r\u00e9cit<\/em>. S\u2019agirait-il plut\u00f4t d\u2019une autofiction ? <\/h3>\n\n\n\nLes lecteurs se sont reconnus dans cette histoire. C\u2019est cette impression qu\u2019ils m\u2019ont communiqu\u00e9e, plut\u00f4t que de la curiosit\u00e9 pour ma vie.<\/p>\n\n\n\n
Bien s\u00fbr, il est arriv\u00e9 qu’ils me posent des questions personnelles \u2014 mais ce sont les choses \u00e9crites dans les livres qui comptent.<\/p>\n\n\n\n
Ou bien nous sommes dans la litt\u00e9rature, ou bien nous sommes en dehors \u2014 et cela ne m\u2019int\u00e9resse pas.<\/p>\n\n\n\n
Que des centaines de milliers de lectrices et de lecteurs se soient reconnus dans cette histoire, voil\u00e0 l\u2019essentiel, et le c\u00f4t\u00e9 miraculeux de la litt\u00e9rature.<\/p>\n\n\n\n
Je ne m\u2019int\u00e9ressais pas \u00e0 ma propre vie en \u00e9crivant L\u2019Anniversaire<\/em>. Par amour pour cette institution qu\u2019est \u00e0 mes yeux le roman, j\u2019ai choisi d\u2019\u00e9crire une fiction, pas une autofiction.<\/p>\n\n\n\nC\u2019est pourquoi je ne parlerai jamais de mes points communs avec le narrateur.<\/p>\n\n\n\n
La fiction est la chose la plus importante pour moi. J\u2019ai pris quatre ans pour \u00e9crire ce roman. J\u2019ai \u00e9crit la premi\u00e8re version en trois semaines \u00e0 l\u2019automne 2021 puis je l\u2019ai reprise vingt-deux fois. C\u2019est la maladie de la litt\u00e9rature ! <\/p>\n\n\n\n
Je crois profond\u00e9ment au roman comme genre qui inqui\u00e8te et comme machine \u00e0 penser et \u00e0 inventer \u00e0 travers le langage. Le langage a le pouvoir d\u2019inventer la r\u00e9alit\u00e9. <\/p>\n\n\n\n
J\u2019avais pr\u00e9par\u00e9 des questions sur l\u2019autofiction : elles sont \u00e0 jeter, alors !<\/h3>\n\n\n\n Pas du tout.<\/p>\n\n\n\n
Le roman est toujours en dialogue avec la vie, et il joue avec les autres formes litt\u00e9raires. <\/p>\n\n\n\n
L\u2019Anniversaire<\/em> joue \u00e0 \u00e9mettre une voix qui sonne comme \u00e9tant proche. Le roman est un activateur de l\u2019autobiographie du lecteur \u2014 qui n\u2019est pas seulement le spectateur de la vie d\u2019un autre mais qui devient la s\u0153ur, le p\u00e8re, la m\u00e8re de mon narrateur et mon narrateur lui-m\u00eame. Je voudrais revenir sur l\u2019autre raison qui a compt\u00e9 dans mon choix de la forme romanesque : cette histoire est collective.<\/p>\n\n\n\nEn Italie beaucoup de lecteurs venaient me dire, \u00e0 la fin d\u2019une rencontre, que cette histoire \u00e9tait la leur. Le patriarcat est l\u2019histoire de millions de familles et malheureusement, c\u2019est une histoire actuelle.<\/p>\n\n\n\nJe crois profond\u00e9ment au roman comme genre qui inqui\u00e8te.<\/p>Andrea Bajani<\/cite><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\nC\u2019est la raison pour laquelle mon livre a connu un tel succ\u00e8s, non seulement en Italie mais aussi en Espagne, aux Pays-Bas, en Allemagne. Dans la p\u00e9riode r\u00e9actionnaire qui est la n\u00f4tre, certains pensent que les probl\u00e8mes \u00e9conomiques et sociaux pourraient \u00eatre r\u00e9solus par un retour au pass\u00e9. Pensez \u00e0 Make America Great Again<\/em>, ou \u00e0 Make Italy Great Again<\/em>. Le roman permet de contester cette propagande officielle. <\/p>\n\n\n\nVous \u00eates l\u2019auteur de trois romans ; L\u2019Anniversaire<\/em> est-il le plus politique des trois ? <\/h3>\n\n\n\nD\u2019une certaine fa\u00e7on, oui.<\/p>\n\n\n\n
L\u2019autre roman de moi traduit en fran\u00e7ais s\u2019intitule Le Livre des maisons<\/em>.<\/p>\n\n\n\nJ\u2019y donne la parole \u00e0 des maisons : comme le roman, les maisons se tiennent \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur de la propagande et la contestent. <\/p>\n\n\n\n
Que dit cette propagande ?<\/h3>\n\n\n\n Elle valorise le patriarcat, elle dit qu\u2019on peut \u00eatre heureux en demeurant dans son propre pays, etc. <\/p>\n\n\n\n
Vous \u00e9crivez que le fascisme a laiss\u00e9 une empreinte sur le p\u00e8re tyrannique du narrateur. Cette trace est-elle propre aux hommes italiens ?<\/h3>\n\n\n\n Je pense que Mussolini a laiss\u00e9 un h\u00e9ritage chez les hommes de plusieurs pays.<\/p>\n\n\n\n
On dirait que les hommes ne savent pas faire autre chose qu\u2019aller chasser dans la for\u00eat. Ils ont besoin de chasser \u2014 sans quoi ils sont perdus. <\/p>\n\n\n\n
Est-ce cela signifie que vous rejetez les \u0153uvres qui mettent en sc\u00e8ne et parfois en valeur des hommes dominateurs ? <\/h3>\n\n\n\n Non, car je distingue l\u2019art et mes jugements moraux.<\/p>\n\n\n\n
Je ne veux pas \u00eatre un contr\u00f4leur de la morale des romans, ni de celle des films.<\/p>\n\n\n\n
Si c\u2019\u00e9tait le cas, on ne lirait plus Faulkner, ni C\u00e9line, et je refuse cela. <\/p>\n\n\n\n
Connaissez-vous Lalla Romano ? C\u2019\u00e9tait une femme forte qui ne se contentait pas de rester au second plan, mais dans l\u2019un de ses romans, elle raconte que, chez elle, on mangeait des p\u00e2tes puis de la viande sans changer d\u2019assiette. Seul son p\u00e8re avait droit \u00e0 une assiette propre pour chaque plat. Quand j\u2019ai lu cela pour la premi\u00e8re fois, il y a vingt ans, je ne m\u2019y suis pas arr\u00eat\u00e9, cela m\u2019a paru banal, normal. Je l\u2019ai relu r\u00e9cemment et je me suis dit : \u00ab Ce n\u2019est pas possible ! \u00bb.<\/p>\n\n\n\n
Nous lisons autrement, aujourd\u2019hui. Le succ\u00e8s de L\u2019Anniversaire<\/em> est la preuve que le terrain est pr\u00eat pour que l\u2019on remette en question le patriarcat.<\/p>\n\n\n\nLe roman est un activateur de l\u2019autobiographie du lecteur.<\/p>Andrea Bajani<\/cite><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\nVotre livre est-il le premier \u00e0 provoquer de telles r\u00e9actions en Italie ? <\/h3>\n\n\n\n Il me semble que oui.<\/p>\n\n\n\n
Non pas parce qu\u2019il n\u2019y a pas eu d\u2019autres livres contre le patriarcat, mais parce que c\u2019est la premi\u00e8re fois qu\u2019un homme le conteste, permettant une alliance entre les lecteurs et les lectrices.<\/p>\n\n\n\n
De surcro\u00eet, ce n\u2019est pas un t\u00e9moignage, mais de la litt\u00e9rature. Le langage, \u00e0 travers le style, produit une musique qui provoque des \u00e9motions.<\/p>\n\n\n\n
En lisant un t\u00e9moignage, on peut s\u2019\u00e9crier : \u00ab Je ne suis pas d\u2019accord avec \u00e7a ! \u00bb. La litt\u00e9rature, elle, ne m\u00e8ne pas un combat.<\/p>\n\n\n\n
Un lecteur peut se dire : \u00ab Peut-\u00eatre que je ressemble un peu \u00e0 ce p\u00e8re, \u00e0 ce narrateur, ou \u00e0 cette m\u00e8re. \u00bb Une femme peut se dire : \u00ab Je ressemble \u00e0 cette m\u00e8re, ou \u00e0 ce narrateur. \u00bb<\/p>\n\n\n\n
Je remarque d\u2019ailleurs que les femmes ont le courage d\u2019admettre qu\u2019elles ressemblent \u00e0 la m\u00e8re de mon roman \u2014 m\u00eame un petit peu seulement \u2014 alors que les hommes, \u00e0 cause de ce syndrome Mussolini, avouent moins facilement qu\u2019ils s\u2019identifient \u00e0 tel ou tel personnage.<\/p>\n\n\n\n
Vous venez de dire que le langage litt\u00e9raire produisait une musique. Pouvez-vous d\u00e9finir la musique que vous cherchiez \u00e0 obtenir au point d\u2019\u00e9crire vingt-deux versions de votre texte ? Sur la couverture de votre roman est inscrit ce commentaire, tr\u00e8s juste, d\u2019Emmanuel Carr\u00e8re : \u00ab Un livre scandaleusement calme \u00bb.<\/h3>\n\n\n\n Ce calme est une cons\u00e9quence de mon style \u2014 mais je n\u2019ai pas consciemment recherch\u00e9 le calme. Cela n\u2019aurait pas fonctionn\u00e9.<\/p>\n\n\n\n
Vous savez bien que si vous dites \u00e0 quelqu\u2019un d\u2019\u00e9nerv\u00e9 : \u00ab Calme-toi \u00bb<\/em>, cela ne marchera pas. <\/p>\n\n\n\nC\u2019est la pire des choses \u00e0 dire \u2014 et cela peut m\u00eame aggraver la situation.<\/p>\n\n\n\n
M\u00eame quand on se dit \u00e0 soi-m\u00eame de se calmer (\u00ab Il faut absolument que je me calme ! \u00bb), \u00e7a ne fonctionne pas.<\/p>\n\n\n\n
Je vais donc commencer par r\u00e9pondre \u00e0 votre question d\u2019un point de vue moral, puis j\u2019y r\u00e9pondrai d\u2019un point de vue litt\u00e9raire.<\/p>\n\n\n\n
Je voulais \u00e9viter de juger les personnages.<\/p>\n\n\n\n
Je ne vise pas l\u2019objectivit\u00e9 \u2014 c\u2019est une autre \u00e9cole litt\u00e9raire que la mienne \u2014 mais je veux utiliser l\u2019empathie. L\u2019empathie est probablement le plus grand instrument qu\u2019on ait invent\u00e9, et c\u2019est l\u2019instrument de la litt\u00e9rature. Je voulais \u00e9viter de raconter une histoire de la fa\u00e7on dont on le fait tr\u00e8s souvent ces temps-ci, en \u00e9tant avec ou contre un personnage. Je refuse la simplification et je souhaite entrer dans la complexit\u00e9 des relations humaines. Les familles sont des organismes, des syst\u00e8mes dans lesquels chacun joue un r\u00f4le. Ce serait trop facile de dire qu\u2019il y a un bon et un mauvais.<\/p>\n\n\n\n
Une famille, ce sont des personnes enferm\u00e9es dans un espace : ce n\u2019est pas naturel, mais c\u2019est la seule fa\u00e7on que les humains ont trouv\u00e9e pour se prot\u00e9ger.<\/p>\n\n\n\n
Dans cet espace, il faut composer avec le besoin d\u2019amour, le besoin de protection, les \u00e9motions archa\u00efques.<\/p>\n\n\n\n
S\u2019ajoutent \u00e0 ces dynamiques des choix culturels qui viennent de l\u2019ext\u00e9rieur ; le patriarcat en fait partie. Interroger ces dynamiques profondes est un tabou. Je veux les interroger car je veux \u00eatre honn\u00eate.<\/p>\n\n\n\n
Raconter sans juger \u2014 pour revenir \u00e0 votre question \u2014 c\u2019est \u00e0 mon avis ce qui cr\u00e9e ce calme qui se d\u00e9gage du style.<\/p>\n\n\n\nJe ne vise pas l\u2019objectivit\u00e9 mais je veux utiliser l\u2019empathie.<\/p>Andrea Bajani<\/cite><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\nEt d\u2019un point de vue litt\u00e9raire, comment expliquez-vous la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 qui, paradoxalement, se d\u00e9gage de votre roman, alors qu\u2019il raconte des faits graves ? <\/h3>\n\n\n\n J\u2019enseigne l\u2019\u00e9criture \u00e0 l\u2019universit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n
L\u2019intitul\u00e9 de l\u2019un de mes cours est \u00ab Raconter les familles, de Tolsto\u00ef \u00e0 Carr\u00e8re \u00bb.<\/p>\n\n\n\n
J\u2019explique aux \u00e9tudiants que, tr\u00e8s souvent, les situations sont racont\u00e9es de l\u2019int\u00e9rieur mais que l\u2019on peut aussi raconter une vie de famille depuis l\u2019ext\u00e9rieur, \u00e0 travers un personnage qui a quitt\u00e9 la famille et qui la regarde, des ann\u00e9es plus tard.<\/p>\n\n\n\n
Dans le cas de L\u2019Anniversaire<\/em>, le narrateur se retourne sur ce qui s\u2019est pass\u00e9 dix ans plus t\u00f4t. Je pense que la conjonction de ces deux ingr\u00e9dients, raconter la complexit\u00e9 de la situation et se placer \u00e0 distance, a accouch\u00e9 de ce calme. <\/p>\n\n\n\nDans une sc\u00e8ne saisissante, la m\u00e8re se lave les dents dans la cuvette des toilettes afin de ne pas d\u00e9ranger le p\u00e8re et de ne pas r\u00e9veiller sa col\u00e8re. D\u2019o\u00f9 vous est venue cette id\u00e9e ? <\/h3>\n\n\n\n Il m\u2019est difficile de vous r\u00e9pondre. Quelle quantit\u00e9 de r\u00e9alit\u00e9, de pulsions, de d\u00e9sirs, se m\u00ealent pour former telle ou telle sc\u00e8ne ?<\/p>\n\n\n\n
Deux th\u00e8mes \u2014 l\u2019abjection et la distraction \u2014 une fois pass\u00e9s dans la machine de l\u2019\u00e9criture, ont produit cette image. Je ne saurais vous dire d\u2019o\u00f9 elle vient et je ne souhaite pas le savoir non plus : cela g\u00e2cherait le myst\u00e8re de l\u2019\u00e9criture.<\/p>\n\n\n\n
L\u2019inconnu est ce qui m\u2019int\u00e9resse lorsque j\u2019\u00e9cris. Pour le connu, la vie quotidienne suffit, et j\u2019\u00e9cris parce que la vie quotidienne ne me suffit pas. <\/p>\n\n\n\n
Le narrateur remarque que beaucoup d\u2019Italiens se sont exil\u00e9s aux quatre coins du monde pour fuir leur famille. Cet exil est-il propre aux Italiens ? <\/h3>\n\n\n\n Non.<\/p>\n\n\n\n
Si vous voyagez \u00e0 Amsterdam, \u00e0 Berlin, \u00e0 New York, vous rencontrerez des Italiens, des Allemands, des Anglais, des Am\u00e9ricains. <\/p>\n\n\n\n
L\u2019Anniversaire<\/em> est tr\u00e8s italien dans la mesure o\u00f9 la famille, en Italie, est l\u2019institution la plus importante. Elle passe avant l\u2019\u00c9tat.<\/p>\n\n\n\nEn Italie, l\u2019\u00c9tat ne fonctionne pas parce que les familles ne lui reconnaissent pas suffisamment d\u2019autorit\u00e9.<\/p>\n\n\n\nUne famille, ce sont des personnes enferm\u00e9es dans un espace : ce n\u2019est pas naturel, mais c\u2019est la seule fa\u00e7on que les humains ont trouv\u00e9e pour se prot\u00e9ger.<\/p>Andrea Bajani<\/cite><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\nQuels livres et quels auteurs ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9terminants, pour vous ?<\/h3>\n\n\n\n Je citerais en premier lieu Le Malheur indiff\u00e9rent<\/em>, de Peter Handke, dans lequel il est question du suicide de sa m\u00e8re alors que Handke avait une trentaine d\u2019ann\u00e9es.<\/p>\n\n\n\nQuand j\u2019ai \u00e9crit la premi\u00e8re version de L\u2019Anniversaire<\/em>, j\u2019ai utilis\u00e9 \u00e0 la premi\u00e8re page le mot \u00ab malheur \u00bb<\/em> et je me suis dit que la m\u00e8re de mon roman \u00e9tait celle du Malheur indiff\u00e9rent<\/em>. <\/p>\n\n\n\nD\u2019une certaine fa\u00e7on, j\u2019ai adopt\u00e9 une femme qui appartient \u00e0 la litt\u00e9rature pour la faire revivre dans mon livre. Je l\u2019ai amen\u00e9e depuis l\u2019Autriche jusqu\u2019en Italie \u2014 c\u2019est un hommage comme seule la fiction peut en rendre.<\/p>\n\n\n\n
L\u2019autre \u00e9crivain qui est un dieu pour moi est Kafka<\/a>.<\/p>\n\n\n\nDans la Lettre au p\u00e8re<\/em>, il conteste le pouvoir paternel et dans ses autres textes, il remet en cause plusieurs institutions et parmi elles, la famille.<\/p>\n\n\n\nEnfin, il y a Virginia Woolf, la plus grande musicienne de la litt\u00e9rature. Ma vie a bascul\u00e9 lorsque j\u2019ai d\u00e9couvert son \u0153uvre, surtout La Promenade au phare<\/em>. En vous parlant, je songe au suicide de la m\u00e8re de Peter Handke et \u00e0 la fa\u00e7on dont Virginia Woolf a termin\u00e9 sa vie, en se noyant volontairement.<\/p>\n\n\n\nJ\u2019en suis \u00e9mu.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"
En Italie, L\u2019Annivervario<\/em> (Feltrinelli, 2025) a \u00e9t\u00e9 le ph\u00e9nom\u00e8ne d\u2019\u00e9dition de l\u2019ann\u00e9e. \nTexte bref, \u00ab scandaleusement calme \u00bb selon Emmanuel Carr\u00e8re, il raconte une histoire grave avec une puissance d\u2019\u00e9vocation mystifiante.<\/p>\nComment expliquer un tel effet ?<\/p>\n
Andrea Bajani, qui a repris son texte vingt-deux fois, nous confie : \u00ab je crois au roman comme genre qui inqui\u00e8te \u00bb.<\/p>\n
Entretien.<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":309359,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"templates\/post-interviews.php","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_trash_the_other_posts":false,"footnotes":""},"categories":[4344],"tags":[],"geo":[1917],"class_list":["post-309357","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-litterature","staff-virginie-bloch-laine","geo-europe"],"acf":{"open_in_webview":false,"accent":false},"yoast_head":"\n
Andrea Bajani : \u00abJ\u2019ai choisi d\u2019\u00e9crire une fiction, pas une autofiction\u00bb<\/title>\n \n \n \n \n \n \n \n \n \n \n\t \n\t \n\t \n \n \n \n \n\t \n\t \n\t \n