0 l’Union <\/span>12<\/sup><\/a><\/span><\/span>. Une diversit\u00e9 de positions significative existe cependant dans les deux groupes, cr\u00e9ant des tensions au sein des deux communaut\u00e9s linguistiques.<\/p>\n\n\n\n Proche alli\u00e9 de Donald Trump, Orb\u00e1n pourrait \u00eatre tent\u00e9 de rejouer, chez lui, le narratif d\u2019une \u00e9lection vol\u00e9e : au vu du recul d\u00e9mocratique constant de la derni\u00e8re d\u00e9cennie, l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019un refus de l\u2019alternance ne peut \u00eatre exclue.<\/p>Fran\u00e7ois Hublet<\/cite><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n La mont\u00e9e en puissance de LPV et le refus des partis conservateurs lettophones \u00e0 collaborer avec les partis repr\u00e9sentant les int\u00e9r\u00eats de la minorit\u00e9 russe devraient compliquer la formation du futur gouvernement.<\/p>\n\n\n\n \u00c0 plusieurs reprises, LPV s’est distingu\u00e9 par sa politique de conciliation vis-\u00e0-vis de Moscou et, plus r\u00e9cemment, par son soutien au plan de Donald Trump pour la paix <\/span>13<\/sup><\/a><\/span><\/span>. La formation populiste s’oppose en cela au principal parti de centre-droit Nouvelle Unit\u00e9 (JV, PPE) et \u00e0 l’Alliance nationale : tandis que Nouvelle Unit\u00e9 insiste sur l’unit\u00e9 civique du pays, l’Alliance nationale adopte une ligne nationaliste lettonne assum\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n La Lettonie est pour l’instant gouvern\u00e9e par une coalition minoritaire pro-europ\u00e9enne associant Nouvelle Unit\u00e9 \u00e0 l’Union des Verts et Paysans (ZZS, agrarien) et aux Progressistes (Verts\/ALE). Selon les derniers sondages, ces trois partis emporteraient ensemble moins de 40 % des voix, ouvrant la porte \u00e0 une alternance.<\/p>\n\n\n\n La complexit\u00e9 du jeu \u00e9lectoral rend cependant l’issue difficile \u00e0 pr\u00e9voir, et la situation porte en germe plusieurs risques dont pourrait profiter Moscou : la croissance des forces populistes favorables \u00e0 la conciliation, notamment LPV ; la possibilit\u00e9 d’un blocage institutionnel en cas d’incapacit\u00e9 \u00e0 former un gouvernement ; mais aussi l’\u00e9ventualit\u00e9 d’une victoire du nationalisme letton susceptible d’alimenter les tensions entre les communaut\u00e9s linguistiques.<\/p>\n\n\n\n Si aucune \u00e9ch\u00e9ance n’a pour l’heure \u00e9t\u00e9 annonc\u00e9e, la tenue ou non d’\u00e9lections g\u00e9n\u00e9rales en Ukraine en 2026 fera sans doute partie des principaux \u00e9v\u00e9nements de l’ann\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n Depuis l’entr\u00e9e en vigueur de la loi martiale en f\u00e9vrier 2022, l’organisation d’\u00e9lections est impossible. En l’absence de cette loi, des \u00e9lections pr\u00e9sidentielles et l\u00e9gislatives auraient d\u00fb se tenir au plus tard en 2024<\/a>, au terme r\u00e9gulier du mandat des \u00e9lus concern\u00e9s. Le pr\u00e9sident des \u00c9tats-Unis Donald Trump a cependant r\u00e9cemment press\u00e9 le pr\u00e9sident ukrainien d’organiser une \u00e9lection au plus vite, inscrivant m\u00eame cette condition dans les termes de son \u00ab plan pour la paix \u00bb.<\/p>\n\n\n\n En cas d’\u00e9lection, des sondages r\u00e9alis\u00e9s en d\u00e9cembre 2025 sugg\u00e8rent que l’ancien commandant des forces arm\u00e9es, Valeri Zaloujny, pourrait l’emporter assez nettement sur Zelenski dans un hypoth\u00e9tique second tour <\/span>14<\/sup><\/a><\/span><\/span>.<\/p>\n\n\n\n Zaloujny, actuellement ambassadeur au Royaume-Uni, n’a pas formellement annonc\u00e9 son intention de se pr\u00e9senter \u00e0 la pr\u00e9sidence, mais sa grande popularit\u00e9 au sein du public le place dans une position id\u00e9ale pour succ\u00e9der \u00e0 Zelenski, dont le soutien au sein du public s’est \u00e9rod\u00e9. D’autres candidats issus de l’arm\u00e9e ou des renseignements pourraient \u00e9galement l’emporter sur le pr\u00e9sident sortant.<\/p>\n\n\n\n Le scrutin pour renouveler les 450 si\u00e8ges de la Douma d’\u00c9tat, chambre basse du parlement russe, se tiendra le 20 septembre prochain <\/span>15<\/sup><\/a><\/span><\/span> ; une s\u00e9rie d’\u00e9lections r\u00e9gionales se tiendra \u00e9galement le m\u00eame jour.<\/p>\n\n\n\n Si le r\u00e9sultat global est connu d’avance \u2013 aucune \u00e9lection libre n’a eu lieu en Russie depuis au moins 2007 \u2013, le d\u00e9roulement de ce rituel civique et patriotique pourra donner certaines indications sur l’\u00e9volution du r\u00e9gime. En 2024 d\u00e9j\u00e0<\/a>, une partie de l’opposition russe avait rebaptis\u00e9 les \u00e9lections pr\u00e9sidentielles \u00ab non-\u00e9lections <\/span>16<\/sup><\/a><\/span><\/span> \u00bb (\u043d\u0435\u0432\u044b\u0431\u043e\u0440\u044b<\/em>), du fait de l\u2019absence d\u2019un choix r\u00e9el pour les votants.<\/p>\n\n\n\n L\u2019actuelle Douma ne compte aucun d\u00e9put\u00e9 en opposition r\u00e9elle au parti pr\u00e9sidentiel Russie unie (ER). En 2021, ER a obtenu \u00e0 elle seule 324 si\u00e8ges sur 450, le reliquat allant \u00e0 l\u2019\u00ab opposition syst\u00e9mique \u00bb, soit des partis formellement ind\u00e9pendants mais pratiquement align\u00e9s sur les principales priorit\u00e9s du Kremlin <\/span>17<\/sup><\/a><\/span><\/span>.<\/p>\n\n\n\n Le principal parti survivant de l\u2019opposition r\u00e9elle au r\u00e9gime poutinien, Yabloko, n\u2019a pas obtenu de si\u00e8ges \u00e0 la Douma depuis 2003. Oppos\u00e9 \u00e0 la guerre en Ukraine et pro-europ\u00e9en, il avait \u00e9t\u00e9 cr\u00e9dit\u00e9 d\u2019environ 2 % des voix en 2021 selon les r\u00e9sultats officiels ; il conserve \u00e0 ce jour cinq si\u00e8ges parlementaires r\u00e9gionaux \u00e0 Saint-P\u00e9tersbourg et dans les r\u00e9gions voisines de Car\u00e9lie et de Pskov, tous remis en jeu en septembre.<\/p>\n\n\n\n Comme en 2024, une \u00e9valuation plus ou moins fiable du soutien au r\u00e9gime ne pourra s\u2019effectuer que dans les ambassades hors de Russie, gr\u00e2ce \u00e0 des comptes parall\u00e8les men\u00e9s par l\u2019opposition. L\u2019institut de sondages russe g\u00e9n\u00e9ralement consid\u00e9r\u00e9 comme le plus ind\u00e9pendant, le Centre Levada, cr\u00e9ditait ER de 53 % des voix fin 2025, un \u00e9tiage similaire \u00e0 son score officiel de 2021. Dans un contexte d\u2019autoritarisme croissant, les taux de soutien \u00e0 Vladimir Poutine mesur\u00e9s par ces sondeurs d\u00e9passent 80 % depuis 2022.<\/p>\n\n\n\n Un signal plus discret mais tout aussi important concerne la participation d\u2019\u00ab observateurs \u00bb issus de partis amis aux scrutins de septembre. En 2024, plusieurs d\u00e9put\u00e9s r\u00e9gionaux de l\u2019AfD s\u2019\u00e9taient rendus \u00e0 cette fin en Russie <\/span>18<\/sup><\/a><\/span><\/span>, officiellement contre l\u2019avis de leur direction. Des militants d\u2019extr\u00eame droite fran\u00e7ais avaient \u00e9galement fait le d\u00e9placement <\/span>19<\/sup><\/a><\/span><\/span>, de m\u00eame qu\u2019un ancien s\u00e9nateur du Mouvement 5 \u00c9toiles italien <\/span>20<\/sup><\/a><\/span><\/span>.<\/p>\n\n\n\n Il conviendra aussi de s\u2019int\u00e9resser aux th\u00e8mes de campagne d\u00e9ploy\u00e9s par le parti de Vladimir Poutine : si la guerre devrait naturellement jouer un r\u00f4le de premier plan, le discours d\u00e9velopp\u00e9 pourrait donner des indications sur les dispositions du r\u00e9gime \u00e0 une forme de paix n\u00e9goci\u00e9e<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":" Du Portugal \u00e0 la Slov\u00e9nie, en passant par la Hongrie, les scrutins de 2026 pourraient voir l\u2019extr\u00eame droite progresser en Europe.<\/p>\n Dans une ann\u00e9e de risque g\u00e9opolitique, o\u00f9 l\u2019\u00e9lectorat pro-russe gagne en visibilit\u00e9 dans les pays baltes tandis que vacillent les candidats \u00e0 l\u2019adh\u00e9sion, l\u2019Union risque le morcellement.<\/p>\n Fran\u00e7ois Hublet donne le grand contexte de 10 \u00e9lections \u00e0 suivre de pr\u00e8s qui configureront la politique du continent en 2026. <\/p>\n","protected":false},"author":5931,"featured_media":312085,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"templates\/post-studies.php","format":"standard","meta":{"_acf_changed":true,"_trash_the_other_posts":false,"footnotes":""},"categories":[2980],"tags":[],"geo":[],"class_list":["post-312083","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-elections","staff-francois-hublet"],"acf":[],"yoast_head":"\n
<\/span>2<\/sup><\/a><\/span><\/span>. En revanche, alors que le groupe de Visegr\u00e1d a bri\u00e8vement retrouv\u00e9 son alignement autour du trio Babi\u0161-Fico-Orb\u00e1n, la perte d\u2019un poste au Conseil signifierait sans doute une perte d\u2019influence de la droite national-trumpiste en Europe.<\/p>\n\n\n\n2 \u2014 En Slov\u00e9nie, la fin de la parenth\u00e8se sociale-lib\u00e9rale ?<\/h2>\n\n\n\n
3 \u2014 Au Portugal, le d\u00e9fi pr\u00e9sidentiel de Chega<\/h2>\n\n\n\n
4 \u2014 La Saxe-Anhalt tombera-t-elle ?<\/h2>\n\n\n\n
5<\/strong> \u2014 En France, le Rassemblement national r\u00e9ussira-t-il sa mue locale ?<\/h2>\n\n\n\n
Dans les Balkans occidentaux, une ann\u00e9e critique<\/h3>\n\n\n\n
6 \u2014 Fin de partie pour Aleksandar Vu\u010di\u0107 ?<\/h2>\n\n\n\n
7 \u2014 Au lendemain d’une crise historique, la Bosnie-Herz\u00e9govine de retour aux urnes<\/h2>\n\n\n\n
\u00c0 l’Est de l’Europe, une ann\u00e9e \u00e0 haut risque<\/h3>\n\n\n\n
8 \u2014 En Lettonie, un scrutin sous la menace des interf\u00e9rences russes<\/h2>\n\n\n\n
9<\/strong> \u2014 L’Ukraine votera-t-elle ?<\/h2>\n\n\n\n
10 \u2014 Russie : les signaux faibles des \u00ab non-\u00e9lections \u00bb \u00e0 la Douma<\/h2>\n\n\n\n