{"id":193137,"date":"2023-10-22T09:41:11","date_gmt":"2023-10-22T07:41:11","guid":{"rendered":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/?p=193137"},"modified":"2023-10-28T09:43:08","modified_gmt":"2023-10-28T07:43:08","slug":"die-verwandelten","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2023\/10\/22\/die-verwandelten\/","title":{"rendered":"Die Verwandelten"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-drop-cap\">C\u2019est Kinga qui ouvre l\u2019histoire, ou plut\u00f4t devrait-on dire la bo\u00eete de Pandore. Kinga est avocate dans l\u2019Allemagne d\u2019aujourd\u2019hui, elle s\u2019int\u00e9resse en particulier aux questions d\u2019h\u00e9ritage, de m\u00e8res porteuses, et donne au d\u00e9but du roman une conf\u00e9rence sur les \u00ab&#160;Lebensborn&#160;\u00bb, des associations cr\u00e9\u00e9es par l\u2019Allemagne nazie pour promouvoir les naissances, en d\u2019autres termes des couveuses de la race aryenne. Sa m\u00e8re, qui vient de d\u00e9c\u00e9der, y est n\u00e9e en 1937 dans des circonstances qui lui sont encore inconnues. Une rencontre faite suite \u00e0 cette conf\u00e9rence va lui permettre de commencer \u00e0 tirer les fils t\u00e9nus de son histoire familiale n\u00e9buleuse&#160;: Kinga est comme bien des enfants n\u00e9s dans les ann\u00e9es 1960 une \u00ab&#160;enfant du brouillard&#160;\u00bb, tant les d\u00e9tails de son pass\u00e9 familial semblent vou\u00e9s \u00e0 demeurer flous.<\/p>\n\n\n\n<p>Suivant le principe selon lequel \u00ab&#160;quand quelqu\u2019un parle, la lumi\u00e8re se fait&#160;\u00bb, le r\u00e9cit est pris en charge par plusieurs voix de femmes \u00e0 diff\u00e9rentes \u00e9poques de leurs vies. Ce faisant, le roman ne proc\u00e8de nullement de fa\u00e7on chronologique. Il convoque telle ou telle voix \u00e0 telle ou telle \u00e9poque selon les besoins du r\u00e9cit. La structure complexe qui en r\u00e9sulte donne \u00e0 voir les imbrications \u00e9troites entre les \u00e9poques et les lieux. Chaque chapitre relate un pan de cette histoire familiale, d\u00e9voile une nouvelle perspective, chacun venant compl\u00e9ter le r\u00e9cit \u00e0 sa fa\u00e7on, tant que faire se peut. Car, si chaque prise de parole apporte un peu de lumi\u00e8re, chacune d\u2019entre elle est aussi une source d\u2019interrogations nouvelles. Entra\u00een\u00e9 d\u2019une \u00e9poque \u00e0 une autre et dans d\u2019incessants va-et-vient entre l\u2019Allemagne et la Pologne, le lecteur se doit de reconstituer ces histoires de m\u00e8res et de filles, autant de destins contrari\u00e9s par les al\u00e9as de l\u2019Histoire.<\/p>\n\n\n\n<p>Un arbre g\u00e9n\u00e9alogique d\u00e9ploy\u00e9 sur la page de garde indique \u00e0 la place des noms des personnages&#160;: \u00ab&#160;d\u00e9plac\u00e9e&#160;\u00bb, \u00ab&#160;d\u00e9plac\u00e9&#160;\u00bb, \u00ab&#160;disparue&#160;\u00bb, \u00ab&#160;vit o\u00f9 elle veut&#160;\u00bb, \u00ab&#160;m\u00e9tamorphos\u00e9e&#160;\u00bb, \u00ab&#160;assassin\u00e9&#160;\u00bb, \u00ab&#160;poursuivie&#160;\u00bb\u2026 Au fil du r\u00e9cit, toutes ces mentions \u00e0 la fois lourdes de sens et extr\u00eamement vagues vont finir par prendre un nom, mentionn\u00e9 ensuite sur l\u2019arbre chronologique de la fin du roman&#160;: elles vont sortir du brouillard, prendre corps et trouver une voix. Ainsi, Alissa, la m\u00e8re de Kinga, raconte-t-elle son enfance dans une famille d\u2019adoption, un couple bavarois fortun\u00e9 tr\u00e8s engag\u00e9 dans le parti national-socialiste, et livre le peu qu\u2019elle sait ou devine de sa propre m\u00e8re. Plus tard, la voix de Gerda, sa m\u00e8re adoptive, se fera entendre, comme celle d\u2019Adele, sa m\u00e8re biologique, chacune apportant ses propres int\u00e9r\u00eats et enjeux, ses tourments et regrets, tout comme ses incompr\u00e9hensions et oublis. \u00c0 travers ces r\u00e9cits qui se superposent, s\u2019entrecroisent, s\u2019\u00e9clairent mutuellement, c\u2019est avant tout l\u2019entrem\u00ealement de l\u2019intime et du politique qui est mis en avant. La fille d\u2019une domestique polonaise est donn\u00e9e \u00e0 un couple nazi sans enfant, une m\u00e8re allemande de Sil\u00e9sie et sa fille fuient \u00e0 la fin de la guerre, subissent les violences de soldats allemands et russes avant de rentrer en Sil\u00e9sie, la m\u00e8re est alors d\u00e9plac\u00e9e dans l\u2019Est de l\u2019Allemagne tandis que sa fille reste en Sil\u00e9sie sous une nouvelle identit\u00e9.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est l\u00e0 que le titre du roman prend tout son sens car ces femmes, toutes tir\u00e9es d\u2019histoires r\u00e9elles, sont d\u2019une fa\u00e7on ou d\u2019une autre des \u00ab&#160;m\u00e9tamorphos\u00e9es&#160;\u00bb et ce, non seulement pour les besoins de la fiction. Reni, qui a grandi en Sil\u00e9sie avec ses parents allemands, prend une identit\u00e9 polonaise \u00e0 son retour \u00e0 Breslau devenue Wroc\u0142aw&#160;: elle s\u2019invente alors une histoire de toute pi\u00e8ce. Sa fille Dorota, n\u00e9e au d\u00e9but des ann\u00e9es 1960, fera \u00e0 l\u2019inverse le choix de partir vivre en Allemagne et d\u2019enfouir son identit\u00e9 polonaise, mais elle porte jusque dans son pr\u00e9nom le nom polonais du fleuve Oder, Odra, qui joue un r\u00f4le pr\u00e9pond\u00e9rant dans le roman. Alissa, une fois adopt\u00e9e en Bavi\u00e8re au d\u00e9but des ann\u00e9es 1940, devient pour des raisons de politique raciale Gerhild et se doit d\u2019oublier son pass\u00e9 polonais, la fille de Kinga adopt\u00e9e \u00e0 la fin du 20<sup>e<\/sup> si\u00e8cle devient autre elle aussi et h\u00e9rite de ce pass\u00e9 familial entre l\u2019Allemagne et la Pologne. Mais, \u00ab&#160;m\u00e9tamorphos\u00e9es&#160;\u00bb, ces femmes le sont tout autant dans leurs corps, victimes qu\u2019elles sont de la guerre et de la cruaut\u00e9 des soldats, \u00e0 l\u2019instar de tant de figures f\u00e9minines chez Ovide m\u00e9tamorphos\u00e9es apr\u00e8s les viols qu\u2019elles ont subis. N\u00e9anmoins, quels que soient les motifs de leurs m\u00e9tamorphoses, ces femmes chez Ovide comme chez Ulrike Draesner gardent en elles le souvenir des violences pass\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Le pass\u00e9 de fait n\u2019en finit pas de resurgir \u2013 comme ce tableau de Menzel authentique ou non transmis dans le roman par une s\u00e9rie de hasards de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration \u2013, rendant tout changement d\u2019identit\u00e9 et les espoirs qui l\u2019accompagnent tout bonnement illusoires. Alissa devenue Gerhild, s\u00e9par\u00e9e de sa m\u00e8re alors qu\u2019elle \u00e9tait enfant pour des raisons qu\u2019elle ignore, s\u00e9parera plus tard sans raison apparente sa propre fille des grands-parents que celle-ci aime tant. Reni devenue Walla, tente de surmonter son pass\u00e9 et de reconstruire sa vie avec un colonel polonais, mais son destin se brise \u00e0 nouveau, cinq ans apr\u00e8s la fin de la guerre, au retour tardif des camps de la femme juive de celui-ci. Les violences perp\u00e9tr\u00e9es durant la guerre ne cessent de faire peser leur ombre sur ces g\u00e9n\u00e9rations de femmes&#160;: \u00ab&#160;Comment s\u2019arr\u00eate une guerre pour une fille qui ne l\u2019a pas v\u00e9cue, qui a seulement d\u00fb grandir avec elle, bien qu\u2019elle soit d\u00e9j\u00e0 termin\u00e9e \u2013 parce que celles qui \u00e9taient grandes, comme on disait, \u00e9taient rest\u00e9es petites justement du fait de cette guerre&#160;?&#160;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Les relations entre m\u00e8res et filles sont sans cesse rompues, parfois recompos\u00e9es, recoll\u00e9es, rafistol\u00e9es tant bien que mal \u00e0 l\u2019image des bouts de ficelle qui relient les personnages des arbres g\u00e9n\u00e9alogiques au d\u00e9but et \u00e0 la fin du livre. Mais l\u2019alt\u00e9ration et la rupture sugg\u00e9r\u00e9es d\u00e8s la page de titre, o\u00f9 le mot \u00ab&#160;les M\u00e9tamorphos\u00e9es&#160;\u00bb se brise sur quatre lignes, pr\u00e9dominent le r\u00e9cit tout entier. Et c\u2019est dans le roman avant tout le travail sur la langue qui va t\u00e9moigner de ces cassures. Selon les \u00e9poques et les exp\u00e9riences v\u00e9cues par les diff\u00e9rentes femmes, la langue est fluide, t\u00e2tonnante, hach\u00e9e, interrompue. Les femmes racontent, cherchent leurs mots, reviennent sur des \u00e9pisodes qu\u2019elles enrichissent, reprennent sous un autre angle, elles traquent des souvenirs, cherchent des mots contre l\u2019oubli ou contre le silence, m\u00eame si celui-ci souvent l\u2019emporte. Mais la langue figure \u00e9galement une \u00e9volution personnelle ou historique, ainsi, dans les paroles de Gerda, le mot REICH ressort toujours en majuscules, jusque dans le mot stREICHeln (caresser) ou das REICHt (\u00e7a suffit). Sous la plume de Ulrike Draesner, la langue peut se faire douleur, \u00e9touffement, deuil. La langue est malmen\u00e9e, elle est sympt\u00f4me d\u2019un mal profond, mais elle peut se r\u00e9v\u00e9ler aussi garante de souvenirs enfouis. C\u2019est ce que traduisent les po\u00e8mes qui introduisent la plupart des chapitres, des po\u00e8mes intitul\u00e9s \u00ab&#160;chant des femmes abus\u00e9es&#160;\u00bb ou \u00ab&#160;chant des enfants abus\u00e9es&#160;\u00bb. Ils rappellent les ch\u0153urs des trag\u00e9dies grecs et, d\u2019un point de vue formel, sugg\u00e8rent avec leurs phrases entrecoup\u00e9es, leurs mots parfois ray\u00e9s, superpos\u00e9s, effac\u00e9s ou disparus ainsi que leurs lignes blanches, autant de palimpsestes. Pr\u00e9sence absente des souvenirs dans la langue, ils figurent les limites du dicible.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans <em>Les m\u00e9tamorphos\u00e9es<\/em>,<em> <\/em>Ulrike Draesner met ainsi en lumi\u00e8re un vaste pan de l\u2019histoire europ\u00e9enne avec une grande cr\u00e9ativit\u00e9 po\u00e9tique. Car c\u2019est avant tout la langue qui s\u2019est m\u00e9tamorphos\u00e9e sans cesse pour porter ces r\u00e9cits jusqu\u2019\u00e0 nous.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab&#160;&#160;Je suis celle qui raconte cette histoire. Elle ressemble \u00e0 un gant retourn\u00e9. Quelqu\u2019un a d\u00fb l\u2019enlever dans la pr\u00e9cipitation, peut-\u00eatre en fuite. 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