{"id":155138,"date":"2022-08-30T11:21:28","date_gmt":"2022-08-30T09:21:28","guid":{"rendered":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/?p=155138"},"modified":"2022-08-30T11:26:17","modified_gmt":"2022-08-30T09:26:17","slug":"symphonie-sensible","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2022\/08\/30\/symphonie-sensible\/","title":{"rendered":"Symphonie sensible"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-drop-cap\">Si une symphonie classique comporte habituellement quatre mouvements, le dernier roman de Pierre Ducrozet se lit en cinq, comme la <em>Symphonie fantastique<\/em> de Berlioz. Au programme de ce roman fleuve&#160;: non pas tant l\u2019<em>\u00c9pisode de la vie d\u2019un artiste <\/em>que le r\u00e9cit d\u2019une \u00ab&#160;id\u00e9e fixe&#160;\u00bb&#160;: la musique. C\u2019est autour d\u2019elle que Paul Maleval compose son existence, en se disant tour \u00e0 tour \u00ab&#160;homme de radio, musicologue, \u00e9crivain, musico-anthropologue, et d\u2019autres noms \u00e9tranges comme \u00e7a.&#160;\u00bb La lecture suit plusieurs temporalit\u00e9s qui s\u2019entrem\u00ealent comme autant de <em>leitmotivs<\/em> musicaux dans cette fresque familiale sans pathos inutile.<\/p>\n\n\n\n<p>Le d\u00e9but chronologique de cette histoire pourrait \u00eatre l\u2019avant-Premi\u00e8re Guerre mondiale. En 1913, Emile Cornevin apprend le piano avec Claude Debussy. Lors de leur derni\u00e8re le\u00e7on, le ma\u00eetre prononce ces paroles qu\u2019\u00ab&#160;Emile n\u2019est pas certain de comprendre \u2013 <em>tisser dans les corps l\u2019envol le contre-point<\/em>, il a dit quelque chose comme \u00e7a \u2013 et pourtant il y a peut-\u00eatre l\u00e0 une clef, un myst\u00e8re \u00e0 emporter&#160;\u00bb. Tandis que Debussy meurt exsangue en 1918, Emile Cornevin perd deux doigts \u00e0 la guerre. Sa carri\u00e8re de pianiste se r\u00e9duira \u00e0 la transmission de son savoir. C\u2019est avec cet \u00e9l\u00e8ve du grand ma\u00eetre qu\u2019Antoine Maleval, p\u00e8re de Paul, apprend le piano, contre la volont\u00e9 de sa famille. \u00c0 Lyon, il rencontre Sarah, qui a grandi entour\u00e9e de chants de No\u00ebl entendus dans les \u00e9glises de la campagne autrichienne et de <em>Lieder<\/em> allemands. Antoine Maleval vivote de sa musique, joue du piano dans les bars mais transmet sa passion \u00e0 son fils Paul.<\/p>\n\n\n\n<p>Depuis sa naissance, le c\u0153ur de Paul lui joue des tours&#160;: il s\u2019arr\u00eate, comme on met un disque en pause ou comme on change la face d\u2019un vinyle. Les intermittences du c\u0153ur de Paul, qui ponctuent le r\u00e9cit, sont comme autant de points d\u2019orgue qui rythment la symphonie familiale, depuis l\u2019accouchement de sa m\u00e8re Sarah jusqu\u2019\u00e0 la grande f\u00eate organis\u00e9e par Chiara et L\u00e9o, ses enfants, au bout du Cap Corse, en passant par sa rencontre avec Eva. Tourbillonnante de tant d\u2019\u00e9nergie, la m\u00e8re de Chiara finira par ne plus supporter ce trop-plein et devra retourner \u00e0 Mexico, dans une maison pr\u00e8s de l\u2019hippodrome de la Condesa qui ressemble \u00e0 celle dans laquelle Frida Kahlo a pass\u00e9 ses derniers jours. S\u2019y entrem\u00eale aussi l\u2019histoire de Chiara, qui devient DJ dans le Berlin de la fin des ann\u00e9es 1990. De ses platines au <em>Schwanengesang<\/em> jou\u00e9 par sa grand-m\u00e8re au d\u00e9but du si\u00e8cle, il n\u2019y a qu\u2019une note.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right is-style-default\"><em>Il d\u00e9taille du regard chacun des membres de cette famille. Variations. Oui c\u2019est \u00e7a, pense Antoine, nous sommes tous des variations autour d\u2019un m\u00eame th\u00e8me. Tous ces corps qui se d\u00e9placent autour de la grande table ne sont finalement que des d\u00e9clinaisons infiniment vari\u00e9es d\u2019une m\u00eame colonne.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Au-del\u00e0 de la fresque familiale, c\u2019est une histoire sensible de la musique au XXe si\u00e8cle qui se dessine dans ce roman. Sensible, car la musique est une histoire de transmission (entre g\u00e9n\u00e9rations, entre fr\u00e8res et s\u0153urs, entre amants), de coups au c\u0153ur et de d\u00e9couvertes \u00e9merveill\u00e9es&#160;: la d\u00e9couverte d\u2019une nouvelle musique \u00e9lectronique vibratoire \u00e0 Berlin apr\u00e8s la r\u00e9unification, celle du jazz dans les caves lyonnaises et des magazines sp\u00e9cialis\u00e9s, de l\u2019h\u00e9ritage du blues \u00e0 New York, de la musique cubaine et sud-am\u00e9ricaine\u2026&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Ce sont des voyages d\u2019abord imaginaires qui emm\u00e8nent Paul, puis des paquebots et des avions qui le propulsent \u00e0 New York. En 1974, il y a 25 ans&#160;: il se fait d\u00e9nicheur de talents puis producteur, \u00e0 la recherche de la perle rare. Ce parcours le m\u00e8ne \u00e0 des d\u00e9sillusions (Pierre Ducrozet fait sienne l\u2019histoire de la chanson <em>Rapper\u2019s Delight<\/em>, vol\u00e9e dans le Bronx \u00e0 son auteur d\u2019origine) et des rencontres mythiques. En effet, Paul part \u00e0 la recherche de Thelonious Monk dans les rues de New York. Le grand ma\u00eetre, idole de son p\u00e8re qui l\u2019avait vu en concert \u00e0 Paris une vingtaine d\u2019ann\u00e9es plus t\u00f4t, finit sa vie \u00e0 Weehawken, de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de l\u2019Hudson, o\u00f9 il est accueilli par Pannonica de Koenigswarter, grande m\u00e9c\u00e8ne des musiciens de jazz. Si Monk para\u00eet amorphe, comme vid\u00e9 de son \u00e9nergie, il se met au piano apr\u00e8s plusieurs visites de Paul&nbsp;&#160;:<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><em>Il d\u00e9plie ses doigts gourds. Et alors il sourit \u00e0 Paul. Et c\u2019est un sourire si fin, si l\u00e9ger, presque imperceptible, un si d\u00e9chirant mouvement des l\u00e8vres que Paul comprend, submerg\u00e9 par ce qui se d\u00e9roule sous ses yeux. Les notes suivent. Si peu, si choisies. Presque rien. Mais parfaites. Ce sont les notes de toujours mais comme pass\u00e9es par mille noyades et mille morts dont elles ressortent enti\u00e8rement lav\u00e9es, brillant diad\u00e8me, immacul\u00e9es comme le roman d\u2019un nouveau jour.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Histoire sensible \u00e9galement car Paul est ce que l\u2019on appelle un \u00ab&#160;synesth\u00e8te&#160;\u00bb&#160;: lorsqu\u2019il entend de la musique, il voit aussi des couleurs et des formes. Inversement, il entend le son de tout ce qu\u2019il voit, \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019un Voyant rimbaldien des temps modernes propuls\u00e9 dans le New York des ann\u00e9es 1970, \u00e0 Detroit, \u00e0 Manchester que l\u2019on surnomme \u00ab&#160;MadChester&#160;\u00bb, au Mexique, \u00e0 Cuba, au bout du cap Corse.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><em>Chaque fois il y discerne quelque chose de neuf, un poudroiement distinct, une danse particuli\u00e8re. Il sourit. Il entend&#160;:<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><em>Les cors et les violoncelles de Beethoven qui tonnent<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><em>Les klaxons des rickshaws de Bombay dans la pi\u00e8ce du haut<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><em>La folie Bangkok dans ses veines\u2026 <\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Variations de Paul<\/em>, \u00e0 travers les p\u00e9r\u00e9grinations du personnage principal, raconte \u00e9galement l\u2019histoire des lieux o\u00f9 s\u2019\u00e9coute la musique. Dans l\u2019intimit\u00e9 de l\u2019habitacle d\u2019une voiture, dans un jardin, dans des sous-sols, des rave-parties en banlieue, dans un appartement de la rue des Petits Champs puis de la rue du Faubourg-Montmartre, lors d\u2019un long trajet en voiture \u00e0 travers l\u2019Europe \u2013 le roman prend alors des allures de <em>road movie<\/em> lorsque Paul emm\u00e8ne ses deux enfants Chiara et L\u00e9o vers une aventure chamanique. La musique peut jaillir d\u2019une \u00e9glise enneig\u00e9e un soir de r\u00e9veillon de No\u00ebl ou bien d\u2019une \u00e9glise new yorkaise abandonn\u00e9e reconvertie en club&#160;; d\u2019un studio d\u2019enregistrement comme de la salle de l\u2019Olympia, dont Paul et ses amis ont forc\u00e9 les portes pour voir Jimi Hendrix \u00ab&#160;faire l\u2019amour&#160;\u00bb litt\u00e9ralement \u00e0 son public.<\/p>\n\n\n\n<p>Les lieux, mais aussi les mani\u00e8res d\u2019\u00e9couter la musique \u00e9voluent encore plus significativement. \u00c0 la fin du roman, apr\u00e8s que Paul d\u00e9couvre un nouveau lieu, le silence, Pierre Ducrozet nous offre plus de neuf heures de playlist, disponible sur les plateformes (Spotify, Deezer, YouTube). De quoi tenir le temps d\u2019un si\u00e8ge, d\u2019une nuit de f\u00eate ou de m\u00e9ditation&#160;: Mozart, Chopin, Louis Armstrong, Buddy Holly, Elvis Presley, les Beatles, John Coltrane, Pink Floyd, Schubert, Bach, Billie Holiday, Duke Ellington, Roy Orbinson, Debussy, Thelonious Monk, Donna Summer, Marvin Gaye, Daft Punk, Davis Bowie, Isolina Carrillo, Britney Spears, Radiohead et bien d\u2019autres se croisent et se font \u00e9cho. Pr\u00e9cieux don qui pose aussi la question de l\u2019\u00e9coute de la musique et de sa diffusion. Dans les ann\u00e9es 1970-1980, Paul et son grand ami Casey gravaient des morceaux sur des cassettes depuis New York, qu\u2019ils envoyaient \u00e0 des amis outre-Atlantique pour leur faire d\u00e9couvrir ce qui s\u2019y passait. Chiara retrouvera ces cassettes par hasard \u00e0 Berlin dans les ann\u00e9es 90. Tandis qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9poque d\u2019Antoine, il fallait reproduire de m\u00e9moire au piano un morceau qui vous avait plu. Chacun est ainsi invit\u00e9 par ce pr\u00e9cieux don \u00e0 constituer sa propre anthologie musicale, personnelle et sensible.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce que nous dit finalement <em>Variations de Paul<\/em>, c\u2019est que la musique retient les \u00ab&#160;mille noyades et mille morts&#160;\u00bb dont nous sommes faits. Ce qui restera de nous, c\u2019est la musique que nous avons \u00e9cout\u00e9e, jou\u00e9e, ressentie, transmise. La musique constitue nos souvenirs, notre mani\u00e8re d\u2019\u00eatre au monde et de traverser notre existence. Ce que raconte finalement ce roman, c\u2019est \u00ab&#160;cette histoire&#160;\u00bb, celle \u00ab&#160;d\u2019\u00eatre en vie et d\u2019\u00eatre soi&#160;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><em>Allong\u00e9e ce jour d\u2019\u00e9t\u00e9 au bord de l\u2019eau, Chiara sent sa peau tapiss\u00e9e de ces bulles \u00e9ph\u00e9m\u00e8res, m\u00e9lodies l\u00e9g\u00e8res qui constituent les bords de nos h\u00e9misph\u00e8res, les ciments et les murs aussi s\u00fbrement qu\u2019une pens\u00e9e dans la nuit, qu\u2019une phrase d\u00e9finitive de sa m\u00e8re, qu\u2019une honte ravageuse ou qu\u2019un virage d\u00e9cisif, ces chansons forment la mati\u00e8re m\u00eame de nos peaux. Nos existences se logent l\u00e0, dans ces hits bubble gum, ces balades, ces cris, ces histoires, le reste n\u2019est que rodomontades et b\u00eatise des hommes. Qu\u2019on les aime ou non, ce sont bien ces chansons qui auront scand\u00e9 notre passage sur Terre.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le dernier roman de Pierre Ducrozet oscille autour d\u2019une \u00ab&#160;&#160;id\u00e9e fixe&#160;&#160;\u00bb&#160;&#160;: la musique. C\u2019est autour d\u2019elle que Paul Maleval compose son existence. Au-del\u00e0 de la fresque familiale, une histoire sensible de la musique au XXe si\u00e8cle se dessine dans ce roman, tentant d&rsquo;exprimer qu&rsquo;elle est \u00e0 elle seule une mani\u00e8re de traverser notre existence.<\/p>\n","protected":false},"author":2877,"featured_media":155149,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"templates\/post-reviews.php","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_trash_the_other_posts":false,"footnotes":""},"categories":[1734],"tags":[],"staff":[3021],"editorial_format":[],"serie":[],"audience":[],"geo":[1917],"class_list":["post-155138","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-doctrines","staff-garance-mazelier","geo-europe"],"acf":{"open_in_webview":false,"accent":false},"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v26.1.1 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>Symphonie sensible | Le Grand Continent<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2022\/08\/30\/symphonie-sensible\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Symphonie sensible | Le Grand Continent\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Le dernier roman de Pierre Ducrozet oscille autour d\u2019une \u00ab&#160;id\u00e9e fixe&#160;\u00bb&#160;: la musique. C\u2019est autour d\u2019elle que Paul Maleval compose son existence. Au-del\u00e0 de la fresque familiale, une histoire sensible de la musique au XXe si\u00e8cle se dessine dans ce roman, tentant d&#039;exprimer qu&#039;elle est \u00e0 elle seule une mani\u00e8re de traverser notre existence.\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2022\/08\/30\/symphonie-sensible\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Le Grand Continent\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2022-08-30T09:21:28+00:00\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2022-08-30T09:26:17+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2022\/08\/gc-PierreDucrozet-scaled.jpg\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:width\" content=\"2560\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:height\" content=\"1481\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:type\" content=\"image\/jpeg\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"luciemielle\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:image\" content=\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2022\/08\/gc-PierreDucrozet-scaled.jpg\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u00c9crit par\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"luciemielle\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"8 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\/\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2022\/08\/30\/symphonie-sensible\/\",\"url\":\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2022\/08\/30\/symphonie-sensible\/\",\"name\":\"Symphonie sensible | Le Grand Continent\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/#website\"},\"primaryImageOfPage\":{\"@id\":\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2022\/08\/30\/symphonie-sensible\/#primaryimage\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2022\/08\/30\/symphonie-sensible\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2022\/08\/gc-PierreDucrozet.jpeg\",\"datePublished\":\"2022-08-30T09:21:28+00:00\",\"dateModified\":\"2022-08-30T09:26:17+00:00\",\"author\":{\"@id\":\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/#\/schema\/person\/b241fc8f1100abf3d4e57620ff269306\"},\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2022\/08\/30\/symphonie-sensible\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2022\/08\/30\/symphonie-sensible\/\"]}]},{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2022\/08\/30\/symphonie-sensible\/#primaryimage\",\"url\":\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2022\/08\/gc-PierreDucrozet.jpeg\",\"contentUrl\":\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2022\/08\/gc-PierreDucrozet.jpeg\",\"width\":489,\"height\":923},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2022\/08\/30\/symphonie-sensible\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Accueil\",\"item\":\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Symphonie sensible\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/#website\",\"url\":\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/\",\"name\":\"Le Grand Continent\",\"description\":\"L&#039;\u00e9chelle pertinente\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/#\/schema\/person\/b241fc8f1100abf3d4e57620ff269306\",\"name\":\"luciemielle\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/#\/schema\/person\/image\/\",\"url\":\"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/763bc73834a2775717fbfb332269bd73?s=96&d=mm&r=g\",\"contentUrl\":\"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/763bc73834a2775717fbfb332269bd73?s=96&d=mm&r=g\",\"caption\":\"luciemielle\"}}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Symphonie sensible | Le Grand Continent","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2022\/08\/30\/symphonie-sensible\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"Symphonie sensible | Le Grand Continent","og_description":"Le dernier roman de Pierre Ducrozet oscille autour d\u2019une \u00ab&#160;id\u00e9e fixe&#160;\u00bb&#160;: la musique. C\u2019est autour d\u2019elle que Paul Maleval compose son existence. Au-del\u00e0 de la fresque familiale, une histoire sensible de la musique au XXe si\u00e8cle se dessine dans ce roman, tentant d'exprimer qu'elle est \u00e0 elle seule une mani\u00e8re de traverser notre existence.","og_url":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2022\/08\/30\/symphonie-sensible\/","og_site_name":"Le Grand Continent","article_published_time":"2022-08-30T09:21:28+00:00","article_modified_time":"2022-08-30T09:26:17+00:00","og_image":[{"width":2560,"height":1481,"url":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2022\/08\/gc-PierreDucrozet-scaled.jpg","type":"image\/jpeg"}],"author":"luciemielle","twitter_card":"summary_large_image","twitter_image":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2022\/08\/gc-PierreDucrozet-scaled.jpg","twitter_misc":{"\u00c9crit par":"luciemielle","Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"8 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2022\/08\/30\/symphonie-sensible\/","url":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2022\/08\/30\/symphonie-sensible\/","name":"Symphonie sensible | Le Grand Continent","isPartOf":{"@id":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/#website"},"primaryImageOfPage":{"@id":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2022\/08\/30\/symphonie-sensible\/#primaryimage"},"image":{"@id":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2022\/08\/30\/symphonie-sensible\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2022\/08\/gc-PierreDucrozet.jpeg","datePublished":"2022-08-30T09:21:28+00:00","dateModified":"2022-08-30T09:26:17+00:00","author":{"@id":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/#\/schema\/person\/b241fc8f1100abf3d4e57620ff269306"},"breadcrumb":{"@id":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2022\/08\/30\/symphonie-sensible\/#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2022\/08\/30\/symphonie-sensible\/"]}]},{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2022\/08\/30\/symphonie-sensible\/#primaryimage","url":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2022\/08\/gc-PierreDucrozet.jpeg","contentUrl":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2022\/08\/gc-PierreDucrozet.jpeg","width":489,"height":923},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2022\/08\/30\/symphonie-sensible\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Accueil","item":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Symphonie sensible"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/#website","url":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/","name":"Le Grand Continent","description":"L&#039;\u00e9chelle pertinente","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/#\/schema\/person\/b241fc8f1100abf3d4e57620ff269306","name":"luciemielle","image":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/#\/schema\/person\/image\/","url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/763bc73834a2775717fbfb332269bd73?s=96&d=mm&r=g","contentUrl":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/763bc73834a2775717fbfb332269bd73?s=96&d=mm&r=g","caption":"luciemielle"}}]}},"term_position_data":null,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/155138","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2877"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=155138"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/155138\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/155149"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=155138"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=155138"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=155138"},{"taxonomy":"staff","embeddable":true,"href":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/staff?post=155138"},{"taxonomy":"editorial_format","embeddable":true,"href":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/editorial_format?post=155138"},{"taxonomy":"serie","embeddable":true,"href":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/serie?post=155138"},{"taxonomy":"audience","embeddable":true,"href":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/audience?post=155138"},{"taxonomy":"geo","embeddable":true,"href":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/geo?post=155138"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}