{"id":203242,"date":"2023-10-12T17:23:35","date_gmt":"2023-10-12T15:23:35","guid":{"rendered":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/?p=203242"},"modified":"2023-10-15T12:24:33","modified_gmt":"2023-10-15T10:24:33","slug":"lelargissement-est-un-investissement-pour-la-paix-une-conversation-avec-charles-michel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2023\/10\/12\/lelargissement-est-un-investissement-pour-la-paix-une-conversation-avec-charles-michel\/","title":{"rendered":"\u00ab L\u2019\u00e9largissement est un investissement pour la paix \u00bb, une conversation avec Charles Michel"},"content":{"rendered":"\n
L’Union europ\u00e9enne joue un r\u00f4le actif, tr\u00e8s constructif.<\/p>\n\n\n\n
Nous avons depuis longtemps la lucidit\u00e9 de rester mobilis\u00e9s pour un vrai processus de paix, en cherchant \u00e0 apporter des solutions durables. Et cela m\u00eame quand, sur ce sujet, de nombreux acteurs partout dans le monde semblaient se r\u00e9signer en consid\u00e9rant que, finalement, la cause palestinienne avait cess\u00e9 d\u2019\u00eatre un sujet prioritaire et qu\u2019il fallait passer \u00e0 autre chose. Quand les \u00c9tats-Unis ont lanc\u00e9 sous Donald Trump les accords d’Abraham, des projets de normalisation entre Isra\u00ebl et des pays arabes, ou quand ils ont d\u00e9cid\u00e9 de d\u00e9m\u00e9nager l’ambassade \u00e0 J\u00e9rusalem, c’est l’Union qui a gard\u00e9 une position ferme, en continuant \u00e0 d\u00e9fendre le principe de la solution \u00e0 deux \u00c9tats. Nous voyons jusqu\u2019\u00e0 quel point aujourd’hui cette position reste extr\u00eamement importante.<\/p>\n\n\n\n
Non, en effet. Je pense que l’Union, par son positionnement fond\u00e9 \u00e0 la fois sur une grande proximit\u00e9 avec Isra\u00ebl \u2014 pays d\u00e9mocratique avec lequel nous avons des liens \u00e9conomiques tr\u00e8s puissants \u2014 mais aussi sur le fait que nous sommes le premier partenaire pour le d\u00e9veloppement de la Palestine, devrait jouer un r\u00f4le plus actif, beaucoup plus central. C\u2019est ce que d\u2019ailleurs de nombreux pays de la r\u00e9gion nous demandent.<\/p>\n\n\n\n
Le risque d’escalade et d’un embrasement qui porterait plus d’ins\u00e9curit\u00e9, plus d’instabilit\u00e9 encore est per\u00e7u par tous, avec inqui\u00e9tude. Je crois que notre r\u00f4le doit \u00eatre de rester au contact tr\u00e8s \u00e9troit avec les pays de la r\u00e9gion, en suivant en temps r\u00e9el l\u2019\u00e9volution des \u00e9v\u00e9nements pour d\u00e9cider comment mieux agir, en faisant preuve de lucidit\u00e9, en cherchant \u00e0 cr\u00e9er les conditions de la stabilit\u00e9. Je prendrais un exemple pour montrer pourquoi ces conversations sont utiles et n\u00e9cessaires. Les dirigeants de la r\u00e9gion ont attir\u00e9 mon attention, \u00e0 juste titre, sur l’importance de ne pas prendre de d\u00e9cisions pr\u00e9cipit\u00e9es en lien avec l’aide \u00e0 la Palestine, l’aide au d\u00e9veloppement ou les aides humanitaires. Le roi de Jordanie, le Pr\u00e9sident \u00e9gyptien et le Premier ministre palestienien ont \u00e9t\u00e9 clairs : il est tr\u00e8s important de ne pas tomber dans le pi\u00e8ge tendu par le Hamas en nourrissant sa capacit\u00e9 \u00e0 instrumentaliser des d\u00e9cisions h\u00e2tives qui accentueraient la radicalit\u00e9 parmi les Palestiniens mod\u00e9r\u00e9s et qui restent toujours engag\u00e9s pour le processus de paix. Du c\u00f4t\u00e9 de l’Union europ\u00e9enne, nous devons aussi faire entendre une voix multilat\u00e9rale, en faveur du respect du droit international \u2014 partout.<\/p>\n\n\n\n Le risque d’escalade et d’un embrasement qui porterait plus d’ins\u00e9curit\u00e9, plus d’instabilit\u00e9 encore est per\u00e7u par tous, avec inqui\u00e9tude.<\/p>Charles Michel<\/cite><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n Je ne porterai pas d’appr\u00e9ciation sur les raisons. Le plus important, c’est que le Haut repr\u00e9sentant pour les Affaires \u00e9trang\u00e8res Josep Borrell a pr\u00e9cis\u00e9 la position de l\u2019Union europ\u00e9enne.<\/p>\n\n\n\n J’assume en revanche ma part de responsabilit\u00e9 : le Conseil europ\u00e9en doit veiller \u00e0 ce que les \u00c9tats membres soient consult\u00e9s sur un sujet qui les concerne directement. Nous avons des orientations strat\u00e9giques et nous ne pouvons pas accepter qu’une sanction de fait \u2014 parce qu\u2019annoncer que l’on coupe les aides au d\u00e9veloppement, c’est en fait une sanction \u2014 soit prise par la Commission de mani\u00e8re unilat\u00e9rale. Les \u00c9tats membres doivent \u00eatre consult\u00e9s. Le plus important, c’est que les choses aient \u00e9t\u00e9 corrig\u00e9es rapidement et que les ministres se soient saisis de ce d\u00e9bat.<\/p>\n\n\n\n Les crises auxquelles nous faisons face et qui s\u2019encha\u00eenent \u2014 crise climatique, transformation digitale, pand\u00e9mie de Covid-19, guerre de la Russie contre l’Ukraine, embrasement du Proche-Orient \u2014 sont autant d’\u00e9l\u00e9ments qui mettent en lumi\u00e8re un risque s\u00e9rieux de fragmentation du monde et de bipolarisation. La guerre est l\u00e0. Nous sommes entr\u00e9s dans un contexte dangereux, o\u00f9 l’Union europ\u00e9enne, par son histoire marqu\u00e9e par les trag\u00e9dies du XXe si\u00e8cle, puis par la construction d\u2019un espace partag\u00e9 sur le plan juridique, \u00e9conomique, et maintenant s\u00e9curitaire, a une responsabilit\u00e9 particuli\u00e8re. <\/p>\n\n\n\n Nous voyons \u00e9merger aujourd\u2019hui un r\u00e9cit, d\u00e9velopp\u00e9 principalement par la Russie dans le cadre de la guerre contre l’Ukraine et soutenu par d’autres, qui vise un certain nombre de pays en Afrique, en Am\u00e9rique latine, en Asie. Il nous revient d’\u00eatre tr\u00e8s attentifs, avec nos partenaires du G7, avec nos partenaires transatlantiques, avec le Japon et au fond avec tous les partenaires qui partagent les m\u00eames mod\u00e8les politiques et les m\u00eames valeurs fondamentales, \u00e0 ne pas faciliter ce narratif. En Afrique comme en Am\u00e9rique latine, nous devons \u00eatre intelligents, habiles.<\/p>\n\n\n\n \u00c0 l\u2019\u00e9chelle continentale, je suis tr\u00e8s convaincu, avec quelques autres et depuis longtemps, que nous devons nouer une relation de sinc\u00e9rit\u00e9 avec le reste du monde.<\/p>\n\n\n\n En Afrique comme en Am\u00e9rique latine, nous devons \u00eatre intelligents, habiles.<\/p>Charles Michel<\/cite><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n Nous avons parfois une approche trop unilat\u00e9rale : nous croyons pouvoir convaincre le reste du monde parce que nous sommes nous-m\u00eames convaincus que nous avons raison et que nous pouvons utiliser des arguments d’autorit\u00e9. Il faut changer cela. Nous devons avoir la force de nous engager dans une approche diff\u00e9rente, en acceptant que leur regard sur le monde n\u2019est pas le m\u00eame que le n\u00f4tre et que, sur un certain nombre de sujets, nous avons une histoire, une compr\u00e9hension diff\u00e9rente des choses. Le vrai dialogue demande de la patience, du courage.<\/p>\n\n\n\n La m\u00e9thode des d\u00e9cennies pass\u00e9es ne correspond plus \u00e0 rien aujourd\u2019hui. <\/p>\n\n\n\n Elle se d\u00e9ployait dans un monde o\u00f9 le G7 exer\u00e7ait une domination \u00e9conomique et id\u00e9ologique pratiquement absolue. Ce monde n\u2019existe plus. C\u2019est un fait : le G7 va devoir accepter de partager le pouvoir. Nous devons admettre que lorsque les institutions de Bretton Woods ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9es, des dizaines de pays n’existaient tout simplement pas parce qu’ils \u00e9taient sous le joug colonial. Si nous n’osons pas ouvrir ces discussions avec nos partenaires en Afrique, en Am\u00e9rique latine, en Asie, alors nous ferons un cadeau aux puissances qui ne veulent pas d’un monde fond\u00e9 sur des r\u00e8gles de dignit\u00e9, de droits humains et sur la force des Nations Unies. Je vise en particulier la Russie, qui, on le sait, est la principale force d\u2019hostilit\u00e9 sur ces sujets.<\/p>\n\n\n\n Oui, nous devons travailler \u00e0 un partenariat tourn\u00e9 vers l’avenir, sinc\u00e8rement et d’\u00e9gal \u00e0 \u00e9gal, sans ambigu\u00eft\u00e9 et fond\u00e9 sur des int\u00e9r\u00eats mutuels. Ils sont \u00e9vidents. En mati\u00e8re de lutte contre le changement climatique, il nous faut par exemple soutenir l\u2019id\u00e9e que les pays Africains ne doivent pas choisir entre r\u00e9duire la pauvret\u00e9 et faire reculer le r\u00e9chauffement climatique.<\/p>\n\n\n\n Nous avons un mod\u00e8le politique institutionnel singulier. La politique \u00e9trang\u00e8re est partag\u00e9e entre les \u00c9tats membres et les institutions europ\u00e9ennes. C’est un processus qui est en cours de convergence mais qui ne se fera pas en un jour, qui prend du temps. <\/p>\n\n\n\n Dans cette nouvelle flamb\u00e9e de violence au Proche-Orient, l’Union europ\u00e9enne doit donc rester constante et, surtout, coh\u00e9rente. Si nous d\u00e9fendons le droit international, nous devons le d\u00e9fendre partout de la m\u00eame mani\u00e8re. Parce que nous sommes rassembl\u00e9s par un socle de valeurs et que ce sont nos valeurs qui inspirent nos actions, nous devons nous montrer coh\u00e9rents. Il va de soi que nous condamnons avec la plus grande fermet\u00e9 cette attaque terroriste contre Isra\u00ebl et contre le peuple isra\u00e9lien. Il va de soi aussi, mais il faut le dire quand m\u00eame, que l’on reconna\u00eet le droit du peuple isra\u00e9lien et d’Isra\u00ebl de se d\u00e9fendre en lien \u00e9troit avec le droit international et le droit international humanitaire.<\/p>\n\n\n\n C\u2019est un fait : le G7 va devoir accepter de partager le pouvoir.<\/p>Charles Michel<\/cite><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n Dans certains pays de l\u2019Afrique de l’Ouest, on a assist\u00e9 au d\u00e9veloppement d’une nouvelle menace hybride, contre l’Afrique. Elle vise les Africains d’abord, et par la suite l’Europe. C\u2019est le mod\u00e8le de Wagner, de la Russie : captation des ressources \u00e9conomiques et des ressources naturelles en \u00e9change de la s\u00e9curisation de r\u00e9gimes et des politiques fragiles. La Russie utilise cette pr\u00e9sence, \u00e0 la fois pour d\u00e9stabiliser la relation entre l’Afrique et l’Europe d’une part, mais \u00e9galement pour tenter de diffuser son r\u00e9cit mensonger qui remet en question nos principes d\u00e9mocratiques, le multilat\u00e9ralisme.<\/p>\n\n\n\n Je prendrais un premier exemple, dans le domaine de la s\u00e9curit\u00e9. Nous avons travaill\u00e9 avec beaucoup de bonne foi c\u00f4t\u00e9 africain et c\u00f4t\u00e9 europ\u00e9en au Sahel \u00e0 la demande des Africains. Nous avons mis en place des m\u00e9caniques avec le G5 Sahel, assez lourdes d’un point de vue institutionnel. C\u2019\u00e9tait courageux. Un exemple un peu diff\u00e9rent : le Mozambique. L\u00e0, nous avons constat\u00e9 une d\u00e9termination africaine, exprim\u00e9e par la SADC et le Rwanda de mobiliser des moyens de s\u00e9curit\u00e9 africains pour lutter contre les terroristes. Les Europ\u00e9ens ont mis \u00e0 leur disposition des moyens mat\u00e9riels, financiers, et militaires. Ce processus semble porter ses fruits et nous avons en sus commenc\u00e9 \u00e0 y greffer un programme \u00e9conomique pour veiller \u00e0 ce qu’en m\u00eame temps que le terrorisme recule et les territoires de la r\u00e9gion se d\u00e9veloppent.<\/p>\n\n\n\n Je suis un tr\u00e8s grand partisan d\u2019une politique d\u2019engagement avec les pays d\u2019origine et de transit et de la construction de partenariats globaux. J’ai d’ailleurs \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s actif pour que le Conseil europ\u00e9en soutienne le principe de ces n\u00e9gociations.<\/p>\n\n\n\n Dans le cas de la Tunisie j\u2019ai \u00e9mis des critiques d\u2019abord sur la forme qui, c\u2019est vrai, n\u2019est peut-\u00eatre pas l’\u00e9l\u00e9ment central. Je pense que, pour faire fonctionner l’Union europ\u00e9enne, nous devons veiller \u00e0 ce que les proc\u00e9dures soient respect\u00e9es tout simplement parce qu\u2019elles sont l\u00e0 pour garantir l’unit\u00e9. Sur un sujet aussi essentiel que les migrations, la Commission seule ne peut pas prendre une telle d\u00e9cision. Les \u00c9tats membres doivent \u00eatre consult\u00e9s et doivent valider. Cela permet de veiller \u00e0 ce qu’il y ait une harmonie dans la mani\u00e8re dont nous d\u00e9veloppons nos strat\u00e9gies. Nous ne pouvons pas ignorer cette r\u00e9alit\u00e9. Maintenant, l\u2019accord est l\u00e0 et il faut \u00e9videmment tout mettre en \u0153uvre pour le faire fonctionner.<\/p>\n\n\n\n Sur un sujet aussi essentiel que les migrations, la Commission seule ne peut pas prendre une telle d\u00e9cision. Les \u00c9tats membres doivent \u00eatre consult\u00e9s et doivent valider.<\/p>Charles Michel<\/cite><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n Il faut \u00eatre pr\u00e9cis. Sur la conclusion de ce type d\u2019accord, nous devons regarder en tout premier lieu la relation que les pays ont avec d’autres \u00c9tats en termes de r\u00e9gimes de visa. Il nous faut ensuite regarder le lien entre l’aide macrofinanci\u00e8re europ\u00e9enne et les r\u00e9formes demand\u00e9es par le FMI. C\u2019est une question assez d\u00e9licate et technique que j\u2019essaie de formuler avec beaucoup de prudence. La pratique, de fait, est la suivante : l’Union europ\u00e9enne mobilise des moyens macrofinanciers en coordination avec le FMI, en prenant en compte le fait que le Fonds a des accords avec les pays concern\u00e9s. Je pense que nous devrions aller un peu plus loin : si le FMI exige des r\u00e9formes qui posent des probl\u00e8mes majeurs aux gouvernements parce qu’il y a un risque de tensions sociales, nous devrions regarder dans le d\u00e9tail ce qui est demand\u00e9 et essayer de construire des solutions. Si nous voulons une Union vraiment g\u00e9opolitique, il faudrait arr\u00eater de sous-traiter le sujet de fa\u00e7on un peu robotis\u00e9e au FMI. C’est un d\u00e9bat extr\u00eamement compliqu\u00e9, parce que le FMI donne une garantie de rigueur dans les r\u00e9formes.\u00a0<\/p>\n\n\n La carte d’un monde cass\u00e9.<\/p>\n Du centre du globe \u00e0 ses fronti\u00e8res les plus lointaines, la guerre est l\u00e0.<\/p>\n Notre \u00e8re est travers\u00e9e par un ph\u00e9nom\u00e8ne occulte et structurant, nous proposons de l\u2019appeler : guerre \u00e9tendue.<\/p>\n\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\tComment expliquez-vous cette cacophonie europ\u00e9enne, avec des symboles forts, des mesures annonc\u00e9es et r\u00e9tract\u00e9es, notamment concernant la question de l\u2019aide \u00e0 la Palestine ?<\/strong><\/h3>\n\n\n\n
L\u2019analyse cartographique que nous avons r\u00e9alis\u00e9e depuis samedi<\/a> des r\u00e9actions internationales \u00e0 la guerre du Soukkot semble montrer que le foss\u00e9 se creuse entre un Occident de plus en plus soud\u00e9 et le reste du monde partag\u00e9 entre appels \u00e0 la d\u00e9sescalade et soutien (pour un plus petit groupe) au Hamas : comment interpr\u00e9tez-vous ces fractures d\u2019une guerre \u00e9tendue qui semblent se superposer \u00e0 la carte du soutien \u00e0\u00a0 l\u2019Ukraine ?\u00a0<\/strong><\/h3>\n\n\n\n
En quel sens ?<\/strong><\/h3>\n\n\n\n
Qu\u2019est que cela implique concr\u00e8tement pour l\u2019Union ?<\/strong><\/h3>\n\n\n\n
C\u2019est en ce sens qu\u2019il faudrait envisager de d\u00e9velopper un axe euro-africain ?<\/strong><\/h3>\n\n\n\n
Pensez-vous que l\u2019accusation de \u00ab double standard \u00bb doive \u00eatre entendue ? Comment faudrait-il r\u00e9pondre ?<\/strong><\/h3>\n\n\n\n
Les derniers mois ont \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9s par une profonde d\u00e9stabilisation au Sahel, l\u2019Europe a-t-elle encore un r\u00f4le \u00e0 jouer en Afrique ?<\/strong><\/h3>\n\n\n\n
La question migratoire revient \u00e9galement au premier plan. Vous avez r\u00e9cemment \u00e9mis des critiques sur la mani\u00e8re dont a \u00e9t\u00e9 conclu l\u2019accord avec la Tunisie. Pourquoi ? <\/strong><\/h3>\n\n\n\n
Quelle serait selon vous la bonne approche ?<\/strong><\/h3>\n\n\n\n