{"id":155000,"date":"2022-08-25T06:03:00","date_gmt":"2022-08-25T04:03:00","guid":{"rendered":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/?p=155000"},"modified":"2022-08-25T13:33:10","modified_gmt":"2022-08-25T11:33:10","slug":"que-lire-pour-la-rentree","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2022\/08\/25\/que-lire-pour-la-rentree\/","title":{"rendered":"Que lire pour la rentr\u00e9e ?"},"content":{"rendered":"\n

J\u00fcrgen Habermas, Ein neuer Strukturwandel der \u00d6ffentlichkeit und die deliberative Politik<\/em>, Suhrkamp<\/strong><\/h2>\n\n\n\n\n\n
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\u00ab En 1962 paraissait L\u2019espace public<\/em>, le premier livre de J\u00fcrgen Habermas. Dans une perspective socio-historique, il y mettait en \u00e9vidence l\u2019existence d\u2019une sph\u00e8re \u00e0 la charni\u00e8re entre la soci\u00e9t\u00e9 civile et le syst\u00e8me politique. L\u2019ouvrage a aussit\u00f4t \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9 comme l\u2019un des grands classiques de la sociologie du XXe si\u00e8cle et a stimul\u00e9 de nombreuses recherches dans les sciences historiques et sociales. Dans ses travaux ult\u00e9rieurs, Habermas lui-m\u00eame s’est r\u00e9guli\u00e8rement pench\u00e9 sur le r\u00f4le de l’espace public dans la garantie de la p\u00e9rennit\u00e9 de la communaut\u00e9 d\u00e9mocratique. Face \u00e0 une structure m\u00e9diatique modifi\u00e9e par la num\u00e9risation et \u00e0 la crise de la d\u00e9mocratie, il revient aujourd’hui sur ce th\u00e8me.<\/p>\n\n\n\n

Le c\u0153ur de l’ouvrage est un essai dans lequel il se penche en d\u00e9tail sur les nouveaux m\u00e9dias et leur caract\u00e8re de plateforme qui rel\u00e8gue de plus en plus \u00e0 l’arri\u00e8re-plan les m\u00e9dias de masse traditionnels, moteurs essentiels des \u00ab anciennes \u00bb mutations structurelles de l\u2019espace public. La perspective de ces r\u00e9flexions est la supposition que les nouvelles formes de communication endommagent l’auto-perception du public politique en tant que tel. Il s’agirait donc d’un nouveau changement structurel de l\u2019espace public, avec de graves cons\u00e9quences pour le processus d\u00e9lib\u00e9ratif de formation d\u00e9mocratique de l’opinion et de la d\u00e9cision. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 12 septembre<\/p>\n\n\n\n

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Nancy Fraser, Cannibal Capitalism. How Our System Is Devouring Democracy, Care, and the Planet\u2014and What We Can Do About It<\/em>, Verso<\/strong><\/h2>\n\n\n\n\n\n
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\u00ab Le capital cannibalise actuellement toutes les sph\u00e8res de la vie : il engloutit les richesses de la nature et des populations racialis\u00e9es, il absorbe notre capacit\u00e9 \u00e0 prendre soin les uns des autres et il vide la pratique de la politique. Dans cet ouvrage, Nancy Fraser retrace l’app\u00e9tit vorace du capital, de crise en crise, de la d\u00e9vastation \u00e9cologique \u00e0 l’effondrement de la d\u00e9mocratie, de la violence raciale \u00e0 la d\u00e9valorisation du travail de soin. Ces faisceaux de crise atteignent tous un point culminant dans la pand\u00e9mie de Covid-19, qui, selon Nancy Fraser, peut nous aider \u00e0 envisager la r\u00e9sistance n\u00e9cessaire pour mettre fin \u00e0 la fr\u00e9n\u00e9sie consum\u00e9riste. Ce dont nous avons besoin, dit-elle, c’est d’un mouvement socialiste de grande envergure capable de reconna\u00eetre la rapacit\u00e9 du capital – et de l’affamer jusqu’\u00e0 la mort. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 20 septembre<\/p>\n\n\n\n

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Fritz Bartel, The Triumph of Broken Promises. The End of the Cold War and the Rise of Neoliberalism<\/em>, Harvard University Press<\/strong><\/h2>\n\n\n\n\n\n
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\u00ab Pourquoi la guerre froide s’est-elle termin\u00e9e de mani\u00e8re pacifique ? Et pourquoi l’\u00e9conomie n\u00e9olib\u00e9rale s’est-elle r\u00e9pandue dans le monde \u00e0 la fin du XXe si\u00e8cle ? Dans cette \u00e9tude, Fritz Bartel affirme que la r\u00e9ponse \u00e0 ces deux questions est unique. La guerre froide a commenc\u00e9 comme une comp\u00e9tition entre les gouvernements capitalistes et communistes pour offrir une vie meilleure \u00e0 leurs citoyens. Mais les chocs \u00e9conomiques des ann\u00e9es 1970 ont rendu les promesses d’une vie meilleure intenables des deux c\u00f4t\u00e9s du rideau de fer. Les march\u00e9s \u00e9nerg\u00e9tiques et financiers ont exerc\u00e9 une pression immense sur les gouvernements pour qu’ils disciplinent leurs contrats sociaux. Plut\u00f4t que de faire des promesses, les dirigeants politiques ont \u00e9t\u00e9 contraints de les rompre.<\/p>\n\n\n\n

The Triumph of Broken Promises<\/em> raconte comment la pression exerc\u00e9e pour briser les promesses a entra\u00een\u00e9 la fin de la guerre froide. \u00c0 l’Ouest, le n\u00e9olib\u00e9ralisme a fourni aux dirigeants occidentaux comme Ronald Reagan et Margaret Thatcher les outils politiques et id\u00e9ologiques n\u00e9cessaires pour fermer des industries, imposer l’aust\u00e9rit\u00e9 et favoriser les int\u00e9r\u00eats du capital au d\u00e9triment de ceux du travail. Mais en Europe de l’Est, des r\u00e9volutionnaires comme Lech Wa\u0142\u0119sa en Pologne ont r\u00e9sist\u00e9 \u00e0 toute tentative d’imposer la discipline du march\u00e9. Mikha\u00efl Gorbatchev a tent\u00e9 en vain de r\u00e9former le syst\u00e8me sovi\u00e9tique, mais les changements n\u00e9cessaires repr\u00e9sentaient finalement un trop grand d\u00e9fi. Confront\u00e9s \u00e0 l’imposition d’une discipline \u00e9conomique contraire aux id\u00e9aux communistes, les gouvernements de type sovi\u00e9tique ont vu leur l\u00e9gitimit\u00e9 irr\u00e9m\u00e9diablement compromise. En revanche, \u00e0 l’Ouest, les hommes politiques ont pu promouvoir l’aust\u00e9rit\u00e9 comme un antidote aux exc\u00e8s de leurs adversaires id\u00e9ologiques, ouvrant ainsi la voie \u00e0 l’essor de l’\u00e9conomie mondiale n\u00e9olib\u00e9rale. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Paru le 9 ao\u00fbt<\/p>\n\n\n\n

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Anna Colin Lebedev, Ukraine et Russie : une trag\u00e9die postsovi\u00e9tique<\/em>, Le Seuil<\/strong><\/h2>\n\n\n\n\n\n
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\u00ab Nous ne serons jamais fr\u00e8res ; ni de m\u00eame patrie, ni de m\u00eame m\u00e8re. \u00bb Tels sont les mots adress\u00e9s par la po\u00e9tesse ukrainienne Anastasia Dmitruk au peuple russe en 2014, miroir invers\u00e9 des discours r\u00e9cents de Vladimir Poutine qui ne cesse de souligner au contraire l\u2019identit\u00e9 commune entre les deux pays. S\u2019appuyant sur son exp\u00e9rience de terrain en Russie et en Ukraine, Anna Colin Lebedev retrace les trajectoires de ces deux soci\u00e9t\u00e9s pendant les ann\u00e9es postsovi\u00e9tiques. Si l’\u00e9poque sovi\u00e9tique a cr\u00e9\u00e9 une proximit\u00e9 forte, leur pass\u00e9 n’est pas compl\u00e8tement commun, et les diff\u00e9rences n’ont cess\u00e9 de s’approfondir au cours des trente derni\u00e8res ann\u00e9es. <\/p>\n\n\n\n

\u00c0 partir de 2014, l\u2019annexion de la Crim\u00e9e et la guerre dans le Donbass ont conduit \u00e0 une rupture entre Russes et Ukrainiens qui ont cess\u00e9 d’avoir la m\u00eame vision d’un destin partag\u00e9. Et c\u2019est un gouffre qui semble depuis f\u00e9vrier 2022 se creuser entre les deux peuples, alors que l\u2019agression arm\u00e9e de l\u2019Ukraine par la Russie les ont fait basculer dans l\u2019horreur d\u2019un conflit meurtrier. Aucun livre ne suffira \u00e0 combler ce gouffre et \u00e0 panser l\u2019immense blessure de la guerre. Ce texte se veut cependant un pas dans une direction essentielle : ne pas renoncer \u00e0 conna\u00eetre et comprendre l\u2019autre. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 2 septembre<\/p>\n\n\n\n

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Lorraine Daston, Rules. A Short History of What We Live<\/em> By, Princeton University Press<\/strong><\/h2>\n\n\n\n\n\n
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\u00ab Les r\u00e8gles r\u00e9gissent presque tous les aspects de notre vie. Elles fixent nos horaires de travail, nous dictent comment conduire et mettre la table, nous disent si nous devons tendre la main ou la joue en guise de salut, et organisent les rites de la vie, de la naissance \u00e0 la mort. Nous pouvons \u00eatre irrit\u00e9s par les r\u00e8gles auxquelles nous devons nous plier, mais aucune culture ne pourrait s’en passer. Dans Rules<\/em>, l’historienne Lorraine Daston retrace leur d\u00e9veloppement dans la tradition occidentale et montre comment les r\u00e8gles ont \u00e9volu\u00e9 de l’Antiquit\u00e9 \u00e0 l’\u00e9poque moderne. S’appuyant sur de nombreux exemples, dont des trait\u00e9s de droit, des livres de cuisine, des manuels militaires, des r\u00e8gles de circulation et des manuels de jeu, elle d\u00e9montre que si le contenu des r\u00e8gles est d’une diversit\u00e9 \u00e9blouissante, les formes qu’elles prennent sont \u00e9tonnamment peu nombreuses et durables… \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 6 septembre<\/p>\n\n\n\n

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Jeffrey Veidlinger, Mitten im zivilisierten Europa. Die Pogrome von 1918 bis 1921 und die Vorgeschichte des Holocaust<\/em>, C. H. Beck<\/strong><\/h2>\n\n\n\n\n\n
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\u00ab Entre 1918 et 1921, une vague de violence sans pr\u00e9c\u00e9dent s’abat sur l’Ukraine : des citoyens ordinaires volent impun\u00e9ment leurs voisins juifs, br\u00fblent leurs maisons et leurs synagogues. Plus de 100 000 juifs sont assassin\u00e9s par des paysans, des citadins et des soldats qui les tiennent pour responsables des troubles de la r\u00e9volution russe. En s’appuyant sur des archives longtemps n\u00e9glig\u00e9es, dont des milliers de t\u00e9moignages r\u00e9cemment d\u00e9couverts, des actes de proc\u00e8s et des ordres officiels, Jeffrey Veidlinger montre pourquoi les pogroms d’Europe de l’Est constituent une sorte de pr\u00e9histoire de l’Holocauste. <\/p>\n\n\n\n

L’image nuanc\u00e9e de ces \u00e9v\u00e9nements, aujourd’hui largement oubli\u00e9s, qui se d\u00e9gage des r\u00e9cits de survivants, de coupables, de collaborateurs d’organisations humanitaires et de repr\u00e9sentants du gouvernement, met en \u00e9vidence comment tant de groupes de personnes diff\u00e9rents – au c\u0153ur de l’Europe civilis\u00e9e – sont parvenus \u00e0 la m\u00eame terrible conclusion que l’extermination des juifs constituait une r\u00e9ponse acceptable \u00e0 leurs probl\u00e8mes respectifs. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 18 septembre<\/p>\n\n\n\n

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Fran\u00e7ois-Xavier Fauvelle et Anne Lafont (dir.), L’Afrique et le monde : histoires renou\u00e9es. De la Pr\u00e9histoire au XXIe<\/sup> si\u00e8cle<\/em>, La D\u00e9couverte<\/strong><\/h2>\n\n\n\n\n\n
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\u00ab <\/strong>Une histoire mondiale de l\u2019Afrique, une histoire africaine du monde. Tel est le double pari de cet ouvrage ambitieux qui nous plonge dans la conversation que les soci\u00e9t\u00e9s du continent africain ont, au cours de l\u2019histoire, toujours entretenue avec celles du reste du monde. Une conversation multimill\u00e9naire, depuis la dispersion des humains modernes jusqu\u2019\u00e0 nos jours, dont les auteurs et autrices nous invitent \u00e0 \u00e9couter toutes les tonalit\u00e9s. Car cette histoire est faite de rapports de domination et de violences, de rejets et de r\u00e9voltes, mais \u00e9galement d\u2019interactions \u00e0 toutes les \u00e9chelles, de circulations de biens et d\u2019id\u00e9es, d\u2019innovations et d\u2019adaptations locales, de mutations globales.<\/p>\n\n\n\n

S\u2019\u00e9mancipant des monologues factices qui divisent le pass\u00e9, ce livre propose une histoire polyphonique. Il s\u2019appuie sur les recherches les plus actuelles et les plus pouss\u00e9es pour \u00e9clairer la mani\u00e8re dont les soci\u00e9t\u00e9s africaines ont toujours pris part au monde. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 8 septembre<\/p>\n\n\n\n

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Jean-Fabien Spitz, La R\u00e9publique  ? Quelles valeurs  ? Essai sur un nouvel int\u00e9grisme politique<\/em>, Gallimard<\/strong><\/h2>\n\n\n\n\n\n
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\u00ab La R\u00e9publique est devenue un mantra du discours politique en France. R\u00e9duite \u00e0 un universalisme de fa\u00e7ade et \u00e0 une la\u00efcit\u00e9 enti\u00e8rement falsifi\u00e9e, elle n\u2019est plus utilis\u00e9e que pour dissimuler la r\u00e9alit\u00e9 des fractures et pour tenter de combler le d\u00e9ficit croissant de l\u00e9gitimit\u00e9 auquel se heurte une r\u00e9gulation sociale qui laisse prolif\u00e9rer l\u2019in\u00e9galit\u00e9 et pr\u00e9carise les existences.<\/p>\n\n\n\n

On oublie ainsi le sens premier du projet r\u00e9publicain : cr\u00e9er une soci\u00e9t\u00e9 qui soit la chose de tous, une soci\u00e9t\u00e9 dont la l\u00e9gitimit\u00e9 tient \u00e0 sa capacit\u00e9 \u00e0 instituer et \u00e0 entretenir entre les citoyens des rapports d\u2019ind\u00e9pendance mutuelle et de non-domination. Mais \u00e0 l\u2019\u00e2ge du capitalisme avanc\u00e9 cette \u00e9galit\u00e9 ne peut plus reposer seulement sur celle des droits personnels  ; elle exige des droits sociaux solides et efficaces qui garantissent \u00e0 chacun les bases d\u2019une existence autonome  : droit \u00e0 la sant\u00e9, \u00e0 l\u2019\u00e9ducation, au logement, \u00e0 un emploi et \u00e0 un revenu d\u00e9cents.<\/p>\n\n\n\n

\u00c0 l\u2019\u00e9galit\u00e9 des ind\u00e9pendances qui suppose la ma\u00eetrise des int\u00e9r\u00eats particuliers, les nouveaux int\u00e9gristes substituent une forme imaginaire de subordination du priv\u00e9 au public  : l\u2019\u00e9galit\u00e9 abstraite devant la loi, l\u2019aveuglement aux diff\u00e9rences et aux formes de domination qui les accompagnent. D\u00e9sormais, la d\u00e9finition culturelle<\/em> de la R\u00e9publique par l\u2019effacement des diff\u00e9rences identitaires remplace la d\u00e9finition sociale de la R\u00e9publique. Cela revient \u00e0 nier que, dans une soci\u00e9t\u00e9 complexe, une telle \u00e9galit\u00e9 ne peut \u00eatre atteinte que par la reconnaissance des obstacles sp\u00e9cifiques auxquels les individus sont confront\u00e9s. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 8 septembre<\/p>\n\n\n\n

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Aurore Koechlin, La norme gyn\u00e9cologique. Ce que la m\u00e9decine fait au corps des femmes<\/em>, Amsterdam<\/strong><\/h2>\n\n\n\n\n\n
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\u00ab Parmi les sp\u00e9cialit\u00e9s traitant de la sant\u00e9 des femmes, la gyn\u00e9cologie occupe une place \u00e0 part : elle ne porte pas sur un moment particulier de la vie corporelle, comme la maladie, la grossesse ou l\u2019accouchement, mais consiste \u00e0 suivre les patientes sans raison m\u00e9dicale apparente de la pubert\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 la mort. Elle repose donc sur l\u2019id\u00e9e que les femmes n\u00e9cessitent un suivi sp\u00e9cifique et r\u00e9gulier en mati\u00e8re de pr\u00e9vention et de contraception. Ainsi se manifeste la \u00ab norme gyn\u00e9cologique \u00bb, d\u2019autant plus puissante qu\u2019elle est invisible. <\/p>\n\n\n\n

Pour saisir son fonctionnement et d\u00e9faire son \u00e9vidence, Aurore Koechlin a choisi de mener l\u2019enqu\u00eate aupr\u00e8s de professionnel\u00b7le\u00b7s de sant\u00e9 et de patientes. Elle examine en f\u00e9ministe, au plus pr\u00e8s de l\u2019exp\u00e9rience, le suivi gyn\u00e9cologique, ses \u00e9tapes et ses effets psychiques, la culpabilit\u00e9 ou l\u2019angoisse qu\u2019il suscite parfois, la normalisation de la douleur qu\u2019il implique, sans oublier les in\u00e9galit\u00e9s face au soin. \u00c0 l\u2019heure o\u00f9 la gyn\u00e9cologie suscite interrogations et critiques, sur la pilule et le respect du consentement des patientes par exemple, ce livre constitue une ressource indispensable, vivante et nuanc\u00e9e, pour comprendre ce que la m\u00e9decine fait au corps des femmes. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 16 septembre<\/p>\n\n\n\n

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Massimo Livi Bacci, I traumi d’Europa. Natura e politica al tempo delle guerre mondiali<\/em>, Il Mulino<\/strong><\/h2>\n\n\n\n\n\n
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\u00ab Au d\u00e9but du XXe<\/sup> si\u00e8cle, l’Europe r\u00e9gnait sur le monde. Son empire colonial \u00e9tait vaste et sa population croissait \u00e0 un rythme soutenu. La guerre avait depuis longtemps cess\u00e9 de d\u00e9cimer ses jeunes g\u00e9n\u00e9rations. Les d\u00e9couvertes et les innovations am\u00e9lioraient les conditions de vie des masses, m\u00eame les plus pauvres. La nature, qui avait r\u00e9pandu \u00e9pid\u00e9mies et famines au cours des si\u00e8cles, semblait sous contr\u00f4le. Mais en l’espace de trente ans, deux immenses catastrophes se sont produites. La force destructrice des d\u00e9cisions et des actions d\u00e9termin\u00e9es par la politique a pris le dessus sur le pouvoir ruineux des \u00e9v\u00e9nements naturels. Les deux guerres mondiales, qui ont fait des dizaines de millions de morts, les guerres civiles, les famines, les migrations forc\u00e9es, le nettoyage ethnique et les g\u00e9nocides sont le fruit empoisonn\u00e9 d’actions politiques et firent plus de victimes que celles caus\u00e9es par les microbes, le climat ou d’autres \u00e9v\u00e9nements naturels. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 2 septembre<\/p>\n\n\n\n

Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n

Edward S. Cooke Jr, Global Objects. Toward a Connected Art History<\/em>, Princeton University Press<\/strong><\/h2>\n\n\n\n\n\n
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\u00ab L’histoire de l’art est souvent consid\u00e9r\u00e9e \u00e0 travers des prismes culturels ou nationaux qui d\u00e9finissent certaines \u0153uvres comme relevant des \u00ab  Beaux Arts  \u00bb tout en en rel\u00e9guant d’autres dans la cat\u00e9gorie de l’artisanat. Global Objects <\/em>ouvre la voie \u00e0 une histoire de l’art interconnect\u00e9e, en examinant un large \u00e9ventail d’objets esth\u00e9tiques fonctionnels qui transcendent les fronti\u00e8res g\u00e9ographiques et temporelles et en remettant en question les id\u00e9es pr\u00e9con\u00e7ues sur ce qui est ou n’est pas de l’art.<\/p>\n\n\n\n

\u00c9vitant les bin\u00f4mes traditionnels tels que l’Orient et l’Occident ou les beaux-arts et l’art d\u00e9coratif, Edward Cooke se penche sur la production, la consommation et la circulation d’objets fabriqu\u00e9s \u00e0 partir d’argile, de fibres, de bois et de m\u00e9taux. En examinant attentivement les mat\u00e9riaux et le processus de fabrication, et en reliant le processus au produit et aux personnes, il montre comment les objets agissent sur ceux qui les regardent, les utilisent et les acqui\u00e8rent. Il r\u00e9v\u00e8le comment les objets conservent des aspects de leur fabrication locale tout en absorbant des significations suppl\u00e9mentaires de mani\u00e8re subtile et inattendue au fil de leur d\u00e9placement dans l’espace et le temps. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 27 septembre<\/p>\n\n\n\n

Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n

Michael Sonenscher,  Capitalism. The Story behind the Word<\/em>, Princeton University Press<\/strong><\/h2>\n\n\n\n\n\n
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\u00ab Qu\u2019est-ce au juste que le \u00ab capitalisme \u00bb et comment sa signification a-t-elle \u00e9volu\u00e9 au fil du temps ? Lorsque cette notion a \u00e9t\u00e9 invent\u00e9e en France au d\u00e9but du XIXe si\u00e8cle, elle regroupait deux ordres d\u2019id\u00e9es distincts. Le premier concernait la dette publique et le financement de la guerre. Le second concernait la division du travail. Michael Sonenscher montre que la r\u00e9flexion sur le premier a radicalement chang\u00e9 au fil du temps, le financement de l’aide sociale s’\u00e9tant ajout\u00e9 au financement de la guerre, suscitant de nouvelles questions. La r\u00e9flexion sur le second a en revanche offert une marge de man\u0153uvre beaucoup plus r\u00e9duite : la division du travail reste la division du travail et les d\u00e9bats et discussions qu’elle a suscit\u00e9s sont aujourd’hui largement oubli\u00e9s. En explorant ce qui se cachait derri\u00e8re la premi\u00e8re distinction avant qu’elle ne s’effondre et ne soit \u00e9rod\u00e9e par le passage du temps, Michael Sonenscher montre pourquoi les id\u00e9es re\u00e7ues aujourd\u2019hui dominantes au sujet du capitalisme bride nos options politiques et les types de r\u00e9formes que nous pourrions envisager. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 20 septembre<\/p>\n\n\n\n

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Yves Chevrier, L\u2019empire terrestre. Histoire du politique en Chine aux XIXe et XXe si\u00e8cles. I \u2013 La d\u00e9mocratie naufrag\u00e9e (1895-1976)<\/em>, Le Seuil<\/strong><\/h2>\n\n\n\n\n\n
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\u00ab <\/strong>Point d\u2019\u00ab Empire c\u00e9leste \u00bb ou de tradition pr\u00e9tendument ancestrale dans cette enqu\u00eate sur les origines de la Chine contemporaine, mais l\u2019analyse d\u2019une succession de transformations politiques qui mod\u00e8lent le pr\u00e9sent, jusqu\u2019\u00e0 la restauration de l\u2019\u00c9tat sous la f\u00e9rule du Parti. L\u2019\u00ab empire terrestre \u00bb est la forme de cette domination conservatrice et autoritaire en m\u00eame temps qu\u2019une formidable puissance globale.<\/p>\n\n\n\n

Traitant de la p\u00e9riode allant de la fin du XIXe si\u00e8cle \u00e0 la mort de Mao, ce premier volume montre que l\u2019\u00e9chec de la transition d\u00e9mocratique ne date pas d\u2019aujourd\u2019hui. Il y a un si\u00e8cle, quand se forme le Parti communiste (1921), deux ans apr\u00e8s le Guomindang de Sun Yat-sen, la Chine des \u00ab Seigneurs de la guerre \u00bb se trouve dans la situation de la Libye actuelle\u2026 apr\u00e8s avoir envoy\u00e9 quarante millions de citoyens aux urnes. <\/p>\n\n\n\n

Ces circonstances tragiques ne sont pas le fait des imp\u00e9rialistes occidentaux comme il est souvent avanc\u00e9, mais la cons\u00e9quence d\u2019une d\u00e9mocratisation manqu\u00e9e ou plut\u00f4t, selon les mots de l\u2019auteur, \u00ab d\u00e9sinstitutionnalis\u00e9e \u00bb. La d\u00e9mocratie en Chine n\u2019est pas impossible : c\u2019est historiquement une forme qui se ferme d\u2019elle-m\u00eame. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 23 septembre<\/p>\n\n\n\n

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Mike Owen Benediktsson, In the Midst of Things. The Social Lives of Objects in the Public Spaces of New York City<\/em>, Princeton University Press<\/strong><\/h2>\n\n\n\n\n\n
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\u00ab Tout autour de nous, des hypoth\u00e8ses sur le comportement humain sont cach\u00e9es \u00e0 la vue de tous, programm\u00e9es dans la conception et la r\u00e9glementation des objets mat\u00e9riels que nous rencontrons quotidiennement. In the Midst of Things<\/em> examine en profondeur la vie sociale de cinq objets que l’on trouve couramment dans les espaces publics de la ville de New York et de ses banlieues, r\u00e9v\u00e9lant comment nos interactions avec ces objets mat\u00e9riels sont notre principal point de contact avec les forces sociales, politiques et \u00e9conomiques qui fa\u00e7onnent la vie urbaine. S’appuyant sur un travail de terrain et une multitude d’entretiens, Mike Owen Benediktsson montre comment nous nous trouvons au milieu d’objets dont le r\u00f4le social profond est souvent n\u00e9glig\u00e9. <\/p>\n\n\n\n

Une pelouse r\u00e9cemment construite sur le front de mer de Brooklyn refl\u00e8te un compromis de plus en plus courant entre le march\u00e9 et le bien public. Un mur de ciment sur une autoroute du New Jersey t\u00e9moigne de la fin du r\u00eave am\u00e9ricain de l’apr\u00e8s-guerre. Une chaise pliante en m\u00e9tal sur un morceau d’asphalte dans le Queens expose les obstacles politiques qui emp\u00eachent de rendre la ville vivable. Une porte de m\u00e9tro exprime le conflit latent entre la ville et les d\u00e9sirs des usagers, tandis qu’un kiosque \u00e0 journaux t\u00e9moigne de l’appauvrissement croissant de nos paysages de rue. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 20 septembre<\/p>\n\n\n\n

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Paul Corner, Mussolini in Myth and Memory. The First Totalitarian Dictator<\/em>, Oxford University Press<\/strong><\/h2>\n\n\n\n\n\n
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\u00ab Dans l\u2019ombre de Hitler et Staline, Mussolini a rarement \u00e9t\u00e9 pris au s\u00e9rieux en tant que dictateur totalitaire. Mais ce qui \u00e9tait un jugement n\u00e9gatif sur le Duce, consid\u00e9r\u00e9 comme inoffensif et inefficace, a fini par jouer \u00e0 son avantage. Comme cela s’est produit avec de nombreux autres dictateurs europ\u00e9ens, la m\u00e9moire populaire actuelle de Mussolini est de plus en plus indulgente ; en Italie et ailleurs, on se souvient de lui comme d’un dirigeant fort et d\u00e9cisif et les gens parlent maintenant des \u00ab nombreuses bonnes choses \u00bb faites par son r\u00e9gime. Apr\u00e8s tout, dit-on, Mussolini n’\u00e9tait pas comme \u00ab les autres \u00bb. Mussolini in Myth and Memory <\/em>s’inscrit en faux contre cette r\u00e9habilitation, documentant l’inefficacit\u00e9, la corruption et la violence d’un r\u00e9gime hautement r\u00e9pressif et faisant voler en \u00e9clats les mythes du bon gouvernement fasciste. <\/p>\n\n\n\n

Mais cette \u00e9tude ne se limite pas \u00e0 remettre les pendules \u00e0 l’heure ; elle cherche \u00e9galement \u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 la question de savoir pourquoi il existe une nostalgie – pas seulement en Italie – du r\u00e9gime dictatorial. En reliant l’histoire pass\u00e9e et la m\u00e9moire pr\u00e9sente, l’analyse de Corner dresse un tableau des r\u00e9alit\u00e9s du r\u00e9gime italien et examine le probl\u00e8me plus g\u00e9n\u00e9ral de savoir pourquoi, dans un moment de crise \u00e9vidente de la d\u00e9mocratie occidentale, les gens recherchent un leadership fort et se r\u00e9fugient dans la m\u00e9moire des dictatures pass\u00e9es. Si, dans ce livre, le fascisme est plac\u00e9 dans son contexte totalitaire et que Mussolini appara\u00eet fermement en compagnie de ses coll\u00e8gues dictateurs, l’\u00e9tude montre \u00e9galement comment une m\u00e9moire du pass\u00e9, form\u00e9e en s’appuyant sur l’illusion et le mythe, peut affecter la politique du pr\u00e9sent. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 22 septembre<\/p>\n\n\n\n

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Xos\u00e9 Manoel N\u00fa\u00f1ez Seixas, Volver a Stalingrado<\/em>. El frente del este en la memoria europea, 1945-2021<\/em>, Galaxia Gutenberg<\/strong><\/h2>\n\n\n\n\n\n
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\u00ab Le conflit germano-sovi\u00e9tique (1941-1945) est le th\u00e9\u00e2tre le plus sanglant de la Seconde Guerre mondiale. Sur le front de l’Est, le sort de la lutte en Europe et en Asie se joue, deux projets totalitaires s’affrontent et des millions de combattants sont mobilis\u00e9s dans le plus grand conflit terrestre de l’histoire. S\u2019y d\u00e9ploie une guerre d’extermination impitoyable fond\u00e9e sur un plan de r\u00e9organisation raciale et imp\u00e9riale, une guerre totale qui touche le front et l’arri\u00e8re. Outre l’Allemagne et l’Union sovi\u00e9tique, des millions de soldats europ\u00e9ens, de l’Espagne \u00e0 la Finlande, en passant par la Hongrie, l’Italie et la Slovaquie, ont particip\u00e9 \u00e0 cette guerre et en ont subi les cons\u00e9quences durables. <\/p>\n\n\n\n

Ce livre reconstitue les diff\u00e9rentes formes de m\u00e9moire publique et priv\u00e9e du front oriental dans l’Europe de l’apr\u00e8s-guerre, pendant la guerre froide, apr\u00e8s l’effondrement du bloc sovi\u00e9tique et jusqu’\u00e0 aujourd’hui. Il jette un regard comparatif sur l’\u00e9volution des politiques m\u00e9morielles publiques dans les anciens pays bellig\u00e9rants, le culte des morts, des h\u00e9ros et des victimes, ainsi que les formes de m\u00e9moire sociale, les recr\u00e9ations litt\u00e9raires, visuelles, artistiques et cin\u00e9matographiques de la guerre en Allemagne, en URSS, en Russie et dans l’espace post-sovi\u00e9tique, en Finlande, en Italie et en Espagne, en d\u00e9tectant les parall\u00e8les et les diff\u00e9rences entre les diverses cultures m\u00e9morielles. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 14 septembre<\/p>\n\n\n\n

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Gregory Claeys,  Utopianism for a Dying Planet. Life after Consumerism,<\/em> Princeton University Press<\/strong><\/h2>\n\n\n\n\n\n
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\u00ab Face \u00e0 l’effondrement environnemental, l’innovation technologique ne suffira pas \u00e0 sauver notre plan\u00e8te. Une approche plus radicale est n\u00e9cessaire qui implique des changements profonds dans le comportement individuel et collectif. Utopianism for a Dying Planet<\/em> examine comment la vaste histoire de la pens\u00e9e utopique, depuis ses origines dans l’ancienne Sparte et les id\u00e9es de l’\u00e2ge d’or jusqu’aux penseurs d’aujourd’hui, peut offrir une orientation morale et imaginative face \u00e0 la catastrophe. La tradition utopique, qui a critiqu\u00e9 la consommation ostentatoire et l’indulgence luxueuse, pourrait ouvrir la voie \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 mettant l’accent sur l’\u00e9galit\u00e9, la sociabilit\u00e9 et la durabilit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n

Gregory Claeys d\u00e9fend une d\u00e9finition r\u00e9aliste de l’utopie, en se concentrant sur les id\u00e9es de sociabilit\u00e9 et d’appartenance qui sont au c\u0153ur des r\u00e9cits utopiques. Il \u00e9tudie le d\u00e9veloppement de ces th\u00e8mes au cours des XVIIIe et XIXe si\u00e8cles avant d’examiner les d\u00e9bats des XXe et XXIe si\u00e8cles sur les alternatives au consum\u00e9risme. Il propose un programme radical de Green New Deal<\/em>, qui combine des id\u00e9es issues de la th\u00e9orie de la sociabilit\u00e9 avec des propositions visant \u00e0 se retirer des combustibles fossiles et \u00e0 cesser de d\u00e9pendre des produits de base non durables. Un plaidoyer en faveur d\u2019un renouveau des id\u00e9es utopiques, con\u00e7ues non comme une fuite de la r\u00e9alit\u00e9, mais comme un moyen puissant de la changer. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 6 septembre<\/p>\n\n\n\n

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Annabelle Bonnet, La barbe ne fait pas le philosophe – Les femmes et la philosophie en France (1880-1949)<\/em>, CNRS \u00c9ditions<\/strong><\/h2>\n\n\n\n\n\n
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\u00ab Femme, \u00eatre incomplet et condamn\u00e9 \u00e0 une \u00e9ternelle enfance, tu pr\u00e9tends t\u2019\u00e9lever \u00e0 la philosophie ! Quel aveuglement est le tien ? \u00bb : les mots de Victor Cousin, personnage cl\u00e9 de l\u2019organisation de l\u2019enseignement de la philosophie en France au XIXe si\u00e8cle, donnent le ton. L\u2019av\u00e8nement de la IIIe R\u00e9publique perp\u00e9tue cette politique d\u2019exclusion : tandis que la philosophie est \u00e9lev\u00e9e au rang de couronnement des \u00e9tudes secondaires et de pratique culturelle r\u00e9publicaine par excellence, charg\u00e9e de suppl\u00e9er la religion dans l\u2019organisation morale de la soci\u00e9t\u00e9, elle se trouve exclue par la loi de l\u2019enseignement prodigu\u00e9 aux jeunes filles. Qu\u2019est-ce donc qu\u2019\u00eatre philosophe en France entre 1880 et 1949 ? N\u2019en d\u00e9plaise \u00e0 Plutarque, qui d\u00e9fiait quiconque de mesurer la sagesse du penseur \u00e0 la longueur de son poil, c\u2019est d\u2019abord et avant tout porter une barbe, \u00eatre un homme. Cette exclusion n\u2019est pas sans susciter de r\u00e9bellions, de transgressions, parfois de travestissements (\u00e0 l\u2019instar de Marie B\u0153uf, qui signe ses contributions dans les revues philosophiques du nom \u00e9quivoque de Camille Bos) \u2013 et, partant, d\u2019\u00e9volutions. C\u2019est cette histoire \u00e0 la fois intellectuelle et sociale, parall\u00e8le \u00e0 l\u2019essor des premiers mouvements f\u00e9ministes, que retrace cette enqu\u00eate vivante, novatrice, qui pointe les tensions et contradictions du projet r\u00e9publicain. Ce faisant, elle fait ressortir aussi une galerie de femmes philosophes qui s\u2019affirment en d\u00e9pit des obstacles : de Jenny d\u2019H\u00e9ricourt et Julie Favre jusqu\u2019\u00e0 Dina Dreyfus et Simone de Beauvoir, en passant par Jeanne Crouzet, Julie Hasdeu, Cl\u00e9mence Royer, Jeanne Baudry, L\u00e9ontine Zonta, Alice St\u00e9riad, H\u00e9l\u00e8ne Metzger, Ren\u00e9e D\u00e9jean, Simone Weil ou Marguerite Buffard Flavien. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 22 septembre<\/p>\n\n\n\n

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Martin Baloge, Vie et mort de l’imp\u00f4t sur la fortune. Les luttes pour la repr\u00e9sentation des int\u00e9r\u00eats \u00e0 l’Assembl\u00e9e nationale et au Bundestag<\/em>, \u00c9ditions de la MSH<\/strong><\/h2>\n\n\n\n\n\n
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\u00ab Suspendu depuis de nombreuses ann\u00e9es en Allemagne, l’imp\u00f4t sur la fortune a \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9 et remplac\u00e9 par un imp\u00f4t sur la fortune immobili\u00e8re au d\u00e9but du mandat d\u2019Emmanuel Macron. Comment un imp\u00f4t r\u00e9put\u00e9 difficile, voire impossible \u00e0 supprimer a-t-il fini par disparaitre ? Afin de r\u00e9pondre \u00e0 cette question, ce livre se concentre sur les batailles autour de l\u2019ISF et les modalit\u00e9s du travail de repr\u00e9sentation \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e nationale et au Bundestag, jusqu\u2019en 2017. S\u2019appuyant sur des approches empiriques compl\u00e9mentaires, cette enqu\u00eate entend expliquer comment les d\u00e9put\u00e9s des deux pays repr\u00e9sentent les puissants, les groupes dominants.<\/p>\n\n\n\n

Le livre montre que les d\u00e9bats en mati\u00e8re d\u2019imp\u00f4t sur la fortune se caract\u00e9risent par la place centrale prise par les mondes de l\u2019entreprise, faisant \u00e9merger le constat d\u2019une forme d\u2019in\u00e9galit\u00e9 d\u2019acc\u00e8s \u00e0 la parole parlementaire entre les groupes sociaux cit\u00e9s au sein des deux Assembl\u00e9es. Ce livre propose d\u2019entrer dans les coulisses du travail parlementaire en \u00e9tudiant la mani\u00e8re dont des \u00e9lus cherchent jusqu\u2019en 2017 \u00e0 affaiblir un imp\u00f4t sans le supprimer en France et \u00e0 lutter pour (ou contre) sa r\u00e9introduction en Allemagne. La comparaison permet alors de dresser le constat d\u2019une convergence en mati\u00e8re de fragilisation de la fiscalit\u00e9 du capital, \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 les in\u00e9galit\u00e9s de patrimoine atteignent pourtant des niveaux tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9s. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 22 septembre<\/p>\n\n\n\n

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Lucia Pessina, La morte di Pinelli. Iconografia di un anarchico 1969-1975<\/em>, Quodlibet<\/strong><\/h2>\n\n\n\n\n\n
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\u00ab En d\u00e9cembre 1969, quelques jours apr\u00e8s le massacre de la Piazza Fontana, l’anarchiste Giuseppe Pinelli meurt tragiquement apr\u00e8s \u00eatre tomb\u00e9 d’une fen\u00eatre du quartier g\u00e9n\u00e9ral de la police de Milan. Selon le commissaire de police Luigi Calabresi et ses coll\u00e8gues pr\u00e9sents cette nuit-l\u00e0, il s’agit d’un suicide, une version qui n’e convainct pas une large part de l’opinion publique. Artistes, intellectuels et simples citoyens se lancent imm\u00e9diatement, chacun selon ses possibilit\u00e9s, dans la reconstitution de la v\u00e9rit\u00e9 sur la mort de Pinelli.<\/p>\n\n\n\n

Ce livre vise \u00e0 \u00e9tudier la production iconographique li\u00e9e \u00e0 la figure de Pinelli \u00e0 travers l’analyse de peintures, d’expositions, de films, de pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre, de livres, d’affiches et de bandes dessin\u00e9es parus entre 1969 et 1975. Le vaste corpus recueilli dans les archives et la presse de l’\u00e9poque montre comment l’image de Giuseppe Pinelli est devenue une constante visuelle capable de v\u00e9hiculer un sens politique et social pr\u00e9cis. Sa mort est devenue un v\u00e9ritable cas en attente de justice et sa figure celle d’un martyr, consacr\u00e9e par Enrico Baj dans Funerali dell’anarchico Pinelli<\/em>, \u0153uvre qui est encore consid\u00e9r\u00e9e comme la plus significative sur le sujet. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Parution le 31 ao\u00fbt<\/p>\n\n\n\n

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