{"id":14347,"date":"2018-11-11T22:00:28","date_gmt":"2018-11-11T21:00:28","guid":{"rendered":"https:\/\/lldl.eu\/?p=9876"},"modified":"2019-04-05T18:22:47","modified_gmt":"2019-04-05T16:22:47","slug":"le-royaume-uni-relance-les-forages-pour-preparer-lexploitation-de-gaz-de-schiste","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2018\/11\/11\/le-royaume-uni-relance-les-forages-pour-preparer-lexploitation-de-gaz-de-schiste\/","title":{"rendered":"Le Royaume-Uni relance les forages pour pr\u00e9parer l\u2019exploitation de gaz de schiste"},"content":{"rendered":"\n

Londres<\/em>. Cuadrilla, une compagnie britannique priv\u00e9e d\u2019exploration et de production d\u2019hydrocarbures, a annonc\u00e9 le 2 novembre dernier que du gaz de schiste avait commenc\u00e9 \u00e0 \u00eatre extrait \u00e0 Preston New Road, sur un de ses sites situ\u00e9 dans le Lancashire (4<\/strong>). La compagnie a \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9e par le gouvernement le 19 septembre dernier \u00e0 forer un deuxi\u00e8me puits horizontal par fracturation hydraulique.<\/p>\n\n\n\n

Le Brexit et les n\u00e9gociations difficiles qui y sont li\u00e9es cr\u00e9ent un cadre politique favorable aux investissements et \u00e0 la recherche dans le secteur des hydrocarbures non-conventionnels, en tant que potentiel marqueur de l\u2019ind\u00e9pendance \u00e9nerg\u00e9tique du pays. Le pays importe en effet 46 pour cent de son gaz consomm\u00e9 et 41 pour cent de son \u00e9lectricit\u00e9 est produite \u00e0 partir de gaz (5<\/strong>).<\/p>\n\n\n\n

Apr\u00e8s 25 ann\u00e9es \u00e0 \u00eatre exportateur net d\u2019\u00e9nergie primaire, le Royaume-Uni est devenu importateur net en 2004, et cette situation n\u2019a pas chang\u00e9 depuis. Cela est notamment d\u00fb \u00e0 l\u2019\u00e9puisement progressif des ressources en hydrocarbures (prouv\u00e9es et probables) de ses champs en mer du Nord : de 17 milliards barils \u00e9quivalent p\u00e9trole (md boe) en 1997, le pays est pass\u00e9 \u00e0 5,4 md boe en 2017 (1<\/strong>). Le gaz de schiste pourrait \u00eatre une alternative pour inverser cette tendance. Actuellement dot\u00e9 d\u2019environ 281 milliards de m\u00e8tres cube (bcm), le Royaume-Uni – bien que n\u2019ayant pas encore de statistique officielle – pourrait \u00eatre dot\u00e9 de 150 \u00e0 740 bcm de gaz non-conventionnel (chiffre du British Geological Survey<\/em> et de l\u2019US Energy Information Administration<\/em> respectivement) (2<\/strong>).<\/p>\n\n\n\n

Du c\u00f4t\u00e9 de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9, le pays a import\u00e9 en 2017 4,2 pour cent de sa consommation, la France repr\u00e9sentant de la moiti\u00e9 de ces volumes. Quatre interconnections sont actuellement en place, tandis que douze autres sont envisag\u00e9es ou en construction (3<\/strong>). Les n\u00e9gociations sur le Brexit n\u2019ont pas encore clarifi\u00e9 l\u2019avenir de ces projets. Un retrait du march\u00e9 int\u00e9gr\u00e9 de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 viendrait affaiblir le d\u00e9veloppement des \u00e9nergies renouvelables en r\u00e9duisant la capacit\u00e9 du march\u00e9 britannique \u00e0 s\u2019approvisionner \u00e0 l\u2019\u00e9tranger pour compenser l\u2019intermittence de ses sources renouvelables ; il pourrait en outre lancer un signal pour maintenir et\/ou investir dans des sources plus pilotables, comme les centrales \u00e0 gaz, \u00e9tant donn\u00e9 que le pays pourrait disposer d\u2019importantes ressources en hydrocarbures non-conventionnels.<\/p>\n\n\n\n

Perspectives :<\/strong><\/h4>\n\n\n\n