{"id":3087,"date":"2018-05-14T07:45:56","date_gmt":"2018-05-14T05:45:56","guid":{"rendered":"https:\/\/lldl.eu\/?p=3087"},"modified":"2019-05-30T17:48:48","modified_gmt":"2019-05-30T15:48:48","slug":"la-pologne-entre-larabie-saoudite-et-la-russie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2018\/05\/14\/la-pologne-entre-larabie-saoudite-et-la-russie\/","title":{"rendered":"La Pologne entre l’Arabie Saoudite et la Russie"},"content":{"rendered":"\n

Varsovie.<\/em> La Pologne a r\u00e9duit sa d\u00e9pendance \u00e9nerg\u00e9tique vis-\u00e0-vis du p\u00e9trole russe qui repr\u00e9sentait 96 % de ses achats en 2012 contre 76 % en 2017. En particulier, la soci\u00e9t\u00e9 publique PKN Orlen a sign\u00e9 un contrat \u00e0 long terme en 2016 avec Saudi Aramco, g\u00e9ant saoudien du p\u00e9trole, ainsi qu\u2019avec l\u2019Iran et avec les \u00c9tats-Unis (7<\/strong>).<\/p>\n\n\n\n

Ces deux derniers partenaires ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 choisis par l\u2019autre grande entreprise publique, Lotos.<\/p>\n\n\n\n

Le p\u00e9trole russe \u00e9tant actuellement parmi les moins chers du march\u00e9 (59,70 dollars le baril, contre 60,20 pour le p\u00e9trole kazakh et 65,60 pour le p\u00e9trole am\u00e9ricain), ce choix est \u00e9galement bas\u00e9 sur des consid\u00e9rations g\u00e9opolitique, comme le prouve la d\u00e9claration du ministre de l\u2019\u00e9nergie, Krzysztof Tchorzewski, dans la foul\u00e9e de la signature du contrat entre Lotos et les producteurs am\u00e9ricains : \u201cDiversifier les sources d\u2019approvisionnement est une priorit\u00e9 du minist\u00e8re de l\u2019\u00c9nergie et les d\u00e9cisions d\u2019affaires prises par les entreprises d\u2019Etat sont un \u00e9l\u00e9ment vital de cette strat\u00e9gie\u201d (4<\/strong>).<\/p>\n\n\n\n

La strat\u00e9gie polonaise n\u2019est pas isol\u00e9e parmi les pays europ\u00e9ens les plus d\u00e9pendant des importations p\u00e9troli\u00e8res russes : d\u00e8s 2015, la Commission europ\u00e9enne avait publi\u00e9 (2<\/strong>) une communication adress\u00e9e aux \u00c9tats membres pour les accompagner dans la diversification de leurs sources d\u2019approvisionnement afin de r\u00e9duire leur d\u00e9pendance \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la Russie. Il est int\u00e9ressant de noter que le promoteur de la communication \u00e9tait le Premier ministre polonais de l\u2019\u00e9poque, Donald Tusk (1<\/strong>).<\/p>\n\n\n\n

Les nouvelles polonaises sont encadr\u00e9es par deux autres tendances : l\u2019Allemagne a annonc\u00e9 le 10 avril (5<\/strong>) que le projet Nord Stream 2, qui acheminera le gaz russe vers l\u2019Europe sans passer par l\u2019Ukraine, ne peut compl\u00e8tement couper Kiev du march\u00e9 europ\u00e9en, tandis que la Russie commence \u00e0 se tourner vers la Chine pour compenser la plus faible p\u00e9n\u00e9tration dans le march\u00e9 europ\u00e9en (3<\/strong>).<\/p>\n\n\n\n

Perspectives : <\/strong><\/h4>\n\n\n\n