{"id":192571,"date":"2023-07-31T17:13:45","date_gmt":"2023-07-31T15:13:45","guid":{"rendered":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/?p=192571"},"modified":"2023-07-31T18:46:50","modified_gmt":"2023-07-31T16:46:50","slug":"18-livres-a-lire-et-une-carte-interactive-sur-le-monde-doppenheimer","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2023\/07\/31\/18-livres-a-lire-et-une-carte-interactive-sur-le-monde-doppenheimer\/","title":{"rendered":"18 livres \u00e0 lire \u2014 et une carte interactive \u2014 sur le monde d’Oppenheimer"},"content":{"rendered":"\n
La premi\u00e8re s\u00e9rie d\u2019\u00e9t\u00e9 du Grand Continent est consacr\u00e9e \u00e0 l\u2019une des figures les plus impressionnantes du XXe si\u00e8cle, l\u2019ancien directeur du laboratoire de Los Alamos en charge du Projet Manhattan, J. Robert Oppenheimer. Chaque jour de cette semaine, nous vous donnerons acc\u00e8s \u00e0 un texte in\u00e9dit en fran\u00e7ais : des implications g\u00e9opolitiques et techniques de la bombe, jusqu\u2019\u00e0 ses effets philosophiques, du portrait des physiciens qui l\u2019ont rendu th\u00e9oriquement possible. <\/em><\/p>\n\n\n\n Apr\u00e8s le long texte sur le contr\u00f4le international de l’atome, qui lance la s\u00e9rie<\/a>, nous vous proposons de prendre du recul et de d\u00e9couvrir, outre le magnifique essai qui a inspir\u00e9 le film de Nolan <\/em>American Prometheus, des livres qui peuvent accompagner les r\u00e9flexions sur <\/em>Oppenheimer \u2014 et, pour les Italiens et les Grecs, la grande attente de sa sortie en salle fin ao\u00fbt.<\/em><\/p>\n\n\n\n \u00ab Depuis le 26 mars 1938, on a perdu la trace, entre son d\u00e9part et son arriv\u00e9e sur un bateau reliant Palerme \u00e0 Naples, du physicien sicilien Ettore Majorana, \u00e2g\u00e9 de 31 ans, qu\u2019Enrico Fermi n’h\u00e9sitait pas \u00e0 qualifier de g\u00e9nie, de la stature de Galil\u00e9e et de Newton. Suicide, comme les enqu\u00eateurs de l’\u00e9poque veulent le croire et le laisser croire, ou fuite volontaire du monde et des terribles destins qu’un tel esprit a pu lire dans l’avenir – et le futur proche – de la science atomique ? Majorana a-t-il abandonn\u00e9 la physique lorsqu’il a compris que la fission nucl\u00e9aire conduirait \u00e0 la mise au point de la bombe atomique ? C’est sur cette question que Sciascia construit l’un de ses plus beaux livres, avec une intensit\u00e9 d’analyse et une quasi-identification aux motivations inavou\u00e9es, \u00e0 la logique et \u00e0 l’\u00e9thique secr\u00e8te des personnages qui frise l’incandescence de la v\u00e9rit\u00e9. \u00bb<\/p>\n\n\n\n <\/p>\n\n\n\n <\/p>\n\n\n\n <\/p>\n\n\n\n <\/p>\n\n\n\n <\/p>\n\n\n\n <\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Sous ses dehors burlesques o\u00f9 se c\u00f4toient savants fous et agents secrets, cette com\u00e9die propose une r\u00e9flexion sur les dangers que repr\u00e9sentent le progr\u00e8s scientifique et son usage \u00e0 des fins politiques. Bien qu\u2019\u00e9crite en pleine guerre froide, la pi\u00e8ce la plus connue de D\u00fcrrenmatt n\u2019a rien perdu de son actualit\u00e9. \u00bb<\/p>\n\n\n\n <\/p>\n\n\n\n <\/p>\n\n\n\n <\/p>\n\n\n\n <\/p>\n\n\n\n <\/p>\n\n\n\n <\/p>\n\n\n\n <\/p>\n\n\n\n <\/p>\n\n\n\n <\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Apr\u00e8s le suicide de sa fille a\u00een\u00e9e, Etsuko, une Japonaise install\u00e9e en Angleterre, se replonge dans les souvenirs de sa vie. Premier roman du Prix Nobel de litt\u00e9rature Kazuo Ishiguro, Lumi\u00e8re p\u00e2le sur les collines<\/em> est de ces livres dont on ne sort pas indemne. \u00c9crit dans un style d\u00e9pouill\u00e9, limpide, tout en demi-teintes et en non-dits, reflet d’un pass\u00e9 myst\u00e9rieux, il poss\u00e8de un rare pouvoir d’envo\u00fbtement. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab - Les id\u00e9es doivent se partager, se m\u00e2cher, se contredire.<\/p>\n\n\n\n – Nous ne sommes plus \u00e0 l\u2019universit\u00e9, docteur, on parle du plus grand secret de notre \u00e9poque.<\/p>\n\n\n\n – Alors, cr\u00e9ez une universit\u00e9 secr\u00e8te.<\/p>\n\n\n\n \u00c0 cet instant pr\u00e9cis, Groves avait su qu\u2019il croisait le regard de celui qui, comme lui, trouvait des solutions aux emmerdements. \u00bb Quand s\u2019ach\u00e8ve la Seconde Guerre mondiale, la c\u00e9l\u00e9brit\u00e9 de Robert Oppenheimer est immense. Mais ce brillant scientifique, \u00e0 l\u2019esprit fougueux et au charme magn\u00e9tique, s\u2019oppose au d\u00e9tournement de la recherche nucl\u00e9aire par l\u2019arm\u00e9e. En repr\u00e9sailles, on lui retire son accr\u00e9ditation Secret D\u00e9fense. Un proc\u00e8s s\u2019ouvre alors : le p\u00e8re de la bombe atomique parviendra-t-il \u00e0 rester ma\u00eetre de sa terrible invention ? \u00bb<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Ce livre, plaidoyer passionn\u00e9, profond et pr\u00e9curseur contre la bombe atomique, comprend trois textes de genre tr\u00e8s diff\u00e9rent.<\/p>\n\n\n\n L\u2019Homme sur le pont <\/em>\u2013 \u00ab quelque chose \u00bb qui n\u2019a ni t\u00eate ni mains mais joue de la musique\u2026 \u2013 est le journal \u00e9crit par Anders lors de sa visite au Japon, \u00e0 Hiroshima, en ao\u00fbt 1958. Journal d\u2019une virulence terrible contre la bombe, la guerre, les techniques de destruction modernes.<\/p>\n\n\n\n Hors limite<\/em> reprend les lettres d\u2019Anders au pilote de l\u2019avion d\u2019Hiroshima, Claude Eatherly, devenu une victime de la bombe, intern\u00e9 pour avoir refus\u00e9 d\u2019\u00eatre trait\u00e9 en h\u00e9ros, ainsi que les r\u00e9ponses d\u2019Eatherly.<\/p>\n\n\n\n Les Discours sur les trois guerres mondiales<\/em> (1964) anticipent les r\u00e9flexions r\u00e9centes sur le r\u00f4le \u00ab \u00e9thique \u00bb de la peur, de la \u00ab panique \u00bb, de l\u2019effroi, qu\u2019on trouvera plus tard chez un Hans Jonas.<\/p>\n\n\n\n Anders le reconna\u00eet dans l\u2019introduction de 1982, ces pages \u00e9crites plus de trente ans avant appartiennent \u00e0 la \u00ab pr\u00e9histoire \u00bb de la mouvance antiatomique. Pourtant, comme Jean-Pierre Dupuy le montre avec rigueur dans sa pr\u00e9face, elles restent d\u2019une puissante actualit\u00e9. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab 15 juillet 1945, Los Alamos, Nouveau-Mexique. Robert Oppenheimer, brillant scientifique et cr\u00e9ateur de la bombe atomique, compte les heures, les minutes. Il attend le lancement de l\u2019essai nucl\u00e9aire Trinity.<\/p>\n\n\n\n Un agent du FBI, une journaliste ou encore sa secr\u00e9taire particuli\u00e8re t\u00e9moignent de celui qu\u2019il \u00e9tait. \u00c0 travers sept r\u00e9cits s\u2019\u00e9labore par petites touches le portrait kal\u00e9idoscopique d\u2019un homme de l\u2019ombre qui a transform\u00e9 le destin de l\u2019humanit\u00e9. Trinity<\/em> explore les confins de la culpabilit\u00e9, son influence sur les corps et les esprits. Ici, les histoires personnelles des narrateurs se m\u00ealent \u00e0 l\u2019histoire mondiale, et les fant\u00f4mes des victimes des bombes d\u2019Hiroshima et Nagasaki surgissent \u00e0 chaque page.<\/p>\n\n\n\n En interrogeant le rapport entre r\u00e9alit\u00e9 et fiction, intime et universel, Louisa Hall compose un grand roman sur le monde terrifiant engendr\u00e9 par l\u2019arme qui aurait d\u00fb en finir avec toutes les armes. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Ce livre s\u2019int\u00e9resse aux repr\u00e9sentations de l\u2019arme nucl\u00e9aire dans l\u2019art et la culture, et \u00e0 la mani\u00e8re dont elles fa\u00e7onnent nos perceptions et notre imaginaire collectif. R\u00e9unissant 35 auteurs aux profils et aux modes d\u2019expression tr\u00e8s divers (chercheurs, diplomates, artistes, critiques, conservateurs, etc.), tels le dessinateur Plantu ou le r\u00e9alisateur Antonin Baudry (Le Chant du loup<\/em>), il dresse un vaste panorama invitant \u00e0 penser la repr\u00e9sentation de l\u2019arme nucl\u00e9aire : lire les \u0153uvres litt\u00e9raires, les romans, la bande dessin\u00e9e qui la mettent en sc\u00e8ne ; regarder la bombe sur le grand et le petit \u00e9cran, au cin\u00e9ma et dans les s\u00e9ries t\u00e9l\u00e9vis\u00e9es ; \u00e9couter la musique qui en parle ; ou jouer aux jeux vid\u00e9o qui la repr\u00e9sentent. Ses chapitres s\u2019int\u00e9ressent aussi \u00e0 ceux qui montrent la bombe, par la photographie ou l\u2019exposition ; qui b\u00e2tissent les villes en fonction de cette menace et les bunkers pour s\u2019en prot\u00e9ger ; qui la promeuvent dans des strat\u00e9gies nationales ; et la contestent par l\u2019humour, l\u2019art et la culture. Cet ensemble in\u00e9dit et les 170 illustrations qui l\u2019accompagnent font de cet ouvrage de r\u00e9f\u00e9rence un objet unique en son genre. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Lir<\/a>e<\/a> plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Lorsqu\u2019au printemps 2006, Ren\u00e9 Girard et Beno\u00eet Chantre d\u00e9cid\u00e8rent d\u2019\u00e9crire un livre sur Carl von Clausewitz (1780-1831), la perspective d\u2019une catastrophe nucl\u00e9aire s\u2019\u00e9tait bien \u00e9loign\u00e9e des esprits. La Guerre froide semblait r\u00e9volue. Quant \u00e0 la \u00ab vieille Europe \u00bb, elle feignait de penser qu\u2019elle avait exorcis\u00e9 ses conflits s\u00e9culaires. Lanc\u00e9 en octobre 2007, Achever Clausewitz fut tr\u00e8s bien accueilli et traduit en de nombreuses langues : un succ\u00e8s que ne garantissait pas a priori la violence de son propos. D\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment apocalyptiques, ces entretiens sur la destruction de l\u2019Europe, l\u2019\u00e9chec du christianisme historique et le cr\u00e9puscule de l\u2019Occident s\u2019achevaient sur un plaidoyer pour la relation franco-allemande et les figures qui l\u2019incarn\u00e8rent. Or personne n\u2019attendait sur le terrain g\u00e9opolitique un auteur qu\u2019on croyait plus pr\u00e9occup\u00e9 par les origines de l\u2019humanit\u00e9 que par la fin de l\u2019histoire occidentale.<\/p>\n\n\n\n L\u2019int\u00e9r\u00eat que ce livre continue de susciter, quinze ans apr\u00e8s sa parution, tant dans les cercles militaires et strat\u00e9giques qu\u2019aupr\u00e8s des litt\u00e9raires, des philosophes ou des anthropologues, est l\u2019occasion d\u2019en publier une version revue et augment\u00e9e. Mais le contexte a beaucoup chang\u00e9. En 2007, c\u2019\u00e9tait les actes suicidaires du djihad que Girard et Chantre interrogeaient en relisant De la guerre. L\u2019invasion de l\u2019Ukraine par les troupes russes, en f\u00e9vrier 2022, tout en s\u2019inscrivant dans la br\u00e8che ouverte par le 11-Septembre, laisse pr\u00e9sager un conflit d\u2019une ampleur in\u00e9dite depuis 1945. Nous voici entr\u00e9s dans une nouvelle \u00e8re de la violence o\u00f9 se profile, avec une part de hasard beaucoup plus grande que dans les ann\u00e9es 1960 et 1970, la possibilit\u00e9 d\u2019une \u00ab guerre absolue \u00bb, plus encore que d\u2019une \u00ab guerre totale \u00bb. Ces entretiens riches et denses n\u2019ont donc malheureusement pas pris une ride. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Nous sommes plus pr\u00e8s d’une guerre nucl\u00e9aire que nous ne l’avons jamais \u00e9t\u00e9 pendant la Guerre froide, mais la plupart des gens sont aveugles \u00e0 ce danger. Ils ont appris que les armes nucl\u00e9aires ne servent qu’\u00e0 une chose : emp\u00eacher que les autres les emploient. C’est ce qu’on appelle la dissuasion. Ils pensent aussi que ces armes sont trop destructrices pour qu’on soit tent\u00e9 de les utiliser. Telles sont les illusions qui leur permettent de dormir tranquilles.<\/p>\n\n\n\n Entre l’\u00e9t\u00e9 2017 et janvier 2018, nous avons plusieurs fois fr\u00f4l\u00e9 une guerre nucl\u00e9aire que ses protagonistes, Donald Trump et Kim Jong Un, ne voulaient nullement, pas plus que ne la voulurent Kennedy et Khrouchtchev pendant la crise de Cuba. Les intentions des acteurs comptent en effet tr\u00e8s peu. Des \u00ab machines apocalyptiques \u00bb d\u00e9cident aujourd’hui pour nous, des syst\u00e8mes de d\u00e9clenchement semi-automatique o\u00f9 le faux calcul, la mauvaise interpr\u00e9tation ou l’accident jouent un r\u00f4le d\u00e9terminant.<\/p>\n\n\n\n On repose donc ici \u00e0 nouveaux frais la question de l’efficacit\u00e9 et de la moralit\u00e9 de l’arme nucl\u00e9aire. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n La r\u00e9flexion de Jean-Pierre Dupuy apr\u00e8s la menace nucl\u00e9aire agit\u00e9e par Poutine en Ukraine \u00e0 retrouver dans nos pages<\/a><\/p>\n\n\n\n \u00ab Ce livre est l’une des \u0153uvres ma\u00eetresses de Heidegger, celle o\u00f9 l’abondance et l’originalit\u00e9 des vues, la hauteur po\u00e9tique du langage s’affirment avec le plus de ma\u00eetrise et d’aisance. Dans ces Essais et conf\u00e9rences<\/em>, les sujets affront\u00e9s s’encha\u00eenent avec une inexorable n\u00e9cessit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n La science qui poursuit et harc\u00e8le la nature, la technique qui la met \u00e0 la raison pour mettre en s\u00fbret\u00e9 des \u00ab fonds \u00bb, \u00e0 quel appel de l’\u00catre ob\u00e9issent-elles ? Comment l’homme habite-t-il aujourd’hui sur terre et qu’est-ce pour lui qu’habiter ? O\u00f9 prend-il les mesures de son habitation et de sa pens\u00e9e et de l’\u00catre, de l’\u00catre et des choses qui sont, des choses et du monde ?<\/p>\n\n\n\n Ainsi peu \u00e0 peu le cercle se resserre autour des questions essentielles. Dans des textes qui se situent dans le m\u00eame horizon de pens\u00e9e que Chemins qui ne m\u00e8nent nulle part<\/em>, les questions se pressent et se croisent, nous conduisant non \u00e0 des r\u00e9ponses, mais \u00e0 des \u00e9chapp\u00e9es et \u00e0 des perspectives. \u00bb<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n Les clefs d’un monde cass\u00e9.<\/p>\n Du centre du globe \u00e0 ses fronti\u00e8res les plus lointaines, la guerre est l\u00e0. L\u2019invasion de l\u2019Ukraine par la Russie de Poutine nous a frapp\u00e9s, mais comprendre cet affrontement crucial n’est pas assez.<\/p>\n Notre \u00e8re est travers\u00e9e par un ph\u00e9nom\u00e8ne occulte et structurant, nous proposons de l\u2019appeler : guerre \u00e9tendue.<\/p>\n\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\tLitt\u00e9rature, philosophie et imaginaires nucl\u00e9aires<\/h4>\n\n\n\n
Leonardo Sciascia, La Disparition de Majorana<\/em> (La scomparsa di Majorana<\/em>, 1975), traduit par Mario Fusco, Paris, La Quinzaine litt\u00e9raire, 1976. R\u00e9\u00e9d. Paris, Allia, 2012<\/strong><\/h2>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nFriedrich D\u00fcrrenmatt, Les Physiciens<\/em> (Die Physiker<\/em> en allemand), 1962<\/strong><\/h2>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nKazuo Ishiguro, A Pale View Of Hills (Lumi\u00e8res p\u00e2le sur les collines)<\/em>, <\/strong>Folio<\/h2>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\n
Keiko, n\u00e9e d’un premier mariage au Japon, ne s’est jamais acclimat\u00e9e \u00e0 l’Angleterre, et surtout elle n’accepta pas le remariage de sa m\u00e8re avec un homme qu’elle consid\u00e9ra toute sa vie comme un parfait \u00e9tranger. Mais peut-\u00eatre l’explication du drame demeure-t-elle enfouie dans le Japon de l’apr\u00e8s-guerre, \u00e0 Nagasaki, ville martyre qui se relevait des plaies de la guerre et du traumatisme de la bombe, durant cet \u00e9trange \u00e9t\u00e9 o\u00f9, alors qu’elle attendait la naissance de Keiko, Etsuko se lia d’amiti\u00e9 avec la plus solitaire de ses voisines, Sachiko, une jeune veuve qui \u00e9levait sa fille, la petite Mariko.<\/p>\n\n\n\nVirginie Ollagnier, <\/strong>Ils ont tu\u00e9 Oppenheimer<\/em><\/strong>, Folio, 2023<\/strong><\/h2>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nG\u00fcnther Anders, Hiroshima est partout<\/em>, \u00c9ditions du Seuil, 2008<\/strong><\/h2>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nLouisa Hall, <\/strong>Trinity<\/em><\/strong>, Ecco, 2018 (traduction fran\u00e7aise Gallimard, 2020)<\/strong><\/h2>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nJean-Baptiste Jeang\u00e8ne Vilmer et C\u00e9line Jurgensen (dir.), <\/strong>Imaginaires nucl\u00e9aires. Repr\u00e9sentations de l\u2019arme nucl\u00e9aire dans l\u2019art et la culture<\/em><\/strong>, Odile Jacob, 2021<\/strong><\/h2>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nRen\u00e9 Girard et Beno\u00eet Chantre, Achever Clausewitz<\/em>, Grasset, 2007 (r\u00e9\u00e9dition augment\u00e9e 2022)<\/strong><\/h2>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nJean-Pierre Dupuy, La guerre qui ne peut pas avoir lieu. Essai de m\u00e9taphysique nucl\u00e9aire<\/em>, Descl\u00e9e de Brouwer, 2019<\/strong><\/h2>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nMartin Heidegger, \u00ab La question de la technique \u00bb, dans Essais et conf\u00e9rences<\/em>, Paris, Gallimard, coll. \u00ab Tel \u00bb (no 52), 1993, p. 9-48<\/strong><\/h2>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\n