{"id":31048,"date":"2019-04-18T13:13:41","date_gmt":"2019-04-18T11:13:41","guid":{"rendered":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/?p=31048"},"modified":"2019-04-18T13:29:34","modified_gmt":"2019-04-18T11:29:34","slug":"la-recherche-britannique-face-au-risques-du-brexit","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2019\/04\/18\/la-recherche-britannique-face-au-risques-du-brexit\/","title":{"rendered":"La recherche britannique face au risque du Brexit"},"content":{"rendered":"\n
Londres.<\/em> Alors que l\u2019on suit les n\u00e9gociations autour du Brexit heure par heure, Le Grand Continent<\/em> souhaite attirer l\u2019attention sur un domaine qui risque d\u2019\u00eatre particuli\u00e8rement affect\u00e9 : la recherche scientifique. En particulier, c\u2019est int\u00e9ressant de se concentrer sur le futur des bourses de recherche europ\u00e9ennes et notamment du financement par le Conseil Europ\u00e9en de la Recherche (usuellement nomm\u00e9es par leur abr\u00e9viation anglaise, ERC). Avec les actions Marie Sk\u0142odowska-Curie, ces bourses font partie des initiatives phares du programme Horizon 2020, qui est le programme de Recherche et d\u2019Innovation pluriannuel de l\u2019Union. C\u2019est ainsi pr\u00e8s de \u20ac80 milliards qui sont distribu\u00e9s en plus des programmes nationaux entre 2014 et 2020 <\/span>1<\/sup><\/a><\/span><\/span>. Mal connues en dehors du monde acad\u00e9mique, les bourses ERC (European Research Council) sont une pi\u00e8ce essentielle de ce programme. Elles sont un moteur de la recherche de pointe en Europe. En effet, elles repr\u00e9sentent une reconnaissance d\u2019excellence de la part des pairs, des financements importants et sont des acc\u00e9l\u00e9rateurs de carri\u00e8re significatifs. Mais plus que cela, dans un milieu o\u00f9 les financements sont particuli\u00e8rement limit\u00e9s, les bourses ERC repr\u00e9sentent une formidable chance de conduire des projets avec une grande libert\u00e9 sur des dur\u00e9es relativement longues. Pour reprendre les termes du Professeur Bourguignon, pr\u00e9sident de l\u2019ERC, \u201cLes cinq ann\u00e9es de financement des ERC changent la dynamique du processus de recherche et permet de trouver des r\u00e9sultats v\u00e9ritablement r\u00e9volutionnaires\u201d <\/span>2<\/sup><\/a><\/span><\/span>. Cette approche porte ses fruits. Sur les mille projets financ\u00e9s annuellement <\/span>3<\/sup><\/a><\/span><\/span>, les r\u00e9cipients d\u2019une bourse ERC ont, depuis leur cr\u00e9ation en 2007, re\u00e7u six prix Nobels, quatre m\u00e9dailles Fields et cinq prix Wolf. Une publication sur quatorze issue d\u2019un financement ERC rentre dans le club tr\u00e8s s\u00e9lect des 1 % des papiers les plus cit\u00e9s dans le monde. Cependant, malgr\u00e9 une concurrence f\u00e9roce (le taux de succ\u00e8s est proche de 12 %), un pays a su tirer son \u00e9pingle du jeu : le Royaume-Uni. Il remporte aujourd\u2019hui autour de 15 % des appels \u00e0 projets <\/span>4<\/sup><\/a><\/span><\/span>. Plus impressionnant encore : sur les cinq institutions remportant le plus de bourses, seuls le CNRS et le r\u00e9seau des Instituts Max Planck ne sont pas britanniques. Entre 2007 et 2013, alors que le CNRS est parvenu \u00e0 remporter 200 ERC, l\u2019Universit\u00e9 de Cambridge a elle seule en a remport\u00e9 pr\u00e8s de 130 <\/span>5<\/sup><\/a><\/span><\/span>. L\u2019Union finance aujourd\u2019hui ainsi pr\u00e8s de 12 % du budget de recherche des universit\u00e9s britanniques. De plus, ce domaine est \u00e9minemment rentable pour le Royaume-Uni : sur la p\u00e9riode 2007-2013, le pays a investi 4,4 milliards d\u2019euros dans des programmes europ\u00e9ens de recherche, mais en a per\u00e7u en retour pr\u00e8s de 8,8 milliards\u2026 Le Brexit repr\u00e9sente ainsi potentiellement plus de 500 millions d\u2019euros de manque \u00e0 gagner annuels pour la recherche britannique.
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