{"id":246976,"date":"2024-09-30T12:42:00","date_gmt":"2024-09-30T10:42:00","guid":{"rendered":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/?p=246976"},"modified":"2024-09-30T12:42:08","modified_gmt":"2024-09-30T10:42:08","slug":"20-livres-a-lire-en-octobre-2024","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2024\/09\/30\/20-livres-a-lire-en-octobre-2024\/","title":{"rendered":"20 livres \u00e0 lire en octobre 2024"},"content":{"rendered":"\n
\u00ab Consacr\u00e9 aux \u00ab mondes islamiques \u00bb, ce recueil vise \u00e0 donner une vue d’ensemble d’une communaut\u00e9 religieuse qui rassemble pr\u00e8s de deux milliards de personnes et est divis\u00e9e en soci\u00e9t\u00e9s qui diff\u00e8rent en termes d’ethnies, de langues, de pratiques culturelles et de structures sociales. \u00c0 partir d’un r\u00e9cit des origines du ph\u00e9nom\u00e8ne islamique et de son insertion dans les civilisations anciennes au travers d\u2019une perspective religieuse nouvelle et originale, le volume esquisse un d\u00e9veloppement historique qui a connu des moments de confrontation, mais aussi d’\u00e9changes et de coexistence tr\u00e8s significatifs avec l’ensemble de l’Europe, et qui est aujourd’hui pr\u00e9sent sur tous les continents. <\/p>\n\n\n\n\n\n Les sp\u00e9cificit\u00e9s des principales r\u00e9alit\u00e9s islamiques sont retrac\u00e9es, en commen\u00e7ant par l’Arabie, lieu de naissance de Muhammad, \u00e0 partir duquel sa foi s’est r\u00e9pandue, avant d’aborder les vicissitudes s\u00e9culaires des deux \u00e9poques califales, celle des Omeyyades et celle, beaucoup plus longue, des Abbassides. D’autres chapitres d\u00e9crivent successivement ces diff\u00e9rentes r\u00e9alit\u00e9s : l’Iran qui, de l’Antiquit\u00e9 \u00e0 l’\u00e9poque contemporaine, a jou\u00e9 un r\u00f4le fondamental dans l’histoire de l’Islam ; l’Espagne et les Balkans musulmans, lieux de la premi\u00e8re expansion en Europe ; les peuples turcs et la naissance de l’Empire ottoman ; l’Asie centrale ; le contexte m\u00e9diterran\u00e9en, centre de conflits et d’\u00e9changes \u00e9conomiques intenses ; la Chine et l’Inde, avec leurs sp\u00e9cificit\u00e9s et leurs complexit\u00e9s ; l’Afrique subsaharienne et la c\u00f4te orientale de l’Afrique ; jusqu’aux d\u00e9veloppements les plus r\u00e9cents de l’Islam en Europe occidentale et aux \u00c9tats-Unis d’Am\u00e9rique. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Parution le 1er octobre<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Homme politique majeur de la IIIe R\u00e9publique, Albert Thomas (1878 1932) est rest\u00e9 dans l\u2019ombre de personnalit\u00e9s comme Jean Jaur\u00e8s ou L\u00e9on Blum. Il faut dire que l\u2019homme a des positions qui le placent en marge du mouvement socialiste, dont il se revendique pourtant jusqu\u2019\u00e0 son dernier souffle. <\/p>\n\n\n\n Ouvertement r\u00e9formiste quand le marxisme r\u00e9volutionnaire s\u2019impose dans la gauche fran\u00e7aise, ministre de l\u2019Armement pendant la Premi\u00e8re Guerre mondiale au moment o\u00f9 la gauche europ\u00e9enne renoue avec le pacifisme, il devient aux yeux des socialistes et des communistes le \u00ab ministre des obus \u00bb et le fossoyeur de l\u2019id\u00e9al de paix. Oppos\u00e9 \u00e0 la R\u00e9volution russe de 1917, il d\u00e9fend un socialisme r\u00e9publicain, convaincu de l\u2019importance de la voie l\u00e9gislative et du dialogue social pour changer le monde. Premier directeur du Bureau international du travail, il est un ardent d\u00e9fenseur de la r\u00e9gulation du capitalisme par l\u2019instauration d\u2019un code du travail mondial. <\/p>\n\n\n\n Appuy\u00e9 sur des archives in\u00e9dites et vari\u00e9es, cet ouvrage retrace le parcours de ce pr\u00e9curseur de la social-d\u00e9mocratie \u00e0 la fran\u00e7aise, et offre une plong\u00e9e passionnante dans l\u2019histoire de la IIIe R\u00e9publique et dans celle des internationalismes du d\u00e9but du XXe si\u00e8cle. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Parution le 2 octobre<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Au d\u00e9but des ann\u00e9es 1970, l’arm\u00e9e espagnole \u00e9tait imperm\u00e9able \u00e0 l’aspiration \u00e0 la libert\u00e9 et \u00e0 la d\u00e9mocratie qui s’exprimait d\u00e9j\u00e0 dans de larges pans de la soci\u00e9t\u00e9 et apparaissait comme un bastion invincible de la dictature et de la r\u00e9pression. Malgr\u00e9 cela, une petite minorit\u00e9 d’officiers, dont le capitaine d’infanterie Xos\u00e9 Fortes, ont d\u00e9fi\u00e9 leurs sup\u00e9rieurs en fondant l’Uni\u00f3n Militar Democr\u00e1tica (UMD) en septembre 1974. <\/p>\n\n\n\n Ce livre raconte comment ce groupe de soldats, encourag\u00e9 par le triomphe, quelques mois plus t\u00f4t, de la r\u00e9volution des \u0153illets au Portugal, a risqu\u00e9 sa carri\u00e8re et sa libert\u00e9 pour introduire les id\u00e9aux d\u00e9mocratiques dans les forces arm\u00e9es et d\u00e9fendre les principes de la souverainet\u00e9 populaire et les valeurs d’une soci\u00e9t\u00e9 progressiste.<\/p>\n\n\n\n D\u00e9nonc\u00e9s, arr\u00eat\u00e9s et condamn\u00e9s \u00e0 de lourdes peines pour incitation \u00e0 la r\u00e9bellion, les membres de l’UMD ont encore eu la force de d\u00e9noncer et de mettre en garde contre la menace grandissante d’un coup d’\u00c9tat militaire au d\u00e9but de la Transition. Ce n’est qu’avec le temps que ces v\u00e9ritables h\u00e9ros ont \u00e9t\u00e9 un tant soit peu r\u00e9habilit\u00e9s et honor\u00e9s \u00e0 juste titre par la d\u00e9mocratie espagnole qu’ils ont tant contribu\u00e9 \u00e0 consolider. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Parution le 2 octobre<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab La \u00ab premi\u00e8re guerre d’Alg\u00e9rie \u00bb commen\u00e7a le 14 juin 1830 \u00e0 4 heures du matin, lorsque le premier soldat fran\u00e7ais posa le pied \u00e0 Sidi-Ferruch. Les conqu\u00e9rants furent d’embl\u00e9e confront\u00e9s \u00e0 une force de r\u00e9sistance qu’ils n’avaient pas imagin\u00e9e, dont la figure embl\u00e9matique reste l’\u00e9mir Abd el-Kader. S’ensuivirent deux d\u00e9cennies d’affrontements d’une intensit\u00e9 et d’une violence extr\u00eames.<\/p>\n\n\n\n Le mar\u00e9chal Bugeaud et bien d’autres officiers appliqu\u00e8rent et souvent amplifi\u00e8rent sur le terrain la politique r\u00e9pressive d\u00e9cid\u00e9e \u00e0 Paris par Fran\u00e7ois Guizot, Adolphe Thiers, Jean-de-Dieu Soult, etc. Par milliers, les Alg\u00e9riennes et les Alg\u00e9riens furent humili\u00e9s, spoli\u00e9s, d\u00e9plac\u00e9s, enfum\u00e9s, massacr\u00e9s, d\u00e9capit\u00e9s… En 1852, Hugo d\u00e9crivait cette arm\u00e9e fran\u00e7aise, \u00ab faite f\u00e9roce par l’Alg\u00e9rie \u00bb. Pourtant, cette politique de terreur fut approuv\u00e9e et m\u00eame justifi\u00e9e par de grands intellectuels de l’\u00e9poque, comme Tocqueville et Lamartine. D’autres, tr\u00e8s minoritaires, d\u00e9nonc\u00e8rent la conqu\u00eate, au nom de crit\u00e8res plus pragmatiques qu’\u00e9thiques ou politiques.<\/p>\n\n\n\n Pr\u00e9lude \u00e0 cent trente-deux ann\u00e9es de pr\u00e9sence fran\u00e7aise, la conqu\u00eate de l’Alg\u00e9rie constitue un moment d\u00e9cisif dans l’\u00e9mergence de l’esprit colonial \u2013 et racial \u2013 qui marqua durablement la soci\u00e9t\u00e9 hexagonale, et produit encore aujourd’hui ses effets d\u00e9l\u00e9t\u00e8res. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Parution le 3 octobre<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Du IIIe si\u00e8cle apr\u00e8s J.-C. \u00e0 la fin du Moyen \u00c2ge, l’\u00e9lection du pape s’est souvent d\u00e9roul\u00e9e dans un climat tr\u00e8s conflictuel, qui a donn\u00e9 lieu \u00e0 des oppositions et \u00e0 des querelles. Le plus souvent, celles-ci aboutissaient \u00e0 la pr\u00e9sence simultan\u00e9e de deux pontifes, dont l’un \u00e9tait qualifi\u00e9 d’antipape. Dans notre imaginaire, ces personnages sont souvent pr\u00e9sent\u00e9s comme des individus corrompus, avides de pouvoir, ennemis de l’\u00c9glise et de l’unit\u00e9 des chr\u00e9tiens. En r\u00e9alit\u00e9, loin d’\u00eatre des cr\u00e9atures obscures complotant dans l’ombre, nombre d’entre eux sont des eccl\u00e9siastiques d\u00e9vou\u00e9s qui sont devenus antipapes parce qu’ils d\u00e9fendaient des positions th\u00e9ologiques qui ont \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9es par la suite ou pour une s\u00e9rie de raisons fortuites.<\/p>\n\n\n\n Cette histoire des \u00ab perdants \u00bb de la tradition officielle de l’\u00c9glise nous fera ainsi d\u00e9couvrir que sur la trentaine d’antipapes, l’un est v\u00e9n\u00e9r\u00e9 comme saint et martyr et que d’autres sont morts en odeur de saintet\u00e9. Que pendant de longs si\u00e8cles, le Saint-Si\u00e8ge a pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 ne pas se prononcer sur nombre d’entre eux et que sur certains, il reste encore prudent, admettant qu’ils puissent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme des papes l\u00e9gitimes. On d\u00e9couvrira \u00e9galement que certains personnages que l’historiographie traditionnelle a consid\u00e9r\u00e9s comme des marionnettes aux mains du pouvoir s\u00e9culier, ont contribu\u00e9 de mani\u00e8re d\u00e9cisive \u00e0 la d\u00e9finition des r\u00e8gles qui sous-tendent la papaut\u00e9 et, pour cette raison, de mani\u00e8re totalement inattendue, \u00e0 l’histoire et \u00e0 la conscience de soi de l’\u00c9glise elle-m\u00eame. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Parution le 4 octobre.<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab La critique constitue sans doute l\u2019activit\u00e9 primordiale de toute pens\u00e9e \u00e9mancipatrice. Or elle se doit d\u2019\u00eatre \u2014 philosophiquement \u2014 aussi d\u00e9licate que radicale. Elle fera tout autre chose, par exemple, que seulement r\u00e9criminer, dire du mal, chercher noise, vouer aux g\u00e9monies, exiger le dernier mot.<\/p>\n\n\n\n Ainsi nul ne saurait lui prescrire une forme unique. Comment pourrait-elle devenir conforme \u00e0 un mod\u00e8le unique, elle dont la t\u00e2che est justement de d\u00e9construire tous les conformismes ? La critique sera donc plurielle, faite de diff\u00e9rents gestes possibles. Il y a le geste socratique, que Platon nommait une \u00ab technique critique \u00bb ou discriminante. Il y a le geste de la lecture philologique, celle qui aura permis \u00e0 Lorenzo Valla ou \u00e0 Spinoza de mettre en question, de fa\u00e7on aussi incisive que minutieuse, l\u2019autorit\u00e9 religieuse attach\u00e9e \u00e0 certains dogmes. Il y a l\u2019invention de la critique sensuelle par Diderot et, naturellement, ce geste des Lumi\u00e8res effectu\u00e9 par Kant qui, cependant, distinguait bien la critique de tout syst\u00e8me. Il y a, chez les Romantiques allemands, cette fa\u00e7on de critiquer en po\u00e8tes et, chez Marx, le grand combat critique destin\u00e9 \u00e0 transformer le monde. Il y a chez Walter Benjamin un geste critique destin\u00e9 \u00e0 nous faire saisir tout \u00e0 la fois le \u00ab courage du po\u00e8te \u00bb et, sur le plan politique, une certaine \u00ab organisation du pessimisme \u00bb. Il y a le geste d\u2019inservitude selon Michel Foucault : le geste \u00e0 faire pour n\u2019\u00eatre pas gouvern\u00e9.<\/p>\n\n\n\n En reprenant il y a cinquante ans la formule de Marx \u2014 \u00ab critique de la politique \u00bb \u2014, Miguel Abensour n\u2019a-t-il pas cr\u00e9\u00e9 une collection exemplaire de ces gestes critiques ? Or son pluralisme n\u2019a rien d\u2019\u00e9clectique : c\u2019est bien plut\u00f4t un \u00e9ventail ouvert sur l\u2019extraordinaire f\u00e9condit\u00e9 de l\u2019activit\u00e9 critique dans la longue dur\u00e9e de l\u2019histoire. Toute une biblioth\u00e8que de la libert\u00e9, en somme. Une ouverture aux mille fa\u00e7ons possibles de mettre en pi\u00e8ces les conformismes de la pens\u00e9e, politique notamment. Ayant introduit en France les textes majeurs de la Th\u00e9orie critique, cette collection a \u00e9galement r\u00e9uni, sous sa fameuse couverture rouge, des lignes de pens\u00e9es qui vont d\u2019\u00c9tienne de La Bo\u00e9tie \u00e0 Ernst Bloch, de Karl Marx et Pierre Leroux aux surr\u00e9alistes, de Hegel \u00e0 Simmel, Benjamin, Arendt ou Kracauer\u2026 Elle n\u2019a pas craint non plus de toujours donner la parole \u00e0 de patients et radicaux chercheurs contemporains.<\/p>\n\n\n\n Il fallait s\u2019interroger, ce que tente ce livre, sur la coh\u00e9rence et l\u2019exigence propres \u00e0 Miguel Abensour, tant dans sa politique \u00e9ditoriale que dans son \u0153uvre personnelle, car les deux sont indissolublement li\u00e9es. On d\u00e9couvre alors que ce d\u00e9fenseur des \u00ab guetteurs de r\u00eaves \u00bb, qui a repens\u00e9 la notion d\u2019utopie \u2014 donc d\u2019esp\u00e9rance politique \u2014, n\u2019a chemin\u00e9 en tous sens que pour \u00e9prouver la f\u00e9condit\u00e9 de ce qu\u2019on devra, en fin de compte, nommer une constellation de l\u2019imagination critique. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Parution le 4 octobre<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Autorit\u00e9, confiance, l\u00e9gitimit\u00e9. Le sentiment spontan\u00e9 de leur centralit\u00e9 dans le fonctionnement des soci\u00e9t\u00e9s voisine avec le flou de leur caract\u00e9risation. En retra\u00e7ant l\u2019histoire longue de leur appr\u00e9hension, ce livre propose de les comprendre comme des institutions invisibles. Institutions, car elles ont une fonction de production du commun et<\/p>\n\n\n\n d\u2019inscription dans la dur\u00e9e des rapports \u00e9conomiques, sociaux et politiques. Mais invisibles, car elles ne sont pas d\u00e9finies par des r\u00e8gles et des statuts ni dot\u00e9es d\u2019une capacit\u00e9 de contrainte. Elles sont en effet constitu\u00e9es par la nature et la qualit\u00e9 des relations entre individus, ou entre individus et organisations. Autorit\u00e9, confiance et l\u00e9gitimit\u00e9 s\u2019entrelacent sur ce mode pour faire syst\u00e8me.<\/p>\n\n\n\n Cette conceptualisation permet d\u2019\u00e9largir le cadre d\u2019analyse des soci\u00e9t\u00e9s contemporaines tout en l\u2019inscrivant dans une histoire comparative renouvel\u00e9e. Elle ouvre simultan\u00e9ment des perspectives pour agir en vue de surmonter la perplexit\u00e9 des intelligences et l\u2019ass\u00e8chement des imaginations qui nourrissent aujourd\u2019hui le fatalisme r\u00e9sign\u00e9 \u00e0 l\u2019ombre duquel prosp\u00e8rent les mirages populistes. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Parution le 4 octobre<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Lorsque, le 24 ao\u00fbt 1572, Charlotte Arbaleste se r\u00e9veille vers 5h00 du matin et regarde \u00e0 sa fen\u00eatre, que voit-elle ? Les rues avoisinantes sont remplies de gens qui vont et viennent. Le massacre de la Saint-Barth\u00e9lemy a en effet commenc\u00e9 depuis deux ou trois heures avec l\u2019assassinat de l\u2019Amiral de Coligny et la tuerie des capitaines huguenots pr\u00e9sents dans la capitale. Sans doute s\u2019\u00e9tend-il d\u00e9j\u00e0 \u00e0 la population protestante de la ville.<\/p>\n\n\n\n Les Parisiens sont sortis de chez eux pour se faire les spectateurs-acteurs d\u2019une immense trag\u00e9die, dont Denis Crouzet r\u00e9\u00e9value le nombre des victimes : au moins 4 000, peut-\u00eatre plus. Il d\u00e9montre que cette trag\u00e9die n\u2019a \u00e9t\u00e9 possible que parce que le \u00ab peuple \u00bb a pris part, tant activement que passivement, \u00e0 une grande euphorie collective aspirant \u00e0 r\u00e9it\u00e9rer le massacre biblique des adorateurs du Veau d\u2019or. C\u2019est toute une ville qui a tu\u00e9 ou laiss\u00e9 tuer les \u00ab h\u00e9r\u00e9tiques \u00bb dans le cours d\u2019un atroce crime de masse que l\u2019on peut rapprocher des grands pogroms de l\u2019histoire pass\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n Comprendre comment le pouvoir royal, \u00e0 contre-sens du r\u00eave de paix civile qui l\u2019animait, a pu \u00eatre pris au pi\u00e8ge d\u2019un imaginaire eschatologique commandant \u00e0 chaque \u00ab bon catholique \u00bb de prendre part \u00e0 un grand massacre qui exprimait une intense foi en Dieu, tel est le projet de ce livre qui s\u2019apparente \u00e0 une enqu\u00eate polici\u00e8re oeuvrant dans l\u2019obscurit\u00e9 des jours et des nuits d\u2019\u00e9pouvante. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Parution le 4 octobre<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Fredric Jameson pr\u00e9sente ici les grands th\u00e8mes de la French Theory : existentialisme, structuralisme, poststructuralisme, s\u00e9miotique, f\u00e9minisme, psychanalyse et marxisme. <\/p>\n\n\n\n Il replace cette p\u00e9riode effervescente de la pens\u00e9e dans le contexte de ses conjonctures politiques les plus significatives, notamment la Lib\u00e9ration de Paris, la guerre d’Alg\u00e9rie, les soul\u00e8vements de mai 68 et la cr\u00e9ation de l’Union europ\u00e9enne.<\/p>\n\n\n\n Les d\u00e9bats philosophiques de l’\u00e9poque prennent vie \u00e0 travers des anecdotes et des lectures approfondies d’ouvrages de Sartre, Beauvoir, Fanon, Barthes, Foucault, Althusser, Derrida, Deleuze, de groupes comme Tel Quel<\/em> et les Cahiers du Cin\u00e9ma<\/em>, et de penseurs contemporains comme Ranci\u00e8re et Badiou. \u00c9clectiques, perspicaces et inspir\u00e9s, les s\u00e9minaires de Jameson fournissent un aper\u00e7u essentiel d’un moment intellectuel comparable en importance \u00e0 l’\u00e2ge d’or d’Ath\u00e8nes, historiquement fascinant et d’une pertinence persistante. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Parution le 8 octobre<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Les Napolitains, face au danger, se tournent depuis des si\u00e8cles vers Saint Janvier (San Gennaro), patron de la ville. Ses reliques seraient capables de repousser les \u00e9ruptions du V\u00e9suve et d\u2019autres calamit\u00e9s. Son sang en particulier, contenu dans deux petites fioles de verre, est par\u00e9 de vertus miraculeuses : il se liqu\u00e9fie au moins deux fois par an \u00e0 l\u2019occasion de f\u00eates consacr\u00e9es au saint.<\/p>\n\n\n\n Si tout ceci peut sembler relever de la superstition, cela fait pourtant sens pour toute une population, y compris hors de Naples, puisque des millions de fid\u00e8les dans le monde entier continuent \u00e0 r\u00e9v\u00e9rer saint Janvier. Au fil des ans, des relations tr\u00e8s \u00e9troites se sont nou\u00e9es entre les habitants, le V\u00e9suve et leur saint protecteur.<\/p>\n\n\n\n Ce livre s\u2019attache \u00e0 comprendre la nature de ces relations, et pose ainsi la question de notre rapport au danger et \u00e0 ce qui peut nous en prot\u00e9ger. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Parution le 10 octobre<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Dans de nombreux \u00e9crits sur la R\u00e9sistance, les \u00ab partisans \u00bb sont d\u00e9sign\u00e9s comme les auteurs d’attentats contre les Allemands ou les victimes de leurs rafles, sans autre pr\u00e9cision. Mais dans la plupart des cas, il s’agit de partisans communistes, dont la connotation politique est souvent rest\u00e9e secr\u00e8te par la suite. Apr\u00e8s la guerre, c’est leur propre parti qui les a int\u00e9gr\u00e9s dans sa vision de la guerre de lib\u00e9ration comme une \u00ab guerre populaire \u00bb men\u00e9e par un large front antifasciste, presque indiff\u00e9renci\u00e9. Et ce, encore plus apr\u00e8s l’effondrement de l’URSS, lorsque la forte empreinte communiste sur la lutte arm\u00e9e anti-allemande est apparue comme une t\u00e2che capable d’en effacer les m\u00e9rites.<\/p>\n\n\n\n Ce livre n’est pas un simple plaidoyer en faveur de ces m\u00e9rites. Il en illustre quelques-uns, dont surtout la cr\u00e9ation ex nihilo du noyau essentiel de l’\u00ab arm\u00e9e de partisans \u00bb, les Brigades Garibaldi, \u0153uvre de quelques militants, capables cependant d’attirer de nombreux volontaires d\u00e9sireux de se battre contre les nazi-fascistes. A c\u00f4t\u00e9 de leurs exploits, il faut cependant consid\u00e9rer leurs limites, qui tiennent aux objectifs politiques de leur groupe dirigeant, d\u00e9termin\u00e9 \u00e0 leur attribuer, malgr\u00e9 leur caract\u00e8re de gu\u00e9rilla, les t\u00e2ches d’une v\u00e9ritable arm\u00e9e r\u00e9guli\u00e8re capable de tenir des garnisons dans de vastes \u00ab zones libres \u00bb. Mais apr\u00e8s les dures \u00e9preuves du dernier hiver de la guerre, les formations communistes ont apport\u00e9 la principale contribution \u00e0 la lib\u00e9ration des villes du Nord avant l’arriv\u00e9e des Alli\u00e9s, un objectif symbolique important partag\u00e9 par toutes les forces de la R\u00e9sistance. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Parution le 18 octobre<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Au plus fort de la mont\u00e9e en puissance de l’Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale, 230 millions de personnes vivaient sous la domination allemande, de la Norv\u00e8ge \u00e0 la Gr\u00e8ce et de la France \u00e0 l’Union sovi\u00e9tique. Tous ont d\u00fb s’accommoder de l’occupant et ont fait des exp\u00e9riences dont les effets se font encore sentir aujourd’hui. Dans leur vie quotidienne, sur leur lieu de travail, dans leurs relations avec les autorit\u00e9s et les militaires. Et chaque contact avec l’occupant pouvait se transformer en violence. Tatjana T\u00f6nsmeyer a \u00e9crit la premi\u00e8re histoire de l’Europe occup\u00e9e par l’Allemagne qui adopte le point de vue de l’occup\u00e9 et non celui de l’occupant – et met ainsi \u00e0 jour un sombre h\u00e9ritage qui est toujours pr\u00e9sent de mani\u00e8re subliminale dans les relations entre les voisins europ\u00e9ens et l’Allemagne.<\/p>\n\n\n\n L’Europe occup\u00e9e par l’Allemagne s’\u00e9tendait du nord de la Norv\u00e8ge aux \u00eeles grecques de la M\u00e9diterran\u00e9e et de la c\u00f4te atlantique fran\u00e7aise aux r\u00e9gions situ\u00e9es loin \u00e0 l’int\u00e9rieur de l’Union sovi\u00e9tique. Dans ces fronti\u00e8res, des millions de personnes ont v\u00e9cu des bouleversements profonds dans leur vie quotidienne, leurs conditions de logement, leur approvisionnement et sur leur lieu de travail. Les occupants allemands \u00e9dict\u00e8rent de nouvelles r\u00e8gles, divis\u00e8rent les soci\u00e9t\u00e9s et cr\u00e9\u00e8rent une atmosph\u00e8re dans laquelle le recours \u00e0 la violence \u00e9tait toujours une option – surtout pour les Juifs, qui \u00e9taient en outre expos\u00e9s \u00e0 une pers\u00e9cution g\u00e9nocidaire. Dans les territoires occup\u00e9s, les victimes civiles d\u00e9passaient le nombre de soldats morts. Dans le m\u00eame temps, ces populations occup\u00e9es n’\u00e9taient pas une masse homog\u00e8ne de victimes passives. Ils avaient des options d’action qu’ils pouvaient utiliser pour refuser, pour s\u2019opposer ou au contraire se mettre au service des occupants. Tatjana T\u00f6nsmeyer montre comment l’occupation allemande a chang\u00e9 la vie de millions d’Europ\u00e9ens et ce que cela signifie de vivre sous un r\u00e9gime d’occupation. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Parution le 10 octobre<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Depuis le 24 f\u00e9vrier 2022, la politique allemande \u00e0 l’\u00e9gard de la Russie est en lambeaux. Ses strat\u00e9gies ont \u00e9chou\u00e9. Ses convictions fondamentales sont \u00e9branl\u00e9es. Elle fait l’objet de vives controverses en Allemagne et sur la sc\u00e8ne internationale. A-t-elle \u00e9t\u00e9 rat\u00e9e d\u00e8s le d\u00e9part ? Jusqu’o\u00f9 s’\u00e9tendait l’influence de la Russie et de ses r\u00e9seaux ? Quel r\u00f4le ont jou\u00e9 les int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques ? <\/p>\n\n\n\n Bastian Matteo Scianna a eu acc\u00e8s \u00e0 des archives in\u00e9dites en Allemagne et \u00e0 l’\u00e9tranger, notamment aux dossiers de la chancellerie sous Helmut Kohl, aux proc\u00e8s-verbaux du groupe parlementaire CDU\/CSU au Bundestag ou \u00e0 des transcriptions de conversations provenant de sources britanniques et am\u00e9ricaines. Son analyse montre que l’histoire est bien plus complexe que ce qui est parfois pr\u00e9sent\u00e9. Gr\u00e2ce \u00e0 une approche comparative et contextualis\u00e9e, il appara\u00eet clairement que l’Allemagne \u00e9tait loin d’\u00eatre seule \u00e0 suivre sa voie en Europe et qu’elle n’\u00e9tait pas \u00ab aveugle et na\u00efve \u00bb, comme le pr\u00e9tendent certains critiques. <\/p>\n\n\n\n D’autres pays croyaient \u00e9galement au \u00ab changement par le commerce \u00bb et voulaient coop\u00e9rer avec la Russie. Ailleurs aussi, on suivait ses propres int\u00e9r\u00eats tout en reconnaissant les limites de sa propre influence. Le fait que l’Allemagne soit trait\u00e9e comme un souffre-douleur est malgr\u00e9 tout partiellement justifi\u00e9 : car elle ne s’est jamais pr\u00e9par\u00e9e \u00e0 une situation d’urgence. L’arm\u00e9e allemande a d\u00e9p\u00e9ri. L’Ukraine n’a pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9arm\u00e9e. Le dialogue, la d\u00e9tente et l’int\u00e9gration ont \u00e9t\u00e9 de nobles tentatives, mais sans dissuasion et en raison d’errements en mati\u00e8re de politique \u00e9nerg\u00e9tique, elles ont mis en danger la s\u00e9curit\u00e9 de l’Europe. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Parution le 12 octobre<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Ce livre entreprend d\u2019examiner \u00e0 nouveau l\u2019acte fondateur de la d\u00e9mocratie ath\u00e9nienne, \u00e0 savoir la r\u00e9forme de Clisth\u00e8ne. Mise en \u0153uvre en 508\/507 avant notre \u00e8re, celle-ci frappe encore l\u2019imagination contemporaine par la sophistication de l\u2019organisation de la vie communautaire qu\u2019elle instaure, reposant sur le principe d\u2019un brassage continu de la population.<\/p>\n\n\n\n Qu\u2019une transformation aussi radicale de la vie civique se soit d\u00e9roul\u00e9e sans rencontrer de grandes difficult\u00e9s demeure en partie myst\u00e9rieux. Pour comprendre l\u2019av\u00e8nement de cette oeuvre collective, il faut porter l\u2019attention sur un savoir traditionnellement n\u00e9glig\u00e9, un savoir du nombre, celui dont font preuve ceux qui comptent les hommes sur le champ de bataille, les moutons dans la colline ou les jetons des jeux dont la clameur emplit les tavernes. Ce savoir se distingue des sp\u00e9culations math\u00e9matiques savantes que la tradition a attribu\u00e9es \u00e0 un Pythagore ou un Thal\u00e8s.<\/p>\n\n\n\n Transmises de g\u00e9n\u00e9rations en g\u00e9n\u00e9rations par le biais d\u2019un apprentissage collectif, ces math\u00e9matiques concr\u00e8tes, dont les op\u00e9rations \u00e9taient ma\u00eetris\u00e9es par une grande partie de la population offrent l\u2019arri\u00e8re-plan de la r\u00e9forme de Clisth\u00e8ne. Celle-ci consistait en effet avant tout dans la ma\u00eetrise des processus de division et de recomposition de collectifs, soit un art du rangement et du classement des choses et des hommes, attest\u00e9 d\u00e8s l\u2019\u00e9poque d\u2019Hom\u00e8re et appliqu\u00e9 \u00e0 la r\u00e9solution des crises politiques et sociales dans les cit\u00e9s grecques. Une autre histoire de la raison d\u00e9mocratique en Gr\u00e8ce ancienne s\u2019en trouve \u00e9clair\u00e9e. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Parution le 18 octobre<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Chaque ann\u00e9e, le mistral glacial souffle dans la vall\u00e9e du Rh\u00f4ne, dans le sud de la France, \u00e0 travers les zones humides de Camargue et jusqu’\u00e0 la mer M\u00e9diterran\u00e9e. Plus fort lorsque l’hiver se transforme en printemps, le vent renverse les arbres, fait d\u00e9railler les trains et d\u00e9truit les r\u00e9coltes. Pourtant, le mistral rend le ciel clair et bleu, tel qu\u2019il appara\u00eet souvent dans les repr\u00e9sentations de la Provence. Ce vent l\u00e9gendaire est au c\u0153ur de l’identit\u00e9 r\u00e9gionale et a inspir\u00e9 les artistes et les \u00e9crivains d’ici et d’ailleurs pendant des si\u00e8cles.<\/p>\n\n\n\n Cette force de la nature est au c\u0153ur de l’ouvrage de Catherine Dunlop qui se penche sur le pouvoir du mistral et, en particulier, sur la mani\u00e8re dont il a remis en question les principes fondamentaux de la soci\u00e9t\u00e9 europ\u00e9enne du XIXe si\u00e8cle : l’ordre, la ma\u00eetrise et la pr\u00e9visibilit\u00e9. Alors que l’\u00c9tat en voie de modernisation cherchait \u00e0 se lib\u00e9rer des r\u00e9alit\u00e9s environnementales gr\u00e2ce aux progr\u00e8s scientifiques, \u00e0 l\u2019am\u00e9nagement territorial et \u00e0 d’autres solutions technologiques, le vent a continu\u00e9 \u00e0 souffler, \u00e9crasant litt\u00e9ralement les tentatives de contr\u00f4le et devenant de plus en plus partie int\u00e9grante des sentiments r\u00e9gionaux d’appartenance \u00e0 un lieu et \u00e0 une communaut\u00e9. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Parution le 22 octobre<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab L’intelligence artificielle est l’ultime invention de l’homme. Son apparition \u00e9voque le risque d’extinction de son cr\u00e9ateur, car sa diffusion conduira peut-\u00eatre \u00e0 son d\u00e9passement. Ces visions apocalyptiques impr\u00e8gnent d\u00e9sormais le discours public sur la technologie, dans un monde o\u00f9 le terme m\u00eame d’\u00ab intelligence artificielle \u00bb est devenu omnipr\u00e9sent et obsessionnel. Ces th\u00e8mes sont loin d’\u00eatre nouveaux en raison de leurs racines philosophiques profondes et des pionniers qui, dans divers domaines, les ont nourris tout au long du XXe si\u00e8cle ; cependant, quelque chose d’important s’est d\u00e9j\u00e0 produit et nous sommes les spectateurs de connexions dont nous ne saisissons pas pleinement la signification.<\/p>\n\n\n\n Le d\u00e9bat sur l’intelligence artificielle remet alors en question un certain nombre de concepts cl\u00e9s, parmi lesquels l’origine de l’intelligence elle-m\u00eame, ce que nous savons et ignorons du cerveau et de la pens\u00e9e ; l’id\u00e9e d’une intelligence \u00ab g\u00e9n\u00e9rale \u00bb appliqu\u00e9e aux machines ; les limites quantitatives et qualitatives du calcul ; le probl\u00e8me de l’ad\u00e9quation de la technologie \u00e0 nos besoins et \u00e0 nos valeurs. Mais quelles sont les entreprises qui alimentent ces processus ? Et quelles sont leurs implications dans un monde radicalement divis\u00e9, d\u00e9chir\u00e9 par la guerre technologique entre les \u00c9tats-Unis et la Chine sur les infrastructures et les usages de l’intelligence artificielle, et par la course aux ressources, tant \u00e9conomiques que mat\u00e9rielles, n\u00e9cessaires \u00e0 son d\u00e9veloppement continu ? \u00bb<\/p>\n\n\n\n Parution le 22 octobre<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Sit\u00f4t prononc\u00e9 le mot \u00ab harem \u00bb, surgissent des images de femmes lascives, clo\u00eetr\u00e9es dans la p\u00e9nombre en attente du bon vouloir du prince. C\u2019est aussi l\u2019expression exemplaire du gouvernement de sultans r\u00e9put\u00e9s exercer leur pouvoir sous l\u2019emprise de pulsions quasi pathologiques. Ces poncifs, que l\u2019on pourrait croire \u00e9cul\u00e9s, entrent aujourd\u2019hui encore en r\u00e9sonance avec la conception d\u2019un monde islamique fig\u00e9 et politiquement inepte, fatalement vou\u00e9 au despotisme et \u00e0 l\u2019oppression des femmes.<\/p>\n\n\n\n Jocelyne Dakhlia entreprend dans cet ouvrage une arch\u00e9ologie de ces motifs \u00e0 partir de l\u2019histoire du Maroc, de la fin du Moyen \u00c2ge au XXe si\u00e8cle. Il s\u2019agit ici de mobiliser \u00e0 nouveaux frais l\u2019ensemble de la documentation disponible, tant picturale que textuelle, afin de proc\u00e9der \u00e0 une histoire fine du genre et du politique en Islam, de remettre en mouvement des logiques historiques l\u00e0 o\u00f9 l\u2019historiographie se faisait plus sommairement culturaliste. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Parution le 25 octobre<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Odd Arne Westad et Chen Jian racontent comment une Chine appauvrie et terroris\u00e9e a connu des changements politiques radicaux au cours des longues ann\u00e9es 1970 et comment les gens ordinaires se sont lib\u00e9r\u00e9s des croyances qui avaient fa\u00e7onn\u00e9 leur vie pendant la r\u00e9volution culturelle de Mao. Ces changements, ainsi que la croissance \u00e9conomique soutenue et sans pr\u00e9c\u00e9dent qui a suivi, ont transform\u00e9 la Chine et le monde.<\/p>\n\n\n\n Ils dressent un panorama des catastrophes et des progr\u00e8s en Chine et d\u00e9crivent l’ouverture progressive du pays au monde, les jeux de pouvoir \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 les dirigeants \u00e9taient \u00e2g\u00e9s et malades, la r\u00e9bellion du peuple contre l’ancien syst\u00e8me gouvernemental et le r\u00f4le de personnages improbables : les capitalistes chinois d’outre-mer, les ing\u00e9nieurs am\u00e9ricains, les professeurs japonais et les designers allemands. C’est l’histoire d’un changement r\u00e9volutionnaire que ni les \u00e9trangers ni les Chinois eux-m\u00eames n’auraient pu pr\u00e9dire. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Parution le 29 octobre<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab La recrudescence actuelle du nationalisme \u00e0 travers le monde nous rappelle que nous ne vivons pas dans un monde sans fronti\u00e8res. Eric Storm \u00e9claire les mouvements nationalistes contemporains en explorant l’\u00e9volution globale du nationalisme, depuis la naissance de l’\u00c9tat-nation au XVIIIe si\u00e8cle jusqu’au renouveau des id\u00e9es nationalistes \u00e0 l’heure actuelle. <\/p>\n\n\n\n Il montre comment le nationalisme influence les arts et les sciences humaines, en cartographiant sa diffusion par le biais des journaux, de la t\u00e9l\u00e9vision et des m\u00e9dias sociaux. Le sport et le tourisme ont \u00e9galement contribu\u00e9 \u00e0 fa\u00e7onner un monde de nations distinctes, chacune ayant son propre caract\u00e8re, ses propres h\u00e9ros et ses propres faits marquants. Le nationalisme sature l’environnement physique, non seulement sous la forme de mus\u00e9es nationaux et de statues patriotiques, mais aussi dans les efforts d\u00e9ploy\u00e9s pour pr\u00e9server le patrimoine culturel, cr\u00e9er des parcs nationaux, inventer des plats et des boissons ethniques, promouvoir des pratiques de construction traditionnelles et cultiver des plantes indig\u00e8nes. Le nationalisme a m\u00eame \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 pour vendre des voitures, des meubles et des articles de mode.<\/p>\n\n\n\n En retra\u00e7ant ces tendances d’un pays \u00e0 l’autre, Eric Storm montre que les moments d\u00e9cisifs du nationalisme ont eu lieu \u00e0 l’\u00e9chelle mondiale. Il affirme que l’\u00e9mergence de nouveaux \u00c9tats-nations a \u00e9t\u00e9 largement d\u00e9termin\u00e9e par des changements dans le contexte international, que les relations entre les \u00c9tats-nations et leurs citoyens se sont largement d\u00e9velopp\u00e9es selon des mod\u00e8les mondiaux et que les tendances intellectuelles mondiales ont influenc\u00e9 la nationalisation de la culture et de l’environnement. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Parution le 29 octobre<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab \u00c0 l’apog\u00e9e des imp\u00e9rialismes, la majeure partie du monde \u00e9tait gouvern\u00e9e, directement ou indirectement, par les puissances europ\u00e9ennes. Unconquered States <\/em>explore les luttes pour la souverainet\u00e9 des quelques \u00c9tats non occidentaux nominalement ind\u00e9pendants \u00e0 l’\u00e9poque imp\u00e9riale. Il examine la mani\u00e8re dont des pays comme la Chine, l’\u00c9thiopie, le Japon, l’Empire ottoman, la Perse et le Siam ont r\u00e9ussi \u00e0 tenir l’imp\u00e9rialisme europ\u00e9en \u00e0 distance, tandis que d’autres, comme Hawa\u00ef, la Cor\u00e9e, Madagascar, le Maroc et les Tonga, ont longtemps lutt\u00e9, mais finalement \u00e9chou\u00e9, \u00e0 maintenir leur souverainet\u00e9.<\/p>\n\n\n\n Les chapitres de ce livre abordent quatre aspects majeurs des relations que ces pays ont entretenues avec les puissances imp\u00e9riales occidentales : les conflits arm\u00e9s et les r\u00e9formes militaires, les trait\u00e9s in\u00e9gaux et les capitulations, les rencontres et la diplomatie. R\u00e9unissant des chercheurs des cinq continents, cet ouvrage constitue la premi\u00e8re histoire globale compl\u00e8te de l’engagement des \u00c9tats ind\u00e9pendants non europ\u00e9ens avec les empires europ\u00e9ens, ce qui modifie notre compr\u00e9hension de la souverainet\u00e9, de la territorialit\u00e9 et de la hi\u00e9rarchie dans l’ordre mondial moderne. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Parution le 31 octobre<\/p>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nAdeline Blaszkiewicz-Maison, Albert Thomas. Une histoire du r\u00e9formisme social<\/em>, PUF<\/h2>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nXos\u00e9 Fortes, En la piel de los h\u00e9roes. Una conspiraci\u00f3n democr\u00e1tica en el ej\u00e9rcito franquista<\/em>, Tusquets<\/h2>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nAlain Ruscio, La premi\u00e8re guerre d’Alg\u00e9rie. Une histoire de conqu\u00eate et de r\u00e9sistance, 1830-1852<\/em>, La D\u00e9couverte<\/h2>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nMario Prignano, Antipapi. Una storia della Chiesa<\/em>, Laterza<\/h2>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nGeorges Didi-Huberman, Gestes critiques<\/em>, Klincksieck<\/h2>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nPierre Rosanvallon, Les Institutions invisibles<\/em>, Le Seuil<\/h2>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nDenis Crouzet, Paris criminel, 1572<\/em>, Les Belles Lettres<\/h2>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nFredric Jameson, The Years of Theory. Postwar French Thought to the Present<\/em>, Verso<\/h2>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nBrice Gruet, Le saint, le sang et le volcan. Se prot\u00e9ger des d\u00e9sastres \u00e0 Naples<\/em>, CNRS \u00c9ditions<\/h2>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nGabriele Ranzato, Eroi pericolosi. La lotta armata dei comunisti nella Resistenza<\/em>, Laterza<\/h2>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nTatjana T\u00f6nsmeyer, Unter deutscher Besatzung. Europa 1939-1945<\/em>, C. H. Beck<\/h2>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nBastian Matteo Scianna, Sonderzug nach Moskau. Geschichte der deutschen Russlandpolitik seit 1990<\/em>, C.H. Beck<\/h2>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nArnaud Mac\u00e9 et Paulin Ismard, La cit\u00e9 et le nombre. Clisth\u00e8ne d’Ath\u00e8nes, l’arithm\u00e9tique et l’av\u00e8nement de la d\u00e9mocratie<\/em>, Les Belles Lettres<\/h2>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nCatherine Tatiana Dunlop, The Mistral A Windswept. History of Modern France<\/em>, University of Chicago Press<\/h2>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nAlessandro Aresu, Geopolitica dell’intelligenza artificiale<\/em>, Feltrinelli<\/h2>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nJocelyne Dakhlia, Harems et Sultans. Genre et despotisme au Maroc et ailleurs, XIVe-XXe si\u00e8cle<\/em>, 3 volumes, Anacharsis<\/h2>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nOdd Arne Westad et Jian Chen, The Great Transformation. China\u2019s Road from Revolution to Reform<\/em>, Yale UP<\/h2>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nEric Storm, Nationalism : A World History<\/em>, Princeton University Press<\/h2>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nH. E. Chehabi et David Motadel (dir.), Unconquered States : Non-European Powers in the Imperial Age<\/em>, Oxford University Press<\/h2>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\n