{"id":149861,"date":"2022-07-19T19:33:26","date_gmt":"2022-07-19T17:33:26","guid":{"rendered":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/?p=149861"},"modified":"2022-07-21T18:14:42","modified_gmt":"2022-07-21T16:14:42","slug":"que-lire-cet-ete-les-fictions-de-la-redaction","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2022\/07\/19\/que-lire-cet-ete-les-fictions-de-la-redaction\/","title":{"rendered":"Que lire cet \u00e9t\u00e9 ? Les fictions de la r\u00e9daction"},"content":{"rendered":"\n
Nos suggestions d’essais sont \u00e0 retrouver \u00e0 ce lien<\/a><\/em>.<\/p>\n\n\n\n Normalement vous l\u2019avez d\u00e9j\u00e0 lu, mais si vous ne l\u2019avez pas encore lu, il faut le lire. \u2014 Gilles Gressani<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n\n\n \u00c0 la fin d’Ind\u00e9pendance<\/em>, Melchor s’est finalement veng\u00e9. Avec ce nouveau volume, Javier Cercas pose une question \u00e0 laquelle Dumas n’avait pas compl\u00e8tement r\u00e9pondu dans Monte Cristo<\/em> : comment vit un vengeur apr\u00e8s avoir touch\u00e9 au but. \u00ab Subtilement et g\u00e9nialement d\u00e9guis\u00e9 en roman d\u2019aventure, El castillo de Barbazul<\/em> r\u00e9v\u00e8le la s\u00e9rie Terra Alta<\/em> pour ce qu\u2019elle est : le projet litt\u00e9raire le plus ambitieux de Javier Cercas \u00bb. \u2014 Baptiste Roger-Lacan<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n\n\n L\u2019anthropoc\u00e8ne a d\u00e9vor\u00e9 les paysages et la m\u00e9moire de ces paysages nous d\u00e9vore \u00e0 leur tour, parfois brutalement. Bref mais ambitieux, proche de la nouvelle fantastique, Seyvoz<\/em> est le r\u00e9cit du pass\u00e9 et du pr\u00e9sent d\u2019une catastrophe \u2013 l\u2019ennoiement programm\u00e9 en 1952 du vieux Tignes sous la r\u00e9serve du barrage du Chevril \u2013 et les quatre journ\u00e9es de Tomi Motz comme une plong\u00e9e exploratoire, par bribes, de la vie humaine sous l\u2019eau d\u2019un lac artificiel. \u2014 Math\u00e9o Malik<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n\n\n Que signifie grandir au-del\u00e0 d\u2019une fronti\u00e8re aussi \u00e9touffante que le rideau de fer et qui soudainement \u2013 du moins apparemment \u2013 dispara\u00eet ? On perd l\u2019usage des mots pour parler de ce qui nous a form\u00e9s. On ne sait pas comment parler avec ceux qui \u00e9taient s\u00e9par\u00e9s. Vesna Goldsworthy \u00e9crit un ouvrage tr\u00e8s agr\u00e9able \u00e0 lire qui s\u2019inscrit dans la nouvelle vague de m\u00e9moires et auto-fictions (on peut penser \u00e0 Lea Ypi, Free<\/em> ; Oana Lohan, Mars Violet<\/em>) qui essayent de raconter cette histoire sans ressentiment ni nostalgie. Une exp\u00e9rience concr\u00e8te qui nous rend plus intelligents. \u2014 Ramona Bloj<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n\n\n Voici un roman \u00e9crit dans une langue dense et sophistiqu\u00e9e sur la trahison la plus insupportable qui soit, celle de notre cerveau, et en m\u00eame temps une cl\u00e9 pour tenter de comprendre la folie et la violence qui, sous une forme insoup\u00e7onn\u00e9e, surgissent \u00e0 l\u2019improviste dans le monde pour le ridiculiser. \u2014 Andrea Marcolongo<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n\n\n \u00ab Souvent j\u2019ai fait l\u2019amour pour m\u2019obliger \u00e0 \u00e9crire \u00bb : c\u2019est la toute premi\u00e8re phrase du Jeune Homme <\/em>d\u2019Annie Ernaux. En quelques pages (37 au total), l\u2019\u00e9crivaine raconte sa relation avec un homme de trente ans de moins qu\u2019elle. Il s\u2019agit d\u2019amour bien s\u00fbr, mais aussi d\u2019une profonde r\u00e9flexion sur le temps qui passe et m\u00eale des exp\u00e9riences d\u00e9j\u00e0 v\u00e9cues. \u00c0 travers son corps en train de vieillir \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de celui de son jeune amant, Annie Ernaux nous livre un r\u00e9cit tr\u00e8s dense sur la vie et sur l\u2019\u00e9criture. Parce que si on ne les \u00e9crit pas, les choses ne sont pas all\u00e9es jusqu\u2019\u00e0 leur terme, elles ont \u00e9t\u00e9 seulement v\u00e9cues. \u2014 Andrea Marcolongo<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n\n\n Dans la lign\u00e9e de Horacio Castellanos Moya et Roberto Bola\u00f1o, Carlos Fonseca est l’un des grands \u00e9crivains qui parviennent \u00e0 rendre compte de l’exp\u00e9rience mondiale dans une perspective latino-am\u00e9ricaine. \u2014 F\u00e9lix Terrones<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n\n\n Dans Le Son du futur<\/em>, Katerina Poladjan dresse un portrait de la soci\u00e9t\u00e9 russe juste avant l\u2019\u00e8re Gorbatchev. Le son du futur est d\u00e9j\u00e0 dans l\u2019air, mais pour l\u2019heure la vie continue dans un entre deux tant\u00f4t comique, tant\u00f4t tragique. \u2014 Katia Petrovic<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n\n\n \u00ab Ce que nous vivons, ce que nous inventons \u00bb est l\u2019un des premiers aphorismes, tant\u00f4t loufoques, tant\u00f4t philosophiques, qui ponctuent le roman de Stef\u00e1nsson. Le narrateur ne sait plus s\u2019il r\u00eave, s\u2019il est d\u00e9j\u00e0 mort ou s\u2019il a simplement perdu la m\u00e9moire. Une foule de personnages vont par la force de leur r\u00e9cit retracer une fourmillante fresque familiale \u00e0 travers les \u00e9poques. Ce roman d\u2019une rare vitalit\u00e9 nous entra\u00eene dans un tourbillon romanesque intense : une playlist<\/em> de jazz, rock et blues partag\u00e9e de p\u00e8re en fils ; des histoires d\u2019amour et d\u2019exil, d\u2019\u00e9preuves et de deuil, de chevauch\u00e9es \u00e0 travers les fjords islandais\u2026 \u00ab Ce qui \u00e9chappe \u00e0 notre entendement rend le monde plus vaste \u00bb. \u2014 Garance Mazelier<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n\n\n L\u2019autrice per\u00e7oit, rel\u00e8ve, se souvient, d\u00e9couvre nombre d\u2019\u00e9l\u00e9ments et de signes : des \u00ab st\u00e9nogrammes de l\u2019\u00e2me \u00bb qui rappellent les \u00ab st\u00e9nogrammes de r\u00eaves \u00bb \u00e9voqu\u00e9s un jour par Walter Benjamin. Seuls peut-\u00eatre les oiseaux sont-ils capables d\u2019en appr\u00e9hender les liens invisibles. C\u2019est la t\u00e2che qui leur revient, c\u2019est l\u00e0 le \u00ab travail des oiseaux \u00bb. \u2014 Emmanuelle Terrones<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n\n\n Joseph et Marion sont deux personnages que tout oppose. Le premier, trentenaire, colleur d’affiches dans le m\u00e9tro parisien, se morfond dans un quotidien qui semble lui offrir peu de perspectives, l’amenant \u00e0 se questionner sur sa place dans la soci\u00e9t\u00e9. Marion, quant \u00e0 elle, est une jeune femme brillante \u00e0 qui tout semble sourire. Apr\u00e8s une furtive rencontre sur un quai de m\u00e9tro qui obs\u00e8de Joseph, sa qu\u00eate pour retrouver Marion l’emm\u00e8ne \u00e0 la d\u00e9couverte de la myst\u00e9rieuse Metropolis, un projet dystopique m\u00ealant neurosciences et marketing, que les deux protagonistes d\u00e9couvrent \u00e0 tour de r\u00f4le. \u2014 Marin Saillofest<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n\n\n Quand l’actualit\u00e9 europ\u00e9enne et mondiale semble imposer de nouvelles explorations esth\u00e9tiques hors des sentiers battus de l’autofiction, des romans comme celui de Baltasar proposent un retour \u00e0 une riche tradition tout en ayant une grande contemporan\u00e9it\u00e9. C’est un mouvement qui ne cherche plus les terres promises ou les paradis perdus, mais qui met l’accent sur le d\u00e9senchantement et la solitude. \u2014 F\u00e9lix Terrones<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n\n\n \u00ab Artisan de la fiction \u00bb comme il se qualifie, Tonino Benacquista \u00e9crit enfin \u00e0 la premi\u00e8re personne. Reprenant un sujet classique, l\u2019auteur italianise sa banlieue parisienne d\u2019enfance, Vitry-sur-Seine. Plus int\u00e9ress\u00e9 par les BD que par Balzac, parlant italien avec des parents d\u00e9prim\u00e9s, c\u2019est paradoxalement dans l\u2019\u00e9criture qu\u2019il apprend le fran\u00e7ais, la France (\u00ab c\u2019est chez moi \u00bb) la litt\u00e9rature et bient\u00f4t le sc\u00e9nario. Cela lui vaudra un C\u00e9sar, qui lui rappellera le pr\u00e9nom de son p\u00e8re. Un r\u00e9cit simple, honn\u00eate, sur la vocation pr\u00e9coce d\u2019un \u00e9crivain immigr\u00e9 de 60 ans\u2014Olivier Lenoir<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n\n\n Los Secundarios<\/em>, le dernier roman d’Isabel Bono, publi\u00e9 aux \u00e9ditions Tusquets, nous plonge dans la complexit\u00e9 de la vie moderne, la solitude et le ressentiment \u00e0 travers l’histoire de deux personnages seuls qui se retrouvent \u00e0 l’\u00e2ge de la maturit\u00e9\u2014Luc\u00eda Tolosa<\/p>\n\n\n\n Lire plus<\/a><\/p>\n\n\n\n\n\nGiuliano Da Empoli, Le mage du Kremlin, Gallimard, 2022 <\/strong><\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nJavier Cercas, Terra Alta, 3. El Castillo de Barbazul(Terra Alta, 3. Le Ch\u00e2teau de Barbe bleue)<\/em>, Tusquets Editores, mars 2022<\/strong><\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nMaylis de Kerangal et Joy Sorman, Seyvoz<\/em>, \u00c9ditions Inculte, 2022<\/strong><\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nVesna Goldsworthy, Iron Curtain<\/em>, \u00c9ditions Chatto & Windus<\/strong>, 2022<\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nFabio Bac\u00e1, Nova<\/em>, Adelphi<\/strong>, 2022<\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nAnnie Ernaux, Le Jeune Homme<\/em>, Gallimard, 2022<\/strong><\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nCarlos Fonseca, Austral<\/em>, 2022<\/strong><\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nKaterina Poladjan, <\/strong>Zukunftsmusik<\/em><\/strong>, Fischer Verlag, 2022<\/strong><\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nJ\u00f3n Kalman Stef\u00e1nsson, Ton absence n\u2019est que t\u00e9n\u00e8bres<\/em> (roman traduit de l\u2019islandais par Eric Boury), Grasset, 2022<\/strong><\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nMarica Bodro\u017ei\u0107, Die Arbeit der V\u00f6gel<\/em>, Luchterhand, 2022<\/strong><\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nCl\u00e9lia Anfray, Metropolis<\/em>, Mercure de France<\/strong>, 2022<\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nEva Baltasar, Mamut<\/em>, Literatura Random House, 2022<\/strong><\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nTonino Benacquista, Porca miseria<\/em>, Gallimard, 2022<\/strong><\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\nIsabel Bono, Los secundarios<\/em>, Tusquets, 2022<\/strong><\/h2>\n\n\n\n
\r\n <\/picture>\r\n \n <\/a>\n<\/figure>\n\n\n