{"id":172674,"date":"2022-12-30T15:28:34","date_gmt":"2022-12-30T14:28:34","guid":{"rendered":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/?p=172674"},"modified":"2022-12-31T13:43:16","modified_gmt":"2022-12-31T12:43:16","slug":"quelles-perspectives-pour-les-gauches-latino-americaines-en-2023","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2022\/12\/30\/quelles-perspectives-pour-les-gauches-latino-americaines-en-2023\/","title":{"rendered":"Quelles perspectives pour les gauches latino-am\u00e9ricaines en 2023 ?"},"content":{"rendered":"\n
Je pense qu’il y a plusieurs diff\u00e9rences, mais la plus fondamentale est fond\u00e9e, plus que sur toute autre chose, sur les circonstances et le contexte international. Nous ne sommes plus \u00e0 l\u2019\u00e8re de la manne des p\u00e9trodollars des Morales, Correa, Ch\u00e1vez, Lula et Kirchner. C\u2019\u00e9tait le moment d\u2019un groupe de leaders surpuissants qui ont mobilis\u00e9 beaucoup de passions et qui ont \u00e9t\u00e9 l’espoir de l’Am\u00e9rique latine parce que jamais auparavant nous n’avions eu la possibilit\u00e9 de penser r\u00e9ellement \u00e0 la grande patrie dont Bol\u00edvar avait r\u00eav\u00e9. \u00c0 cette \u00e9poque, ils l’incarnaient. Ils l’ont incarn\u00e9e dans un contexte tr\u00e8s diff\u00e9rent de celui d’aujourd’hui : ils avaient la possibilit\u00e9 d’avoir des budgets expansionnistes, avec la volont\u00e9 de cr\u00e9er quelque chose de diff\u00e9rent \u00e0 un moment o\u00f9 les gens, apr\u00e8s une longue p\u00e9riode, avaient le sentiment qu’il y avait des \u00e9lites qui s\u2019\u00e9taient tout accapar\u00e9 et que la r\u00e9partition des richesses n’existait tout simplement pas.<\/p>\n\n\n\n\n\n Ils ont tr\u00e8s bien su lire le moment en question. La Colombie, comme toujours, et jusqu’\u00e0 tr\u00e8s r\u00e9cemment cette ann\u00e9e, \u00e9tait le pays le plus fondamental g\u00e9opolitiquement : il a toujours r\u00e9sist\u00e9 \u00e0 cette vague, en raison d\u2019\u00e9lites politiques tr\u00e8s fortes et tr\u00e8s radicales, repr\u00e9sent\u00e9es \u00e0 ce moment pr\u00e9cis par \u00c1lvaro Uribe qui a men\u00e9 une guerre rat\u00e9e avec sa politique dite de \u00ab s\u00e9curit\u00e9 d\u00e9mocratique \u00bb.<\/p>\n\n\n\n La r\u00e9alit\u00e9 est que la Colombie allait \u00e0 contre-courant de ce qui se passait en Am\u00e9rique latine. Le \u00ab Plan Colombie \u00bb \u00e9tait \u00e9galement fondamental pour que les \u00c9tats-Unis maintiennent ce contrepoids dans la r\u00e9gion face \u00e0 l\u2019expansion du progressisme incarn\u00e9 par les figures que j’ai mentionn\u00e9es. Aujourd’hui, le contexte est diff\u00e9rent : nous savons qu’il s’agissait d’une guerre perdue contre la drogue, ce qui a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9 par Biden et les dirigeants mondiaux. Mais d\u00e9sormais, il y a aussi une r\u00e9cession mondiale apr\u00e8s une pand\u00e9mie qui a mis en \u00e9vidence une s\u00e9rie d’in\u00e9galit\u00e9s non seulement au sein des pays, mais aussi au niveau international, comme dans certains pays d’Am\u00e9rique latine qui ont une position budg\u00e9taire tr\u00e8s d\u00e9grad\u00e9e. C’est dans ce contexte qu’est arriv\u00e9 Gustavo Petro<\/a>.<\/p>\n\n\n\n Nous ne sommes plus \u00e0 l\u2019\u00e8re de la manne des p\u00e9trodollars des Morales, Correa, Ch\u00e1vez, Lula et Kirchner. C\u2019\u00e9tait le moment d\u2019un groupe de leaders surpuissants qui ont mobilis\u00e9 beaucoup de passions et qui ont \u00e9t\u00e9 l’espoir de l’Am\u00e9rique latine parce que jamais auparavant nous n’avions eu la possibilit\u00e9 de penser r\u00e9ellement \u00e0 la grande patrie dont Bol\u00edvar avait r\u00eav\u00e9.<\/p>Mafe Carrascal<\/cite><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n Pour la premi\u00e8re fois en Colombie, un projet et un pr\u00e9sident progressistes ont gagn\u00e9. D’autres leaders commencent \u00e0 revenir, comme Lula au Br\u00e9sil<\/a>. Nous commen\u00e7ons de nouveau \u00e0 r\u00e9agir face au fascisme et \u00e0 la radicalit\u00e9 de personnages comme Bolsonaro, mais dans un contexte \u00e9conomique tr\u00e8s difficile.<\/p>\n\n\n\n Ce n’est pas une question facile. La premi\u00e8re diff\u00e9rence est peut-\u00eatre que les nouveaux gouvernements ont d\u00e9sormais accumul\u00e9 l’exp\u00e9rience de la lutte pour le pouvoir avec les oligarchies historiques. Ils disposent en outre de l\u2019analyse des erreurs commises auparavant pour essayer de les \u00e9viter. Ils sont \u00e9galement conscients de leurs points faibles, pour lesquels ils ont \u00e9t\u00e9 la cible principale d’attaques discr\u00e9ditantes, attaques qui, d’une certaine mani\u00e8re, ont fini par d\u00e9motiver les citoyens, sapant leur soutien en de nombreuses circonstances.<\/p>\n\n\n\n Les nouveaux gouvernements savent qu’ils doivent r\u00e9pondre en structurant les institutions de l’\u00c9tat qui permettent une distribution efficace des richesses et la compensation des situations d’in\u00e9galit\u00e9s sociales.<\/p>Enrique Fernando Santiago Romero<\/cite><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n Il s’agit d’une nouvelle phase au cours de laquelle les nouveaux gouvernements doivent consolider les institutions d\u00e9mocratiques des pays afin de pouvoir r\u00e9ellement promouvoir des \u00c9tats plus sociaux, capables de redistribuer la richesse du pays et de corriger efficacement les in\u00e9galit\u00e9s. La premi\u00e8re vague avait beau avoir une composante tr\u00e8s politico-id\u00e9ologique, elle n’a pas pu r\u00e9pondre aux attentes de nombreuses personnes. Je pense que les nouveaux gouvernements savent maintenant qu’ils doivent r\u00e9pondre \u00e0 ces aspirations.<\/p>\n\n\n\n La priorit\u00e9 est de structurer les institutions de l’\u00c9tat, de les rendre plus solides et surtout de commencer \u00e0 d\u00e9velopper des m\u00e9canismes stables, qui ne peuvent pas \u00eatre modifi\u00e9s par un simple changement de gouvernement, et qui permettent une distribution efficace des richesses et la compensation des situations d’in\u00e9galit\u00e9s sociales.<\/p>\n\n\n\n Nous avons eu un premier mouvement au milieu des ann\u00e9es 1990, avec Lula, Evo, Bachelet, Kirchner, Pepe Mujica. Il s’agissait d’exp\u00e9riences plus ou moins r\u00e9ussies qui ont provoqu\u00e9 une r\u00e9action des conservateurs et de la droite. Heureusement, aujourd’hui, nous sommes dans une nouvelle vague de progressisme en Am\u00e9rique latine, d\u00e9clench\u00e9e par le triomphe de L\u00f3pez Obrador en 2018. Nous avions un panorama tr\u00e8s sombre \u00e0 cette \u00e9poque en Am\u00e9rique latine avec le coup d’\u00c9tat contre Lula et Dilma, le triomphe de la droite en Argentine, la d\u00e9faite du Frente en Uruguay. Pendant la premi\u00e8re vague, l’incorporation du Mexique n’a pas pu avoir lieu \u00e0 cause de la grande fraude perp\u00e9tr\u00e9e contre L\u00f3pez Obrador en 2006 <\/span>1<\/sup><\/a><\/span><\/span>. Mais aujourd’hui, cette deuxi\u00e8me vague arrive avec plus de force : nous allons vivre une p\u00e9riode sans pr\u00e9c\u00e9dent en Am\u00e9rique latine, o\u00f9 la grande majorit\u00e9 des pays portent un id\u00e9al de justice, d’\u00e9galit\u00e9, de paix, d’humanisme, d’orientation progressiste et de gauche.<\/p>\n\n\n\n Nous avons la responsabilit\u00e9 de construire une alternative, un mod\u00e8le \u00e9conomique diff\u00e9rent o\u00f9 le peuple a tout le pouvoir et le destin des pays entre ses mains.<\/p>Mario Mart\u00edn Delgado Carrillo<\/cite><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n Ce qui change, c’est aussi le contexte international. Nous vivons la d\u00e9b\u00e2cle absolue du n\u00e9olib\u00e9ralisme<\/a>. Les cons\u00e9quences des abus du march\u00e9 et des puissants pendant tant d’ann\u00e9es deviennent maintenant insoutenables. Il est d\u00e9sormais clair que le mod\u00e8le n\u00e9olib\u00e9ral n’est pas une strat\u00e9gie qui peut conduire au d\u00e9veloppement de l’humanit\u00e9. Nous avons donc la responsabilit\u00e9 de construire une alternative, un mod\u00e8le \u00e9conomique diff\u00e9rent o\u00f9 le peuple a tout le pouvoir et le destin des pays entre ses mains. C\u2019est un espoir non seulement pour nos soci\u00e9t\u00e9s mais aussi pour le reste de la communaut\u00e9 internationale : que nous puissions construire un p\u00f4le attractif dans ces situations complexes avec la guerre en Ukraine, la guerre commerciale entre la Chine et les \u00c9tats-Unis. ll faut que nous nous comportions avec d’autres valeurs et que nous mettions toujours la vie avant le march\u00e9.<\/p>\n\n\n\n C’est pr\u00e9cis\u00e9ment parce que la s\u00e9quence actuelle est une sorte de second tour que nous pouvons tirer les le\u00e7ons du premier cycle progressiste en Am\u00e9rique latine. \u00c0 mon avis, il existe une question centrale et transcendante, sur laquelle la majorit\u00e9 progressiste devra se concentrer : le processus d’unit\u00e9 et d’int\u00e9gration latino-am\u00e9ricaine. C’est l\u2019indicateur de maturit\u00e9 des forces progressistes et de gauche. Je pense qu’aucun des grands objectifs tels que l’institutionnalisation de la d\u00e9mocratie, la r\u00e9duction de la lutte contre la violence et le crime organis\u00e9, l’approfondissement de la lutte contre les in\u00e9galit\u00e9s, l’\u00e9radication de la pauvret\u00e9, ne pourra \u00eatre atteint par l’Am\u00e9rique latine si elle ne s’unit pas.<\/p>\n\n\n\n Il existe une question centrale et transcendante, sur laquelle la majorit\u00e9 progressiste devra se concentrer : le processus d’unit\u00e9 et d’int\u00e9gration latino-am\u00e9ricaine. C’est l\u2019indicateur de maturit\u00e9 des forces progressistes et de gauche.<\/p>Jos\u00e9 Luis Rodr\u00edguez Zapatero<\/cite><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n Fondamentalement, en termes de progr\u00e8s vers l’int\u00e9gration, nous devons \u00eatre pleinement conscients qu\u2019elle doit s\u2019\u00e9largir id\u00e9ologiquement. Une int\u00e9gration centr\u00e9e sur la gauche ne suffit pas : pour que l’int\u00e9gration s’institutionnalise et ait la possibilit\u00e9 de durer, il est n\u00e9cessaire d’\u00e9largir le consensus au centre-droit. C’est le d\u00e9fi le plus difficile \u00e0 relever. <\/p>\n\n\n\n Je pense qu’il est toujours important de tirer les le\u00e7ons des succ\u00e8s et, bien s\u00fbr, des erreurs qui ont \u00e9t\u00e9 commises au cours de l’histoire. Je ne sais pas si l’analyse des erreurs commises par la premi\u00e8re vague progressiste est compl\u00e8tement termin\u00e9e, mais il y a sans aucun doute des questions qui sont fondamentales. Je crois qu\u2019il y a un \u00e9l\u00e9ment tr\u00e8s important dans la frustration de la continuit\u00e9 des processus de transformation : le d\u00e9veloppement de leaderships extr\u00eamement personnels. Au bout du compte, lorsque le projet doit \u00eatre poursuivi, il n’y a pas de rel\u00e8ve car tout est trop personnalis\u00e9. Les projets doivent \u00eatre plus collectifs. Cela devrait \u00eatre un point central des processus d’apprentissage que nous a laiss\u00e9s la vague rose des gouvernements progressistes de ces derni\u00e8res ann\u00e9es. <\/p>\n\n\n\n Il est pourtant important de d\u00e9velopper des projets plus collectifs, car les luttes se croisent les unes les autres.<\/p>Karol A\u00edda Cariola Oliva<\/cite><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n Aujourd’hui, nous sommes dans une nouvelle phase : nous ne devons pas rester bloqu\u00e9s dans le pass\u00e9, mais plut\u00f4t regarder vers l’avenir avec le nouveau rapport de force qui est g\u00e9n\u00e9r\u00e9. Il y a \u00e9galement des changements dans le progressisme et \u00e0 gauche : il n’y a plus une seule gauche homog\u00e8ne et traditionnelle, telle que nous l’avons connue pendant de nombreuses ann\u00e9es. Aujourd’hui il y a aussi un besoin, de la part des gauches, de marquer une forme de distance par rapport aux types de leadership qui ont pu se former auparavant. Ces derniers \u00e9taient marqu\u00e9s par des logiques caudillistes. Il est important de d\u00e9velopper des projets plus collectifs, plus ouverts, multisectoriels et intersectionnels. Les luttes se croisent les unes les autres. Il ne s’agit plus seulement de la lutte des travailleurs du point de vue des travailleurs organis\u00e9s : de nouveaux mouvements sociaux apparaissent \u00e9galement, comme le mouvement f\u00e9ministe, les mouvements environnementaux, qui incorporent une nouvelle perspective dans la lutte sociale et politique de la gauche et du progressisme.<\/p>\n\n\n\n Que les gens mangent. Apr\u00e8s la pand\u00e9mie et au milieu de cette situation \u00e9conomique, il y a beaucoup de gens qui souffrent et qui ont faim. En Colombie, selon les chiffres officiels, m\u00eame si je pense qu’ils sont beaucoup plus nombreux, il y a 12 millions de personnes qui ne mangent pas trois fois par jour. Dans une ville comme Bogot\u00e1, qui compte 8 \u00e0 10 millions d’habitants, 34 % d\u2019entre eux ne mangent pas trois fois par jour. Ces chiffres sont choquants. La r\u00e9gion qui nourrit litt\u00e9ralement le monde \u2014 le garde-manger, comme nous l’appelons depuis longtemps, non seulement en termes d\u2019eau mais aussi de nourriture \u2014 souffre de la faim. Je pense que le d\u00e9fi le plus important pour les gouvernements d’Am\u00e9rique latine est aujourd’hui de mettre un accord sur la table.<\/p>\n\n\n\n La r\u00e9gion qui nourrit litt\u00e9ralement le monde \u2014 le garde-manger, comme nous l’appelons depuis longtemps, non seulement en termes d\u2019eau mais aussi de nourriture \u2014 souffre de la faim.<\/p>Mafe Carrascal<\/cite><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n Nous assistons \u00e0 une guerre entre l’Ukraine et la Russie qui a rendu les denr\u00e9es alimentaires plus ch\u00e8res, y compris en Am\u00e9rique latine. En effet, bien que nous disposions des intrants pour produire nos engrais et pour cultiver, la plupart des engrais et des fertilisants proviennent d’Ukraine. Cela nous met dans une situation tr\u00e8s complexe \u2014 comme l’inflation aux \u00c9tats-Unis. Ainsi, m\u00eame si nous sommes des pays producteurs de denr\u00e9es alimentaires, nous ne sommes pas en mesure de nourrir notre population. C’est le d\u00e9fi le plus important. Si nous, en Am\u00e9rique latine, ne nous unissons pas, si nous ne nous int\u00e9grons pas pour pouvoir surmonter cette situation, il nous sera tr\u00e8s difficile d’y parvenir individuellement. Aujourd’hui, notre r\u00e9gion est devenue plus d\u00e9pendante de ce qui se passe \u00e0 l’ext\u00e9rieur, nous devons donc r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 ce que nous faisons au niveau r\u00e9gional. Nous devons nourrir les gens.<\/p>\n\n\n\n Il y a des priorit\u00e9s qui ont trait \u00e0 des urgences concr\u00e8tes et mondiales. J’ai l’impression qu\u2019\u00e0 cet \u00e9gard, l’une des priorit\u00e9s des gouvernements progressistes est d’abord de trouver des m\u00e9canismes d’int\u00e9gration qui leur permettent, dans leur ensemble, de faire face \u00e0 la crise sociale et \u00e9conomique qui existe dans nos pays. Nous y partageons les cons\u00e9quences de la pand\u00e9mie en termes d’appauvrissement, de co\u00fbt de la vie, de revers g\u00e9n\u00e9r\u00e9s par rapport \u00e0 des situations telles que, par exemple, la violence de genre. <\/p>\n\n\n\n D’autre part, il y a aussi des questions urgentes qui ont trait aux probl\u00e8mes de s\u00e9curit\u00e9 en Am\u00e9rique latine. Il y a eu une sorte d’exportation de la criminalit\u00e9. Des bandes criminelles se d\u00e9veloppent dans diff\u00e9rentes r\u00e9gions, pas seulement dans un pays, mais aussi \u00e0 travers des r\u00e9seaux et des liens, comme le train d’Aragua <\/span>2<\/sup><\/a><\/span><\/span>, qui a \u00e9t\u00e9 l’une des expressions d’une nouvelle fa\u00e7on d’aborder la criminalit\u00e9. Nous avons \u00e9galement des probl\u00e8mes migratoires que nous devons affronter ensemble. Autant d’\u00e9l\u00e9ments qui doivent n\u00e9cessairement \u00eatre g\u00e9r\u00e9s dans des espaces d’int\u00e9gration et de rapports de forces de tous les peuples et pays, et de chacun de leur gouvernement.<\/p>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n Enrique Santiago<\/h4>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n Mario Delgado<\/h4>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n Jos\u00e9 Luis Rodr\u00edguez Zapatero<\/h4>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n Quelles sont les erreurs \u00e0 ne pas r\u00e9p\u00e9ter ?<\/strong><\/h3>\n\n\n\n
Karol Cariola<\/h4>\n\n\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n Quelles sont les priorit\u00e9s ?<\/strong><\/h3>\n\n\n\n
Mafe Carrascal<\/h4>\n\n\n\n
Karol Cariola<\/h4>\n\n\n\n