{"id":286403,"date":"2025-07-03T14:00:00","date_gmt":"2025-07-03T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/?p=286403"},"modified":"2025-07-03T12:27:23","modified_gmt":"2025-07-03T10:27:23","slug":"un-droit-sans-pays-geopolitique-du-28e-etat-europeen","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2025\/07\/03\/un-droit-sans-pays-geopolitique-du-28e-etat-europeen\/","title":{"rendered":"Un droit sans pays ? G\u00e9opolitique du \u00ab 28e \u00c9tat \u00bb europ\u00e9en"},"content":{"rendered":"\n
L\u2019id\u00e9e de cr\u00e9er un r\u00e9gime unique du 28e \u00c9tat europ\u00e9en n\u2019est pas nouvelle. Elle na\u00eet du besoin de d\u00e9passer la diversit\u00e9 des r\u00e9gimes nationaux et de renforcer l\u2019Union des march\u00e9s de capitaux. Si plusieurs initiatives ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9es \u2014 du projet de code civil europ\u00e9en \u00e0 la cr\u00e9ation de la forme juridique de la Soci\u00e9t\u00e9 europ\u00e9enne (SE) \u2014 c\u2019est surtout ces derni\u00e8res ann\u00e9es, gr\u00e2ce aux rapports d\u2019Enrico Letta<\/a> et de Mario Draghi<\/a>, que la question a repris de l\u2019ampleur.<\/p>\n\n\n\n Face aux d\u00e9fis de l\u2019innovation et \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 pour l\u2019Union de coordonner un effort d\u2019\u00e9conomies d\u2019\u00e9chelle, la fragmentation des droits nationaux est per\u00e7ue comme un frein \u00e0 la comp\u00e9titivit\u00e9 du continent. Les partisans du r\u00e9gime du 28e \u00c9tat plaident ainsi pour un instrument d\u2019ing\u00e9nierie juridique acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e, dans l\u2019espoir d\u2019enclencher une dynamique politique.<\/p>\n\n\n\n Dans la \u00ab Boussole pour la comp\u00e9titivit\u00e9 de l\u2019Union \u00bb pr\u00e9sent\u00e9e par la Commission, cette proposition figure parmi les grands axes de travail pour les ann\u00e9es \u00e0 venir.<\/p>\n\n\n\n Si un tel r\u00e9gime ne devrait en tout \u00e9tat de cause pas \u00eatre mis en \u0153uvre avant 2026, son ambition est d\u00e9j\u00e0 assez claire : offrir aux entreprises \u2014 et tout particuli\u00e8rement aux start-ups innovantes \u2014 un cadre unique r\u00e9unissant le droit des soci\u00e9t\u00e9s, le droit des proc\u00e9dures collectives, le droit du travail et la fiscalit\u00e9, afin de r\u00e9duire les co\u00fbts des faillites d\u2019entreprise et d\u2019assurer un traitement uniforme dans l\u2019ensemble du march\u00e9 unique.<\/p>\n\n\n\n Trois motifs principaux sont d\u2019ordinaire avanc\u00e9s pour justifier cette id\u00e9e :<\/p>\n\n\n\n L\u2019objectif serait ainsi de donner corps \u00e0 un \u00ab 28e \u00c9tat \u00bb virtuel, c\u2019est-\u00e0-dire un r\u00e9gime juridique capable de concurrencer l\u2019attrait actuel des Pays-Bas et d\u2019aboutir enfin \u00e0 une v\u00e9ritable harmonisation.<\/p>\n\n\n\n Le risque d\u2019une telle fiction juridique est toutefois \u00e9vident : un cadre incomplet serait peu s\u00fbr et donc moins attractif que les dispositifs existants. <\/p>\n\n\n\n En m\u00ealant r\u00e9flexion th\u00e9orique et exemples concrets, nous tentons dans cette \u00e9tude de cartographier les principaux sujets qu\u2019il nous semble crucial de surmonter pour aboutir \u00e0 une proposition s\u00e9rieuse.<\/p>\n\n\n\n C\u2019est d\u2019ordinaire le si\u00e8ge social d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9finit l\u2019ordre juridique dans lequel elle est constitu\u00e9e, le droit qui lui est applicable et les autorit\u00e9s auxquelles elle est soumise <\/span>1<\/sup><\/a><\/span><\/span>. S\u2019il co\u00efncide toujours, au d\u00e9part, avec le lieu de constitution, mat\u00e9rialis\u00e9 par l\u2019inscription au registre du commerce, il peut \u00e9galement \u00eatre transf\u00e9r\u00e9 vers d\u2019autres lieux et donc d\u2019autres ordres juridiques.<\/p>\n\n\n\n Le si\u00e8ge administratif, qui peut \u00eatre identique ou non au si\u00e8ge social, correspond au lieu op\u00e9rationnel o\u00f9 se r\u00e9unissent les dirigeants ex\u00e9cutifs pour prendre les d\u00e9cisions. Pour ne prendre l\u2019exemple que de quelques entreprises \u00ab italiennes \u00bb : Unicredit S.p.A. a \u00e0 la fois son si\u00e8ge social et son si\u00e8ge administratif \u00e0 Milan et est en cons\u00e9quence r\u00e9gie exclusivement par le droit italien. Stellantis N.V. a quant \u00e0 elle son si\u00e8ge social \u00e0 Amsterdam et son si\u00e8ge administratif au Pays Bas. EssilorLuxottica S.A., issue de la fusion entre la soci\u00e9t\u00e9 italienne Luxottica et la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise Essilor, est la holding du groupe leader mondial dans la production de lunettes : son si\u00e8ge social est \u00e0 Paris et elle rel\u00e8ve donc du droit fran\u00e7ais.<\/p>\n\n\n\n Le risque de la fiction juridique d\u2019un 28e \u00c9tat est \u00e9vident : un cadre incomplet serait peu s\u00fbr et donc moins attractif que les dispositifs existants.<\/p>Luca Picotti<\/cite><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n Pour les soci\u00e9t\u00e9s cot\u00e9es, on consid\u00e8re en outre le si\u00e8ge de la cotation, c\u2019est-\u00e0-dire la place de march\u00e9 sur laquelle les titres sont n\u00e9goci\u00e9s. L\u00e0 encore, les r\u00e9alit\u00e9s peuvent \u00eatre multiples : Unicredit S.p.A. est cot\u00e9e \u00e0 Milan, Francfort et Varsovie ; Stellantis N.V., \u00e0 Milan, New York et Paris ; et EssilorLuxottica S.A. \u00e0 la Bourse de Paris. La principale holding qui g\u00e8re la majorit\u00e9 des places de cotation europ\u00e9ennes est Euronext N.V., soci\u00e9t\u00e9 de droit n\u00e9erlandais dont le si\u00e8ge social est \u00e0 Amsterdam et le si\u00e8ge administratif \u00e0 Paris, qui contr\u00f4le notamment Borsa Italiana S.p.A.<\/p>\n\n\n\n Ces diff\u00e9rents si\u00e8ges n\u2019emportent pas tous les m\u00eames effets et les m\u00eames cons\u00e9quences : le si\u00e8ge social d\u00e9termine le droit des soci\u00e9t\u00e9s applicable, l\u2019autorit\u00e9 charg\u00e9e de le faire respecter et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, le r\u00e9gime de surveillance en cas de cotation ; le si\u00e8ge administratif d\u00e9finit le droit fiscal en vigueur et les autorit\u00e9s comp\u00e9tentes en mati\u00e8re d\u2019imposition ; enfin, le si\u00e8ge de cotation soumet la soci\u00e9t\u00e9 aux r\u00e8gles sp\u00e9cifiques de transparence et de supervision des march\u00e9s propres \u00e0 chaque place financi\u00e8re <\/span>2<\/sup><\/a><\/span><\/span>.<\/p>\n\n\n\n Cet agencement complexe montre d\u00e9j\u00e0 en quoi la fragmentation en vingt-sept r\u00e9gimes normatifs \u2014 chacun avec ses principes, ses autorit\u00e9s et ses pratiques \u2014 repr\u00e9sente une complication de taille. Il faut y ajouter la particularit\u00e9 du syst\u00e8me communautaire : la possibilit\u00e9 pour les entreprises europ\u00e9ennes de circuler entre ces r\u00e9gimes afin de choisir l\u2019environnement juridique le plus favorable.<\/p>\n\n\n\n L\u2019une des principales incongruit\u00e9s du dispositif juridique europ\u00e9en tient \u00e0 la cons\u00e9cration du principe de libert\u00e9 d\u2019\u00e9tablissement en l\u2019absence d\u2019un cadre juridique unifi\u00e9.<\/p>\n\n\n\n Tout en cherchant \u00e0 prot\u00e9ger les libert\u00e9s au sein du march\u00e9 unique, les institutions europ\u00e9ennes ont encourag\u00e9 un environnement o\u00f9 les entreprises sont libres de circuler entre des ordres juridiques tr\u00e8s diff\u00e9rents. Si le but est \u00e9videmment de stimuler l\u2019entreprise, le r\u00e9sultat concret est une concurrence entre ces diff\u00e9rents r\u00e9gimes pour attirer les soci\u00e9t\u00e9s, certains syst\u00e8mes \u00e9tant plus avantageux, aux d\u00e9pens des autres.<\/p>\n\n\n\n \u00c0 cet \u00e9gard, le tournant d\u00e9cisif a \u00e9t\u00e9 l\u2019arr\u00eat Centros<\/em> rendu en 1999 par la Cour de justice qui demeure l\u2019instance ayant le plus marqu\u00e9 le processus d\u2019int\u00e9gration par sa jurisprudence souvent innovante<\/a>.<\/p>\n\n\n\n Dans cette affaire embl\u00e9matique, la Cour a l\u00e9gitim\u00e9 cette concurrence des ordres juridiques <\/span>3<\/sup><\/a><\/span><\/span>.\u00a0<\/p>\n\n\n\n En l\u2019esp\u00e8ce, deux ressortissants danois, le couple Bryde, avaient cr\u00e9\u00e9 une private limited company<\/em>, d\u00e9nomm\u00e9e Centros, de droit anglais, puis demand\u00e9 \u00e0 la direction g\u00e9n\u00e9rale du commerce du Danemark l\u2019inscription d\u2019une succursale dans ce pays, o\u00f9 ils exer\u00e7aient effectivement leur activit\u00e9. Ils avaient privil\u00e9gi\u00e9 le droit anglais en raison de ses exigences moins \u00e9lev\u00e9es en mati\u00e8re de capital minimum : pour constituer une soci\u00e9t\u00e9 au Danemark, il fallait en effet apporter au capital la somme de 200 000 couronnes danoises tandis qu\u2019en Angleterre, aucun seuil n\u2019\u00e9tait fix\u00e9. Les \u00e9poux Bryde avaient donc fond\u00e9 Centros avec seulement 100 livres sterling, soit l\u2019\u00e9quivalent d\u2019environ mille couronnes danoises. La direction g\u00e9n\u00e9rale du commerce danois avait refus\u00e9 l\u2019inscription de leur demande de succursale au registre du commerce, estimant que le choix du droit anglais visait \u00e0 \u00e9luder les r\u00e8gles danoises dans une affaire par ailleurs strictement domestique dont toute l\u2019activit\u00e9 se d\u00e9roulait au Danemark.<\/p>\n\n\n\n La cons\u00e9quence concr\u00e8te de la libert\u00e9 d\u2019\u00e9tablissement a \u00e9t\u00e9 une concurrence entre les diff\u00e9rents r\u00e9gimes pour attirer les soci\u00e9t\u00e9s, certains syst\u00e8mes \u00e9tant plus avantageux, aux d\u00e9pens des autres.<\/p>Luca Picotti<\/cite><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n La Cour de justice a cependant donn\u00e9 raison aux \u00e9poux Bryde, \u00e9non\u00e7ant un principe qui sera confirm\u00e9 par plusieurs arr\u00eats ult\u00e9rieurs comme \u00dcberseering<\/em> ou Inspire Art<\/em> :<\/p>\n\n\n\n \u00ab <\/em>le fait, pour un ressortissant d’un \u00c9tat membre qui souhaite cr\u00e9er une soci\u00e9t\u00e9, de choisir de la constituer dans l’\u00c9tat membre dont les r\u00e8gles de droit des soci\u00e9t\u00e9s lui paraissent les moins contraignantes et de cr\u00e9er des succursales dans d’autres \u00c9tats membres ne saurait constituer en soi un usage abusif du droit d’\u00e9tablissement. En effet, le droit de constituer une soci\u00e9t\u00e9 en conformit\u00e9 avec la l\u00e9gislation d’un \u00c9tat membre et de cr\u00e9er des succursales dans d’autres \u00c9tats membres est inh\u00e9rent \u00e0 l’exercice, dans un march\u00e9 unique, de la libert\u00e9 d’\u00e9tablissement garantie par le trait\u00e9. \u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n La validation par la Cour de la s\u00e9paration entre si\u00e8ge social et si\u00e8ge r\u00e9el, motiv\u00e9e par la recherche d\u2019un droit plus favorable, a stimul\u00e9 le ph\u00e9nom\u00e8ne d\u00e9sormais bien connu \u2014 et fustig\u00e9, en Italie comme ailleurs <\/span>4<\/sup><\/a><\/span><\/span> \u2014 des fuites de domiciliations de soci\u00e9t\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n Apr\u00e8s s\u2019\u00eatre principalement tourn\u00e9es vers le Royaume-Uni et le Luxembourg dans les ann\u00e9es qui ont suivi l\u2019arr\u00eat Centros<\/em>, les entreprises se sont de plus en plus orient\u00e9es vers les Pays-Bas.<\/p>\n\n\n\n Le ph\u00e9nom\u00e8ne est devenu objet de d\u00e9bat surtout \u00e0 partir des ann\u00e9es 2010. L\u2019\u00e9l\u00e9ment d\u00e9clencheur, en ce qui concerne l\u2019Italie, a \u00e9t\u00e9 le transfert en 2014 du si\u00e8ge social de Fiat S.p.A. vers les Pays-Bas, sous la nouvelle d\u00e9nomination de Fiat Chrysler Automobiles N.V. (Naamloze Vennootschap). Cette op\u00e9ration a ensuite concern\u00e9 l\u2019ensemble du groupe Agnelli et perdur\u00e9 avec Stellantis N.V.<\/p>\n\n\n\n De nombreux autres cas ont suscit\u00e9 la controverse : Cementir Holding, Campari, MFE, Ariston, Iveco ou encore Brembo. C\u2019est aussi aux Pays-Bas que devrait par ailleurs \u00eatre constitu\u00e9e la coentreprise de gestion d\u2019actifs en discussion entre Generali et Natixis. <\/p>\n\n\n\n Beaucoup ont interpr\u00e9t\u00e9 ces transferts de si\u00e8ge ou ces choix initiaux d\u2019implantation de soci\u00e9t\u00e9 comme de simples tentatives d\u2019obtenir des avantages fiscaux.<\/p>\n\n\n\n Ce n\u2019est pourtant pas la v\u00e9ritable raison : si l\u2019on met de c\u00f4t\u00e9 quelques b\u00e9n\u00e9fices li\u00e9s \u00e0 la distribution des dividendes, le transfert du si\u00e8ge social repose surtout sur la commodit\u00e9 du droit des soci\u00e9t\u00e9s applicable plus que sur des motifs purement fiscaux \u2014 la dimension fiscale demeurant in fine <\/em>essentiellement li\u00e9e au lieu de production effective des revenus <\/span>5<\/sup><\/a><\/span><\/span>.<\/p>\n\n\n\n Certes, il arrive fr\u00e9quemment qu\u2019un transfert de si\u00e8ge social s\u2019accompagne ou pr\u00e9c\u00e8de le d\u00e9placement du si\u00e8ge administratif, du lieu de cotation ou de la r\u00e9sidence fiscale. Toutefois, ce ph\u00e9nom\u00e8ne de \u00ab fuite vers la Hollande \u00bb semble surtout s\u2019expliquer par l\u2019attrait sup\u00e9rieur d\u2019un ordre juridique par rapport \u00e0 un autre. \u00c0 cet \u00e9gard, le droit n\u00e9erlandais \u2014 notamment en ce qui concerne la gouvernance d\u2019entreprise, les droits de vote major\u00e9s, les rapports avec les minoritaires, l\u2019autonomie contractuelle et la protection juridictionnelle \u2014 a pouss\u00e9 plusieurs groupes industriels \u2014 notamment italiens mais pas seulement \u2014 \u00e0 se pr\u00eater au jeu.<\/p>\n\n\n\n Deux ingr\u00e9dients fondamentaux expliquent cette pr\u00e9f\u00e9rence : d\u2019une part, les normes de droit des soci\u00e9t\u00e9s applicables \u2014 \u00e0 commencer par le droit de vote major\u00e9, qui permet aux actionnaires de longue date de d\u00e9tenir plusieurs voix par action \u2014 ; d\u2019autre part, un \u00e9cosyst\u00e8me n\u00e9erlandais d\u00e9sormais bien constitu\u00e9 et attractif, fruit de pratiques bien \u00e9tablies, de la pr\u00e9sence de professionnels reconnus et d\u2019une port\u00e9e internationale, qui se manifeste notamment par la pr\u00e9sence de juges sp\u00e9cialis\u00e9s, dot\u00e9s de vastes comp\u00e9tences et d\u2019une sensibilit\u00e9 juridique et \u00e9conomique ainsi que par la concentration du contentieux des soci\u00e9t\u00e9s devant une juridiction unique, l\u2019Enterprise Chamber de la Cour d\u2019appel d\u2019Amsterdam.<\/p>\n\n\n\n Le ph\u00e9nom\u00e8ne de \u00ab fuite vers la Hollande \u00bb semble surtout s\u2019expliquer par l\u2019attrait sup\u00e9rieur d\u2019un ordre juridique par rapport \u00e0 un autre.<\/p>Luca Picotti<\/cite><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n En mariant la culture du droit civil avec celle de la Common Law<\/em>, les principes continentaux et une large autonomie statutaire, l\u2019environnement n\u00e9erlandais s\u2019est impos\u00e9 comme un mod\u00e8le de r\u00e9f\u00e9rence plus attractif que les syst\u00e8mes italien, fran\u00e7ais, allemand et m\u00eame luxembourgeois \u2014 ce dernier \u00e9tant principalement pris\u00e9 pour les holdings<\/em> familiales et la gestion de patrimoines, sans toutefois pouvoir revendiquer la m\u00eame culture d\u2019entreprise que celle d\u00e9velopp\u00e9e aux Pays-Bas.<\/p>\n\n\n\n \u00c0 premi\u00e8re vue, les Pays-Bas ont tout d\u2019un Delaware europ\u00e9en.<\/p>\n\n\n\n\n
<\/li>\n\n\n\n
<\/li>\n\n\n\nG\u00e9ographie europ\u00e9enne du droit des soci\u00e9t\u00e9s<\/h2>\n\n\n\n
Bien choisir son si\u00e8ge : le dumping <\/em>entrepreneurial apr\u00e8s l\u2019arr\u00eat Centros<\/em><\/h2>\n\n\n\n
Pourquoi la Hollande ?<\/h2>\n\n\n\n
Les dangers d\u2019un faux \u00ab Delaware europ\u00e9en \u00bb<\/h2>\n\n\n\n