{"id":276591,"date":"2025-05-06T03:00:00","date_gmt":"2025-05-06T01:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/?p=276591"},"modified":"2025-05-06T09:16:45","modified_gmt":"2025-05-06T07:16:45","slug":"nimporte-quel-pays-peut-solliciter-les-services-des-etablissements-penitentiaires-du-salvador-lentretien-avec-le-consigliere-de-bukele","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2025\/05\/06\/nimporte-quel-pays-peut-solliciter-les-services-des-etablissements-penitentiaires-du-salvador-lentretien-avec-le-consigliere-de-bukele\/","title":{"rendered":"\u00ab La France pourrait solliciter les services des \u00e9tablissements p\u00e9nitentiaires du Salvador \u00bb : l\u2019entretien avec le consigliere de Bukele"},"content":{"rendered":"\n
Au Salvador, comme aux \u00c9tats-Unis, un candidat se pr\u00e9sente et est \u00e9lu \u00e0 l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle avec un vice-pr\u00e9sident. C\u2019est F\u00e9lix Ulloa qui accompagne ainsi depuis le d\u00e9but \u2014 depuis le 1er juin 2019 \u2014 Nayib Bukele \u00e0 la t\u00eate du Salvador.\u00a0<\/em><\/p>\n\n\n\n Ulloa a toujours \u00e9t\u00e9 une figure respect\u00e9e dans le pays. Avocat reconnu qui a fait la majeure partie de ses \u00e9tudes en Europe, il avait notamment \u0153uvr\u00e9 \u00e0 la d\u00e9fense des droits de l\u2019homme pendant la guerre civile salvadorienne (1979-1992).\u00a0<\/em><\/p>\n\n\n\n Son soudain alignement avec Bukele en rejoignant la vice-pr\u00e9sidence avait pu surprendre \u2014 Ulloa est maintenant son principal porte-parole. <\/em><\/p>\n\n\n\n Nous le rencontrons. <\/em><\/p>\n\n\n\n Le pr\u00e9sident Trump et le pr\u00e9sident Bukele ont une relation tr\u00e8s cordiale, empreinte de beaucoup de respect. Ils partagent de nombreuses visions communes pour r\u00e9soudre les probl\u00e8mes de chacun de nos pays. Nous nous r\u00e9jouissons de cette relation harmonieuse entre les deux pr\u00e9sidents. <\/p>\n\n\n\n Nous consid\u00e9rons que le retour de Donald Trump \u00e0 la Maison-Blanche rel\u00e8ve du droit souverain de chaque peuple et de chaque d\u00e9mocratie \u00e0 \u00e9lire ses dirigeants dans le cadre d’\u00e9lections l\u00e9gitimes et transparentes. C’est la d\u00e9cision souveraine du peuple am\u00e9ricain qui a fait de Donald Trump le nouveau pr\u00e9sident. <\/p>\n\n\n\n C’est tout ce que nous pouvons dire, car en tant que membres d’un gouvernement \u00e9tranger, nous ne nous pronon\u00e7ons jamais sur les affaires internes d’un autre \u00c9tat et nous ne pouvons donc pas faire de commentaires \u2014 mais simplement reconna\u00eetre objectivement les faits.<\/p>\n\n\n\n Or dans ce cas, les faits objectifs sont que les \u00e9lections qui ont eu lieu en novembre dernier ont clairement refl\u00e9t\u00e9 la volont\u00e9 du peuple des \u00c9tats-Unis d’Am\u00e9rique. <\/p>\n\n\n\n Absolument pas. Ce que nous faisons est diff\u00e9rent. Le Salvador est un pays qui propose des services \u00e0 la communaut\u00e9 internationale.<\/p>\n\n\n\n Nous proposons des services touristiques, des services technologiques \u2014 l’une des plus grandes succursales de Google est install\u00e9e ici, au Salvador \u2014 et des services m\u00e9dicaux.<\/p>\n\n\n\n La qualit\u00e9 des d\u00e9tenus n’est pas \u00e9valu\u00e9e par le Salvador, mais par l’\u00c9tat qui demande la prestation de service.<\/p>F\u00e9lix Ulloa<\/cite><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n Pour r\u00e9pondre \u00e0 votre question, compte tenu de la qualit\u00e9 et de la s\u00e9curit\u00e9 des installations que nous proposons, nous offrons ce service que l’on pourrait appeler un h\u00e9bergement p\u00e9nitentiaire. C’est comme si une personne venait au Salvador pour se faire soigner ; nous proposons des soins m\u00e9dicaux aux personnes qui viennent se faire soigner les dents ici entre autres exemples. <\/p>\n\n\n\n Nous ne voyons donc pas l\u00e0 un probl\u00e8me de droit international ou de conflit international dans la mesure o\u00f9 ce service est fourni en contrepartie d’une prestation. La qualit\u00e9 des d\u00e9tenus ou de la personne qui vient n’est pas \u00e9valu\u00e9e par le Salvador, mais par l’\u00c9tat qui demande la prestation de service.<\/p>\n\n\n\n Bien s\u00fbr, ce serait avec plaisir. N’importe quel pays peut solliciter les services des \u00e9tablissements p\u00e9nitentiaires du Salvador. Nous avons la capacit\u00e9 pour fournir ce service.<\/p>\n\n\n\n Il s’agit d’une relation strictement commerciale ou financi\u00e8re, une relation de prestation de services ; il ne s’agit pas, comme beaucoup l’ont dit, de l\u2019exportation d’un syst\u00e8me p\u00e9nitentiaire.<\/p>\n\n\n\n En fait, nous avons d\u00e9j\u00e0 re\u00e7u la visite de plusieurs gouvernements qui sont venus au Salvador pour examiner notre syst\u00e8me. La derni\u00e8re d\u00e9l\u00e9gation en date est celle de l’\u00c9quateur, dont les membres ont visit\u00e9 nos installations : non seulement le CECOT, mais aussi le centre p\u00e9nitentiaire de Santa Ana, o\u00f9 ils ont pu voir comment fonctionne notre syst\u00e8me. <\/p>\n\n\n\n Les fonctionnaires \u00e9quatoriens ont dans leurs diff\u00e9rentes d\u00e9clarations soulign\u00e9 la qualit\u00e9 de vie des d\u00e9tenus et leur insertion sur le march\u00e9 du travail. Ils ont pu voir les ateliers que nous avons dans diff\u00e9rentes industries, la production de v\u00eatements, d’uniformes, de tables pour les \u00e9coles, la production agricole avec des \u00e9levages de porcs,de poulets. <\/p>\n\n\n\n Au bout du compte, il existe tout un syst\u00e8me p\u00e9nitentiaire au Salvador<\/a> qui sert de mod\u00e8le \u00e0 d’autres pays. \u00c0 cet \u00e9gard, nous donnons par exemple aux d\u00e9tenus la possibilit\u00e9 de d\u00e9couvrir de nouvelles formes de travail ou de d\u00e9velopper de nouveaux m\u00e9tiers pour certains d’entre eux dans la boulangerie, l’agriculture, la couture, la menuiserie, etc. gr\u00e2ce \u00e0 un programme appel\u00e9 \u00ab Z\u00e9ro Oisivet\u00e9 \u00bb<\/a>.<\/p>\n\n\n\n N’importe quel pays peut solliciter les services des \u00e9tablissements p\u00e9nitentiaires du Salvador.<\/p>F\u00e9lix Ulloa<\/cite><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n Nous ne souhaitons pas exporter notre mod\u00e8le, mais nous sommes ouverts \u00e0 partager notre exp\u00e9rience avec les gouvernements ou les institutions qui nous demandent de l’expliquer. Dans ce cas, nous le faisons sans aucun probl\u00e8me. <\/p>\n\n\n\n Vous avez d’ailleurs mentionn\u00e9 le cas de la France : j’ai eu l’occasion de m’entretenir avec le ministre fran\u00e7ais de l’Int\u00e9rieur, Bruno Retailleau, et de lui expliquer le fonctionnement de notre plan de contr\u00f4le territorial et de notre politique de s\u00e9curit\u00e9. Nous leur avons envoy\u00e9 de la documentation afin qu’ils puissent d\u00e9couvrir par eux-m\u00eames l’exp\u00e9rience r\u00e9ussie du Salvador en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 le pays le plus violent du monde, avec un taux de plus de 30 meurtres par jour \u2014 plus d’un Salvadorien assassin\u00e9 toutes les heures en 2015 \u2014 nous sommes aujourd’hui le pays le plus s\u00fbr de tout l’h\u00e9misph\u00e8re occidental. Nous sommes plus s\u00fbrs que le Canada, qui a un taux de 2,5 morts pour 100 000 habitants. Nous sommes \u00e0 1,9 pour 100 000 habitants, ce qui fait de nous le pays le plus s\u00fbr des Am\u00e9riques.<\/p>\n\n\n\n Bien s\u00fbr, le succ\u00e8s de notre mod\u00e8le attire l’attention de nombreux gouvernements. Leurs peuples r\u00e9clament l’application du mod\u00e8le salvadorien parce que tout le monde peut voir comment les Salvadoriens profitent d\u00e9sormais de leur vie quotidienne. Aujourd’hui, quand on va au Salvador, on voit des gens souriants. Dans les transports, dans les lieux publics, partout o\u00f9 il y a du monde, on voit des visages heureux.<\/p>\n\n\n\n Il y a cinq ans, ces m\u00eames visages \u00e9taient des visages d’angoisse. On ne voyait que de la tristesse et de l’inqui\u00e9tude. Il y a donc un peuple qui t\u00e9moigne des avantages de la politique de s\u00e9curit\u00e9 de ce gouvernement. Cela va \u00e0 l’encontre des critiques de certains organismes qui se permettent de parler sans conna\u00eetre la r\u00e9alit\u00e9 du Salvador, sans avoir v\u00e9cu l’angoisse de notre peuple.<\/p>\n\n\n\n Si l’on prend seulement la p\u00e9riode pr\u00e9c\u00e9dant l’arriv\u00e9e au pouvoir du pr\u00e9sident Bukele, le 1er juin 2019, sous les deux gouvernements pr\u00e9c\u00e9dents, de 2009 \u00e0 2019, 41 000 Salvadoriens ont \u00e9t\u00e9 assassin\u00e9s. Ce sont les chiffres de l’Institut de m\u00e9decine l\u00e9gale : 41 000 Salvadoriens en une d\u00e9cennie. <\/p>\n\n\n\n Aujourd’hui, cela fait plus de 880 jours qu’il n’y a pas eu un seul homicide.<\/p>\n\n\n\n Les chiffres parlent d’eux-m\u00eames. Au-del\u00e0 des consid\u00e9rations de personnes ayant une vision critique ou biais\u00e9e, les donn\u00e9es parlent d’elles-m\u00eames.<\/p>\n\n\n\n Et c’est le peuple salvadorien qui, par son soutien constant aux politiques du pr\u00e9sident, valide l’ensemble de la politique de s\u00e9curit\u00e9 de notre gouvernement.<\/p>\n\n\n\n J’ai eu l’occasion de m’entretenir avec le ministre fran\u00e7ais de l’Int\u00e9rieur, Bruno Retailleau, et de lui expliquer le fonctionnement de notre plan de contr\u00f4le territorial et de notre politique de s\u00e9curit\u00e9.<\/p>F\u00e9lix Ulloa<\/cite><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n Bien s\u00fbr. Ce gouvernement n’a jamais n\u00e9goci\u00e9 avec les maras<\/em>. Et nous pouvons le soutenir, contrairement aux gouvernements pr\u00e9c\u00e9dents \u2014 de gauche comme de droite. Les conversations entre des fonctionnaires, par exemple du gouvernement du FMLN (gauche), ont \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9es : il existe des preuves que l’ancien ministre Ar\u00edstides Valencia et Benito Lara, qui \u00e9taient tous deux des hauts fonctionnaires du gouvernement, ont n\u00e9goci\u00e9 avec un gang. Et de l’autre c\u00f4t\u00e9, il existe \u00e9galement des preuves que le maire de San Salvador de l’\u00e9poque, Ernesto Muyshondt, et le pr\u00e9sident de l’Assembl\u00e9e l\u00e9gislative, Norman Quijano \u2014 tous deux du parti de droite ARENA, ont n\u00e9goci\u00e9 avec l’autre gang. Tout cela a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9, trait\u00e9 et port\u00e9 devant les tribunaux. Des proc\u00e9dures judiciaires sont en cours.<\/p>\n\n\n\n Dans le cas du Salvador, depuis 2019, le pr\u00e9sident Bukele n’a jamais autoris\u00e9 aucune forme de n\u00e9gociation avec les gangs. Certains articles de presse affirment que certains fonctionnaires ont n\u00e9goci\u00e9, mais il s’agit d’actions isol\u00e9es. Ce n’est pas une politique du gouvernement.<\/p>\n\n\n\n [Lire la grande enqu\u00eate d\u2019El Faro \u00abLes gangs du pr\u00e9sident\u00bb : <\/em><\/strong>premi\u00e8re partie<\/strong><\/em><\/a> et <\/em><\/strong>deuxi\u00e8me partie<\/strong><\/em><\/a>]<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n Au contraire, dans le pass\u00e9, lorsque les maras voulaient obtenir davantage de prestations de la part du gouvernement en place, on n\u00e9gociait. Par exemple, les chefs de gang menaient une vie confortable dans les prisons, on leur organisait des f\u00eates, on faisait monter des strip-teaseuses, ils b\u00e9n\u00e9ficiaient de toutes les prestations qu\u2019ils souhaitaient. S’ils en voulaient davantage, ils haussaient le taux d\u2019homicides et les gouvernements, pour le faire baisser, n\u00e9gociaient avec eux en leur accordant davantage de prestations.<\/p>\n\n\n\n Ils ont voulu faire la m\u00eame chose en mars 2022 : en un week-end, ils ont assassin\u00e9 plus de 80 personnes, pensant que le gouvernement c\u00e9derait \u00e0 leurs revendications.<\/p>\n\n\n\n Ce jour-l\u00e0, l’\u00e9tat d’urgence a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cr\u00e9t\u00e9 et la guerre contre les gangs a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9e. Elle est toujours en cours aujourd’hui. Depuis lors, plus de 85 000 membres de gangs ou collaborateurs sont poursuivis en justice. Certains d’entre eux ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9s, d’autres sont en attente de jugement.<\/p>\n\n\n\n Cela prouve qu’il n’y a eu aucune n\u00e9gociation avec eux. La preuve en est que les chefs des gangs les plus importants sont en prison. <\/p>\n\n\n\n Auparavant, on arr\u00eatait des membres de bas ou de moyen rang, des porte-parole (palabreros<\/em>), des tueurs \u00e0 gage (gatilleros<\/em>), des membres des maras (homeboys<\/em>). Nous avons d\u00e9j\u00e0 arr\u00eat\u00e9 13 des 15 plus hauts responsables de la MS-13. Il n’en manque plus que deux ou trois, mais nous avons d\u00e9mantel\u00e9 toutes les structures.<\/p>\n\n\n\n Cela vous montre qu’il ne peut y avoir aucune n\u00e9gociation lorsque tout le pouvoir logistique, \u00e9conomique, organisationnel et militaire des structures criminelles est en train d’\u00eatre d\u00e9mantel\u00e9. <\/p>\n\n\n\n Il s’agit d’une relation strictement commerciale ou financi\u00e8re, une relation de prestation de services ; il ne s’agit pas, comme beaucoup l’ont dit, de l\u2019exportation d’un syst\u00e8me p\u00e9nitentiaire.<\/p>F\u00e9lix Ulloa<\/cite><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n Eh bien, ils peuvent dire n’importe quoi. <\/p>\n\n\n\nComment avez-vous per\u00e7u le retour de Donald Trump aux \u00c9tats-Unis et ses cent premiers jours au pouvoir \u00e0 la Maison-Blanche<\/a> ? Qu’est-ce que la pr\u00e9sidence Trump change ou implique pour le Salvador ?<\/h3>\n\n\n\n
Au c\u0153ur de cette relation entre les \u00c9tats-Unis et le Salvador se trouvent les d\u00e9tenus envoy\u00e9s dans les prisons salvadoriennes<\/a>. Comment justifier l\u00e9galement que le CECOT (Centre de confinement du terrorisme)<\/a> devienne une sorte de prison am\u00e9ricaine, un territoire am\u00e9ricain par extension ? N’est-ce pas une forme de vassalisation extr\u00eame envers les \u00c9tats-Unis et cela ne pose-t-il pas m\u00eame un probl\u00e8me de souverainet\u00e9 pour vous ?<\/h3>\n\n\n\n
Cela signifie-t-il qu’aujourd’hui, n’importe quel pays, le gouvernement fran\u00e7ais par exemple, pourrait contacter votre administration pour lui demander d’accueillir des prisonniers dans les prisons salvadoriennes ? <\/h3>\n\n\n\n
Fort de cette nouvelle influence sans pr\u00e9c\u00e9dent \u2014 qui rel\u00e8ve de ce que l’on pourrait appeler un soft power<\/em> \u2014, quel r\u00f4le aspire \u00e0 jouer le Salvador de Bukele, sur la sc\u00e8ne internationale, dans la r\u00e9gion latino-am\u00e9ricaine et dans le monde ?<\/h3>\n\n\n\n
On entend souvent dire que de nombreux pays veulent appliquer le m\u00eame mod\u00e8le que le Salvador\u2026 <\/h3>\n\n\n\n
Est-il possible d’instaurer la paix au Salvador comme votre administration l’a fait sans n\u00e9gocier \u2014 ou sans avoir n\u00e9goci\u00e9 \u00e0 un moment donn\u00e9 \u2014 avec les maras<\/em> ?<\/h3>\n\n\n\n
Vous dites que les chefs les plus haut plac\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s, mais vous avez sans doute vu les derni\u00e8res publications d’El Faro<\/em> avec le chef de gang du Barrio 18, Charli, qui affirme avoir \u00e9t\u00e9 lib\u00e9r\u00e9 de prison par le gouvernement Bukele et avoir conclu des accords avec lui. <\/h3>\n\n\n\n