{"id":265689,"date":"2025-02-28T11:15:00","date_gmt":"2025-02-28T10:15:00","guid":{"rendered":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/?p=265689"},"modified":"2025-02-28T10:47:24","modified_gmt":"2025-02-28T09:47:24","slug":"25-livres-a-lire-en-mars","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2025\/02\/28\/25-livres-a-lire-en-mars\/","title":{"rendered":"25 livres \u00e0 lire en mars"},"content":{"rendered":"\n

Richard Overy, Rain of Ruin. Tokyo, Hiroshima and the Surrender of Japan<\/em>, Allen Lane<\/h2>\n\n\n\n

\u00ab Durant les derniers mois de la Seconde Guerre mondiale, des centaines de milliers de Japonais, pour la plupart des civils, ont trouv\u00e9 la mort dans un ultime d\u00e9cha\u00eenement de violence a\u00e9rienne. Les avions am\u00e9ricains commen\u00e7aient \u00e0 manquer de cibles plausibles lorsqu’il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 d’utiliser deux armes atomiques dans un dernier et terrible \u00e9lan pour tenter de mettre fin \u00e0 la guerre. <\/p>\n\n\n\n\n\n

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Richard Overy revisite cette ultime \u00e9tape du conflit et le r\u00f4le qu\u2019y tinrent les bombardements. Il explore la mani\u00e8re dont la volont\u00e9 de tuer des civils et de d\u00e9truire des villes s’est normalis\u00e9e au fil de la guerre alors que les pr\u00e9occupations morales s’estompaient et que les scientifiques, les aviateurs et les hommes politiques suivaient une strat\u00e9gie de destruction massive qu’ils n’auraient jamais approuv\u00e9e avant son commencement.<\/p>\n\n\n\n

Il s’int\u00e9resse \u00e9galement aux recherches r\u00e9centes qui montrent la complexit\u00e9 des efforts d\u00e9ploy\u00e9s pour mettre fin \u00e0 la guerre dans un Japon o\u00f9 la \u00ab reddition \u00bb \u00e9tait totalement \u00e9trang\u00e8re \u00e0 la culture nationale. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 4 mars<\/p>\n\n\n\n

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Henri Mordacq, Le Minist\u00e8re Clemenceau. Journal d’un t\u00e9moin<\/em>. Pr\u00e9face de Patrick Weil. Pr\u00e9sent\u00e9 et annot\u00e9 par Antoine Mordacq, Pass\u00e9s Compos\u00e9s<\/h2>\n\n\n\n

\u00ab Le Minist\u00e8re Clemenceau<\/em>, publi\u00e9 entre octobre 1930 et novembre 1931, constitue l\u2019\u0153uvre majeure et pourtant m\u00e9connue du g\u00e9n\u00e9ral Henri Mordacq. <\/p>\n\n\n\n\n\n

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Chef du cabinet militaire du pr\u00e9sident du Conseil et ministre de la Guerre, il est l\u2019intime de Georges Clemenceau de son accession au pouvoir dans la temp\u00eate de l\u2019ann\u00e9e 1917 jusqu\u2019\u00e0 sa d\u00e9mission en janvier 1920. Le Tigre l\u2019avait appel\u00e9 \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s, sachant pouvoir compter sur l\u2019intransigeance et la hauteur de vue du g\u00e9n\u00e9ral, dont il connaissait les travaux de strat\u00e9gie d\u2019avant-guerre, aussi d\u00e9cor\u00e9 pour son engagement au front pendant les trois premi\u00e8res ann\u00e9es de la guerre.<\/p>\n\n\n\n

Son ouvrage constitue un t\u00e9moignage quotidien de l\u2019action gouvernementale de Clemenceau, toute tourn\u00e9e vers la guerre. Aux c\u00f4t\u00e9s du Tigre, Mordacq va alors jouer un r\u00f4le \u00e0 la fois crucial et in\u00e9dit : assurer une fonction de coordination avec les arm\u00e9es en veillant \u00e0 ce que la d\u00e9cision politique demeure pr\u00e9pond\u00e9rante sur l\u2019action militaire. Par la pertinence de son regard et gr\u00e2ce \u00e0 une plume efficace, il donne \u00e0 lire bien des aspects m\u00e9connus des conditions de la victoire de novembre 1918, de la personnalit\u00e9 de Clemenceau et des raisons de son \u00e9chec au d\u00e9but de 1920. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 5 mars<\/p>\n\n\n\n

Sacha L\u00e9vy-Bruhl, Le grand renversement de l\u2019\u00c9tat social<\/em>, Presses universitaires de France<\/h2>\n\n\n\n\n\n
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\u00ab L\u2019id\u00e9e que nous serions entr\u00e9s dans une p\u00e9riode de dislocation g\u00e9n\u00e9rale de l\u2019\u00c9tat social \u2013 ou \u00c9tat-providence \u2013 sature le d\u00e9bat public fran\u00e7ais. On lui oppose le plus souvent que les d\u00e9penses sociales atteignent au contraire des niveaux in\u00e9dits. De tels d\u00e9bats restent cependant st\u00e9riles tant qu\u2019ils ne s\u2019appuient pas sur une v\u00e9ritable d\u00e9finition de l\u2019\u00c9tat social et de ce qu\u2019il a repr\u00e9sent\u00e9 au sein de la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise. C\u2019est l\u2019objet de cet ouvrage, qui l\u2019analyse depuis sa naissance jusqu\u2019\u00e0 ses \u00e9volutions les plus r\u00e9centes, \u00e0 travers un cadre th\u00e9orique emprunt\u00e9 \u00e0 la sociologie durkheimienne et enrichi d\u2019une approche comparative avec le welfare state<\/em> am\u00e9ricain.<\/p>\n\n\n\n

L\u2019\u00c9tat social appara\u00eet alors comme une institution qui assume d\u2019abord une fonction de diffusion d\u2019une conception de l\u2019individu dans laquelle ce dernier ne peut \u00eatre tenu pour responsable de sa situation socio-\u00ad\u00e9conomique. C\u2019est pourtant ce principe fondateur qu\u2019il a progressivement cess\u00e9 de porter dans les derni\u00e8res d\u00e9cennies, allant jusqu\u2019\u00e0 int\u00e9grer au c\u0153ur de ses protections des formes de responsabilisation morale in\u00e9dites. Ce grand renversement plonge la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise dans des d\u00e9s\u00e9quilibres majeurs, qui fa\u00e7onnent en grande partie la p\u00e9riode politique contemporaine. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 5 mars<\/p>\n\n\n\n

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\u00c9tienne Anheim et Paul Pasquali, Bourdieu et Panofsky. Essai d’arch\u00e9ologie intellectuelle, suivi de leur correspondance in\u00e9dite<\/em>, Minuit<\/h2>\n\n\n\n\n\n
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\u00ab Ce livre raconte, \u00e0 partir d\u2019archives in\u00e9dites, l\u2019histoire de la rencontre entre deux figures embl\u00e9matiques des sciences humaines du XXe si\u00e8cle, Pierre Bourdieu (1930-2002) et Erwin Panofsky (1892-1968). Rien de commun, en apparence, entre le jeune sociologue fran\u00e7ais, \u0153uvrant au milieu des ann\u00e9es 1960 \u00e0 la refondation de sa discipline dans un monde intellectuel domin\u00e9 par le structuralisme, et le vieil historien d\u2019art allemand reconnu internationalement, \u00e9migr\u00e9 aux \u00c9tats-Unis apr\u00e8s avoir fui le nazisme. Et pourtant, c\u2019est dans la collection \u00ab Le sens commun \u00bb, dirig\u00e9e par Bourdieu aux \u00c9ditions de Minuit, que para\u00eet la premi\u00e8re traduction fran\u00e7aise de Panofsky, Architecture gothique et pens\u00e9e scolastique<\/em>, au printemps 1967, en m\u00eame temps que les Essais d\u2019iconologie<\/em> chez Gallimard.<\/p>\n\n\n\n

L\u2019\u00e9dition d\u2019Architecture gothique et pens\u00e9e scolastique<\/em> est minutieusement pr\u00e9par\u00e9e par Bourdieu qui, fait unique dans sa carri\u00e8re, r\u00e9alise lui-m\u00eame la traduction. Il y joint une longue postface qui deviendra c\u00e9l\u00e8bre : c\u2019est l\u00e0 qu\u2019appara\u00eet sous sa plume la premi\u00e8re th\u00e9orisation du concept d\u2019habitus.<\/p>\n\n\n\n

En s\u2019appuyant sur des sources multiples \u2014 dont la correspondance des deux savants reproduite en annexe \u2014, cette enqu\u00eate retrace pas \u00e0 pas une aventure \u00e9ditoriale et intellectuelle unique, moment cl\u00e9 dans la r\u00e9ception d\u2019Erwin Panofsky, mais aussi dans la carri\u00e8re d\u2019un Pierre Bourdieu en pleine construction des outils qui lui permettront de s\u2019imposer dans les d\u00e9cennies suivantes comme l\u2019auteur d\u2019une \u0153uvre capitale. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 6 mars<\/p>\n\n\n\n

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Charles-Fran\u00e7ois Mathis et Steve Hagimont (dir.), La Terre perdue. Une histoire de l\u2019Occident et de la nature XVIIIe-XXIe si\u00e8cle<\/em>, Tallandier<\/h2>\n\n\n\n\n\n
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\u00ab Depuis le XVIIIe si\u00e8cle, les progr\u00e8s techniques et scientifiques, les mutations agricoles, l\u2019industrialisation, le d\u00e9veloppement des transports et des communications ont accompagn\u00e9 une profonde mutation de nos relations avec la nature, que l\u2019on veuille la domestiquer, la comprendre, la sublimer, la pr\u00e9server ou l\u2019exploiter. Il semblerait au bout du compte que les for\u00eats soient devenues des usines \u00e0 bois, les rivi\u00e8res des flux dont on oublie qu\u2019ils sont vivants, les oc\u00e9ans de vastes poubelles de notre modernit\u00e9\u2026<\/p>\n\n\n\n

Dans cet ouvrage, en une trentaine de th\u00e9matiques, les auteurs analysent avec profondeur, pr\u00e9cision et nuance l\u2019histoire des rapports entre la culture occidentale et la nature durant ces trois derniers si\u00e8cles. Ils d\u00e9crivent l\u2019\u00e9volution des diff\u00e9rents espaces : les campagnes, entre vision romantique et d\u00e9fis \u00e9cologiques, les montagnes de \u00ab l\u2019or blanc \u00bb, les fleuves industrialis\u00e9s, les marais \u00ab assainis \u00bb\u2026 Ils montrent leurs diff\u00e9rentes repr\u00e9sentations dans l\u2019art, l\u2019enseignement ou m\u00eame les m\u00e9dias. Sans pol\u00e9mique, ces historiens analysent les entreprises de domination de la nature dans les soci\u00e9t\u00e9s occidentales et les colonies, la place des femmes \u2013 tour \u00e0 tour sorci\u00e8res, botanistes ou \u00e9cof\u00e9ministes \u2013, l\u2019appropriation des \u00e9nergies fossiles ou encore les choix politiques face \u00e0 l\u2019\u00e9puisement des ressources et la chute de la biodiversit\u00e9. Ils explorent enfin les tentatives visant \u00e0 repousser les limites de la nature ou \u00e0 la prot\u00e9ger.<\/p>\n\n\n\n

Cette somme in\u00e9dite d\u00e9voile les multiples aspects de l\u2019histoire longue de l\u2019emballement \u00e9cologique et climatique. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 6 mars<\/p>\n\n\n\n

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Maurizio Bettini, Arrogante umanit\u00e0. Miti classici e riscaldamento globale<\/em>, Einaudi<\/h2>\n\n\n\n\n\n
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\u00ab Le mythe de Pha\u00e9ton raconte l’histoire d’un gar\u00e7on arrogant qui, pour prouver qu’il est le fils du Soleil, obtient de son p\u00e8re le droit de conduire son char enflamm\u00e9. Incapable de le tenir, il br\u00fble la Terre et est puni de mort. Ce mythe nous parle de nous. Il dit notre orgueil anthropocentrique, notre aveuglement face au r\u00e9chauffement climatique et \u00e0 la destruction de l’environnement. <\/p>\n\n\n\n

Pha\u00e9ton r\u00e9v\u00e8le ainsi l’hybris de l’homme moderne qui se croit fils de Dieu, s’arrogeant le droit de se pousser toujours plus loin, certain de sa sup\u00e9riorit\u00e9. <\/p>\n\n\n\n

Une fois de plus, Maurizio Bettini d\u00e9montre que le mythe antique a l’extraordinaire capacit\u00e9 de se mettre imm\u00e9diatement \u00ab en contexte \u00bb, de relier les r\u00e9seaux narratifs \u00e0 des th\u00e8mes et des probl\u00e8mes propres \u00e0 l’\u00e9poque actuelle, en les pr\u00e9figurant dans ses fascinantes p\u00e9rip\u00e9ties. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 11 mars<\/p>\n\n\n\n

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Patricia Owens, Erased : A History of International Thought Without Men<\/em>, Princeton University Press<\/h2>\n\n\n\n\n\n
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\u00ab Le domaine acad\u00e9mique des relations internationales pr\u00e9sente sa propre histoire comme \u00e9tant en grande partie l\u2019\u0153uvre d\u2019hommes blancs issus des \u00e9lites. Pourtant, les femmes ont jou\u00e9 un r\u00f4le de premier plan dans la cr\u00e9ation de ce champ interdisciplinaire. Dans Erased<\/em>, Patricia Owens montre que, depuis ses d\u00e9buts au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle, les relations internationales ont repos\u00e9 sur le travail intellectuel des femmes et sur leur expertise dans des domaines tels que l\u2019empire et l\u2019administration coloniale, l\u2019organisation anticoloniale, les puissances non occidentales et les organisations internationales. En effet, les femmes comptaient parmi les principales penseuses internationales de l\u2019\u00e9poque, influen\u00e7ant le d\u00e9veloppement du champ en tant que chercheuses, journalistes et intellectuelles publiques \u2014 mais aussi en tant qu\u2019\u00e9pouses h\u00e9t\u00e9rosexuelles et partenaires intimes de m\u00eame sexe.<\/p>\n\n\n\n

S\u2019appuyant sur un large \u00e9ventail de sources d\u2019archives et entrem\u00ealant r\u00e9cits personnels, institutionnels et intellectuels, Owens documente les moments et lieux cl\u00e9s de la constitution des relations internationales comme discipline acad\u00e9mique distincte en Grande-Bretagne. Elle constate que les id\u00e9es et l\u2019influence des femmes ont d\u2019abord \u00e9t\u00e9 marginalis\u00e9es, puis d\u00e9valoris\u00e9es, ignor\u00e9es et effac\u00e9es. En examinant les r\u00f4les jou\u00e9s par certaines des penseuses les plus importantes du domaine, notamment Margery Perham, Merze Tate, Eileen Power, Margaret Cleeve, Coral Bell et Susan Strange, Owens retrace les h\u00e9ritages intellectuels et institutionnels du sexisme et du racisme. Elle soutient que la cr\u00e9ation des relations internationales a \u00e9t\u00e9 un projet profond\u00e9ment marqu\u00e9 par le genre et la race, \u00e9chouant ainsi \u00e0 appr\u00e9hender la pluralit\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale. Reconna\u00eetre cet \u00e9chec intellectuel et red\u00e9couvrir l\u2019histoire des femmes dans ce domaine ouvre la voie \u00e0 d\u2019\u00e9ventuelles sources de renouveau. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 11 mars<\/p>\n\n\n\n

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Baptiste Roger-Lacan, Le roi. Une autre histoire de la droite<\/em>, Pass\u00e9s Compos\u00e9s<\/h2>\n\n\n\n\n\n
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\u00ab Les Fran\u00e7ais ne se seraient pas remis de la mort de Louis XVI. En 2015, Emmanuel Macron expliquait que le roi \u00e9tait \u00ab l\u2019absent \u00bb du \u00ab processus d\u00e9mocratique \u00bb. Cette absence justifierait le renforcement de l\u2019ex\u00e9cutif sous la Ve R\u00e9publique.<\/p>\n\n\n\n

Paradoxalement, la monarchie n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 en position d\u2019\u00eatre restaur\u00e9e depuis les ann\u00e9es 1870, et pourtant le roi n\u2019a pas disparu. Alors comment ce spleen a-t-il \u00e9t\u00e9 entretenu ? Il se diffuse sous la IIIe R\u00e9publique, lorsque les droites doivent composer avec la fin des espoirs de Restauration. Face \u00e0 ce vide, elles entretiennent des r\u00e9cits et des th\u00e9ories contre-r\u00e9volutionnaires. Au c\u0153ur de ce dispositif, on trouve la figure du roi, alternative \u00e0 une r\u00e9publique lib\u00e9rale. Jusqu\u2019\u00e0 la Seconde Guerre mondiale, cet imaginaire est mobilis\u00e9 dans le d\u00e9bat public. Il survit dans des lieux aussi diff\u00e9rents que le ch\u00e2teau de Versailles, devenu un mus\u00e9e \u00e0 la gloire de l\u2019Ancien R\u00e9gime, mais aussi des institutions comme l\u2019Acad\u00e9mie fran\u00e7aise. Il se diffuse gr\u00e2ce \u00e0 d\u2019immenses succ\u00e8s de librairie, qui nourrissent la nostalgie. Bref, la France ne se comprend pas sans son roi. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 12 mars<\/p>\n\n\n\n

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M\u00e9lanie Plouviez, L’injustice en h\u00e9ritage. Repenser la transmission du patrimoine<\/em>, La D\u00e9couverte<\/h2>\n\n\n\n\n\n
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\u00ab Depuis les ann\u00e9es 1970, les in\u00e9galit\u00e9s de patrimoine ne cessent de se creuser. L’h\u00e9ritage en est en grande partie responsable : un petit nombre h\u00e9rite aujourd’hui de beaucoup tandis que la majorit\u00e9 h\u00e9rite de peu. Est-il juste que notre destin soit d\u00e9termin\u00e9 par la fortune \u2013 ou l’infortune \u2013 de nos parents ? Est-il m\u00eame efficace que la richesse se transmette h\u00e9r\u00e9ditairement ? Ces questions anciennes sont de nouveau br\u00fblantes d’actualit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n

De l\u00e0 l’importance de ce livre qui exhume les pens\u00e9es oubli\u00e9es de l’h\u00e9ritage, depuis la R\u00e9volution fran\u00e7aise jusqu’\u00e0 l’or\u00e9e du XXe si\u00e8cle. Pens\u00e9es oubli\u00e9es mais pens\u00e9es lumineuses qui posent des questions essentielles. L’h\u00e9ritage va-t-il de soi ? Et, si ce n’est pas le cas, que penser \u00e0 sa place ? Au XIXe si\u00e8cle, la question de l’h\u00e9ritage \u00e9tait sur toutes les l\u00e8vres. \u00c9tudi\u00e9e, interrog\u00e9e, contest\u00e9e, la transmission familiale du patrimoine faisait l’objet de multiples projets de r\u00e9forme ou de transformation radicale.<\/p>\n\n\n\n

Certains, \u00e0 l’instar de Merlin de Douai, de Mirabeau, de Robespierre, d’Agier, de Fichte, des saint-simoniens ou encore de Durkheim, comprirent que cette institution pouvait \u00eatre retourn\u00e9e contre elle-m\u00eame. L’h\u00e9ritage, au lieu de propager l’in\u00e9galit\u00e9 de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration, ne pourrait-il pas devenir un instrument de justice sociale ?<\/p>\n\n\n\n

Gr\u00e2ce \u00e0 cette passionnante enqu\u00eate philosophique, M\u00e9lanie Plouviez nous invite \u00e0 tirer pour aujourd’hui les le\u00e7ons de ces r\u00e9flexions ensevelies. Car il est urgent, insiste-t-elle, de repenser l’articulation entre la propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e et l’int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 13 mars<\/p>\n\n\n\n

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Dieter Thom\u00e4, Post-. Nachruf auf eine Vorsilbe<\/em>, Suhrkhamp<\/h2>\n\n\n\n\n\n
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\u00ab Le pr\u00e9fixe \u2018post-\u2019 est l’invention la plus r\u00e9ussie des sciences humaines et sociales depuis 1945. Il est utilis\u00e9 \u00e0 l’\u00e9chelle mondiale dans des mots g\u00e9n\u00e9riques comme post-histoire, postmodernisme ou postcolonialisme, ainsi que dans d’innombrables autres combinaisons. De toute \u00e9vidence, il est devenu tendance de se projeter dans la p\u00e9riode post\u00e9rieure. Mais derri\u00e8re chaque succ\u00e8s ne se cache pas toujours une bonne id\u00e9e. C’est ce que montre Dieter Thom\u00e4 dans sa critique de cette attitude de l’esprit et de la vie qui s’est engag\u00e9e sur la voie de l’apr\u00e8s.<\/p>\n\n\n\n

Selon Thom\u00e4, ce n’est pas seulement faire preuve d’un manque d’imagination qui fait \u00e9poque que d’orner un vieux mot de post- et de le faire passer pour le dernier cri. En outre, les th\u00e9oriciens du post ont un probl\u00e8me fondamental : ils laissent quelque chose derri\u00e8re eux tout en continuant \u00e0 le tra\u00eener avec eux. Ils se dirigent vers l’avenir, mais regardent constamment dans le r\u00e9troviseur. Ils restent coinc\u00e9s dans l’ambivalence entre l’attachement et le d\u00e9part. Il est donc grand temps de dire adieu aux \u2018postiches\u2019 de notre temps. Ce livre est leur n\u00e9crologie et en m\u00eame temps un plaidoyer pour quelque chose de diff\u00e9rent d’eux : la pr\u00e9sence d’esprit. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 17 mars<\/p>\n\n\n\n

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Ezra Klein et Derek Thompson, Abundance<\/em>, Avid Reader Press\/Simon & Schuster<\/h2>\n\n\n\n\n\n
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\u00ab Retracer l’histoire du XXIe si\u00e8cle jusqu’\u00e0 aujourd’hui, c’est retracer une histoire d’inaccessibilit\u00e9 et de p\u00e9nurie. Apr\u00e8s des ann\u00e9es de refus de construire suffisamment de logements, l’Am\u00e9rique conna\u00eet une crise nationale du march\u00e9 immobilier. Apr\u00e8s des ann\u00e9es de limitation de l’immigration, nous n’avons pas assez de travailleurs. Malgr\u00e9 des d\u00e9cennies d’avertissements sur les cons\u00e9quences du changement climatique, nous n’avons rien construit qui se rapproche de l’infrastructure d’\u00e9nergie propre dont nous avons besoin. Les projets publics ambitieux sont achev\u00e9s en retard et d\u00e9passent le budget pr\u00e9vu \u2014 quand ils sont achev\u00e9s. La crise qui se dessine actuellement s’est d\u00e9velopp\u00e9e pendant des d\u00e9cennies, parce que nous n’avons pas construit assez.<\/p>\n\n\n\n

Abundance <\/em>explique que nos probl\u00e8mes actuels ne sont pas le r\u00e9sultat des m\u00e9faits d’hier. Au contraire : les solutions d’une g\u00e9n\u00e9ration sont devenues les probl\u00e8mes de la g\u00e9n\u00e9ration suivante. Les r\u00e8gles et r\u00e9glementations con\u00e7ues pour r\u00e9soudre les probl\u00e8mes des ann\u00e9es 1970 emp\u00eachent souvent les projets de densit\u00e9 urbaine et d’\u00e9nergie verte qui contribueraient \u00e0 r\u00e9soudre les probl\u00e8mes des ann\u00e9es 2020. Les lois cens\u00e9es garantir que le gouvernement tienne compte des cons\u00e9quences de ses actions ont rendu trop difficile pour lui d’agir en cons\u00e9quence. Au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies, notre capacit\u00e9 \u00e0 voir les probl\u00e8mes s’est aiguis\u00e9e tandis que notre capacit\u00e9 \u00e0 les r\u00e9soudre a diminu\u00e9.<\/p>\n\n\n\n

Le progr\u00e8s exige de faire face aux institutions de la vie qui ne fonctionnent pas comme elles le devraient. Pour les lib\u00e9raux, cela signifie reconna\u00eetre quand le gouvernement \u00e9choue. Pour les conservateurs, cela signifie reconna\u00eetre quand plus de gouvernement est n\u00e9cessaire. Dans un livre explorant comment nous pouvons passer d’un lib\u00e9ralisme qui non seulement prot\u00e8ge et pr\u00e9serve \u00e0 un lib\u00e9ralisme qui construit<\/em>, Klein et Thompson retracent les obstacles politiques, \u00e9conomiques et culturels au progr\u00e8s et proposent une voie vers une politique de l’abondance. \u00c0 une \u00e9poque o\u00f9 les mouvements de p\u00e9nurie gagnent du pouvoir dans un pays apr\u00e8s l’autre, c’est une r\u00e9ponse qui rel\u00e8ve les d\u00e9fis du moment tout en luttant honn\u00eatement contre la rage que tant de personnes ressentent \u00e0 juste titre. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 18 mars<\/p>\n\n\n\n

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Kevin B. Anderson, The Late Marx\u2019s Revolutionary Roads. Colonialism, Gender, and Indigenous Communism<\/em>, Verso<\/h2>\n\n\n\n\n\n
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\u00ab Dans ses derniers \u00e9crits, Marx a d\u00e9pass\u00e9 les fronti\u00e8res du capital et de la classe et les contextes de l’Europe occidentale et de l’Am\u00e9rique du Nord. <\/p>\n\n\n\n

Kevin Anderson proc\u00e8de \u00e0 une analyse syst\u00e9matique des carnets ethnologiques de Marx et de ses \u00e9crits sur la Russie, l’Inde, l’Irlande, l’Alg\u00e9rie, l’Am\u00e9rique latine et la Rome antique. <\/p>\n\n\n\n

Ces textes, dont certains n\u2019ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s que r\u00e9cemment, t\u00e9moignent d’un changement de perspective, qui s’\u00e9loigne des visions eurocentriques du monde ou des th\u00e9ories unilin\u00e9aires du d\u00e9veloppement. Le Marx tardif a \u00e9labor\u00e9 une th\u00e9orie v\u00e9ritablement globale et multilin\u00e9aire de la soci\u00e9t\u00e9 moderne et de ses possibilit\u00e9s r\u00e9volutionnaires. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 18 mars<\/p>\n\n\n\n

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Emily Feng, Let Only Red Flowers Bloom : Identity and Belonging in Xi Jinping\u2019s China<\/em>, Crown<\/h2>\n\n\n\n\n\n
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\u00ab L’essor de la Chine et la concurrence de cette grande puissance avec les \u00c9tats-Unis sont l’une des questions les plus importantes de notre g\u00e9n\u00e9ration. Mais pour comprendre la Chine moderne, il faut comprendre les gens qui y vivent et la fa\u00e7on dont l’\u00c9tat chinois tente de les contr\u00f4ler \u2014 leur identit\u00e9 et leur libert\u00e9 d’expression.<\/p>\n\n\n\n

Avec des d\u00e9tails saisissants, cin\u00e9matographiques, Let Only Red Flowers Bloom<\/em> raconte l’histoire de pr\u00e8s de deux douzaines de personnes qui r\u00e9sistent. Parmi eux, une famille ou\u00efghoure, s\u00e9par\u00e9e alors que la Chine d\u00e9tient des centaines de milliers de leurs compatriotes dans des camps ; des avocats des droits de l’homme qui luttent pour d\u00e9fendre les libert\u00e9s civiles face \u00e0 des obstacles gigantesques ; un enseignant de Mongolie-Int\u00e9rieure, contraint de faire des choix difficiles en raison de son soutien \u00e0 sa langue maternelle ; et un fugitif de Hong Kong qui tente de trouver un nouveau foyer et de vivre en libert\u00e9.<\/p>\n\n\n\n

Malgr\u00e9 les risques personnels encourus, la journaliste Emily Feng r\u00e9v\u00e8le des histoires humaines dramatiques de r\u00e9sistance et de survie dans un pays qui se ferme de plus en plus au monde. Feng illustre ce que signifie aller \u00e0 contre-courant en Chine et les innombrables fa\u00e7ons dont les gens tentent de survivre, avec dignit\u00e9. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 18 mars<\/p>\n\n\n\n

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Genevi\u00e8ve Verdo, Des peuples en mal d’union. Aux origines de l’Argentine<\/em>, Flammarion<\/h2>\n\n\n\n\n\n
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\u00ab \u00c0 l\u2019issue du d\u00e9mant\u00e8lement de l\u2019Empire espagnol, au d\u00e9but du XIX\u1d49 si\u00e8cle, le R\u00edo de la Plata est la seule r\u00e9gion \u00e0 ne pas donner imm\u00e9diatement naissance \u00e0 un \u00c9tat. En lieu et place de l\u2019Argentine actuelle coexistent quatorze r\u00e9publiques souveraines, qui se gouvernent de fa\u00e7on ind\u00e9pendante pendant une trentaine d\u2019ann\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n

Ce livre retrace la gen\u00e8se et l\u2019organisation de ces r\u00e9publiques, leurs tentatives d\u2019union constitutionnelle et la fa\u00e7on dont celle-ci se r\u00e9alise au moyen de pactes bilat\u00e9raux. Gr\u00e2ce \u00e0 une enqu\u00eate originale et \u00e0 des documents in\u00e9dits, Genevi\u00e8ve Verdo offre un nouvel \u00e9clairage sur les modalit\u00e9s de la construction politique dans l\u2019Am\u00e9rique latine du XIX\u1d49 si\u00e8cle, issue de la d\u00e9composition des structures imp\u00e9riales. Elle invite \u00e0 privil\u00e9gier une autre tradition de la culture r\u00e9publicaine, relative \u00e0 l\u2019autonomie des corps territoriaux et aux pratiques politiques des communaut\u00e9s qui les composent. Ce d\u00e9paysement f\u00e9cond permet de repenser, en miroir de l\u2019Europe, une voie diff\u00e9rente de la modernit\u00e9 politique. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 19 mars<\/p>\n\n\n\n

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Daniel Innerarity, Una teor\u00eda cr\u00edtica de la inteligencia artificial<\/em>, Galaxia Gutenberg<\/h2>\n\n\n\n\n\n
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\u00ab Le changement technologique affecte une valeur fondamentale des soci\u00e9t\u00e9s d\u00e9mocratiques : la capacit\u00e9 de d\u00e9cider. De plus en plus de d\u00e9cisions, qu’elles soient quotidiennes ou politiques, sont automatis\u00e9es et d\u00e9l\u00e9gu\u00e9es \u00e0 des artefacts sophistiqu\u00e9s. \u00c0 partir d’une r\u00e9flexion sur le concept de d\u00e9cision d\u00e9mocratique, Daniel Innerarity propose une r\u00e9flexion philosophique sur les principales questions que l’intelligence artificielle nous oblige \u00e0 repenser : les capacit\u00e9s des algorithmes et celles des humains ; la nature de l’automatisation, de l’intelligence et de la cr\u00e9ativit\u00e9 ; la fiabilit\u00e9 de l’analyse pr\u00e9dictive ; le sens de la transparence ; la dimension intuitive et corporelle de la connaissance ; la puissance et l’inexactitude des donn\u00e9es ; l’aspect collectif et social de la vie priv\u00e9e, ou encore la place de l’ind\u00e9termination et du hasard dans un environnement m\u00e9diatis\u00e9 par la gouvernance algorithmique.<\/p>\n\n\n\n

Dans une perspective \u00e0 la fois critique et respectueuse de la complexit\u00e9 technologique, Daniel Innerarity propose une nouvelle conception du contr\u00f4le politique de la technologie qui promeut l’\u00e9galit\u00e9 et la d\u00e9mocratisation de l’environnement algorithmique, ainsi qu’un nouveau contrat social entre les humains et les machines, dans le but de parvenir \u00e0 leur int\u00e9gration. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 19 mars<\/p>\n\n\n\n

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Marion Aballea, Une histoire mondiale du sida (1981- 2025)<\/em>, CNRS \u00c9ditions<\/h2>\n\n\n\n\n\n
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\u00ab Juin 1981, Californie : les premiers cas de sida sont cliniquement constat\u00e9s sur quatre patients atteints d’une forme rare de pneumonie. Depuis un peu plus de quatre d\u00e9cennies, la maladie a fait plus de 40 millions de victimes sur tous les continents, et profond\u00e9ment boulevers\u00e9 certains fondements des soci\u00e9t\u00e9s contemporaines : sexualit\u00e9, politiques de sant\u00e9 publique, comportements individuels et collectifs face au risque, solidarit\u00e9 et concurrence internationales, rapport \u00e0 la science, militantisme et engagement citoyen. Comme toute maladie transmissible, le sida interroge fondamentalement, \u00e0 diff\u00e9rentes \u00e9chelles, le vivre-ensemble et le besoin de vivre en soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n\n\n\n

Synth\u00e8se des nombreux travaux publi\u00e9s enrichie par l’\u00e9tude d’archives in\u00e9dites, cette histoire du sida propose une approche \u00e9largie, tant g\u00e9ographiquement (aussi bien en Am\u00e9rique qu’en Europe et Afrique) que du point de vue des th\u00e9matiques (\u00e9conomique, soci\u00e9tale, politique, sanitaire, culturelle, scientifique). Elle vise \u00e0 explorer les diff\u00e9rents enjeux qui font du VIH-sida une maladie si particuli\u00e8re, et un d\u00e9fi toujours actuel, pour peindre le portrait le plus complet possible de cette ‘premi\u00e8re pand\u00e9mie des temps modernes’ dont on annonce la fin pour 2030. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 20 mars<\/p>\n\n\n\n

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Jean-Baptiste Fressoz, Fran\u00e7ois Jarrige, Thomas Le Roux, Corinne Marache et Julien Vincent, Une histoire environnementale de la France<\/em>. Volume 1 :\u00a0 La nature en r\u00e9volution (1780-1870)<\/em>, La D\u00e9couverte<\/h2>\n\n\n\n\n\n
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\u00ab R\u00e9volutions, industrialisation, colonisation : ce livre propose un nouveau regard sur la France de 1789 \u00e0 1870. <\/p>\n\n\n\n

Comment cette nation paysanne a-t-elle entretenu la fertilit\u00e9 de ses sols avant les engrais chimiques ? Pourquoi les questions que l’on qualifierait maintenant d’\u00e9cologiques \u00e9taient-elles centrales dans les Assembl\u00e9es r\u00e9volutionnaires ? Comment le capitalisme fran\u00e7ais est-il parvenu \u00e0 drainer des mati\u00e8res premi\u00e8res \u00e0 l’\u00e9chelle mondiale ? Comment les risques et les pollutions furent-ils normalis\u00e9s pour qu’advienne l’industrialisation en d\u00e9pit des plaintes et des proc\u00e8s ? \u00c0 qui profitaient les \u00e9missions de CO2 ? <\/p>\n\n\n\n

C’est \u00e0 ces questions et \u00e0 bien d’autres encore que ce livre fournit des r\u00e9ponses surprenantes, modifiant en profondeur notre compr\u00e9hension de la France du XIXe si\u00e8cle. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 20 mars<\/p>\n\n\n\n

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Nicolas Rambert, La Conscience de Staline. Koj\u00e8ve et la philosophie russe<\/em>, Gallimard<\/h2>\n\n\n\n\n\n
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\u00ab \u2018Que s\u2019est-il pass\u00e9 en Russie hier ?\u2019 se demandait Koj\u00e8ve en 1941 dans un livre longtemps enfoui qui vient d\u2019\u00eatre exhum\u00e9 sous le titre de Sophia<\/em>. \u2018Que se passera-t-il en Russie demain ?\u2019 s\u2019interrogeait en 1877 le p\u00e8re de la philosophie russe, Vladimir Soloviev, dans les Principes philosophiques de la connaissance int\u00e9grale<\/em>, soucieux alors de d\u00e9couvrir la \u2018parole\u2019 que la Russie devait lancer \u00e0 la face du monde pour le transfigurer. <\/p>\n\n\n\n

Entre eux, il y eut la r\u00e9volution et le tournant d\u2019un si\u00e8cle. Et, si Soloviev fondait un syst\u00e8me philosophique pr\u00e9r\u00e9volutionnaire o\u00f9 il se faisait, selon le mot de ses admirateurs, la \u2018conscience de la Russie\u2019, il appartenait \u00e0 Koj\u00e8ve \u00e0 la fois d\u2019h\u00e9riter de cette Russie et de la renverser au nom du sovi\u00e9tisme, jusqu\u2019\u00e0 s\u2019affirmer lui-m\u00eame comme la \u2018conscience de Staline\u2019, c\u2019est-\u00e0-dire la \u2018conscience de l\u2019URSS\u2019. C\u2019est cette lutte entre la philosophie religieuse russe fond\u00e9e par Soloviev et la philosophie ath\u00e9e sovi\u00e9tique construite par Koj\u00e8ve qui est analys\u00e9e ici.<\/p>\n\n\n\n

Dans cet essai on d\u00e9couvrira un Koj\u00e8ve r\u00e9inscrit dans la culture de son pays, mais aussi une pens\u00e9e importante et, pourtant, m\u00e9connue : la philosophie russe, au r\u00f4le d\u00e9terminant dans les destin\u00e9es d\u2019une nation en pleine \u00e9bullition et exp\u00e9rimentation tant artistiques, politiques que philosophiques. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 20 mars<\/p>\n\n\n\n

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Stephan Lehnstaedt, Der vergessene Widerstand. J\u00fcdinnen und Juden im Kampf gegen den Holocaust<\/em>, C.H. Beck<\/h2>\n\n\n\n\n\n
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\u00ab \u2019Hitler veut tuer tous les juifs d’Europe. … Ne nous laissons pas conduire \u00e0 l’abattoir comme des moutons’, proclamait l’\u00e9tudiant Abba Kovner en 1941. <\/p>\n\n\n\n

Sa d\u00e9termination \u00e9tait partag\u00e9e par des milliers de juifs et de juives dans l’Europe occup\u00e9e. Tous se sont r\u00e9volt\u00e9s contre l’oppression nazie, les brimades et les plans d’extermination, m\u00eame si leurs actions courageuses sont longtemps rest\u00e9es ignor\u00e9es du public et des chercheurs.\u00a0<\/p>\n\n\n\n

Stephan Lehnstaedt donne une vue d’ensemble des diff\u00e9rentes formes de r\u00e9sistance juive tant dans l’\u00c9tat nazi que dans les territoires occup\u00e9s par lui. Il raconte les histoires d\u2019individus qui, m\u00eame face \u00e0 la mort, ont pris position pour eux-m\u00eames et pour les autres, que ce soit par le recueil d\u2019informations, des actes de sabotage, l’aide \u00e0 la fuite, des r\u00e9voltes ou la lutte arm\u00e9e. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 20 mars<\/p>\n\n\n\n

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Raoul Pupo, Italianit\u00e0 adriatica. Le origini, il 1945, la catastrofe<\/em>, Laterza<\/h2>\n\n\n\n\n\n
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\u00ab Printemps 1945. La Seconde Guerre mondiale s’ach\u00e8ve en Europe et l’Italie, qui l’a faite aux c\u00f4t\u00e9s des nazis, en sort vaincue. Certains Italiens ont souffert de ce d\u00e9sastre commun d’une mani\u00e8re diff\u00e9rente car, en plus de tout cela, ils ont \u00e9galement perdu leur patrie. C’est la catastrophe de l’italianit\u00e9 adriatique.<\/p>\n\n\n\n

Pour la plupart des Italiens vivant sur la fronti\u00e8re adriatique, ces semaines marquent un tournant dans un long drame. Mais comment en est-on arriv\u00e9 l\u00e0 ? Qui en est responsable ? Et quelle \u00e9tait cette italianit\u00e9 adriatique dont la catastrophe a \u00e9t\u00e9 consomm\u00e9e ? <\/p>\n\n\n\n

Ce livre en retrace les \u00e9tapes fondamentales, de sa formation dont les racines remontent loin dans les si\u00e8cles \u00e0 l’\u00e8re des nationalit\u00e9s et de la politisation au XIXe si\u00e8cle, jusqu\u2019aux \u00e9v\u00e9nements convulsifs du XXe si\u00e8cle et \u00e0 leur h\u00e9ritage m\u00e9moriel. Il se cl\u00f4t sur la construction plus r\u00e9cente d’une identit\u00e9 frontali\u00e8re visant \u00e0 une citoyennet\u00e9 europ\u00e9enne commune. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 20 mars<\/p>\n\n\n\n

Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n

Santiago Mu\u00f1oz Machado, De la democracia en Hispanoam\u00e9rica<\/em>, Taurus<\/h2>\n\n\n\n\n\n
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\u00ab Quel est l’\u00e9tat de la d\u00e9mocratie en Am\u00e9rique latine ? Pour r\u00e9pondre \u00e0 cette question, il est indispensable de remonter \u00e0 ses origines. Dans De la democracia en Hispanoam\u00e9rica<\/em>, Santiago Mu\u00f1oz Machado jette un regard sur deux si\u00e8cles d’histoire politique latino-am\u00e9ricaine, depuis les ind\u00e9pendances et l\u2019adoption des premi\u00e8res constitutions jusqu’au n\u00e9o-constitutionnalisme actuel.<\/p>\n\n\n\n

En racontant la mise en \u0153uvre de politiques transformatrices et d’\u00e9pisodes glorieux, ainsi que les p\u00e9riodes sombres qui ont \u00e9rod\u00e9 la libert\u00e9, il livre offre une vue d’ensemble des d\u00e9fis et des r\u00e9ussites des r\u00e9gimes d\u00e9mocratiques.<\/p>\n\n\n\n

Il analyse en profondeur la mani\u00e8re dont les particularit\u00e9s historiques et culturelles de l’Am\u00e9rique hispanique fa\u00e7onnent les dilemmes auxquels sont aujourd\u2019hui confront\u00e9s les soci\u00e9t\u00e9s qui en sont issues. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 27 mars<\/p>\n\n\n\n

Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n

Uwe Wittstock, Karl Marx in Algier. Leben und letzte Reise eines Revolution\u00e4rs<\/em>, C. H. Beck<\/h2>\n\n\n\n\n\n
\n \n \r\n \r\n \r\n \r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\n

\u00ab Le 18 f\u00e9vrier 1882, Karl Marx monte \u00e0 bord du vapeur \u2018Said\u2019 \u00e0 Marseille et quitte l’Europe pour la premi\u00e8re fois. Il ne s’est pas remis de la mort de sa femme Jenny, survenue trois mois plus t\u00f4t. Il est malade et esp\u00e8re se r\u00e9tablir \u00e0 Alger. Tandis qu’il laisse agir sur lui les impressions de la nouvelle culture, il dresse sans sentimentalisme une sorte de r\u00e9sum\u00e9 de son existence et de son action. Dans le port d’Alger, Karl Marx est accueilli par un ancien combattant de la Commune de Paris. Mais pour Marx, il n’est plus question de lutte politique. <\/p>\n\n\n\n

Avec l’Europe, il a laiss\u00e9 derri\u00e8re lui les champs de bataille id\u00e9ologiques, le m\u00e9decin lui a interdit tout effort intellectuel. Que lui reste-t-il \u00e0 faire, sinon s’abandonner \u00e0 des souvenirs ? \u00c0 l’aide de sources en partie in\u00e9dites, Uwe Wittstock d\u00e9crit les mois pass\u00e9s \u00e0 Alger et \u00e9claire en m\u00eame temps la vie de ce penseur aussi souvent exalt\u00e9 que h\u00e2tivement condamn\u00e9 : les folles ann\u00e9es d’\u00e9tudes \u00e0 Bonn et \u00e0 Berlin, les premi\u00e8res ambitions po\u00e9tiques de Marx, son r\u00f4le ambigu pendant l’ann\u00e9e r\u00e9volutionnaire de 1848, puis l’exil et les affres de la pauvret\u00e9. \u00c0 la fin de son s\u00e9jour alg\u00e9rois, Marx se rend chez le barbier pour se faire \u00f4ter sa barbe de r\u00e9volutionnaire : une r\u00e9tractation tardive ? \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 20 mars<\/p>\n\n\n\n

Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n

Romain Graziani, Les Lois et les Nombres. Essai sur les ressorts de la culture politique chinoise<\/em>, Gallimard<\/h2>\n\n\n\n\n\n
\n \n \r\n \r\n \r\n \r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\n

\u00ab Longtemps associ\u00e9e \u00e0 l\u2019id\u00e9ologie confuc\u00e9enne pr\u00f4nant l\u2019exemple personnel et le gouvernement par la vertu, la culture politique chinoise fut en r\u00e9alit\u00e9 pionni\u00e8re dans la mise au point de m\u00e9thodes impersonnelles et automatiques pour \u00e9tablir l\u2019ordre dans le cosmos, l\u2019empire et la vie quotidienne. Ce fait, tr\u00e8s largement occult\u00e9 jusqu\u2019ici, et pourtant sans cesse confirm\u00e9 par les r\u00e9centes d\u00e9couvertes arch\u00e9ologiques, invite \u00e0 esquisser une nouvelle histoire g\u00e9n\u00e9rale de l\u2019\u00c9tat chinois. Encore faut-il comprendre que ce que nous entendons dans les soci\u00e9t\u00e9s europ\u00e9ennes par \u2018lois\u2019 et \u2018nombres\u2019 ne correspond que partiellement aux instruments d\u00e9velopp\u00e9s en Chine, puisque les nombres ne s\u2019y r\u00e9duisent pas \u00e0 des quantit\u00e9s, et que les lois sont d\u00e9corr\u00e9l\u00e9es de toute id\u00e9e de droit. En mobilisant des sources traditionnelles et in\u00e9dites, touchant aux math\u00e9matiques, \u00e0 la divination, aux exercices spirituels, aux codes p\u00e9naux, aux fictions po\u00e9tiques du tao\u00efsme ou aux arts de la guerre, Romain Graziani expose ici les formes th\u00e9oriques et les \u00e9volutions concr\u00e8tes de ce logos chinois.<\/p>\n\n\n\n

Il retrace, en repartant de \u2018l\u2019exp\u00e9rience l\u00e9giste\u2019, le processus de d\u00e9personnalisation de l\u2019autorit\u00e9 qui m\u00e8ne \u00e0 l\u2019exp\u00e9rience de l\u2019\u00c9tat total, et montre comment ce paradigme fond\u00e9 sur les lois et les donn\u00e9es chiffr\u00e9es a refa\u00e7onn\u00e9 durablement dans la soci\u00e9t\u00e9 chinoise l\u2019exp\u00e9rience du temps, la mobilit\u00e9 dans l\u2019espace, la vision de l\u2019autorit\u00e9 souveraine ; comment il a contribu\u00e9 \u00e0 red\u00e9finir la notion de travail, le rapport de l\u2019individu \u00e0 lui-m\u00eame ; enfin, comment il a permis de formuler tr\u00e8s t\u00f4t un projet de soci\u00e9t\u00e9 structur\u00e9e par les techniques d\u2019information, de surveillance et de s\u00e9curit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n

\u00c0 l\u2019extr\u00eame pointe de cette trajectoire reliant l\u2019\u00e2ge du bronze \u00e0 l\u2019\u00e8re digitale, l\u2019entreprise plurimill\u00e9naire de \u2018mise en nombre\u2019 du monde culmine d\u00e9sormais dans la restauration du culte antique de l\u2019Un. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 27 mars<\/p>\n\n\n\n

Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n

Owen Hatherley, The Alienation Effect. How Central European \u00c9migr\u00e9s Transformed the British Twentieth Century<\/em>, Allen Lane<\/h2>\n\n\n\n\n\n
\n \n \r\n \r\n \r\n \r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\n

\u00ab Dans les ann\u00e9es 1930, des dizaines de milliers d’\u00e9migr\u00e9s d\u2019Europe centrale ont cherch\u00e9 \u00e0 fuir le fascisme en Grande-Bretagne. L’\u00eele pluvieuse et apparemment pittoresque qu’ils d\u00e9couvrent \u00e0 leur arriv\u00e9e est loin du dynamisme du Berlin de Weimar ou de la Vienne rouge, mais elle est s\u00fbre et devient leur foyer. Pourtant, les \u00e9migr\u00e9s n’\u00e9taient pas arriv\u00e9s seuls : ils apportaient avec eux des id\u00e9es nouvelles et radicales et, alors qu’ils commen\u00e7aient \u00e0 reconstruire leur vie et leurs moyens de subsistance, ils ont transform\u00e9 \u00e0 jamais le visage de la Grande-Bretagne.<\/p>\n\n\n\n

S’appuyant sur une immense brochette d’artistes et d’intellectuels, dont des figures c\u00e9l\u00e8bres comme Erno Goldfinger, des sommit\u00e9s oubli\u00e9es comme Ruth Glass, et une foule de visionnaires et de charlatans, l’historien Owen Hatherley affirme que du choc entre le modernisme europ\u00e9en et la mod\u00e9ration britannique, l\u2019imagination britannique a \u00e9t\u00e9 fondamentalement r\u00e9orient\u00e9e et remodel\u00e9e pour le meilleur. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 27 mars<\/p>\n\n\n\n

Lire plus<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"

Une histoire des relations internationales sans les hommes.<\/p>\n

Vingt visages de la r\u00e9sistance \u00e0 Xi Jinping.<\/p>\n

Une th\u00e9orie critique de l\u2019IA.<\/p>\n

Mais aussi Koj\u00e8ve qui croise Panofsky, Bourdieu, Pha\u00e9ton… et le roi de France.<\/p>\n

Florian Louis nous aide \u00e0 d\u00e9broussailler la longue liste de parutions du mois de mars.<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":265719,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"templates\/post-angles.php","format":"standard","meta":{"_acf_changed":true,"_trash_the_other_posts":false,"footnotes":""},"categories":[1734],"tags":[],"geo":[1917],"class_list":["post-265689","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-doctrines","staff-florian-louis","geo-europe"],"acf":[],"yoast_head":"\n25 livres \u00e0 lire en mars | Le Grand Continent<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2025\/02\/28\/25-livres-a-lire-en-mars\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"25 livres \u00e0 lire en mars | Le Grand Continent\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Une histoire des relations internationales sans les hommes. 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