{"id":14326,"date":"2018-10-28T22:00:03","date_gmt":"2018-10-28T21:00:03","guid":{"rendered":"https:\/\/lldl.eu\/?p=9467"},"modified":"2019-04-06T00:22:43","modified_gmt":"2019-04-05T22:22:43","slug":"lautriche-de-kurz-et-la-relation-delicate-avec-litalie-entre-autonomie-et-bilan","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legrandcontinent.eu\/fr\/2018\/10\/28\/lautriche-de-kurz-et-la-relation-delicate-avec-litalie-entre-autonomie-et-bilan\/","title":{"rendered":"L’Autriche de Kurz et la relation d\u00e9licate avec l’Italie, entre autonomie et bilan"},"content":{"rendered":"\n

Bolzano. <\/em>Une semaine cruciale dans les relations entre l’Italie et l’Autriche, comme d’habitude li\u00e9es aux fluctuations de la question du Tyrol du Sud et aux relations ambivalentes entre le gouvernement de Sebastian Kurz et la coalition italienne jaune et verte. Si, d’une part, la d\u00e9cision d’inclure dans le gouvernement de coalition le parti d’extr\u00eame droite autrichien men\u00e9 par Heinz-Christian Strache, tr\u00e8s proche du ministre de l’Int\u00e9rieur et vice-premier ministre italien Matteo Salvini, a \u00e9t\u00e9 comprise par beaucoup comme une aide aux \u201csouverainistes\u201d, d’autre part, le jeune chancelier Sebastian Kurz souligne plus ou moins express\u00e9ment son europ\u00e9isme. La question du Trentin Haut-Adige – Tyrol du Sud revient \u00e9galement fr\u00e9quemment dans la presse italienne en raison du pr\u00e9tendu d\u00e9sir de Vienne d\u2019octroyer aux habitants germanophones de la province la double nationalit\u00e9. Un projet li\u00e9, \u00e0 la pr\u00e9sence dans la majorit\u00e9 gouvernementale de l’extr\u00eame droite de Strache, historiquement encline \u00e0 remettre le cette question sur le devant de la sc\u00e8ne.<\/p>\n\n\n\n

Le Trentin Haut-Adige, entit\u00e9 r\u00e9gionale constitu\u00e9e par les deux provinces autonomes de Trente et Bolzano, a subi un v\u00e9ritable s\u00e9isme politique le 21 octobre dernier. Si Trente, un territoire avec une tradition de centre-gauche, a vu le triomphe du candidat de la Ligue, Bolzano offre des perspectives int\u00e9ressantes m\u00eame au-del\u00e0 des fronti\u00e8res. Comme le note le journal autrichien Die Presse<\/em> (2<\/strong>), trois le\u00e7ons peuvent \u00eatre tir\u00e9es du vote du Tyrol du Sud. Premi\u00e8rement, le parti autonomiste traditionnel, le Svp d’Arno Kompatscher, a r\u00e9ussi \u00e0 endiguer la d\u00e9saffection redout\u00e9e en restant au-dessus de 40 % et en \u00e9vitant l’effondrement humiliant de la Csu bavaroise en Allemagne, autre parti local en baisse lors des derni\u00e8res \u00e9lections. Die Presse<\/em> affirme que le pouvoir de n\u00e9gociation incontest\u00e9 avec Rome reconnu par le parti Edelweiss, jumel\u00e9 avec l’\u00d6vp de Kurz, est encore lourd. Ce serait cependant une erreur de n\u2019identifier les partis ind\u00e9pendantistes de droite germanophones, li\u00e9s \u00e0 leurs coll\u00e8gues autrichiens de la Strache Fp\u00f6, qu’\u00e0 la d\u00e9livrance limit\u00e9e du double passeport. Deuxi\u00e8mement, la v\u00e9ritable opposition au Svp pourrait venir du mouvement centriste de l’entrepreneur Paul K\u00f6llensperger, un ancien membre du Mouvement des cinq \u00e9toiles qui a pris la deuxi\u00e8me place. Enfin, ces \u00e9lections ont constitu\u00e9 une agr\u00e9able surprise pour la Ligue : le parti de Matteo Salvini, \u00ab popstar du Tyrol du Sud \u00bb selon le politologue du Tyrol du Sud G\u00fcnter Pallaver, a atteint \u00e9tonnamment 11,1 % (en 2013, il avait atteint 2,5 % avec Forza Italia), devenant le premier parti du Bolzano italien avec 27,8 % des votes.<\/p>\n\n\n\n

L’autre front ouvert avec Rome par le Chancelier autrichien est celui du budget. Malgr\u00e9 la proximit\u00e9 entre l’ex\u00e9cutif italien jaune-vert et le gouvernement autrichien noir-bleu, l’intervention de Kurz a beaucoup surpris : le 22 octobre dernier, il a invit\u00e9 la Commission europ\u00e9enne \u00e0 rejeter la proposition italienne. Cette position de fermet\u00e9 a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 r\u00e9affirm\u00e9e dans une interview accord\u00e9e le 26 octobre au principal journal \u00e9conomique et financier italien Il Sole 24 Ore<\/em> (3<\/strong>). La Gr\u00e8ce, a fait remarquer M. Kurz, est un exemple \u00e0 garder \u00e0 l’esprit. \u00ab Il est d’une importance vitale de respecter les r\u00e8gles, notamment en ce qui concerne la stabilit\u00e9 financi\u00e8re de l’Union \u00bb, a conclu M. Kurz en rappelant la n\u00e9cessit\u00e9 d’un \u00ab non \u00bb de la Commission (1<\/strong>).<\/p>\n\n\n\n

Perspectives :<\/strong><\/h4>\n\n\n\n