{"id":185367,"date":"2023-05-16T09:59:05","date_gmt":"2023-05-16T07:59:05","guid":{"rendered":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/?p=185367"},"modified":"2023-10-31T09:12:32","modified_gmt":"2023-10-31T08:12:32","slug":"la-solidarite-rationnelle-un-nouveau-modele-pour-la-revolution-ecologique-et-sociale-en-afrique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2023\/05\/16\/la-solidarite-rationnelle-un-nouveau-modele-pour-la-revolution-ecologique-et-sociale-en-afrique\/","title":{"rendered":"La solidarit\u00e9 rationnelle : un nouveau mod\u00e8le pour la r\u00e9volution \u00e9cologique et sociale en Afrique"},"content":{"rendered":"\n
L\u2019Afrique est \u00e0 la crois\u00e9e des chemins : sans politiques sociales volontaristes accroissant le bien-\u00eatre des populations, il n\u2019y aura pas de d\u00e9veloppement \u00e9conomique et de r\u00e9volution \u00e9cologique. Si telle bifurcation n\u2019\u00e9tait pas prise, nous vivrions une progression, lente ou rapide, vers le chaos \u2014 et ce bien au-del\u00e0 des fronti\u00e8res africaines. <\/p>\n\n\n\n
Car en Afrique comme ailleurs, la transition \u00e9cologique doit s\u2019accompagner d\u2019une transition sociale, vers plus de justice. Les plus d\u00e9favoris\u00e9s, bien qu\u2019ils en soient les moins responsables, sont les plus vuln\u00e9rables au changement climatique, faute de ressources pour s\u2019y adapter<\/p>\n\n\n\n
Les paysans d\u2019Afrique subsaharienne sont ainsi parmi les premiers touch\u00e9s par le d\u00e9r\u00e8glement climatique, qui attaque d\u2019abord l\u2019activit\u00e9 des sols : selon l\u2019INRAE, le r\u00e9chauffement climatique a d\u00e9j\u00e0 d\u00e9grad\u00e9 20 % de leur productivit\u00e9 depuis 1980, particuli\u00e8rement sous les tropiques o\u00f9 les conditions sont plus extr\u00eames et les sols plus fragiles. Cela concerne les trois quarts des paysannes \u2014 les plus nombreuses \u2014 et des paysans, qui pourtant produisent encore en Afrique subsaharienne pr\u00e8s de 80 % de ce que nous consommons.<\/p>\n\n\n\n
L\u2019Afrique est donc l\u2019une des r\u00e9gions o\u00f9 s\u2019accumulent les d\u00e9fis : alors que sa population doublera encore en vingt-cinq ans, malgr\u00e9 la transition d\u00e9mographique qui s\u2019amorce, la d\u00e9gradation de la productivit\u00e9 et de la fertilit\u00e9 depuis 40 ans a atteint les limites supportables pour les paysanneries africaines, qui comptent parmi les grandes oubli\u00e9es du continent. Car les campagnes ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9laiss\u00e9es. Les villes ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9f\u00e9r\u00e9es au nom de la stabilit\u00e9 politique et d\u2019un progr\u00e8s pens\u00e9 sans paysans ; mais elles ont atteint la limite de leurs capacit\u00e9s et ne peuvent plus absorber l\u2019exode rural. Les tendances se poursuivent ainsi malgr\u00e9 aussi les efforts d\u2019adaptation ; ceux-ci avaient pourtant conduit \u00e0 une am\u00e9lioration des techniques \u2014 agrochimie mais aussi association entre agriculture et \u00e9levage \u2014 et \u00e0 une multiplication de la population depuis 1960, via<\/em> l\u2019extension des cultures sur les p\u00e2turages des \u00e9leveurs et les for\u00eats. <\/p>\n\n\n\n Les campagnes ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9laiss\u00e9es. Les villes ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9f\u00e9r\u00e9es au nom de la stabilit\u00e9 politique et d\u2019un progr\u00e8s pens\u00e9 sans paysans ; mais elles ont atteint la limite de leurs capacit\u00e9s et ne peuvent plus absorber l\u2019exode rural.<\/p>Kako Nubukpo<\/cite><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n Pour ces laiss\u00e9s pour compte dont le nombre va cro\u00eetre, l\u2019avenir ne sera fait que de migrations vers l\u2019ext\u00e9rieur du continent \u2014 car les migrations en interne ont d\u00e9j\u00e0 eu lieu vers les villes ou les pays les plus riches \u2014 jusqu\u2019alors contenues tant bien que mal. Pour ceux qui resteront, l\u2019avenir sera fait de conflits sur les ressources d\u00e9g\u00e9n\u00e9rant en conflits \u00ab interethniques \u00bb, r\u00e9gionaux et intercontinentaux, \u00e0 l\u2019ombre du terrorisme. De tels conflits ont d\u00e9j\u00e0 commenc\u00e9 entre agriculteurs et \u00e9leveurs au Sahel et en Afrique Centrale \u2014 ou entre rivaux pour les mines, comme en RDC ou au Rwanda.<\/p>\n\n\n\n Pour assombrir encore le tableau, l\u2019on observe un accroissement des ressentiments et des replis identitaires parfois instrumentalis\u00e9s par le populisme. Ils sont le revers d\u2019une absence de perspective d\u2019avenir et de la revendication d\u2019une vie meilleure.<\/p>\n\n\n\n Les jeunes \u2014 qui n\u2019ont pas connu les ind\u00e9pendances africaines des ann\u00e9es 1960 mais de longs r\u00e9gimes autoritaires \u2014 se r\u00e9voltent aujourd\u2019hui, en ville, mais aussi dans les campagnes. Si l\u2019\u00e9lan d\u00e9mocratique est bris\u00e9 et si des r\u00e9ponses concr\u00e8tes ne sont pas donn\u00e9es, les \u00e9quilibres instables de la g\u00e9opolitique continentale s\u2019en trouveront menac\u00e9s \u2013 les conflits pouvant m\u00eame s\u2019exporter au-del\u00e0 du continent.<\/p>\n\n\n\n Il y a pourtant une compl\u00e9mentarit\u00e9, et non un antagonisme, entre ces deux axes de politiques publiques. En particulier en Afrique, o\u00f9 les pratiques sociales et les imaginaires collectifs ont en partie r\u00e9sist\u00e9 \u00e0 la marchandisation des relations humaines et aux d\u00e9g\u00e2ts engendr\u00e9s dans le sillage de la lib\u00e9ralisation des flux.<\/p>\n\n\n\n Les jeunes \u2014 qui n\u2019ont pas connu les ind\u00e9pendances africaines des ann\u00e9es 1960 mais de longs r\u00e9gimes autoritaires \u2014 se r\u00e9voltent aujourd\u2019hui, en ville, mais aussi dans les campagnes.<\/p>Kako Nubukpo<\/cite><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n Revenons aux villes et aux \u00e9checs du \u00ab d\u00e9veloppement \u00bb : les \u00e9conomies, les agricultures et les institutions africaines sont d\u00e9sormais \u00e0 un point de faiblesse extr\u00eame, que l\u2019on peut difficilement imaginer empirer : qu\u2019on songe \u00e0 l\u2019explosion des petits emplois informels, \u00e0 l\u2019inexistence des emplois industriels, aux revenus de rente capt\u00e9s par l\u2019\u00e9lite politique et la classe administrative, de moins en moins partageuses avec la population rurale appauvrie dont elles proviennent.<\/p>\n\n\n\n De plus, l\u2019extraversion des \u00e9conomies et la pr\u00e9dation des ressources ont continu\u00e9 sous les ind\u00e9pendances, malgr\u00e9 des tentatives \u2014 souvent tu\u00e9es dans l\u2019\u0153uf \u2014 de la part d\u2019une poign\u00e9e de cadres africains form\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9poque. Plus tard, un nouvel ordre \u00e9conomique mondial a augment\u00e9 l\u2019ouverture commerciale au pr\u00e9texte d\u2019une th\u00e9orie parfaite et ind\u00e9passable : sous une concurrence insupportable \u2014 haute productivit\u00e9 agricole et industrielle, subventions \u2014 il a asphyxi\u00e9 toute vell\u00e9it\u00e9 de d\u00e9veloppement endog\u00e8ne, sans assurer pour autant une position satellitaire vivable. L\u2019Afrique s\u2019est retrouv\u00e9e dans une situation de d\u00e9pendance qui ne fait que s\u2019aggraver. <\/p>\n\n\n\n Les th\u00e9ories en faveur de la lib\u00e9ralisation des flux laissaient n\u00e9anmoins la libre-circulation des personnes dans l\u2019ombre. Cet impens\u00e9 a \u00e9t\u00e9 a posteriori <\/em>g\u00e9r\u00e9 par les pays occidentaux dans le cadre d\u2019une politique du \u00ab chacun pour soi \u00bb en Afrique ; ceux-ci n\u2019h\u00e9sitaient pas \u00e0 soutenir des r\u00e9gimes autoritaires \u2014 gendarmes des flux en amont. En miroir, on pourrait rappeler que pas moins de 60 millions d\u2019Europ\u00e9ens ont migr\u00e9 entre 1850 et 1930 pour r\u00e9guler les fractures issues de l\u2019industrialisation et de la progression d\u00e9mographique\u2026<\/p>\n\n\n\n Quel futur, et plus encore quelle r\u00e9volution \u00e9cologique, quel \u00ab progr\u00e8s \u00e9conomique et social \u00bb , quelle protection de l\u2019environnement sont envisageables pour le continent quand on ne peut plus couvrir l\u2019Afrique de 2 milliards de tracteurs, de voitures et de climatiseurs, et alors que s\u2019acc\u00e9l\u00e8re l\u2019appauvrissement des populations, en particulier des paysans \u2013 sans acc\u00e8s \u00e0 l\u2019eau, sans installation de toilettes, sans \u00e9lectricit\u00e9, sans motorisation, sans industries non plus ?<\/p>\n\n\n\n Apporter des r\u00e9ponses \u2014 du local au global \u2014 aux enjeux majeurs qui menacent aujourd\u2019hui la survie des populations et la paix mondiale est notre principal d\u00e9fi. La communaut\u00e9 humaine n\u2019est plus aveugle : avec une troisi\u00e8me transition, le num\u00e9rique, tout se sait, tout le temps. Et la mis\u00e8re devient insoutenable pour ceux qui n\u2019ont rien en face de ceux qui ont tout. Car les pays riches ne sont pas avares de mis\u00e8res et de mis\u00e9reux, ne sachant manifestement pas si bien partager l\u2019abondance.<\/p>\n\n\n\n Il nous faut plus d\u2019emplois et une vie plus digne pour toutes et tous, c\u2019est-\u00e0-dire des droits humains civils et cela passera par une red\u00e9finition des priorit\u00e9s et en basant les politiques publiques sur les forces endog\u00e8nes d\u2019un continent qui n\u2019en manque pas. Pour ce faire, il est imp\u00e9ratif de provoquer un changement qui rende d\u00e9veloppement, soutenabilit\u00e9 environnementale et bien-\u00eatre pour tous non seulement compatibles, mais surtout compl\u00e9mentaires : il s\u2019agirait alors d\u2019un futur r\u00e9ellement \u00ab soutenable \u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire supportable pour tous \u2014 et \u00e0 m\u00eame d\u2019\u00eatre \u00ab soutenu \u00bb, en Afrique comme en Occident.<\/p>\n\n\n\n Il nous faut plus d\u2019emplois et une vie plus digne pour toutes et tous, c\u2019est-\u00e0-dire des droits humains civils et cela passera par une red\u00e9finition des priorit\u00e9s et en basant les politiques publiques sur les forces endog\u00e8nes d\u2019un continent qui n\u2019en manque pas.<\/p>Kako Nubukpo<\/cite><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n Il ne s\u2019agit pas de renoncer au bien-\u00eatre dit moderne \u2014 bien que celui-ci se soit aid\u00e9 de la colonisation et de l\u2019exploitation et d\u2019une emprise quasi religieuse sur les esprits \u2014 mais, pour asseoir des politiques publiques sur une strat\u00e9gie de long terme et non sur une fuite en avant, de red\u00e9finir le bien-\u00eatre humain dans un relation autre au monde vivant. Pour cela, il faut renouer avec le meilleur des \u00e2ges recul\u00e9s, o\u00f9 l\u2019\u00eatre humain se savait un \u00eatre vivant parmi d\u2019autres, id\u00e9al maintenant perdu dans notre univers mat\u00e9rialiste. Face aux effondrements redout\u00e9s, l\u2019enjeu est de taille : il s\u2019agit de redonner un avenir enviable et souhaitable, au Sud comme au Nord. <\/p>\n\n\n\n En Afrique, des forces endog\u00e8nes existent pour canaliser ces nouveaux \u00e9lans. Je les ai appel\u00e9s des biens communs ou des communs \u00e0 d\u00e9velopper. Ces forces font jouer \u00e0 plein les diff\u00e9rents niveaux de subsidiarit\u00e9 d\u00e9mocratique adapt\u00e9s \u00e0 chacun des enjeux. Les communs \u00e0 promouvoir se situent entre le march\u00e9, trop peu efficient, et l\u2019\u00c9tat, trop faible et d\u2019autant plus affaibli par l\u2019ajustement structurel et par sa d\u00e9pendance aux int\u00e9r\u00eats des multinationales et des grandes puissances.<\/p>\n\n\n\n En certains endroits, une vie se maintient bas\u00e9e sur le commun. Elle s\u2019illustre par des pratiques sociales, une symbolique collective et des solidarit\u00e9s familiales dynamiques \u2014 dont la perversion actuelle est la solidarit\u00e9 tribale. Cette solidarit\u00e9 locale pourrait \u00eatre utilis\u00e9e dans le cadre d\u2019une d\u00e9mocratie bottom-up<\/em> attach\u00e9e \u00e0 l\u2019inclusivit\u00e9 des personnes et \u00e0 la reproductibilit\u00e9 des usages locaux.<\/p>\n\n\n\n Les communs \u00e0 promouvoir se situent entre le march\u00e9, trop peu efficient, et l\u2019\u00c9tat, trop faible et d\u2019autant plus affaibli par l\u2019ajustement structurel et par sa d\u00e9pendance aux int\u00e9r\u00eats des multinationales et des grandes puissances.<\/p>Kako Nubukpo<\/cite><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n Plus encore, il s\u2019agirait de mettre \u00e0 profit l\u2019inventivit\u00e9 de la jeunesse et sa cr\u00e9ativit\u00e9 ; celle-ci, contrainte en moyens, r\u00e9invente tous les jours le low tech <\/em>africain. Car le num\u00e9rique et la t\u00e9l\u00e9phonie mobile se sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9s des outils puissants d\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019information : il faut en cultiver les applications \u00e9conomiquement et socialement utiles.<\/p>\n\n\n\n Du c\u00f4t\u00e9 de ce versant \u00e9conomique, il convient de financer les besoins \u00e9conomiques de politiques publiques d\u2019envergure par des monnaies communes \u2014 lib\u00e9r\u00e9es de la parit\u00e9 confortable mais contreproductive de l\u2019euro \u2014 et par l\u2019\u00e9pargne inutilis\u00e9e des classes moyennes, garantie par des financements publics internationaux et adoss\u00e9e \u00e0 des processus d\u2019int\u00e9gration r\u00e9gionale. Ces derniers seraient plus pertinents qu\u2019une int\u00e9gration \u00e0 l\u2019\u00e9chelle des seules fronti\u00e8res coloniales h\u00e9rit\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n L\u2019acc\u00e8s de tous \u00e0 une \u00e9nergie durable d\u00e9centralis\u00e9e \u2014 solaire, \u00e9olienne, g\u00e9othermique, hydraulique \u2014 est dans ce cadre un objectif tout \u00e0 fait atteignable et un facteur \u00e9vident de d\u00e9veloppement endog\u00e8ne soutenable, conjugu\u00e9 au bien-\u00eatre des populations. La capacit\u00e9 des paysannes et des paysans \u00e0 \u00e9voluer vers des techniques plus productives sans motorisation et sans agrochimie agressive, \u00e0 partir de pratiques agricoles anciennes et de modes d\u2019usages fonciers encore multiples, n\u2019est plus \u00e0 d\u00e9montrer \u2014 encore que ces pratiques soient menac\u00e9s par l\u2019appropriation priv\u00e9e et l\u2019accaparement international. Par ces techniques pourrait se d\u00e9velopper un patrimoine v\u00e9g\u00e9tal plus r\u00e9sistant aux variabilit\u00e9s climatiques que les paquets techniques standard de la \u00ab r\u00e9volution verte \u00bb, mais aussi un patrimoine moins d\u00e9pendant des intrants \u00e9nergivores des multinationales.<\/p>\n\n\n\n Parall\u00e8lement, la richesse de la biodiversit\u00e9 du continent et des services environnementaux rendus au monde par ses grandes for\u00eats primaires et ses paysanneries de petits producteurs est encore sous-\u00e9valu\u00e9e ; les paysans sont aujourd\u2019hui trop pauvres pour d\u00e9grader agrochimiquement et m\u00e9caniquement leurs terres. Le continent, notamment subsaharien, est quasi neutre en carbone tout en \u00e9tant agress\u00e9 plus fortement par le d\u00e9r\u00e8glement climatique \u2014 mais il est de surcro\u00eet somm\u00e9, par l\u2019effet de la pauvret\u00e9 ou de la contrainte environnementale mondiale, de le rester. <\/p>\n\n\n\n Le continent, notamment subsaharien, est quasi neutre en carbone tout en \u00e9tant agress\u00e9 plus fortement par le d\u00e9r\u00e8glement climatique \u2014 mais il est de surcro\u00eet somm\u00e9, par l\u2019effet de la pauvret\u00e9 ou de la contrainte environnementale mondiale, de le rester.<\/p>Kako Nubukpo<\/cite><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\nL\u2019\u00e9chec des politiques de d\u00e9veloppement<\/strong><\/h2>\n\n\n\n
Une m\u00e9thode avec laquelle il faut renouer : provoquer la solidarit\u00e9 par des communs<\/strong><\/h2>\n\n\n\n
La mise en \u0153uvre des solutions africaines : de nouvelles politiques publiques pour le continent par une \u00ab solidarit\u00e9 rationnelle \u00bb internationale<\/strong><\/h2>\n\n\n\n